POLLUTION DE L'AIR

Bibliographie
sites internet
Canicule 2003
et changement climatique
Introduction de Droit D'Vélo

Atmo NPdC

 

Dessin tiré de l'album
"ON EST PASSE A CÖTE DU BONHEUR"
de Jean Marc REISER
Editions ALBIN MICHEL
Reiser est né le 13 avril 1941 et mort d'un cancer le 5 novembre 1983.
L'album est constitué de dessins parus initialement dans "Hara-Kiri" et "Charlie-Hebdo" et a été publié pour la première fois en 1974.
La problématique écologique soulevée par Reiser est malheureusement toujours d'actualité.

Un auteur à lire et à relire sans modération !

THEORIE DES DOMINOS

La situation actuelle est une illustration parfaite de la théorie des dominos. Les transports sont les principaux responsables des émissions des gaz à effet de serre qui accroissent la température de la planète.
Cette hausse des températures, toujours essentiellement grâce aux émissions liées aux gaz d'échappement des véhicules motorisés, provoque, à son tour, des pics d'ozone !
La création d'un véritable réseau cyclable comme en Flandre belge ou encore mieux, en Hollande, permettrait de favoriser le développement de la pratique du vélo et contribuerait à diminuer de façon notable la pollution de l'air. 50% des déplacements en voiture ont une distance inférieure à 3 km et pourraient donc être effectués à vélo (environ 12 minutes à 15km/h de moyenne, soit une vitesse plus que modérée pour un cycliste et la vitesse moyenne des automobiles en ville). Rappelons de surcroît que, sur ce type de distance, les pots catalytiques sont inefficaces car ils ne sont pas encore chauds.

Deux études de 1999 ont cherché à mesurer l'impact de la pollution atmosphérique sur la santé : l'étude des "neuf villes" publiée par l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) a étudié les effets à court terme liés à la pollution atmosphérique, l'Etude Trilatérale menée dans trois pays (Autriche, France, Suisse) a, elle, étudié les effets à long terme de cette pollution atmosphérique. Les coûts directs liés à la santé de la population française engendrés par la pollution de l'air sont évalués à 35 milliards de francs (5,3 milliards d'euros) , soit l'équivalent du coût des accidents de la route. Le ¨Président de la République a lancé en 2002 une grande campagne contre la délinquance routière. Personne ne s'en plaindra. On peut cependant regretter, qu'une fois de plus, la mobilisation soit de type populiste et axée essentiellement sur la stigmatisation des chauffards, même si celle-ci est nécessaire. On attend aussi une politique globale et novatrice des transports : ferroutage, voie d'eau, transports alternatifs à la voiture (transports en commun, vélo, marche à pied). Ce n'est malheureusement pas le cas si on considère que le budget consacré aux PDU a drastiquement diminué.
Résumé des deux études sur le net.

La pollution automobile

Des "désagréments" dans les pays développés

Le lundi 12 décembre 2005 Atmo Nord-Pas-de-Calais, organisme de surveillance de l'air, indiquait que les poussières en suspension ont dépassé le niveau réglementaire de 80 microgrammes par mètre cube à Lens et Harnes (Pas-de-Calais).
Ce même organisme précisait que cette pollution n'avait pas de rapport avec l'incendie qui ravageait depuis le dimanche 11 décembre, un dépôt de carburant dans la banlieue de Londres Il s'expliquait "par des conditions météorologiques défavorables à la dispersion des polluants".
Précision de Droit d'Vélo : les microparticules (PM10) sont cancérigènes et dues en partie aux moteurs diesel non équipés de filtres à particules (celui-ci n'est pas encore rendu obligatoire au sein de l'UE).

une catastrophe dans les pays du tiers-monde

Ainsi, une dépêche AFP publiée dans le quotidien Métro du jeudi 08 décembre 2005 nous fournit les renseignements ci-dessous concernant Téhéran.

A Téhéran, ville de 10 millions d'habitants, une alerte rouge à la pollution a été lancée par les autorités iraniennes le mardi 6 décembre 2005 car l'indice standard de pollution, qui mesure le degré de monoxyde de carbone, de poussière et autres polluants, est à des niveaux "très malsains". La situation a été aggravée depuis plusieurs jours par l'absence de tout vent susceptible de disperser le nuage brun qui domine la ville.
Les habitants de Téhéran ont été invités à rester chez eux depuis le mardi 6 décembre 2005 et jusqu'à aujourd'hui (jeudi 8 décembre 2005) par les autorités, qui ont fermé écoles et administrations pendant deux jours. Des messages [..] incitent les Téhéranais à garder les enfants, les malades et les personnes âgées à la maison, et à porter des masques s'ils doivent sortir. Par ailleurs, le trafic automobile au centre de Téhéran a été limité.

Des voitures moins polluantes : un luxe de pays développés

L'air est considéré comme malsain pendant environ cent jours par an, principalement à cause des émissions de gaz automobiles.
Bon nombre des plus de deux millions de voitures (1) de la capitale ont plus de vingt ans. Elles ont une consommation moyenne d'essence de 17 litres aux 100 km, plus de trois fois celle des voitures européennes, favorisée par le prix très bas de l'essence.
1 : ceci correspond à un taux d'équipement automobile de 20% (20 voitures pour 100 habitants) faible au regard des "normes" occidentales : la France a un taux d'équipement de 58% !

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Pollution atmosphérique dans la métropole lilloise

A l'occasion de la journée sans voiture 2003, notre consoeur l'ADaV (Association Droit au vélo) a rencontré Isabelle Sagnier, directrice de l'AREMA à Tourcoing. Yves Maerten, Président de l'ADaV a publié un interview d'Isabelle Sagnier dans le n°43-44 de l'heurovélo, bimestriel de l'ADaV. Y.M. nous a accordé aimablement accordé l'autorisation de faire figurer sur notre site le reportage qui suit. Le dessinateur Philippe Hollevout nous a également a également autorisé à faire figurer sur notre site, la superbe affiche qui illustrait l'article, ce dont nous le remercions.

L'AREMA (Association pour la mise en œuvre du réseau d'étude, de mesure et d'alerte pour la prévention de la pollution atmosphérique) dans la zone de Lille-Roubaix-Tourcoing mesure quotidiennement les polluants émis dans le périmètre de l'arrondissement de Lille. Nous faisons donc le point sur ce gravissime problème urbain qui nous concerne tous.

L'AREMA, un outil pour notre santé
Le 22 septembre 2003, Isabelle Sagnier détaillait les missions et les études sur la qualité de l'air qu'elle mène depuis sa création en 1992. Installée dans un immeuble donnant sur le Boulevard de la Liberté à Lille, (18 stations fixes de mesures de 31 polluants répartis sur une surface de 888 km²) compte une petite dizaine de salariés, essentiellement des chimistes de formation car le cocktail que nos (pauvres) poumons inspirent tous les jours ressemble de plus en plus à un bouillon de culture chimico-merdique invraisemblable. Après nous avoir fait visiter la station de mesure installée dans les locaux de l'AREMA, la directrice Isabelle Sagnier a accepté de répondre à nos questions :
Qu'avez-vous observé lors de l'été 2003 ?
Isabelle Sagnier : L'été 2003 a battu tous les records, les niveaux ont tous augmenté notamment l'ozone (O3) en intensité (256 micro-grammes/m3 dans l'après-midi du 11 Août à Salomé près de La Bassée) et en fréquence (14 jours contre 2 en 2002). La chaleur et l'absence de vents ont empêché leur dilution. De plus, les niveaux les plus élevés sont apparus le week-end. Si la procédure d'alerte n'a pas été déclenchée (niveau 3, soit un dépassement de 360 micro-grammes pour l'ozone), nous avons relevé 11 jours de niveau 2 (soit un dépassement de 180 micro-grammes pour l'ozone) et 20 jours de niveau 1 (130 pour l'ozone) et 9 jours pour le dioxyde d'azote.


copyright © l'heurovélo janvier 2004 : Philippe Hollevout

Est-ce-que l'ozone est dangereux ?
IS : Oui, bien sûr. C'est un gaz très bizarre, à la chimie complexe et lié aux régimes des vents. Il y a formation et réactions selon les niveaux d'oydes d'azote (NO ou NO2, les NOx) et selon les températures ambiantes. Cela entraîne des niveaux d'O3 en zone périurbaine plus élevés qu'en centre-ville. Mais la différence n'est pas si grande (+ ou - 20 %) entre les deux zones. En tout cas, le moindre seuil d'O3 est nuisible à la santé et comme il augmente de 1 à 2 % par an sur l'ensemble du territoire, on peut être inquiet.
Observez-vous une pollution d'hiver et une pollution d'été ?
IS : Oui, l'hiver, le chauffage des immeubles génère une combustion plus ou moins complète de produits fossiles, fuel, charbon, bois et dont nous mesurons l'impact sur nos relevés. D'autre part, le trafic routier est plus important l'hiver. Les niveaux de CO et CO2 (COx) sont plus importants. L'été, c'est plus l'ozone que les COx que l'on retrouve.
Y-a-t-il des différences entre les villes ou entre quartiers d'une même ville ?
IS : Il y a parfois des différences de l'ordre de 30 % selon les jours d'une rue à l'autre. Nous réalisons actuellement des mesures fixes sur une échelle de 1 km2 dans une commune pour préciser ces observations. A l'échelle régionale, les interférences entre bassins de population sont minimes, il y a de l'espace entre Lille et Dunkerque même si nos capteurs au sud de Lille reniflaient parfois les effluves de Métaleurop.
Avez-vous des échanges avec les autres structures de mesure et d'alerte régionales (Côte d'Opale, Bassin minier, Artois, Hainaut) ?
IS : Nous communiquons beaucoup entre nous pour pouvoir construire des relevés et des analyses à l'échelle régionale.
Que faire lors des pics de pollution ?
IS : D'abord, rouler tranquille, ne pas forcer, que l'on soit piéton, cycliste et bien sûr automobiliste. Pour les cyclistes et les joggeurs, éviter de "sortir" après 17 h puisque c'est l'heure qui voit les niveaux augmenter nettement au moins jusqu'à 19h, 20h.
Que faire pour éviter des pics de pollution ?
IS : Limiter la vitesse des véhicules de 20 km/h, c'est bien mais insuffisant à l'échelle locale. La meilleure façon pour réduire l'ozone par exemple est d'agir de manière continue, y compris en dehors des pics. Cela implique d'être responsables de nos choix de déplacements et de notre style de conduite.
Quelles sont les tendances que vous pouvez observer sur le long terme ? IS : Nous manquons encore d'éléments de référence et d'analyses puisque les laboratoires comme le nôtre sont relativement récents (1990). De même pour les différents polluants. Malgré l'incontestable amélioration technique des véhicules, le trafic continue d'augmenter de 2 à 3% par an ce qui fait augmenter les émissions de polluants. Certains ont baissé mais d'autres sont en constante augmentation. Et si la péri-urbanisation se poursuit (les gens vivent à la campagne et travaillent en ville en prenant leur voiture) en France comme ailleurs, phénomène qui consomme beaucoup de pétrole, la qualité de l'air sera médiocre voire dangereuse lors de pics estivaux.
Mais je veux rester optimiste car l'AREMA mène une politique de sensibilisation auprès des scolaires, nous avons créé une malle pédagogique pour les cours de Sciences de la Vie et de laTerre (SVT) en 5ème, 4ème, 3ème qui a beaucoup de succès. D'autre part, nous avons crée un site Air des beffrois qui suscite 30.000 visites par mois. Et puis la loi sur l'air (1997) est un progrès. Elle permet une sensibilisation des élus régionaux et locaux. Mais il est évident qu'une politique tout-voiture ne peut qu'aggraver une situation limite comme on l'a vu lors de l'été 2003.

Propos recueillis parYM

copyrigth ©l'heurovélo janvier 2004 : Yves Maerten

Vous pouvez consulter sur cette page un bilan des indices atmo relevés en 2004 sur l'agglomération lilloise.

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ATMO NPdC résulte de la fédération en 2004, des 4 associations de mesure de la qualité de l'air en NPdC : l'AREMASSE, OPAL'AIR, AREMARTOIS et AREMA Lille-Métropole.
L'AREMASSE est l'Association pour la mise en oeuvre du Réseau d'Etude, de Mesure et d'Alerte pour la prévention de la pollution atmosphérique en Scarpe-Sambre-escaut.
L'AREMASSE a été créée en 1996, suite à la promulgation de la loi sur l'Air. Cette loi instituait en effet l'obligation du suivi de la qualité de l'air dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants.
Elle compte six salariés et étudie la pollution à partir de 19 stations situées sur les 3 agglomérations de plus de 100 000 habitants (Valenciennes, Douai et Maubeuge) mais aussi à Cambrai, Caudry, Somain (station Salengro) et dans l'Avesnois (Avesnelles).

Sur le Douaisis, le dispositif de mesures est constitué de 6 stations :

L'AREMASSE possède également deux stations de mesures mobiles.

Les premières mesures effectuées datent de 1999.
Les AREMA s'intéressent essentiellement aux polluants liés à la circulation routière et à leurs dérivés : NO, NO2, O3 et PM10. Les COVNM étant un terme générique regroupant plusieurs polluants, ne font pas l'objet d'un suivi quotidien. Dans les stations de proximité industrielle (Roost-Warendin sur le douaisis), elles mesurent également la concentration en SO2. Les polluants étudiés par chaque station dépendent en effet, en partie, de la nature de la station. Les stations périurbaines s'intéressent essentiellement à l'ozone et à ses précurseurs (Ainsi, la station de la rue d'Esquerchin ne s'intéresse pas à la concentration en ozone).
La médiatisation des résultats est assurée par le bulletin trimestriel Report'air Scarpe-Sambre-Escaut disponible sur simple demande mais aussi par la détermination de l'indice ATMO pour les trois grandes agglomérations, indice que l'on peut consulter sur le site de l'association, par téléphone (répondeur tél. : 03 27 21 31 59) ou sur les grands quotidiens régionaux.

Atmo NPdC
55, Place Rihour
59044 Lille Cédex
Tél. : 03 59 08 37 30
site internet : http://www.atmo-npdc.fr/home.htm

Les chiffres qui suivent proviennent de l'AREMASSE.

Zone d'étude de l'AREMASSE
Pollution à l'ozone en 2003

Source : AREMASSE
Les différents critères figurant dans les trois tableaux ci-dessous sont en fait des critères définis au niveau de l'Union Européenne. Ils doivent obligatoirement figurer dans le bilan annuel sur la pollution atmosphérique

Fin 2003, l'Union Européenne a défini de nouveaux critères avec des objectifs à moyen terme (horizon 2010) et à long terme (horizon 2020).
Ces nouveaux critères ont remplacé les anciens à partir de 2004.

moy h >=200 (1)
5 à 8
9 à 12
13 à 16
17 à 20
21 à 24
25 à 29
  Cambrai : 5
Maubeuge : 6
Saint Amand : 6
Avesnelles : 9
Caudry : 11
Valenciennes: 12
Denain : 13
Hautmont : 14
St Saulve : : 16
 

Douai : 21
Guesnain : 22

Lambres : 26
moy h >=180 (2) 9 à15
16 à 22
22 à 28
28 à 35
36 à 42
43 à 49
  Cambrai : 9 St Amand : 21
Maubeuge : 22
Avesnelles : 24
Denain : 27
Caudry : 29
Hautmont : 29
Valenciennes : 36
Douai : 42

Lambres : 45
Guesnain : 46
St Saulve : 46

Légende : moy h : moyenne horaire ; les nombres associés aux moyennes horaires correspondent aux taux d'ozone en microg/m3 ; les nombres associés aux communes correspondent au nombre de jours où le seuil a été dépassé.
Ces dépassements ont eu lieu en mai, juillet et août pour l'agglomération de Douai, en août uniquement pour les autres communes
On remarque la place privilégiée des agglomérations les plus grandes dans ce tableau et, en particulier, le triste record de Douai. Plus que les ville-centres, ce sont d'ailleurs les communes périphériques de celles-ci qui détiennent les records de taux de pollution (Avesnelles appartient à la banlieue de Valenciennes).

moyenne 8h >=110 (3)
85 à 90
91 à 96
97 à 102
103 à 108
109 à 114
115 à 120
  Avesnelles : 85
Douai : 86
St Amand : 87
Denain : 92
Guesnain : 92
Maubeuge : 92
Cambrai : 99
Lambres : 100
St Saulve : 107 Valenciennes : 109 Caudry : 119
Hautmont : 119

Légende : moyenne 8h : moyenne glissante sur 8h correspondant à la moyenne des 8h précédentes : exemple la moyenne glissante à 1h du matin correspond à la moyenne des 8h allant de la veille à 17h jusqu'à 1 h du matin
Ces dépassements caractérisent le printemps : ils se sont tous arrêtés miraculeusement le 21-09-2003
Ils ont commencé, pour certains, dès le début du printemps, le 23-03-2003 (Caudry; Guesnain, Haumont, Lambres, St Amand, Saint Saulve et Valenciennes).
Ailleurs (Avesnelles, Cambrai, Douai, Denain, Maubeuge), ils ont commencé le 15-04-2004.
On remarquera que ce troisième critère qui est également un critère de santé publique; bien que moins médiatisé que le critère 2, aa été beaucoup plus fréquent : il a été dépassé au minimum presque 1 jour sur 4 et, au maximum, quasiment 1 jour sur 3.
Ce critère qui concerne une pollution de fond de l'air semble toucher plus particulièrement le Valenciennois (St Saulve, Valenciennes) et plus durement les communes rurales (Caudry, Hautmont).
On voit ici apparaître clairement une pollution à l'ozone de dimension régionale.

 

moyenne j >= 65 (4)
66 à 75
76 à 85
86 à 95
96 à 105
116 et +
  Douai : 66
09/03 au 21/09

Saint-Amand : 78
24/02 au 21/09
Lambres : 80
02/01 au 21/09
Cambrai : 84
08/03 au 18/09
Denain : 84
23/03 au 18/09
Maubeuge : 87
24/02 au 18/09
Guesnain : 90
02/01 au 27/12
Avesnelles : 92
02/01 au 22/09
Valenciennes : 96
08/03 au 18/09
St Saulve : 101
08/03 au 18/09
Hautmont : 119
02/01 au 18/09
Caudry : 127
02/01 au 18/09

Légende : moyenne j : moyenne journalière
On retrouve les mêmes caractéristiques que pour le critère précédent. On constate de surcroît qu'avec ce critère, aucune saison n'est épargnée puisque la moyenne journalière peut être supérieure ou égale à 65 dès le mois de janvier dans 5 communes (Avesnelles, Caudry, Guesnain, Hautmont et Lambres) et dès le mois de février dans deux communes (Saint-Amand et Maubeuge). Ce dépassement s'est même produit à Guesnain le 27 décembre 2003 !

Population des différentes communes

  commune Aire urbaine
Avesnelles
2 600
 
Cambrai
34 000
59 000
Caudry
13 000
14 000
Denain
20 000
 
Douai
45 000
209 000
Fourmies
14 000
17 000
Hautmont
16 000
 
Maubeuge
34 000
117 000
Saint Amand
17 000
20 000
Saint Saulve
11 000
 
Valenciennes
41 000
368 000

Source : INSEE, Recensement Général de la Population de 1999. Les nombres sont arrondis au millier

Pics d'ozone

Le tableau ci-dessous récapitule le nombre de jours où le seuil d'information (180 µg/m3) a été dépassé sur la zone Scarpe-Sambre-Escaut depuis 1998, date où les relevés AREMASSE ont été effectués.
La lettre A indique l'absence de mesures de la pollution sur l'agglomération concernée cette année-là.

Agglomération
Année
Cambrai
Douai
Maubeuge
Valenciennes
1998
A
 
1
août : 1
A
 
1
août : 1
1999
A
 
0
 
A
 
1
juillet : 1
2000
0
 
2
mai : 1
juin : 1
0
 
1
mai : 1
2001
6
mai : 1
juin : 1
juillet : 3
août : 1
5
juin : 1
juillet : 2
août : 2
4
juin : 1
juillet : 3
3
juin : 1
juillet : 1
août : 1
2002
2
juillet : 2
2
juillet : 2
2
juillet : 2
2
juillet : 2
2003
3
mai : 1
août : 2
11
mai : 2
juillet : 2
août : 7
5
août : 5
11
mai : 1
août : 10
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DOUAI

Evolution de quelques polluants sur DOUAI

Etant donné les fortes variations annuelles, nous nous intéresserons aux moyennes des concentrations annuelles sur les 3 dernières années (2001 à 2003), seules années où nous disposions des chiffres pour toutes les stations concernées.

Concentration en NO

Alors que la station périurbaine de Guesnain a une concentration moyenne de 5 µg/m3 (microgrammes/m3), les stations de Lambres et Theuriet ont des concentrations moyennes respectives de 8µg/m 3 et 10µ g/m3 soit pratiquement 2 fois plus qu'à Waziers. Quand à la station de proximité automobile du pont d'Esquerchin, elle a une concentration moyenne de 29µg/m3 soit le triple des deux précédentes. Nous n'avons pas pris en compte les stations de Roost-Warendin et de Waziers qui ont des données trop incomplètes mais qui semblent se rapprocher de celle de Theuriet.

Concentration en NO2

Les concentrations moyennes en dioxyde d'azote, pour les trois dernières années sont respectivement de 19 µg/m3 pour Guesnain, 26,3 µg/m3 pour Theuriet, 26µ g/m3 pour Lambres et 36,3µ g/m3 pour la station du Pont d'Esquerchin.

Concentration en ozone

Les concentrations moyennes en ozone, pour les trois dernières années sont, par contre, de 41,7 µg/m3 pour Theuriet, 43,7 µg/m3 pour Lambres et 45,6 µg/m3 pour Guesnain. Ainsi, d'une part, la moindre concentration en NO à Guesnain, NO qui contribue à détruire l'ozone, se traduit-elle par une plus forte concentration en ozone dans cette ville. C'est une partie du mythe des villes à la campagne qui s'écroule. De même, la moindre différence pour le dioxyde d'azote constatée entre les stations de Theuriet et de Lambres se traduit-elle par une plus forte concentration en ozone.

Concentration en PM10

Ainsi, si le critère de choix d'un lieu d'habitation était la pollution, on irait de Charybde en Sylla : soit être intoxiqué par le monoxyde d'azote à proximité des grands axes de circulation, soit être intoxiqué par l'ozone en s'éloignant des centres ville.
La seule différence minime réside dans les concentrations moyennes en PM10 : 25 µg/m3 pour le pont d'Esquerchin (2 ans), 22,8 µg/m3 pour Theuriet (5 ans) ; 20,4 µg/m3 pour Lambres et 19,3 µg/m3 pour Guesnain (3 ans). Celles-ci semblent en effet diminuer avec l'éloignement des centres villes et des axes de circulation.

Remarque :

Les chiffres précédents sont des moyennes annuelles qui masquent les variations saisonnières, journalières et horaires. A titre d'exemple, sur Lambres, les 25 (dimanche), 26 et 27 juillet 2004, la concentration moyenne horaire en monoxyde d'azote a été pratiquement indétectable (1 µg/m3) mais a soudain connu une poussée de fièvre pendant trois heures consécutives : concentrations respectives de 124, 99 et 34 µg/m3 le matin correspondant probablement au rush automobile pour aller au boulot. Cette émission intense de monoxyde d'azote n'a alors pas le temps d'être transformée en ozone puis , éventuellement en dioxyde d'azote.

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Indice ATMO et Pollution de l'air

Indice ATMO 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
qualité de l'air
Très Bon
Bon
Moyen
Médiocre
Mauvais
Très Mauvais
pollution de l'air
Très Faible
Faible
Moyenne
Importante
Très Importante

L'indice ATMO est basé sur le principe du facteur limitant. L'échelle va de 1 à 10. L'indice augmente avec la diminution de la qualité de l'air. Pour chaque polluant mesuré, on choisit la concentration moyenne horaire maximale dans toutes les stations. Cette concentration détermine un sous-indice ATMO pour le polluant considéré : L'indice ATMO correspond au maximum des sous-indices.
Prenons pour exemple le 8 juin 2004 à Douai. Les concentrations indiquées sont en g/m3.

polluant SO2 NO2 O3 PM10 l'indice ATMO du 8 juin 2004 était donc égal à 8
concentration 12 41 194 22
sous-indice 1 2 8 3

Globalement, l'indice ATMO dépend de la concentration en PM10 en hiver et de la concentration en ozone l'été.

Indice ATMO 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
concentration en PM10 en μg/m3 0 à 9 10 à 19 20 à 29 30 à 39 40 à 49 50 à 64 65 à 79 80 à 99 100 à 124 > 125
concentration en ozone en μg/m3 0 à 29 30 à 54 55 à 79 80 à 104 105 à 129 130 à 149 150 à 179 180 à 209 210 à 239 > 240

Quelques indices ATMO sur le Douaisis en 2003

Les jours où l'indice ATMO est accompagné de la mention "ozone", correspondent à un dépassement du seuil d'information (180 µgr/m3)

quelques indices ATMO sur le Douaisis en mai et Juin 2003

Mois MAI JUIN
Jour 27 28 29 30 31 1 ... 15 16 17
Indice Atmo 5 6 6 8
Ozone
8
Ozone
7 ... 7 7 5

UBU Roi

Le 31 mai 2003, l'AREMASSE signalait un pic de pollution à l'ozone sur le Douaisis : le seuil d'information de 180 microgrammes/m3 était dépassé. Lors de la Fête Européenne du vélo, la joyeuse bande de cyclistes emmenée par Droit D'Vélo passait par Roost-Warendin ...tout comme un rallye automobile !
Mais ce sont les cyclistes qu'attendait la Police Municipale de Roost-Warendin, la Mairie craignat que la gomme de nos pneux ne souille le chemin des senteurs et des couleurs autour de l'ancien chevalet !

Quelques indices ATMO sur le Douaisis

mi-juillet 2003

Jour 10 11 12 13 14 15 16
Indice Atmo 6 4 6 7 8
Ozone
8
Ozone
6

première quinzaine d'août 2003

Jour 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Indice ATMO 5 4 7 8
Ozone
8
Ozone
8
Ozone
8
Ozone
8 8
Ozone
7 8
Ozone
8
Ozone
7 4 5

septembre et décembre 2003

Mois septembre décembre
Jour 15 16 17 18 19 20 21 22 8 9 10 11
Indice ATMO 5 6 6 7 7 6 7 4 3 6 6 3

 

Pour connaître, la traduction de l'indice ATMO pour la qualité de l'air et l'importance de la pollution atmosphérique, voir plus haut.

On arrive donc à un nombre minimum de 31 jours pollués (indice ATMO supérieur ou égal à 6) en 2003 sur le Douaisis pour un indice relevé pendant 205 jours de l'année à partir des données de l'AREMASSE.
Ce nombre de jours est en augmentation de plus de 60% par rapport à 2002 (voir reportage de l'EXPRESS dans la rubrique Etat des lieux). Toutes choses étant égales par ailleurs, avec ce nombre de jours de pollution, Douai aurait rétrogradé de la 19° place en 2002 à la 39° place en 2003 dans le classement de l'EXPRESS sur 56 villes entrant dans le classement de cet hebdomadaire pour les villes vertes.
L'année 2003 a donc vu le seuil d'information à l'ozone (180 µg/m3) dépassé pendant 11 jours, soit un record détenu, cette année là, à égalité avec Valenciennes sur la zone Scarpe-Sambre-Escaut et un record depuis 1998, année où les mesures du réseau AREMASSE ont commencé.

2004 ou la ville de province qui voulait se faire aussi polluée qu'une Métropole

Depuis le mois de mai 2004, Douai connaît une qualité de l'air inférieure à celle de la métropole Lilloise ! L'explication la plus vraisemblable résulte de taux d'ozone plus élevés

Sur le Douaisis, on peut considérer que l'indice ATMO est déterminé presque exclusivement par l'ozone. Sur les 91 jours du 2° trimestre 2004, l'indice ATMO a été déterminé par l'ozone pendant 89 jours (98% des cas), les deux autres indices ATMO étant liés aux poussières. Les techniciens de L'AREMASSE ont d'ailleurs constaté une concentration en ozone plus élevée que dans le reste du département sur les agglomérations de Douai, Valenciennes et Maubeuge.

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2005 : Retour de la hiérarchie dans la pollution !

 

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Bibliographie

Quelques sites internet

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