La lettre de Droit d'Voler ? décembre 2005

 

  • Editorial
  • accident
    de vélo
  • parkings vélo
    à Douai
  • politique vélo
    à Douai
  • Rencontre
    avec Delille
  • 4 années
    de Présidence
  • Autocritique
  • Réflexions
    sur l'AG
  • courrier

Editorial

Je suis venu vous dire que je m'en vais....

Je pars relativement serein sur le bilan de 4 années de présidence de Droit d'Vélo

  • Plus de 80% des contresens cyclistes (en longueur) ont été créés sur Douai entre 2002 et 2005 (la politique cyclable de Douai remonte à 1996)
  • Lors de la rencontre avec Monsieur Jean-Jacques DELILLE, celui-ci a proposé à DDV de rencontrer les services techniques de la CAD (Communauté d'Agglomération du Douaisis). S'acheminerait-on enfin doucement vers la création d'un groupe de travail vélo comme cela se passe à LMCU (Lille Métropole Communauté Urbaine) avec notre consoeur l'ADAV ?
  • Pour la deuxième fois en 10 ans, les étudiants de l'Ecole des Mines ont contacté l'association DDV en 2005 dans le cadre d'un rallye cycliste que ceux-ci désirent organiser. En 2004, les étudiants de cette même école nous avaient sollicité pour participer à une journée sur l'écocitoyenneté.
  • Les élus verts du Conseil Régional ont invité en 2005 DDV à participer à un groupe de travail sur les VVV (véloroutes et voies vertes) dans la Région Nord-Pas de Calais. Il faut savoir que ces élus jouent un rôle moteur dans la promotion de ce type d'aménagement au niveau régional. De plus, auparavant, pour diverses raisons, seule l'ADAV était le seul interlocuteur associatif.
  • Lors de la rencontre avec les services techniques de la Ville de Douai, nous avons également appris que Monsieur Vernier souhaitait la création d'un plan pluriannuel pour le stationnement vélo.
  • Lors de cette même réunion, Ces mêmes services techniques ont présenté à DDV une carte des aménagements cyclables réalisée en novembre 2004.

Je n'aurais certainement pas l'outrecuidance de m'arroger seul toutes ces avancées. Cependant, même si certains de mes détracteurs ont prétendu que le travail que j'ai effectué était bouillonant et brouillon, je suis intimement persuadé que ces investissements ont payé.
Pour que ces futures réunions de concertation avec les différents organismes soient payantes, il faudra comme le précisait JJ LAINE, responsable de l'Equipement, que DDV continue à se professionaliser. DDV ne peut se contenter de discours généralistes et oiseux dans lesquels les hommes politiques excellent.
Ceci suppose un travail de terrain au delà de nos parcours cyclistes habituels et un travail ingrat de lecture attentive de dossiers et d'études, voire la réalisation modeste de quelques mini-dossiers. Il ne s'agit pas en effet de refaire ce que certains bureaux d'étude (ISIS entre autres) ont fait de façon excellente. Nous n'en avons, en effet, ni les moyens humains ni les moyens techniques. Cette perspective est d'autant plus ambitieuse que DDV n'a pas de salariés et n'est pas prête d'en avoir. Ce travail donc repose uniquement sur le bénévolat.
DDV doit aussi trouver un équilibre plus que délicat entre la concertation avec différentes instances et l'esprit contestataire. DDV, selon moi, n'a pas pour vocation de compâtir aux problèmes des élus avec le lobby des automobilistes. DDV doit aussi conjuguer manifestations publiques et le travail peu visible de groupe de pression.
Cette aventure constitue un beau défi auquel je m'étais identifié (trop, selon certains) et auquel j'aurais continué à participer. Mais le déroulement de l'AG du 26 novembre 2005 m'a incité à la démission.
Je tiens également à préciser que, contrairement à ce que voudraient faire accroire certaines rumeurs, le travail sous ma présidence a été collectif et a impliqué de nombreux adhérents dans toutes les activités de l'association. Je remercie donc toutes celles et tous ceux qui ont assuré le succès de ces 4 années de mandat.

Douai : accident de cycliste dans un contresens vélo

LES FAITS

D.W, 72 ans et presque autant d'années de vélo, a bon pied, bon oeil mais aussi bon mollet. Il utilise pour les déplacements urbains un ancien mini-vélo des années 1960 qui a été révisé : lumière en état de marche, freins refaits et écarteur de danger. Un objet lourd à transporter ? Il installe un cageot en bois sur le porte-bagages et le tour est joué. Le vélo constitue, pour lui, le mode de déplacement en ville le plus pratique, le plus rapide, le plus économique et le plus écologique. Le vélo est aussi convivial (on a toujours quelqu'un à saluer après 50 ans de bons et loyaux services auprès des clients).
Le samedi 15 octobre 2005 (juste avant la semaine de la sécurité routière qui a lieu du 17 au 24 octobre 2005), vers 19h20 alors qu'il roulait dans le contresens vélo de la rue Saint Samson, D. W. a volé sur le capot d'une voiture qui tournait à gauche dans la rue des vierges. Il  se  retrouve avec la clavicule cassée.
L'automobiliste, une femme d'une cinquantaine d'années, semblait être de bonne foi et était consciente de la gravité de l'accident. Elle s'est proposée spontanément pour amener D.W. aux urgences.

Réaction de l'association Droit d'Vélo

Les circonstances de cet accident (cycliste et automobiliste raisonnables) remettent-elles en cause la revendication de Droit d'Vélo d'extension voire de généralisation des contresens cyclistes (sens uniques pour les voitures mais autorisés à contresens pour les vélos) sur le Douaisis et la timide politique de la municipalité dans la création de ce type d'aménagement ? Nous ne le pensons pas. La généralisation des contresens vélo est d'ailleurs programmée chez nos voisins belges depuis le 1° juillet 2004 et ceux-ci les appellent de façon plus positive, des sens uniques limités.

La première réaction à ce type d'accident consiste à dire que celui-ci s'est produit dans un contresens vélo et amène les automobilistes qui ne pratiquent pas le vélo urbain, à penser que ce type d'aménagement est donc dangereux. De fait, ce type d'aménagement est récent en France et encore trop peu répandu (une quinzaine de contresens vélo sur Douai pour plus de 150 sens uniques et un seul autre pour les 36 autres communes du PDU). La rareté de ce type d'aménagement n'incite donc pas les automobilistes à s'attendre à voir un cycliste à contresens et contribue à leur absence de vigilance. Le problème est effectivement flagrant aux intersections lorsqu'un automobiliste s'apprête à tourner dans un sens unique. Cet automobiliste ne s'intéresse la majeure partie du temps qu'à la circulation automobile. Ici, la situation est légèrement différente, l'automobiliste tournait à gauche et l'accident s'est produit à la hauteur d'une traversée piétonne. L'accident aurait donc très bien pu concerner un piéton dont la visibilité est encore moindre (les piétons ne sont pas encore obligés de porter la nuit, tels des cyclopes ou des mineurs, une lampe frontale la nuit).

Communication sur la politique vélo à Douai

Outre la rareté de ce type d'aménagement, on peut regretter le déficit de communication sur la politique cyclable menée par Douai depuis 8 ans. Certes, la première rubrique « Circulez malin » dans le mensuel « Douai notre ville » portait sur le vélo en mars 2005 mais, trop courte, celle-ci n'évoquait pas les contresens vélo. Une brochure sur les contresens vélo a été réalisée par l'ADaV lilloise et est diffusée par la FUBicy. Celle-ci pourrait être distribuée avec le mensuel municipal dans les boîtes aux lettres.
La Mairie communique sur ses aménagements urbains (essentiellement sur la création de stationnement voiture) au travers de panneaux de grandes dimensions mais aussi avec des banderoles occupant toute la largeur de la rue en particulier lors de la création d'un sens unique. Ne pourrait-on, lors de la création d'un contresens vélo, adopter le même type de banderole : Attention, contresens vélo ?

Zones 30

Pour faire revivre l'animation dans les villes, les pays d'Europe du Nord et de nombreuses villes françaises ont compris qu'il fallait y pacifier la circulation automobile et signifier aux automobilistes qu'ils n'étaient que tolérés dans l'espace urbain, celui-ci étant dédié aux piétons et aux vélos. Cette politique se traduit par la création de zones 30, voire de zones 15, dans les centres ville et les quartiers résidentiels. Une zone 30 ne se limite pas à un panneau qui n'est que rarement respecté mais se matérialise par des aménagements verticaux entre autres (coussins berlinois, plateaux ralentisseurs, trottoirs traversants). A cet égard, Douai est la lanterne rouge du Douaisis puisqu'elle ne possède que deux plateaux ralentisseurs et aucun coussin berlinois. Aussi, en dehors des heures de congestion, les rues de Douai se prêtent à tous les excès de vitesse et créent de facto un couvre-feu pour les piétons et les cyclistes la nuit. On ne s'étonnera pas, dans ces conditions que le taux d'accidents de cyclistes était trois fois supérieur au taux national en 2003. On espère que la mise en zone 30 de l'hypercentre de Douai qui fait partie des objectifs du PDU sera rapidement mise en place.

Autres réactions

Le 21/10/05
D. a été shooté, en vélo, par une automobiliste samedi soir dernier, 15 octobre, il a la clavicule gauche cassée, donc une relative immobilisation par des "anneaux" de l'épaule gauche et donc besoin d'aide pour certains gestes de la vie courante. Heureusement sa fracture de clavicule est simple, nette,....mais Denis a 72 ans quand même !!!! Pour le sourire dans le "malheur", précisons que la conductrice, après avoir été gênée et gentille le samedi soir, le conduisant aux urgences de St Amé puis at home,  a trouvé moyen, le lundi midi quand elle est venue remplir le constat d'accident, de dire à Denis :"  vous faisiez de l'excès de vitesse, vous auriez dû vous arrêter !!!!" (il roulait, à 72 ans, sur un minivélo qui ne lui sert qu'en ville, il avait priorité, elle lui a coupé la route !!!!) on pense que son mari lui a "remonté les bretelles" pendant le week-end, voyant la fuite de son bonus à l'horizon !!!!
...Méfiez-vous ! le vélo c'est dangereux ! en particulier, les "contresens" cyclistes !

A.W.

Le 26/10/05
J'ai lu votre article sur le contre sens vélo, le problème à DOUAI c'est que les contres sens sont étroits et sont mal différenciés de la route. Il me semble avoir vu à LONDRES toutes les pistes cyclables différenciées de la route par une couleur au sol, de plus un plan de la ville avec toutes les pistes cyclables et leur sens de circulation est distribué. Il est vrai qu'à DOUAI on laisse les automobilistes se stationner sur les bandes cyclables pour répondre au téléphone, retirer de l'argent aux distributeurs, rechercher des K7 au vidéo club, aller à la pharmacie, mettre un panneau publicitaire pour une société d'échange de pneus de voitures etc. (le tout dans une portion de rue, la rue de CAMBRAI ). Cela dit dans l'association de parents d'élèves de CHÂTELET il y a une personne qui en ce moment travaille sur LILLE et utilise le système train + vélo) trouve qu'avec Droit de vélo la situation des cyclistes s'améliore (c'est plutôt encourageant non ?).

B.M.

N'hésitez pas vous aussi à réagir à cet article en nous écrivant.

Repères

  • Pour connaître le point de vue sur les contresens vélo de l'association Droit d'Vélo, vous pouvez lire l'article sur ce thème paru dans la lettre de Droit d'Vélo de mars 2004.
  • Vous pouvez lire aussi notre réaction à la création et au projet de création de nouveaux contre-sens vélo à Douai dans la lettre de Droit d'Vélo d'octobre 2004
  • Parallèlement, Droit d'Vélo se bat contre la création de nouveaux sens uniques : voir à ce sujet le compte-rendu de la Commission Extramunicipale de la Circulation du 27 avril 2005 dans la lettre de Droit d'Vélo de mai 2005.
    La proposition de création d'un nouveau sens unique est en effet souvent motivée chez les riverains par l'augmentation du nombre de places de stationnement (citons entre autres le cas de la rue de l'Abbé de l'Epée) et la fluidité du trafic qui s'accompagne inévitablement d'une plus grande vitesse de circulation et donc d'une insécurité accrue. Ceci s'effectue en général sans prendre en compte les pratiques cyclistes. La création d'un stationnement bilatéral se traduit généralement par une chaussée de largeur insuffisante, ce qui rend problématique la création d'un contresens vélo. Or, certaines rues sont des itinéraires cyclistes naturels : c'est le cas de la rue de l'Abbé de l'Epée qui permet de se rendre ou de revenir du stade DEMENY. Certains cyclistes continuent d'ailleurs à emprunter cette dernière rue à contresens en toute illégalité.

Stationnement vélo à Douai

Droit d'Vélo (DDV) a eu une réunion avec les services techniques de la voirie le mercredi 7 décembre 2005 pour discuter du stationnement vélo à Douai (1).
DDV a ainsi pu dialoguer avec le Directeur des Services de la Voirie, Benjamin Choisel (B.C.), le Directeur des ateliers Municipaux (Monsieur TENZA) et le Directeur des bâtiments (Vincent Remoleux).

stationnement vélo : 3000 euros par an

Le budget annuel actuel pour la pose d'arceaux est de 3000 €, soit l'équivalent de 16 arceaux de type Saint Germain (environ 180 € TTC par arceau, pose non comprise). Les arceaux Saint Germain sont les arceaux doubles que l'on trouve Place d'Armes. Malheureusement pour les cyclistes, ce budget, s'il n'est pas utilisé, comme ce fut le cas en 2004, n'est pas reporté à l'année suivante.
Outre la création de nouveaux stationnements vélo, DDV a demandé la création de parkings vélo couverts dans les lieux d'arrêt de longue durée. Bien que cette proposition ait été notée, cela suppose, dans ce cas, une augmentation du budget consacré au stationnement vélo dans le budget de la ville de Douai.
DDV propose également la création d'un stationnement spécifique aux deux-roues motorisés. Il s'avère en effet que les arceaux de type Saint Germain sont inadaptés à ceux-ci car l'attache des scooters avec un U est trés basse et implique donc le stationnement des scooters à l'extérieur de l'arceau. De plus, quand un scooter utilise un stationnement vélo, il s'avère qu'il utilise deux places de stationnement vélo. Il est reproché aux arceaux de type Saint-Germain qui ont la faveur du maire, de faire office de bancs publics. On apprécie cependant le fait qu'ils aient la longueur d'un vélo et ne puissent, de ce fait, être rendus inutilisables par quelques voitures indélicates.

Vélo et communication

Il y a un déficit de visibilité sur le stationnement vélo à Douai pour les nouveaux cyclistes. Ainsi la mairie a reçu un courrier demandant l'installation de stationnement vélo à une dizaine d'endroits pourtant tous pourvus de stationnement vélo. La diffusion d'une carte des aménagements cyclables s'avère donc de plus en plus indispensable si l'on veut voir se développer la pratique du vélo.

Beau comme un box ?

Le problème d'un stationnement sécurisé sous forme de box a également été évoqué. DDV et les services techniques n'avaient pour tout modèle que ceux proposés par le constructeur Cyclosgard. Nous avons ici eu droit à la moue du Directeur des bâtiments qui conteste, à juste titre, l'esthétique de ce type de box. On peut s'étonner, à cet égard, que la pollution visuelle d'un stationnement voiture ne soit toujours pas à l'ordre du jour sur Douai, contrairement à d'autres villes. Il semble d'ores et déjà quasi certain que ces réticences ne nous permettront pas d'avoir ce type de boxe le long de bâtiments de grande qualité architecturale.
Notons que ces stationnements vélo plus sophistiqués sont plus susceptibles aux dégradations en tous genres. Le problème du financement des réparations, en cas de dégradations, se posera alors inévitablement. Les abribus du Lycée Technique attendent souvent plusieurs mois avant d'être remis en état.

Vélos dans les écoles primaires : DDV renvoyé dans les cordes

A ce jour, selon B.C., aucune demande de stationnement vélo n'a émané des écoles primaires de Douai. Certains directeurs d'école, il est vrai, sont réservés sur l'accueil des vélos dans la cour de récréation (risques d'accidents et de vols entre autres). B.C. a assisté à l'atelier Pedibus et Velobus au Congrès du Club des Villes Cyclables. Celui-ci trouve ce type d'initiative intéressant et a incité DDV à initier des velobus sur Douai. Ainsi, la création d'un stationnement vélo au sein des écoles primaires résulterait d'une demande et s'inscrirait dans une réelle démarche de projet.

De l'influence de Droit d'Vélo

DDV a appris que le projet de reconstruction de la MJC n'avait pas inclus de stationnement vélo. L'intégration de cet aménagement dès la mise en place du projet aurait été certainement plus efficace. Le bureau de DDV aurait certainement du envoyer une demande dans ce sens pour appuyer la démarche individuelle de certains adhérents.

Autres requêtes

  • la demande renouvelée de bandes cyclables d'accès aux sas vélo ;
  • le rafraîchissement de la peinture de certains aménagements cyclables sur voirie ;
  • la multiplication des pictogrammes vélo sur la voirie ;
    La création de véritables zones 30 ne serait-elle pas plus efficace plutôt que la multiplication de ce type de pictogramme dont la signification est parfois confuse ? S'agit-il seulement d'indiquer la présence de vélos sur la voirie ou indique-il la place à occuper par ceux-ci sur la voirie ? Un écart d'un mètre avec les voitures en stationnement est en effet préférable pour éviter le coup de la portière.
  • Création d'un jalonnement vélo ;
    Celui-ci est, mon avis, cependant plus particulièrement utile pour les liaisons interurbaines. La signalisation actuelle s'adresse en effet uniquement aux automobilistes et envoie le cycliste sur les voies rapides !

Des giratoires à vous faire tourner en bourrique

Les giratoires sont une spécificité française dont raffolent les aménageurs au grand dam des cyclistes et des piétons. Ce sont au moins 7 giratoires qui devraient être créés dans un avenir proche aux entrées de Douai et sur les boulevards. Certains devraient même remplacer des feux. Or, le problème récurrent rencontré dans toute discussion avec un cycliste concerne la traversée du rond-point de la porte de Valenciennes et celle de la Place L'Hérillier. Doit-on être iconoclaste et proposer, en contrepartie d'une plus grande fluidité du trafic permise par ces giratoires, la mise en zone 30 des entrées de Douai et des boulevards ?

P.K.

DOUAI et Droit d'Vélo

Sachons rendre à César ce qui est à César et à DDV ce qui est à DDV


montage réalisé à partir d'un ©dessin d'Uderzo in "Les lauriers de César"

L'un des adhérents semblait attribuer les aménagements cyclables tant en termes de voirie que de stationnement à DDV.
Sachons rester modestes. Douai a lancé sa politique cyclable en 1996 soit la même année où Droit d'Vélo se créait. Les choses vont très vite. Dès 1997, un Schéma Directeur Vélo est réalisé, 160 arceaux vélo sont posés et le couloirs bus de la rue Marceline autorisé aux vélos. Rappelons que seules, deux communes du Douaisis ont posé des arceaux : Douai et Auby. La plupart des communes se contentent également des aménagements cyclables réalisés plus ou moins bien par le département ou par l'Etat. Souvent, ces espaces cyclables sont encore trop souvent oubliés malgré la loi lors des aménagements de voirie quand ils ne sont pas refusés dans le pire des cas (Roost-Warendin par exemple).
Toujours en 1997, à la demande de DDV, celle-ci est admise à participer aux commissions extramunicipales de la circulation qui, rappelons-le, ne sont que consultatives, la décision finale revenant en dernier recours au maire. En 1999, la quasi-totalité du réseau cyclable actuel est déjà en place. On remarquera aussi, qu'à partir de 2003, la ville de Douai a décidé de s'attaquer au stationnement sauvage sur les trottoirs et qu'elle est la seule à avoir mené cette politique courageuse (il suffit de prêter l'oreille dans la rue ou dans sont entourage pour entendre nombre de récriminations à ce sujet). Notons enfin que la majorité des sens uniques créés à l'heure actuelle s'accompagnent de la création d'un contresens vélo.
Dès lors, l'action de Droit d'Vélo s'est contentée d'apporter sa modeste brique à l'édifice existant, ne se privant pas, quelle que soit la présidence, et avec plus ou moins de virulence, de critiquer certaines aménagements de voirie.

Jacques VERNIER n'est ni mon ami personnel ni mon ennemi intime

Alors, tout serait-il noir comme le prétendent certains en reprochant à Monsieur Vernier qui se pique d'écologie, son manque d'ambition sur ce thème pour la ville qu'il gouverne ? Ou tout serait-il blanc comme le laisserait croire la troisième place pour les modes doux dans le classement de l'Express de 2003 ? Notons également que Douai, avec 4% de déplacements à vélo, fait partie du top 12 des villes cyclables françaises (au pays des aveugles, les borgnes sont rois !).
Au niveau du Douaisis, on peut affirmer que, même si les échanges avec la Mairie sont cahotiques , ils ont du moins le mérite d'exister ou d'avoir existé, contrairement aux autres villes du Douaisis.
Bien que d'autres villes françaises aient mené des politiques cyclables plus ambitieuses accompagnées d'une concertation régulière avec les associations de la FUBicy, la pratique cycliste ou l'usage des Transports en Commun ont du mal à décoller. L'un des raisons est, selon moi, que la politique est encore restée axée sur l'offre de modes de transport alternatifs à la voiture, sans s'attaquer à l'hégémonie de la voiture. Cette remise en cause de la voiture passe, entre autres, par une limitation du nombre de places de stationnement, par la généralisation du stationnement payant dans les villes et par l'augmentation du coût de celui-ci. Seules, quelques grandes métropoles commencent à peine à s'attaquer à ce sujet particulièrement impopulaire. Mais, dans la plupart des cas, y compris en Flandre, la politique consiste à libérer la surface en créant des parkings en ouvrage.

Contresens vélo de la rue de la Mairie

Ce CSV constitue un cas emblématique (Jack me disait d'ailleurs qu'avec les changements de sens de circulation, celui-ci n'était plus utile !). Depuis sa création, celui-ci était régulièrement utilisé comme stationnement "minute" par des automobilistes indélicats ou les camions de livraison. Par ailleurs, certains accidents impliquant des cyclistes s'y sont produits mais ceux-ci n'ont provoqué que des dégâts matériels. Enfin, une kyrielle de personnes prétendent que celui-ci est dangereux.
Trois possibilités s'offraient à la Mairie

  • laisser la situation dans l'état actuel se pourrir lentement et attendre cyniquement un accident grave pour pouvoir supprimer cet aménagement,
  • le supprimer immédiatement avec l'assentiment de la majeure partie de la population,
  • protéger ce CSV à l'aide d'un muret d'une vingtaine de cm (DDV avait donné son accord pour cette solution).

C'est cette dernière solution qui a été adoptée et adaptée au vu de l'expérimentation tentée dans d'autres rues. En effet, dans la rue de la Herse, ce dispositif qui était "collé" au sol, a été volontairement saccagé. Dans la rue de la Mairie, le muret est en partie enterré, ce qui le rend quasiment inviolable.
Nous ne pensons pas que cette solution soit totalement satisfaisante pour diverses raisons

  • il devient pratiquement impossible de doubler un cycliste lent dans ce corridor étroit
  • les piétons sont les premières victimes de cet aménagement qui ne permet plus, en particulier pour les PMR, que de traverser la voie aux intersections
  • il faut enfin souhaiter qu'aucun deux-roues et en particulier, un deux-roues motorisé n'emprunte ce contre-sens vélo pour descendre la rue de la Mairie, ce qui se traduirait presque inévitablement par un accident grave.

©photo Pierre KOKOSZYNSKI
coût de la sécurisation de ce contresens : 62 000 € en 2005

Une fois de plus, c'est le mythe du partage de la voirie qui prend un sérieux coup dans l'aile. Il me semble, qu'à ce niveau, la seule solution réside dans le législatif (la balle est dans le camp de Marc Dolez et Georges Hage) avec une augmentation significative du coût des amendes pour stationnement illicite et une automaticité de celles-ci comme cela se pratique dans d'autres pays. La productivité touchant tous les secteurs de l'Etat, ceci inciterait peut-être la Police Nationale à faire preuve de moins de complaisance pour le stationnement sauvage.

P.K.

Douai cyclable : Quelques chiffres fin 2005

  • 180 arceaux vélo répartis sur une quarantaine de lieux, les trois quarts des arceaux étant posés dans le centre de Douai délimité par la ceinture des boulevards(1).
  • 16 sas vélos
  • 2900 m de contresens vélo dans 14 rues allant de 50m (rue du Bloc) à 450 m (rue de l'Abbaye des Près)
  • 3090m de pistes cyclables dans 5 rues des faubourgs de Douai dont 2420 m constitués de pistes cyclables des deux côtés de la chaussée.

Pour connaître le stationnement vélo à Douai fin 2005, vous pouvez consulter la page qui lui est consacrée.

Le bon, la brute et le truand
ou Cacophonie à Droit d'Vélo

Tout d'abord un QCM : Qui a dit :
« Le tram apporte un bienfait pour les vélos»
A : Jackie AVENEL ;
B : Jean-Jacques DELILLE ;
C : Jacques VERNIER
Réponse en fin d'article (1)

Nous étions trois membres de Droit d'Vélo venus remettre la pétition de DDV à Jean Jacques DELILLE (JJD), président du SMTD et aussi de la CAD, demandant une meilleure prise en compte du vélo dans le tracé du tram : Jackie AVENEL (JA), président de DDV de 1996 à 2001, Pierre KOKOSZYNSKI (PK), présidentde DDV de 2002 à 2005 et Victor SION (VS), futur président de DDV ?.

Du vent dans les branches de Sassafras

JJ DELILLE nous a reçu pendant une heure (3/4h pour Jackie qui respecte scrupuleusement le 1/4h douaisien). Une fois de plus, le vélo a montré sa supériorité puisque les valeureux cyclistes étaient arrivés avant l'heure contrairement à l'automobiliste.
En tant que brute naïve, je m'attendais à ce que le staff du SMTD soit là pour écouter nos doléances ou, du moins, ce qui eut été encore plus intéressant, Annick Mac Farlane du cabinet INGEROP chargé du tracé du tram. Non, nous n'avions que JJD en face de nous. Le journaliste de « LA VOIX DU NORD » qui devait assister à la réunion, s'était, lui aussi, fait porter subitement pâle (2). J.J.D. cumulant pas moins de trois mandats politiques, n'a pourtant pas pris de note (mémoire éléphantesque ou mépris de DDV?).Faites plaisir à JJD, envoyez-lui des mouchoirs pour Noël JJD a été égal à lui-même. L'entrée en matière a été du genre classique impérial à la mode « toi aussi Brutus ». En bref, notre association le désole profondément. Alors que nous devrions applaudir des deux mains, des deux pieds et pourquoi pas des deux pédales toutes les initiatives que prend JJD en faveur du vélo, nous perdons notre temps en pétitions ! Celui-ci s'arroge pratiquement, étant donné la multiplicité de ses casquettes (il est également Premier Adjoint au Maire de Douai), la réalisation de la barrière de protection du contresens vélo de la rue de la Mairie dont l'initiative revient en fait à Monsieur Vernier.

JJD fut également encore plus cynique que d'habitude en étant un peu méprisant sur la pétition de Droit d'Vélo, empruntant même l'exagération méditerranéenne. 450 signatures alors qu'à Guesnain, un pétition contre la suppression de quelques places de voitures aurait recueilli 2000 signatures en une matinée (note de P.K. : cela correspond à 40% de la population totale -adultes, enfants et personnes âgées compris- de la ville qui se seraient mobilisés en une matinée : du jamais vu à signaler dans le livre des records !). Vous l'avez compris, on n'est pas loin du discours «on en fait déjà trop pour des cyclistes de toute façon ingrats alors que le peuple réclame des places de parking à gogo». Bref, le slogan « parquem et circenses» est devenu le sésame des hommes politiques du début du XXI° s.
Nous lui avons brièvement rappelé la situation.

Sur le Pont de Valenciennes, une bande cyclable de 70 cm de large (largeur d'un cycliste) en entrée de Douai qui, loin de sécuriser le cycliste, le met au contraire en danger puisqu'en cas de présence de bande cyclable, l'automobiliste n'est plus astreint à respecter le mètre d'écart pour dépasser.Sur le pont de Lille, en sortie, les vélos doivent partager un espace de 1,5m avec les piétons. Ici, JJD a été très clair : les cyclistes doivent mettre pied à terre. JJD adore également les arguments qui rendent impossible toute réalisation, ceux-ci étant de deux ordres, soit technique, soit financier.
L'argument technique massue consiste à dire que la reconstruction d'un pont (coût entre 3 et 4 millions d'euros (M€) selon JJD incluant le démontage et le remontage) implique la suppression d'une entrée de Douai pendant les travaux et serait insupportable. L'autre argument, selon JJD serait la difficulté d'acquisition des maisons riveraines en cas d'élargissement du pont de Valenciennes car le SMTD n'exproprie pas mais ne fait que des offres d'achat.


©photo Marc CORBEAU

JJD prépare déjà l'après-pétrole.

Un an d'attente par million d'euro

C'est approximativement le temps d'attente pour les investissements dans le vélo.
Pour le Pont de Lille, la construction d'une passerelle vélos (coût : 1 M€) pourrait être envisagée à terme. Comme DDV se fait insistant sur ce délai, on apprend que celui-ci sera de deux ans minimum, ce qui, en fait correspond à la deuxième phase du PDU. Le temps écoulé entre le lancement d'un projet et sa réalisation étant de deux ans, selon JDD, les cyclistes n'auront droit à une passerelle sur le Pont de Lille que d'ici 4 ans dans le meilleur des cas et si DDV continue à se mobiliser sur ce sujet.

On nous vend du rêve

Autre serpent de mer, la construction d'une passerelle pour les modes doux enjambant la voie ferrée et permettant de rejoindre plus rapidement la gare de Douai à partir de Sin le Noble. Le coût est ici de l'ordre de 10 M€ et le projet verrait éventuellement le jour dans .. 10 ans ! En attendant, on ne peut que regretter qu'aucun aménagement cyclable n'ait été prévu sur le chemin de la vente au comptant, lors de la création des parkings est de Gayant Expo.

Revenons donc sur terre...

Les nouvelles zones industrielles, dont celle de Lauwin-Planque seront équipées de pistes cyclables (PC) car JJD n'est pas rassuré sur les bandes cyclables (BC) ! On ne peut que se réjouir de ce double revirement. DDV avait en effet, lors de l'élaboration de la Charte Cyclable, demandé en vain la création de voies cyclables dans les nouvelles zones industrielles. D'autre part, pour justifier le choix des BC sur le tracé du tram, les PC avaient alors été critiquées.
Il reste à espérer que cette proposition n'ait pas pour seul objectif de faire avaler la pilule pour la condamnation de terres agricoles mais qu'il s'agit d'une véritable politique de développement des modes doux dans les trajets domicile-travail. On espère que cette nouvelle politique sera étendue aux zones industrielles déjà existantes.

Enfin une réflexion dans l'urbanisation ?

Autre idée intéressante : certaines nouvelles zones d'habitation, dont celle du Raquet, seraient aménagées « à la hollandaise ». Bien que JJD ait été évasif à ce sujet, on peut enfin espérer que les modes doux (vélo et marche à pied) seront enfin intégrés dans la conception de la voirie, tant pour la circulation à l'intérieur de la zone pavillonaire que pour en sortir. Bien qu'aucune date n'ait été donnée, on peut cependant regretter que la « charrue soit mise avant les boeufs ». La liaison tram entre Douai et Dechy ne devrait être réalisée qu'après 2008. Aussi, pour une alternative au tout automobile, il serait préférable de localiser les nouvelles zones de logement à proximité des liaisons tram déjà existantes.

V.S. s'inquiétait du poids toujours grandissant de la circulation automobile à Douai. Il se demandait, d'une part, si d'autres contraintes n'étaient pas nécessaires pour endiguer ce tsunami automobile et si, d'autre part, il n'était pas urgent de communiquer sur les modes de déplacement alternatifs à la voiture. JJD lui a répondu, en accord avec J.A. (resic !) que les changements de sens de circulation suffisaient.

P.K. a évoqué le problème du stationnement vélo dans le Douaisis et se demandait si une commande groupée d'arceaux vélo ne pouvait être faite au niveau de la CAD après une campagne de communication sur ce thème auprès des communes. En effet, faute d'une politique volontariste ou d'une taille suffisante des communes, ces commandes n'atteignent pas un seuil suffisant permettant de bénéficier de diverses remises et aussi de l'exonération des frais de transport. Selon JJD, ces achats groupés seraient techniquement irréalisables. Par contre, lot de consolation, un label PDU pourrait être envisagé pour certains stationnements vélo.

Piétons et cyclistes bénéficient-ils aussi du tramway ?

DOUAI : rue de Valenciennes

Les trottoirs côté église Notre-Dame déjà réduits à la portion congrue (1,50m bordures blanches comprises !) ne bénéficient que d'un rehaussement de 7 cm par rapport au stationnement. Ils seront grignotés de plus en plus allégrement par les voitures doryphores si rien n'est fait. Pour s'en convaincre, il suffit d'aller observer la rue Marie-Curie à Lauwin-Planque.
En l'absence de zone 30, les cycliste jouent le rôle peu enviable de ralentisseurs humains. Gare à celui-ci s'il a le malheur de se serrer contre la droite, il se verra alors frôler dangereusement par les voitures.

Avant de descendre aux enfers !

DDV a obtenu le retour d'expérience des parkings vélo souterrains de Nantes (2) aimablement communiqué par l'association nantaise « Placovélo ». Ce système est considéré par les Nantais comme loin d'être satisfaisant et devrait être d'ailleurs abandonné dans les réalisations futures.
P.K. est donc revenu sur l'aménagement du pôle d'échanges de la gare de Douai dans lequel les vélos devraient être gardés au niveau -1 en compagnie des taxis.
JJD semblait prêt à envisager un parking en surface grillagé avec surveillance vidéo si ce n'est que JA estime que les extracteurs de gaz d'échappement suffisent amplement (rien à revoir donc, reresic !).

En conclusion, les cyclistes devraient avoir un avenir radieux....quand la pénurie pétrolière se fera douloureusement sentir sur le porte-monnaie du citoyen et que le mécontentement automobiliste actuel qui fait trembler certains de nos hommes politiques se muera en mécontentement cycliste !

P.K.

1 : réponse au QCM : Il s'agit de Jackie AVENEL (sic!) lors de la réunion du 6 décembre 2005.
Monsieur Jacques Vernier s'est contenté de tenir un discours analogue mais qui concernait uniquement sa chère ville de Douai.
Même JJD a été interloqué par un tel enthousiasme et s'est senti obligé que tout n'était pas parfait pour le vélo dans le tracé actuel du tram.

2 : Jean-Pierre ECKMAN qui fut, pendant longtemps, le journaliste vedette de « LA VOIX DU NORD » est devenu le chargé de communication de la CAD. Ce fait expliquerait-il l'absence d'un journaliste de la VDN lors de cette remise des pétitions ?

2 : Pour en savoir plus sur les garages à vélo souterrains de Nantes, vous pouvez consulter l'article sur la gare de Douai dans la lettre de Droit d'Vélo de septembre 2005.

Assemblée Générale de Droit d'Vélo du 26 novembre 2005

Détournement d'AG

L'AG était initialement prévue pour faire le bilan de l'année écoulée et surtout recréer un bureau permettant de faire vivre correctement l'association. Le bureau 2005 fut en effet calamiteux avec deux démissions en cours d'année et un absentéisme récurrent et tournant pour d'autres membres du bureau. On assista en fait au remake d'un mauvais polar politicard.
Suite au rapport moral qui ne fut d'ailleurs pas voté, cette AG était orchestrée pour devenir un procès en règle avec comme Président du Tribunal, Mamie Mason, comme procureur Jack le pourfendeur et, comme témoin à charge, Kiki.

Bref historique de 4 années de présidence

Un président par défaut forcément fautif ?

L'époque de Torquemada et de Staline étant théoriquement terminée, je me refuse à toute autocritique dictée et je me permets donc de faire un bilan certes subjectif de 4 années de présidence, présidence qui, je me permets de le rappeler, m'avait été proposée par Jack et que j'avais acceptée. En 2005, je fus également président faute de candidats.

communes du Douaisis

DDV a continué à élargir son action à 6 communes du Douaisis.

  • Roost-Warendin : suite à la mort d'un cycliste en août 2002, manifestation en octobre 2002 en collaboration avec l'association des riverains de la rue Francisco Ferrer. Cette manif militante a été suivie en 2003 par une traversée de cette ville dans le cadre de la Fête Européenne du Vélo. Participation de Droit d'Vélo, au grand dam du potentat local. à la réunion publique de novembre 2003 concernant l'aménagement de la rue Jean-Jaurès, lieu d'accidents à répétition et axe dépourvu d'aménagements cyclables.
  • Sin le Noble : Premier et unique courrier envoyé à la nouvelle municipalité en février 2003 (toujours sans réponse) suivi d'une balade découverte de la ville. Une manifestation a également été organisée la même année dans la rue du Bois des Retz suite à la mort d'une cycliste.
  • Flers en Escrebieux : Rencontre du maire en janvier 2004 suite à l'aménagement ignominieux de la rue de l'Eglise qui ne respectait pas la largeur minimale réglementaire des trottoirs.
  • Lewarde (Centre Historique Minier) : Proposition de la création d'un parking vélo. Une balade à vélo de découverte d'un circuit empruntant des rues paisibles et des moignons d'un cavalier des Houillères, a été proposée en 2004.
  • Aniche : Participation au forum des associations solidaires en novembre 2004. Nous avons rencontré le Maire d'Aniche début 2005 pour évoquer le problème des piétons sur la RN45 et aussi la situation des cyclistes. Une lettre est prête à être envoyée pour évoquer l'aménagement indispensable de la rue de Somain qui est l'un des axes de liaison entre deux grandes villes du Douaisis (Aniche et Somain)
  • Rieulay : Intervention pour évoquer le problème du stationnement vélo absent alors que cette ville fait partie du Parc Naturel Régional. Depuis deux ans, une balade était proposée pour se rendre de Douai à Rieulay en empruntant un ancien cavalier (voie ferrée privée) des Houillères entre Waziers et Rieulay.
  • Flines les Râches : participation à une réunion du collectif sécurité routière de Flines les Râches et à une manifestation de celui-ci en 2005. Evocation des contresens vélo et des zones 30. DDV a, à cette occasion, fourni 500 dépliants réalisés par la FUBicy "envie d'école à vélo" à la Mairie de Flines.

Associations du Douaisis

Sous ma présidence, DDV a développé un partenariat et des échanges épisodiques avec d'autres associations du Douaisis.

  • Balade vélo à Metaleurop en 2002 en partenariat avec l'ex CRANE qui comptait parmi ses membres l'Union Ecologique de Flers et Dioxyne 0
  • Invitation à participer à la balade vélo proposée par les deux associations précédentes sur le site de la future zone d'aménagement concerté de Lauwin-Planque
  • Ces échanges se sont traduits par une présence sur les stands de ces deux associations en 2005.

  • Couriel envoyé à Sin le Noble Autrement relativement au tracé du tramway. Cette association a d'ailleurs repris une partie de notre (mon ?) argumentation dans l'Enquête d'Utilité Publique.

Organismes officiels, parapublics et organisations politiques

  • Verts du Nord-Pas de Calais : à la demande du Président du Groupe Local des Verts du Douaisis, DDV avait un stand lors de l'anniversaire des verts du Nord-Pas de Calais en 2004.
    Les courriers envoyés en 2004 à certains Vice-Présidents de la Région Nord-Pas de Calais apparentés aux verts ont permis d'obtenir la réouverture du garage à vélo de la Gare de Douai en 2005.
  • AREMA Nord-Pas de Calais : Rencontre en 2004 avec un responsable communication de l'AREMA Nord-Pas de Calais qui était prêt à participer à une visite guidée des stations de mesure de la qualité de l'Air dans le Douaisis.
  • CAD : Rencontre en 2004 de la chargée de mission à la CAD qui suit le dossier de la trame verte sur le Douaisis.
  • Education Nationale : suite à une invitation de la part de l'Ecole des Mines, DDV a participé à une animation auprès d'élèves des Ecoles Primaires du Douaisis en 2005. Malgré le manque d'enthousiasme de certains membres du bureau, cette action permettait de faire d'une pierre trois coups :
    • d'une part, un premier contact avec les écoles primaires de Douai et avec un responsable pédagogique de ces écoles primaires, contact que Jack réclamait à corps et à cris à une certaine époque,
    • d'autre part, un premier contact avec les étudiants de l'Ecole des Mines de Douai qui, toujours, selon Jack, seraient des cyclistes naturels. Sachons raison garder : un parking vélo d'une soixantaine de places existe actuellement à l'Ecole des Mines et serait plein, soit un taux de pratique du vélo de 8%. Le Directeur actuel de cette Ecole souhaite doubler la pratique cycliste et a, lui aussi, pesé de tout son poids pour obtenir des aménagements cyclables entre les résidences de l'Ecole et les salles de cours de l'école,
    • troisième point : ce fut l'occasion d'effectuer une première enquête sur les modes de déplacement domicile-école et de constater que l'autosolisme ne concerne pas que les écoles privées de Douai : dans l'une des écoles, 85% des enfants se rendent à l'école en voiture particulière !

Assemblées Générales

Jouer le Grand-Prêtre pérorant dans des AG bisannuelles en général clairsemées (l'AG de novembre 2005 avec ses 25 membres présents était un succès, soit à peine le tiers des adhérents actuels de DDV)
Aussi, il m'est arrivé d'inviter d'autres personnes à intervenir au cours de ces AG

  • le responsable vélo du CETE Picardie Nord-Pas de Calais : Jean-Jacques LAINE
  • un chargé de communication des comités REAGIR : Monsieur DELOBEL
  • une chargée de mission de l'ex association C-CIBLE : Madame Simone MALVILLE

Site de Droit d'Vélo

Un adhérent lance un site pour DDV en 2002 pour refiler le bébé quelques mois plus tard. Kiki dont la critique est facile mais qui a plus que rarement montré son art au cours de ces quatre dernières années, me disait : "un site, c'est facile mais ça m'intéresse pas de le faire". Alors, bien que n'étant qu'un bidouilleur, j'ai du céder à la facilité et, en tant qu'individu primaire, je suis fier d'avoir amené plus de 50 000 visiteurs sur le site de DDV en moins de 2 ans et demi dont plus de 30 000 en 2005. Ce site constitue une première approche de l'association pour les institutionnels et les média et a visiblement été consulté par certains de nos hommes politiques du Douaisis.

Institutionnalisation de Droit d'Vélo

Même si ce mot a fait et fait hurler certains adeptes d'un pseudo-anarchisme qui cache mal une inaction chronique, ce fut l'une des idées directrices de mes mandats successifs. Inévitablement, avec la maturité, une certaine institutionnalisation s'impose, ce qui n'exclut pas certaines actions de guérilla cycliste.

  • achat d'une banderole en 2004
  • achat de l'expo de la FUBicy en 2005. Ses atouts en sont la relative solidité et l'efficacité du message (on ne s'improvise pas fils de pub !)
  • Envoi d'une carte de voeux aux différentes personnes rencontrées ou contactées lors de l'année écoulée. On peut n'y voir qu'un aspect formel. On peut aussi considérer qu'il s'agit d'un signe de convivialité élémentaire et aussi d'un rappel discret de l'existence de notre association.
  • Un paiement des cotisations à la FUBicy en fonction du nombre réel d'adhérents. Même si cette contribution financière est modeste et n'assure pas l'autonomie financière de l'association nationale, elle n'en demeure pas moins indispensable. Elle permet en outre à la FUBicy de revendiquer un nombre d'adhérents qui, même s'il demeure faible, n'en est pas du moins très sous-estimé.
  • Un journal avec une parution régulière et qui n'est pas tiré à la sauvette dans une entreprise. En effet, le degré d'implication est divers, ceci d'autant plus que la majorité de nos adhérents sont également dans d'autres associations ou même dans des partis politiques. Ainsi, l'absence de participation de certains adhérents à la vie de l'association ne traduit pas forcément une adhésion de complaisance, comme l'insinuent certains, mais un manque de disponibilité pouvant être aussi lié à la maladie. Dans ce cas, la lettre de DDV est le seul lien de communication avec ceux-ci.
  • double relance écrite et systématique des adhésions.
  • Le partenariat avec l'Office du Tourisme de Douai pour la Fête Européenne du Vélo et la participation aux Randonnées Vitale organisées par la CPAM participaient de cette volonté d'intégration dans la vie publique locale
P.K.

Lettre de DDV

Communication interne de Droit d'Vélo
avant 2002

J'ai le regret de vous apprendre ou de rappeler pour ceux qui ont la mémoire courte, qu'à cette époque, La lettre de Droit d'Vélo avait une parution ... annuelle, qui se limitait à une double page comme aime à le rappeler Jack.
Cette double page, selon Jack, pourrait être glissée dans la poche de veste et distribuée en cours de route aux cyclistes que l'on croise ou que l'on double (mieux vaut avoir de bons mollets et un sérieux sens de l'équilibre) ou aux feux rouges. Ce discours m'a tellement fasciné que j'ai essayé, en tant que fidèle disciple, de le pratiquer plus modestement avec des cartons d'adhésion . Peut-être aurais-je du fréquenter les bonnes écoles, celle de certains partis de gauche ou d'extrême-gauche ou celle de sectes évangéliques, mais ça ne marche pas. En l'occurrence, il s'agit ici de super, voire même cyber-militantisme car il faut appâter les gens en moins de trois minutes, soit mieux que le télémarketing : "In Velo Veritas, mon Frère en Pédale" ; "camarade cyclo, sous ta capuche, tu restes un pédaleur exploité", "rejoins -nous ou du moins, écoute la Bonne Parole Cycliste" ! Désolé, mais je n'ai jamais réussi et je crains que ce ne soit une pure vue éthérée de l'esprit que de pouvoir ainsi élargir le nombre des adhérents !
Pour être honnête, précisons qu'à cette lettre annuelle, s'ajoutaient des "lettres de bureau" paraissant au petit bonheur la chance, souvent écrites dans l'urgence, signées laconiquement "le bureau"
Diversité de plumes ? C'était la prose de Jak au style particulièrement reconnaissable.
Travail collectif autour de cette communication ? La contribution du bureau se limitait à la mise en enveloppe et à la participation pour la distribution.

La lettre de Droit d'Vélo
de 2002 à 2005

En toute modestie, je crois, avec cette lettre quasi bimestrielle (20 numéros en 4 ans) avoir effectué un travail honorable, tant au niveau du style que de la mise en page et du contenu.
J'ai tenté de tenir compte des remarques qui m'ont été faites avec diplomatie ou avec sympathie, pour la longueur des articles, entre autres. Signalons également qu'une nouvelle maquette a été proposée fin 2004 par un adhérent que nous remercions, maquette dont j'ai essayé de m'inspirer. Précisons également, qu'en 4 ans, cette lettre n'a eu que deux contributions de membres du bureau autres que le président dont une de Kiki et aucune de Jack. Plusieurs adhérents ont aussi fait l'effort d'écrire un article pour cette lettre.
L'un des leitmotiv de Jack depuis que j'écrivais en majeure partie cette lettre : un travail de rédaction trop individuel. Ce reproche était martelé à chaque réunion de bureau ainsi qu'à chaque assemblée générale. Il aurait donc fallu, qu'avant chaque parution, tous les articles soient lus, rediscutés et éventuellement amendés pour être à nouveau réécrits (et pourquoi pas repasser sous le Comité de Censure ?). Je crains qu'il n'y ait ici confusion entre la rédaction d'un tract par un collectif et la rédaction d'un journal.
Il aurait fallu également que je rédige des articles sur les thèmes qui lui tiennent à coeur, que je sois en quelque sorte un nègre-orchestre ou un nègre collectif.
Effectivement, je ne suis pas non plus satisfait de la lettre de DDV qui existe depuis 9 ans. J'aurais effectivement préféré, pour l'association, un véritable journal collectif mais au sens où celui-ci aurait été écrit par plu-sieurs mains. La diversité des contributions assure en effet la richesse d'un journal tant par les styles que par les thématiques abordées. C'est ce que réussit à faire notre consoeur lilloise, l'AdAV.

 

La lettre de Droit d'Vélo de 2002 à 2005

A titre anecdotique, une adhérente V. avait tout d'abord demandé de ne pas recevoir cette lettre car elle n'avait pas le temps de la lire. Finalement, cette même V. me téléphonait pour me dire que cette lettre était intéressante.

Propos des détracteurs

LES FAITS (1)

L'analyse des résultats de fréquentation est en totale contradiction avec les propos des détracteurs.

Jack lors de l'AG : "la pollution, tout le monde connaît"
Jack à son sujet, parle de déviationnisme politique.

La page pollution fait partie du top 10 des pages visitées. Si l'on y ajoute la page pollution consacrée au Nord-Pas de Calais et celle consacrée à la canicule en 2003, on a 2400 visites, soit 218 visites par mois.

Kiki :
"c'est du n'importe quoi"
"atrocement technique"

En guise de verdict final, cette lettre présentait tous les défauts imaginables et était donc en quelque sorte "nulle à chier".

Bref, non seulement, vous vous seriez fait abuser pendant 4 ans par un dangereux manipulateur politique. Ce canard était devenu l'opium des adhérents qui s'insinuait sournoisement dans leurs neurones.

Les lettre de DDV de 2002 à 2005
20 numéros visités avec 2677 visites. Le nombre moyen de visites par n° est de 121 (soit 10,8 visites/mois) avec un maximum de 440 visites. 14 numéros ont eu plus de 50 visites.

courriers aux adhérents avant 2002
Tous les courriers ont été visités et ont totalisé en tout 186 visites.
Le nombre moyen de visites/ n° est de 13 (soit 1,2 visite/ mois), le maximum étant de 38 visites (sic !).

1 : Statistiques issues des chiffres d'estat sur les 11 premiers mois de l'année 2005. Ces chiffres, certes, ne sont pas révélateurs de l'intérêt éventuel du contenu des articles mais de celui pour les thèmes abordés. La recherche se fait en effet à l'aveugle via un moteur de recherche.
Les 22 lettres de Droit d'Vélo éditées depuis 2002 ont toutes été mises en ligne sur le site de DDV.
Pour diverses raisons, seuls 14 courriers de Droit d'Vélo sous la présidence précédente (1996-2001) ont été mis en ligne.

Ni autosatisfaction béate, ni autodénigrement masochiste

Droit d'Vélo über Alles ?

Les actions revendicatives, quelles qu'elles soient, se sont depuis 4 ans, déroulées avec une mobilisation modeste et ce, malgré une participation d'autres associations. Il est, dans ce contexte, malvenu de lancer des anathèmes tels des feux d'artifice sur tout ce qui roule. D'une part parce que nos forces militantes actuelles ne nous le permettent pas, d'autre part, parce qu'il est important que les revendications relatives au vélo soient aussi reprises par d'autres associations que DDV. Il me semble enfin que certaines associations du Douaisis auraient à nous apprendre par leur capacité à mobiliser les adhérents à moins que l'on estime que cela ne repose que sur le charisme du président.

Des regrets (en forme de programme)

  • Ne pas avoir terminé un inventaire des pistes cyclables et bandes cyclables de Douai associées à un classement.
  • ne pas avoir terminé un inventaire des sens uniques de Douai qui pourrait servir de base de discussion avec la ville pour l'extension de cette mesure.
  • ne pas avoir organisé de groupes de travail sur certaines communes de Douai (Lambres, Sin, Cuincy, Flers) en profitant du nombre significatif d'adhérents sur ces communes. Ces groupes de travail auraient impliqué bien sûr des associations implantées sur la commune car de nombreuses municipalités feignent ne pas comprendre qu'une association puisse avoir un champ d'action dépassant le cadre de son siège social. Ces groupes auraient eu pour mission d'établir un premier constat sur les freins à la pratique cycliste et d'élaborer quelques propositions à soumettre aux municipalités. La notion de groupe de travail est d'ailleurs pompeuse car un cycliste motivé peut assurer en général une bonne partie du travail sur sa commune.
  • ne pas avoir suffisamment développé la notion de services aux adhérents
    • aucun article publié en 4 ans sur le problème capital des antivols à partir des publications de la FUBicy.
    • aucune action sur le stationnement vélo dans les supermarchés et hypermarchés. C'eut été une excellente occasion d'aller à la rencontre du peuple !
    • Ceci pourrait passer par l'obtention d'une réduction même symbolique auprès des vélocistes. Ceci suppose bien évidemment la remise en place d'une carte d'adhérent mais aussi un minimum de considération pour le travail des vélocistes qui sont les premiers touchés par la crise du vélo en milieu urbain.
    • Marquage des vélos. Ceci suppose de trouver un financement pour l'achat de la machine à graver et surtout de trouver les personnes prêtes à s'initier au gravage et à y consacrer une partie de leur temps libre. On peut envisager de faire appel à Ch'ti Vélo (Lille). Mais ce recours implique certaines limites. Entre autres, la machine risque d'être indisponible lors des temps forts de la FUBicy.
  • Ne pas avoir lancé d'actions lors des 3 temps forts de la FUBicy que sont la campagne "Respectez les Cyclistes" au printemps (mars), la Semaine de la Mobilité en septembre et la Semaine de la Sécurité Routière en Octobre. Cette participation aux différentes actions suppose, il est vrai, l'existence d'une réelle équipe prête à s'investir avec, ce qui est quasi indispensable, un chasseur de subventions.

On peut effectivement voiler son inaction en affirmant que toutes ces actions ressortissent de la Police Nationale, de la Gendarmerie ou des Collectivités. Force est d'admettre cependant que ce sont, au départ, souvent les associations qui, par leur travail bénévole, impulsent des dynamiques.

P.K.

Gros sur la patate, patate, patate....

Oui, Jack et moi aurions pu être complémentaires dans le bureau de DDV.
Oui, il aurait été légitime que les présidents successifs de DDV soient réunis pour fêter les 10 ans d'existence de DDV

J'irais comme un vélo fou ?

Oui, certains arguments sont confondants d'inanité. Ainsi l'argument selon lequel P.K. en faisait trop a été ressassé, rabâché, rebattu. Il est plutôt inquiétant de savoir que ce bureau de transition se comportera comme un classe de cancres dans laquelle le maître mot sera de n'en point faire trop !
Oui, certaines pratiques sont inadmissibles

  • quand Jack a une fâcheuse tendance à monopoliser la parole et à se considérer comme l'incarnation et la voix du peuple,
  • quand Jack fait preuve d'une certaine condescendance vis à vis d'autres associations environnementalistes du Douaisis
  • quand le partenariat avec l'ODT pourtant voté lors de la précédente AG est remis en cause et n'aura vraisemblablement pas lieu (au 23/12/2005, le bureau de transition n'a pas contacté la Directrice de l'Office du Tourisme)
  • quand Jack, avec un aplomb phénoménal, remet en cause la compétence des 8 guides de l'ODT. L'un des thèmes récurrents de Jack est, selon lui, l'échec patent des balades guidées à vélo proposées par l'ODT. Ce jugement se base sur une balade proposée par l'ODT aperçue il y a déjà quelques années. Une appréciation un peu plus nuancée impliquerait d'avoir participé au moins une fois à ce type de balade vélo de l'ODT et de confronter cette expérimentation douaisienne à celle d'autres villes.
  • quand ce bretteur redoutable fait taire toute contestation par des attaques personnelles
  • quand ce type de comportement est défendu par d'autres membres de ce bureau transitoire dont on ne sait si c'est par solidarité clanique ou discipline de parti
  • quand certains membres de ce bureau transitoire n'avaient toujours pas réglé leur cotisation à DDV au moment de l'AG,

Jack écrivait dans la lettre de Droit d'Vélo en juin 2001 :
"Le sentiment de la nature est de mieux en mieux partagé, il suffit de voir le nombre de quatre-quatre garés sur les trottoirs....."

en 2004, le même affirmait, agacé :
"Un 4x4 ne pollue pas plus qu'un monospace"

Avec la volonté des constructeurs de redorer l'image de marque des 4x4 en les équipant de moteurs hybrides (essence + électricité), verra-t-on finalement Jack faire l'apologie de ces monstres urbains ?

Non, il ne s'agit pas que d'une querelle de chefs,
Non, ce ne fut pas q'une mise au point un peu vive et même musclée.
Cette AG a été caractéristique du fonctionnement de bureau d'il y a deux ans. Ainsi Jack a tendance à se focaliser sur les détails et à prendre la partie pour le tout. D'un naturel tenace, les mêmes objections qui peu à peu se transformèrent en obsessions furent émises à chaque réunion de bureau. Ces réunions finirent par s'apparenter à des scènes de harcèlement moral et se finirent inévitablement par une algarade violente.

DDV vélo de bataille électorale
or green submarine ?

On peut effectivement se poser la question quand un bureau de transition autoproclamé comprend 5 verts ou apparentés. La 6° personne travaille régulièrement avec cette équipe. Quand à la 7°, elle a appris par la presse qu'elle faisait partie de ce bureau. Certes l'écomobilité est un thème cher aux verts mais quand ceux-ci s'investissent aussi massivement avec leurs gros sabots dans le bureau d'une association, cela s'apparente à un putsch. Rien de plus facile d'ailleurs pour un parti politique à priori organisé que de réaliser ce type d'action On ne peut pas s'empêcher d'y voir les échéances électorales de 2007 et 2008. Même si de nombreux politiques estiment que l'associatif est une chose trop sérieuse pour être confiée à la société civile, est-il souhaitable que DDV soit identifiée à un parti politique ? Ne risque-t-on pas d'assister à une confusion des genres ?



Objectif 2008
P.K.

Que faire ?

En ce qui me concerne, je n'assisterai pas à l'AG de refondation de Droit d'Vélo en signe de protestation.
Parler de projet d'orientation, c'est "écumer les lounches" s'il n'y a pas une équipe pour agir, creuser le sillon déjà tracé et en creuser d'autres au gré des opportunités et des disponibilités. Il ne suffit pas en effet de belles déclarations tonitruantes et fracassantes proférées avec un ton de présidentiable, pour que les choses changent.
D'ores et déjà en effet, 6 mois ont été perdus car cette AG de mars 2006 aurait été, selon moi, le moment idéal pour la présentation du Schéma Directeur des Circulations Douces sur le Douaisis par le bureau d'Etudes Altermodal. Ceci n'inclut pas de surcroît les dégâts collatéraux causés par l'AG de novembre 2005 dans les relations avec d'autres associations du Douaisis. Mais apparemment certaines personnes présomptueuses croient que Droit d'Vélo peut fonctionner en autarcie.

P.K.

Le vélo glauque

Démission, lors de l'Assemblée Générale du 26/11/2005,
du Président de Droit d'Vélo de 2002 à 2005

Premier couriel de soutien

Le 28/11/05
Salut P.,
A. nous a dit que suite à l'AG de Droit d'Vélo tu as démissionné de la présidence. Je ne sais pas bien ce qui s'y est dit, ni quels ont été les enjeux des débats. Ce qui est certain c'est que tu as porté cette association pendant des années tout en faisant régulièrement appel à un plus large partage des tâches.
Je trouve donc particulièrement mesquin que des gens qui n'ont rien foutu viennent maintenant te chercher des poux dans la tête (j'ai déjà connu ça dans d'autres assos). J'imagine que ça doit être difficile à encaisser et à digérer, alors bon courage !

V.P.

Et un courrier de soutien,

Le 29/11/05

Cher P.
Je pense que la tournure que prend Droit d'Vélo passe largement au dessus de la tête du pédaleur moyen.
Je n'arrive pas à comprendre (....à cons prendre ?). Y-a-t-il lutte d'influence, crime de lèse-majesté ?
En tant qu'ex-cycliste (mais qui espère bien le redevenir), merci d'avoir défendu la cause du vélo avec toute la richesse de ta personne.
Tu as de nombreuses fois dénoncé l'utilisation abusive de la voiture par tous les moyens, y compris l'humour (« Chérie, je serai en retard, il y a un tas d'imbéciles sur la route !")
Je ne pense pas que tu en ais fait trop. Quand à ceux qui trouvent que tu n'en as pas fait assez, pourquoi ne sont ils pas venus t'aider à en faire plus ?
C'est difficile d'y voir clair.

D.W.

Et une chanson de soutien,

" Le Pédaleur  "
par les 2A2V
...à la manière de Boris Vian " le déserteur "

Messieurs les adhérents
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps

Je viens vous préciser
Que je démissionne
Pour n'emmerder personne
Et retrouver la paix

Messieurs les adhérents
Je ne veux pas me taire
Mais en vélo sur terre
Je veux rouler gaiement

C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Il faut démissionner

Depuis mon élection
J'ai fait beaucoup de lettres
Beaucoup de kilomètres
Les mains sur le guidon

Ma tête a tant souffert
De toutes les bagarres
De toutes les histoires
Que je n'peux plus rien faire

Quand j'étais président
On m'a traîté d'infâme
On m'a eu corps et âme
On m'a foutu dedans

Demain, de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins

Je promèn'rai ma vie
Sur les routes d'errance
De Belgique et de France
Et je dirais aux gens :

Refusez la voiture
Modérez la vitesse
Refusez la mollesse
Respirez la verdure
S'il faut rouler à 100,
Je ne suis pas des vôtres
Mon désir est tout autre
Messieurs les adhérents

Si vous me comprenez
Je vous le dis quand-même
On f'ra fi des problèmes
Pour aller pédaler

 

un deuxième couriel de soutien

dont je vous livre quelques extraits
Bonjour P. et P., [....]Ce qu'il faut retenir c'est que tu a été largement soutenu par tous sauf 3 personnes.
[...] Je pense que tu auras plein d'autres idées pour aller dans une autres association ou pour aider p. avec les 11. Je ne m'inquiète pas mais surtout utilise bien ton énergie pour l'environnement !
Ce qui est bien dans nos associations ... ou ..., c'est que chacun a son role, c'est parfaitement bien organisé, chacun donne son avis. Il y a des moments où on a beaucoup de travail, d'autres moments plus calmes. Il y a des personnes présentes quand on a besoin. [...]

H.d.M.

un troisième couriel de soutien

Le 04/01/06

Cher « ex-président »

Patricia m’a rassuré sur l’effet de mon comportement un peu destroy à l’AG de l’association (Droit d'Vélo du 21 novembre 2005) [...].
Tu t’es bien battu à l’assemblée mais je crois que la décision de passer le flambeau était la bonne et tu as pu le faire sans honte et beaucoup sont fiers du travail que tu as fait ces quatre années et je ne suis pas de ceux qui refusent un lien avec d’autres luttes collatérales
Personnellement, même si j’ai brillé à l’association plus par mes gaffes et mon mal-être que par une action construite et politiquement habile, j’en retiens de bons délires au bureau et à la braderie (même si la dernière a foiré), un soutien moral et politique dans mon quotidien de cycliste obligé et même une stimulation artistique !
Qui va s’occuper maintenant du courrier internet de l’association et du site que tu as construit ?

M.B.

Un autre courrier de soutien reçu le 23 mars 2006

Si, vous aussi, vous voulez réagir, envoyez nous un couriel.