Voie Verte de la Sambre

Voie Verte de la Sambre


photo prise à Aulnoye Aymeries

La Lettre d'information électronique n°22 de l'AF3V (association française des véloroutes et voies vertes) nous apprend que la Voie Verte de la Sambre (21 km) a été aménagée en 2005 par la Communauté d'Agglomération Maubeuge-Val de Sambre en complémentarité de l'offre touristique du tourisme fluvial. On retrouve ici la même démarche et les mêmes défauts pour l'aménagement des chemins de halage entre Douai et Courchelettes de la part de la CAD (Communauté d'Agglomération du Douaisis) mais sur une plus petite échelle (5 km).
Cette voie verte a été très bien décrite sur le site de l'AF3V par Monsieur Michel ANCEAU, Directeur de l'association lilloise ADaV (Association Droit au Vélo) mais aussi Correspondant local de l'AF3V.
Nous nous sommes contentés de parcourir cette voie verte le dimanche 5 mars 2007 entre Maubeuge, en partant de la Place des Nations, et Jeumont à la frontière belge, soit sur 12 km environ. Pour rejoindre la voie verte, il faut descendre l'Avenue Jean MABUSE, nom qui vous met déjà dans l'ambiance de cette voie verte.
On ne peut que répéter ce qu'a fort bien dit Michel ANCEAU :


Jeumont

Extrait de la Lettre d'information électronique de l'AF3V
n°22 du 17 février 2007 p.5

C'est une Voie Verte réalisée sur le chemin de halage, avec des aménagements minimum : peu de services offerts, et un revêtement en sable de qualité médiocre. Les barrières sont difficiles à franchir à bicyclette. Mais le parcours offert est agréable et champêtre, et fait découvrir les vestiges de l'industrie régionale.
La Voie Verte va de Jeumont (frontière belge) à Hautmont, en passant par Maubeuge. Il est possible de poursuivre en VTT sur 15km jusqu'à Berlaimont.


photo prise à hauteur de Haumont le 27/06/2009 lors de la balade proposée par l'ADaV (Association Droit au Vélo) de Lille.

On a ici, sur un tronçon de 3 kilomètres environ, une voie verte plus verte que la chlorophylle ! Le chemin de halage y est en effet enherbé La qualité de cette Voie Verte devrait s'améliorer rapidement, puisqu'elle doit à terme "accueillir" la Véloroute Paris-Moscou (entre Maubeuge et la frontière belge), ainsi que la Véloroute régionale Est-Ouest qui reliera Calais à Maubeuge en passant par le Bassin Minier.

Regard critique

© photos Pierre KOKOSZYNSKI

 


Agrandir le plan

RAVeL (Réseau Autonome de Voies Lentes) 3

Le RAVeL 3 se trouve dans la continuité de la voie verte de la Sambre.
D'une longueur de 90 km, il permet de se rendre d'Erquelines, village frontière avec la France jusqu'à Lembeek à travers la Région Wallonne. Le relais jusqu'à Bruxelles est ensuite assuré par la Région Flamande. Ce circuit emprunte jusqu'à Charleroi, la vallée de la Haute Sambre.
Le RAVeL n°3 que j'ai emprunté entre Erquelinnes (à la frontière française) et Charleroi, soit sur une quarantaine de km, n'est pas, à proprement parler, une voie verte. En effet, il semble se composer pour moitié de sites réservés aux modes doux et, pour l'autre moitié, de sites partagés avec les voitures. Il faut noter que, quelle que soit le type d'usagers, la largeur est approximativement toujours la même. Les voitures ne peuvent, bien évidemment circuler que dans un sens. Mais, contrairement à la France, les vélos peuvent heureusement circuler dans les deux sens. Etant donné la largeur réduite, on aimerait connaître le résultat du croisement d'une voiture avec un vélo muni d'une remorque destinée au transport d'enfants.

Aménagement

Fréquentation :

Nous n'avons comptabilisé que les cyclistes en selle. Autrement dit, nous n'avons pas compté les cyclistes qui faisaient une pause, entre autres une pause déjeuner.
Le flux de cyclistes semble relativement constant quelle que soit l'heure.
91 vélos entre 12h30 et 14h30 d'Erquelinnes à Charleroi.
90 vélos au retour entre 16h15 et 18h15.
On a donc une fréquentation horaire moyenne de 45 vélos à l'heure.
Si l'on extrapole à la journée, on arrive à environ 350 cyclistes pour cette journée du dimanche 15 avril 2007 (selon chemins du rail, le RAVeL est fréquenté par les cyclistes entre 9h30 et 17h).
Cette fréquentation, même si elle est loin d'être négligeable, semble à priori relativement modeste.
On peut y trouver diverses raisons.
La politique cyclable de la Wallonie semble s'être focalisée et limitée à la réalisation phare du RAVeL. Sorti du RAVeL, la Wallonie apparaît comme le tiers-monde cycliste de la Belgique en termes d'aménagement et, par conséquent, de pratique cycliste.
Le temps particulièrement ensoleillé ce jour-là a peut-être aussi incité une partie de la population à aller s'entasser sur les 60 km de côtes belges et à aller s'enfumer dans les bouchons afférents.

Pratique touristique populaire

Ces chiffres bruts ne traduisent cependant pas l'intérêt réel du RAVeL 3 et son côté populaire.
On s'y balade seul, en famille ou entre amis, à pied ou à vélo. La fréquentation piétonne est particulièrement importante l'après-midi obligeant les cyclistes à rouler au pas. Cette circulation piétonne est cependant limitée à quelques abcès de fixation. Il s'agit de la promenade digestive du dimanche après-midi.
On y trouve toute la palette des cyclistes :

  • les jeunes amants venus à vélo se bécoter sous les ponts publics
  • les amants un peu plus âgés reconnaissables au fait que le jeune homme est sur son vélo de course tandis que la jeune fille est sur son vélo de ville. On imagine quce garçon ronge son frein à chaque fois qu'un cycliste les dépasse

  • les jeunes couples avec maman transportant le bébé sur son vélo tandis que le jeune papa les accompagne toujours sur son vélo de course
  • les jeunes couples écolo avec, cette fois-ci, papa qui porte le bébé et maman qui suit derrière. Conversation surprise en plein vol : "Quand on s'arrêtera, tu me laisseras donner le sein"
  • les couples un peu plus âgés avec cette fois-ci, tout le monde à vélo
  • les couples de cyclistes au quotidien reconnaissables à leurs vélos de type holllandais
  • les cyclistes néophytes reconnaissables à leur vélo Décathlon.
  • les cyclistes aguerris en vélo de course qui profitent du RAVeL pour pouvoir continuer à pratiquer leur sport favori sans le stress des voitures

engins motorisés

Aucune barrière de contention pénalisante n'y est installée. Apparemment des poteaux avaient été posés au milieu du chemin afin d'en interdire l'accés aux quatre-roues motorisés mais ceux-ci ont disparu. Des panneaux indiquent juste les parties autorisées aux automobilistes et celles qui sont réservées aux piétons et cyclistes. Malgré cette absence de dispositifs anti 2 roues contraignants qui pénalisent d'ailleurs cyclistes et piétons, nous n'avons rencontré que 4 deux-roues motorisés au cours de notre promenade, soit environ un par heure. On aimerait savoir si le seul sens civique explique que ces règles soient respectées tant par les automobilistes que les deux-roues motorisés.

Cohabitation pêcheurs-cyclistes

Contrairement à la France, l'instauration de la variété des usages du chemin de halage a amené les pêcheurs à adapter leur matériel. Ceux-ci sont pour la plupart équipés de cannes de type lancer. Les cyclistes ne sont donc pas obligés de ralentir, voire même s'arrêter en attendant que le pêcheur veuille bien retirer sa canne du chemin de halage comme c'est fréquemment le cas en France. Seul un endroit particulièrement poussiéreux mais de taille réduite a été dédié aux pêcheurs. Il faut alors être prudent face aux va et vient des gaules des pêcheurs.

Quelques images

Labuissière est une ancienne cité marbrière qui produisait un marbre gris-moucheté appelé marbre Sainte Anne. L'abondance des bâtiments en pierre évoque le Massif Central.
L'Office du Tourisme de Labuissière est malheureusement fermé le dimanche.

Labuissière

 


Labuissière, vue vers le Nord
Au premier plan, un vieux marronnier

En guise de conclusion

La différence de qualité avec la France saute aux yeux.

Le RAVeL 3 constitue donc malheureusement une alternative beaucoup plus agréable à la Voie Verte de la Sambre pour les cyclotouriste.

THUIN

Repères

14 600 habitants sur 76 km², soit une densité de 190 habitants/km².
Thuin est situé sur un éperon rocheux au confluent de 2 vallées, la vallée de la Sambre et la vallée de la Biesmelle.

Tourisme

Ville haute

Beffroi

La construction de ce beffroi a été décidée en 1638. Selon le site belgium view sur lequel on peut voir une belle photo de ce beffroi, la flèche du beffroi daterait de 1801. Ce beffroi a été restauré en 1801 puis, à nouveau, en 2004.
Comme 31 autres beffrois de Belgique, il a été classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1999. Pour connaître la liste de ces beffrois, vous pouvez consulter l'article de Wikipédia consacré à ce thème.


Beffroi de Thuin

 

Thuin a été une ville fortifiée. Témoin de ce passé, on y trouve encore quelques petites portes appelées posty.

Posty Arlequin

Le posty Arlequin est orné d'une niche rustique en pierre bleue du XVII° siècle. La coquille indique que cet endroit était situé sur l'un des chemins de Saint Jacques de Compostelle.

 

Ville basse

Association pour la Sauvegarde du Vicinal

l'ASVI qui a un musée à Thuin, rue du Fosteau 2a, joue un rôle important dans la connaissance de la Société Nationale des Chemins de Fer Vicinaux.
L'ASVI fait encore rouler tous les dimanches et jours fériés d'avril à octobre ainsi que tous les samedis de Juillet et août, entre 11h à 18h, un tramway entre Lobbes et Thuin (5 km environ)
C'est l'occasion de découvir, au travers de gens passionnés par les transports en commun, la SNCV créée en 1885 par Léopold 2. La SNCV est encore appelée "petit chemin de fer" entre autres pour le fait qu'elle faisait rouler ses trains sur des voies métriques (écartement de 1 mètre) par opposition à la SNCB (Société Nationale des Chemins de fer Belges), le "grand chemin de fer". La SNCV, à son apogée, comptait 5 200 km en 1925. La même année, la SNCB n'en comptait que 4800 km. On avait donc un réseau ferré de 10 000 km, soit de presque 330 m/km², ce qui en faisait probablement le réseau ferré le plus dense du monde.
Après la deuxième guerre mondiale, victime de la concurrence des bus et surtout de la voiture particulière, la SNCV entame un lent déclin : 4 250 km de voies en 1950, moins de 1000 km en 1960 et un peu plus de 200 km en 1980. Parmi ces 200 km résiduels, on trouve bien évidemment le tramway de la côte belge (kusttram en néerlandais) de 69 km de long qui en fait le plus long tramway du monde, qui roule toujours et dont le premier tronçon (Oostende-Niewport) a été créé en 1885.
La SNCB a, elle aussi, subi la concurrence de la route mais de façon moins brutale : en 1976, le réseau ferré de la SNCB était descendu pour la première fois en dessous de 4 000 km.
Alors que le trafic voyageurs par chemin de fer déclinait en Belgique depuis les années 1960 pour atteindre son point bas en 1998, celui-ci remonte depuis les années 1998 pour dépasser, en 2007, le trafic voyageurs des années 1960. Chaque belge parcourt donc en chemin de fer 1 026 km/an contre 10 370 km en voiture particulière. En 2003, les distances parcourues en Transport en commun représentaient 18% des distances parcourues en mode mécanisé alors que l'usage de la voiture particulière représentait 82% de cette distance.

Trafic annuel intérieur de voyageurs en Belgique par voie ferrée en milliards de km.voyageurs
année 1960 1970 1980 1990 1998 2000 2007
trafic 8,5 8,2 6,9 6,5 5,8 7,7 8,55

Abbaye d'Aulne

Sources

Sources

Marchienne au pont

Déjà la ville approche avec ses gueules
de fours et de chaudières rouges

Emile Verhaeren (1)

Atteniton, Le RAVeL 3, après avoir suivi la rive gauche entre Erquelines et Marchienne au Pont, change de rive entre Marchienne au Pont et Charleroi pour emprunter la rive droite sans qu'aucune indication ne figure sur la voie verte.
C'est l'occasion de plonger dans l'enfer industriel de l'industrie lourde, monde d'autant plus fascinant qu'il est, pour la plupart des mortels, totalement inconnu.
On pourra, entre autres admirer les tags qui ornent une partie des murs d'enceinte de Carsid et qui entretiennent un véritable dialogue avec l'usine. Les éclaboussures blanches qui défigurent le bas de la fresque ci-dessous proviennent en fait de la tour en arrière plan.

 

 

 

 

L'usine de Charleroi fabriquerait des brames qui sont des produits sidérurgiques servant de matière première pour la fabrication de tôles ou de plaques.
Les brames sont des masses d'acier d'1 mètre de large sur 10 mètres de long pesant plusieurs dizaines de tonnes.

Offrande à Vulcain ?

 

Marchienne au pont : Tchernobyl sur Sambre ?

Marchienne au Pont est une ancienne commune à l'ouest de Charleroi qui a été annexée à la ville de Charleroi.
En arrivant à l'ouest par la N90, on ne peut s'empêcher de penser aux zones industrielles du XIX° s. ou aux zones industrielles actuelles de Chine régulièrement évoquées dans la presse. Les maisons y sont grises, voire rouges de rouille. Le pont du métro qui surplombe la N90 est gangrené de rouille. Malheureusement les chiffres viennent confirmer cette impression apocalyptique.
Ces chiffres alarmants peuvent être consultés sur le site de l'IRCEL-CELINE (Cellule InterRégionale de l'Environnement) , réseau national de mesure de la qualité de l'air en Belgique.

Quelques vues de l'usine Cokerill Sambre de Charleroi (2)

Marchienne au Pont et les PM10

Dans le texte qui suit, les concentrations sont des concentrations moyennes journalières sauf indication contraire

Entre le 24 mars 2007 et le 19 avril 2007, (soit pendant 27 jours d'affilée) date à laquelle nous avons écrit cet article, la concentration quotidienne en PM10 a été supérieure à 60 microgrammes/m3 (qualité de l'air moyenne). Au cours de ces 27 jours, la valeur médiane a été de 104 µg/m3(pollution très importante !) mais est montée jusqu'à 168 µg/m3(air irrespirable). Ce jour-là, le 16 avril 2007, la pollution moyenne horaire est même montée à 325 g/m3 (la plongée aux enfers !). On peut encore dire que le seuil français d'information de 80 µg/m3 a été dépassé pendant 13 jours et le seuil français d'alerte de 125 µg/m3 pendant 8 jours.
Or, comme le rappelle le site de l'IRCEL, depuis le 1° janvier 2005, la directive 1999/30/CE de l'Union Européenne autorise au maximum 35 dépassements du seuil de 50 µg/m3 par année. Même si les données de cette année ne sont pas encore validées, on en serait déjà à 56 jours pour l'année 2007, soit une nette avance sur toutes les autres communes de Belgique. La deuxième commune en tête des dépassements est la commune flamande d'Oostrozebeke (33 jours de dépassement), soit une courte avance sur Charleroi (32 jours de dépassement). Il faut dire que, depuis 1998, Marchienne au Pont se fait un honneur d'être en tête des dépassements du seuil de 50µg/m3 pour les PM10, avec un nombre moyen de jours de dépassement proche de 100 (98), le record ayant été atteint en 2006 avec 175 jours de dépassement, soit quasiment un jour sur deux au cours de l'année 2006.
Si l'on se réfère à la valeur limite fixée pour la protection de la santé en 2010 d'une concentration moyenne annuelle de 20µg/m3 (directive 1999/30/CE), cette valeur limite a été dépassée 126 jours sur les 136 jours où ont été prises des mesures depuis le début de l'année 2007. A titre anecdotique, le 1° janvier 2007 fait partie des jours bénis où la pollution a été inférieure à la valeur limite : bonne année aux Carolorolégiens !
De plus, la pollution mesurée par le réseau de la qualité de l'air ne mesure qu'une partie des polluants (dioxyde de soufre SO2, dioxyde d'azote NO2, PM10 et ozone O3). Tout aussi problématique est le rejet de dioxines.

Microparticules et santé

Les fines particules en suspension dans l'air et les substances toxiques qui sont absorbées à leur surface (métaux lourds, HAP,....) peuvent pénétrer profondément dans les poumons et endommager le système cardio-pulmonaire. Elles sont également carcinogènes.
Selon des études récentes de l'OMS, il n'existe pas de seuil de concentration en dessous duquel l'inhalation de ces microparticules serait inoffensive pour la santé.
Les émissions wallones de PM10 (microparticules de diamètre inférieur à 10 microns) ont été estimées à 25 000 tonnes en 2002 (soit 7,5 kg/an pour chacun des 3,5 millions de wallons) dont 70% provenaient de l'industrie et 20% du trafic routier (en presque totalité des moteurs diesel).

CHARLEROI : une annexe française en Belgique ?

Bande Dessinée Tourisme

Géographie

Charleroi, avec ses 201 000 habitants en 2006, est la première ville de Wallonie.
Charleroi appartient à la Province du Hainaut (1,3 millions d'habitants) fortement marqué par son passé minier.
Charleroi est aussi la capitale du Pays Noir, c'est à dire de l'ancien pays minier.
Les habitants de Charleroi se nomment les carolorolégiens.

Identité nationale ?

La ville de Charleroi prit son nom en 1666 en l'honneur de Charles II, roi d'Espagne qui y avait fait construire une forteresse. Ceci n'empêcha pas Louis XIV de s'emparer de la ville en 1667 et de construire la ville basse.
En 1679, Charleroi redevient espagnole pour redevenir française entre 1794 et 1814.

Un métro toujours en gestation

Le métro léger de Charleroi (MLC) dont la construction a commencé à la fin des années 1960, n'est toujours pas terminé mais aurait déjà coûté 550 millions d'euros.
Faute de cohérence (projet non terminé, fréquence des rames insuffisante), la fréquentation n'est pas au rendez-vous. 3 millions de passagers par an, soit 8.200 personnes par jour. A titre de comparaison, le tramway de la ville de Caen (109 000 hab. en 2005 pour la ville, 220.000 hab. pour la Communauté d'agglo) transporte 42.000 passagers quotidiennement, soit 5 fois plus.
La ville de Charleroi s'apprête à recevoir 100 millions d'euros du gouvernement wallon pour étendre son réseau de métro

Une politique cyclable encore dans les limbes

  • La N90, malgré sa circulation importante, est en grande partie dépourvue de voies cyclables.
  • Alors que les dimensions de la place Charles II permettaient de créer sans problème un anneau cycliste, on n'a qu'une place minérale comportant une immense fontaine en son centre qui, par ailleurs, ne fonctionnait pas ce jour-là.
  • Aucun arceau vélo non plus sur la place Charles II. Je n'ai d'ailleurs aperçu aucun arceau vélo dans la ville.
  • Alors que les sens uniques sont devenus des sens uniques limités (vélos autorisés à contre-sens) depuis le 1° juillet 2004, je n'ai vu qu'une seule rue à sens unique dans ce cas.
  • Malgré la présence du parti écolo à la mairie (8% aux élections de 2006, plus de 11% en 2000), malgré l'existence d'une antenne du GRACQ à Charleroi, la politique municipale semble donc se cantonner au vélo de loisir avec la création de quelques boucles du circuit RAVeL.

 

Bande Dessinée

Franquin : Corrida
© "Corrida" de Franquin

Ce n'est pas un hasard si une sculpture du Marsupilami de Franquin (1924-1997) égaie l'un des rond-points de Charleroi. Franquin fait partie de l'une des deux grandes "écoles de la BD belge", l'"école de Marcinelle" qui regroupait 3 autres grands auteurs de BD : Jijé, Morris et Will. L'autre grande école de BD étant celle de Bruxelles dominée par Hergé.
Le nom de l'école de Marcinelle vient du nom de la ville Marcinelle au sud-est de l'agglomération carolorégienne, siège des éditions Dupuis. Les éditions Dupuis ont été créées en 1898. En 1938, les Editions Dupuis lancent le magazine de BD "Spirou" qui signifierait, en wallon carolo, "écureuil" ou encore "enfant espiègle". Les 4 auteurs précédents ont participé à ce magazine BD qui a fêté ses 70 ans en avril 2008.

Tourisme

Basilique Saint Christophe

Cette église est située sur la place Charles II. Sa première construction date de 1667, ce qui explique le style baroque. Elle fut entièrement reconstruite en 1956-1957. Cette reconstruction expliquerait-elle l’apparent syncrétisme de la coupole de 16m de haut et de 42m de haut où les étoiles évoquent les régimes soviétiques tandis que les aigles évoquent l’empire germanique ?

Art déco à Charleroi

On peut admirer un bel ensemble de maisons art déco dans l'avenue Pastur (n°172 à 176) qui mène à Mont/Marchienne (direction Musée de la Photographie).

Musée National de la photographie

logo du musée national de la photographie
musée national de la photographie de Charleroi
Musée National de la photographie de Charleroi, photo prise le 24 octobre 2014

Le Musée National de la Photographie est situé au 11, Avenue Paul Pastur à Charleroi (ancienne commune de Mont sur Marchienne). Ce musée a été inauguré en 1987 dans les locaux d'un ancien couvent de carmélites lui-même inauguré en 1900.

Notes et Sources

1 : Pour une vision plus forte et plus globale des villes industrieuses de la fin du XIX° s. qui perdurent encore en partie au début du XXI° s. en Belgique, vous pouvez lire sur le net le poème "Les Usines" d'Emile Verhaeren (Saint Amand près d'Anvers, 1855-Rouen ; 1916) extrait du recueil "Les villes tentaculaires" publié en 1895.
2 : Vous pouvez consulter un reportage photo beaucoup plus exhaustif sur l'usine Carsid de Charleroi réalisé dans le cadre du projet . Sur ce même site de Tchorski, vous pouvez aussi consulter un autre reportage photo sur une usine abandonnée du bassin sidérurgique de Charleroi.
Deux regrets par rapport à ce site : des reportages qui se limitent aux phots sans mise en perspective tant sociale qu'historique, économique et écologique (la pollution est vaguement évoquée au travers de quelques images). Les légendes contiennent souvent des termes techniques de la sidérurgie qui demeurent abscons pour le commun des mortels.
Vous pouvez encore aller admirer, juste pour la beauté et la force des images, 6 photos d'Arlette sur le site Flick'r, des photos très travaillées au niveau des couleurs en particulier, prises dans les sites industriels d'Ougree et Seraing dans les environs de Liège.

La photo ci-dessus est le bronze d'Emile Verhaeren qui se trouve à Roisin (commune d'Honnelles) en Belgique, commune appartenant au parc naturel des Hauts Pays et qui possède un "circuit des pierres Verhaeren", 24 stèles sur lesquelles sont gravées des strophes du poète en l'honneur des séjours réguliers qu'y fit Emile Verhaeren et sa femme, Marthe Massin, aquarelliste renommée, pendant une quinzaine d'années à partir de 1899. Ce circuit inclut, entre autres, le site du "Caillou qui Bique" qui inspira également le poète.

Photos : Pierre KOKOSZYNSKI

Sources :