Le "tram" du Douaisis, un vrai drame
pour les modes doux !

Pendant les travaux travaux réalisés
Douai Douai
Sin le Noble Sin le Noble
Dechy Dechy
Guesnain Guesnain

Douai

              gare

Rue Charles Bourseul

Les photos ci-dessous ont été prises le mercredi 29/08/07, soit 6 jours avant la rentrée scolaire. Certains étudiants se rendent d'ailleurs déjà à l'Ecole des Mines de Douai.
Or, à hauteur de l'entrée nord de cette grande école, un espace n'est toujours pas goudronné !

côté nord, dénivelé de 4 cm côté sud, dénivelé de 7 cm

Rue de Béthune

On devine sur la photo un panneau provisoire qui indique hypocritement que le stationnement est limité à 15 minutes. Ce panneau n'invite d'ailleurs pas à respecter la piste cyclable !
Ce mercredi 29/08/07, dès 8h, on trouvait déjà 5 voitures en stationnement. A 10h20, soit plus de 2 heures plus tard, 7voitures étaient stationnées à cet endroit dont 3 qui étaient là dès 8h. Et la rentrée scolaire n'a pas encore eu lieu !

Gare de Douai

Gare de Douai : un pôle d'intermodalité ?

A Douai, tous les prétextes sont bons pour faire disparaître des arceaux vélos. C'est le cas de ceux qui étaient devant l'hippodrome qui ont disparu lors de l'extension de celui-ci.
Les travaux du tramway ont permis également de supprimer les 4 arceaux vélo situés dans la rue Saint Jacques à l'intersection avec la rue Fortier.
C'est encore le cas avec la réfection de la place de la gare avec la disparition des 4 arceaux situés devant cette gare pour le plus grand bonheur de la SNCF qui prétextait la gêne occasionnée par ces arceaux lors de la descente des TGV. On remarquera le mépris affiché par la SNCF pour les usagers des TER qui sont certainement plus nombreux.
Or ce stationnement vélo formé de 4 arceaux et demandé par l'association Droit d'Vélo en novembre 2002, était particulièrement utile. On peut voir ci-contre et ci-dessous les cyclistes orphelins s'attachant à la moindre barrière.
Malgré la grève et un temps automnal peu clément, on a pu compter 9 vélos aux abords de la gare deux jours de suite : le mercredi 21/11/2007 et le jeudi 22/11/2007. Certes, un garage à vélos vidéosurveillé existe à la gare de Douai grâce aux nombreuses interventions de l'association Droit d'Vélo et une information correcte est enfin faite dans cette même enceinte. Cependant la liberté de choix devrait être préservée pour les adeptes du train+vélo. En effet, en fonction du type de vélo possédé, on peut préférer faire l’économie d’un stationnement vélo sécurisé (6 € par mois).

C’est d’ailleurs la formule que l’on trouve aux abords des gares néerlandaises (Eindhoven, entre autres, que connaissent certains de nos élus) et de la plupart des gares flamandes. On y trouve à la fois un stationnement sécurisé et payant mais aussi un stationnement gratuit muni d’arceaux vélo. A Ostende, on trouve un garage à vélo couvert et gratuit. A Anvers, le garage à vélo est couvert, gratuit et même surveillé.

photos prises le mercredi 21 novembre 2007 vers 17h

Place Charles de Gaulle

Retour au sommaire

Quelques réalisations du TCSP

Douai

rue Charles Bourseul rue de Cuincy Boulevard de la République rue d'Esquerchin rue Martin du Nord rue des Malvaux rue Fortier
Place Carnot Boulevard Phalempin Avenue du Maréchal Leclerc rue de Valenciennes rue d'Aniche arceaux vélo du SMTD ressauts
Pont de Lille Route de Tournai Pistes cyclables
en milieu urbain

Au sud de l'école des mines

 

Dénivelé 0 pour tous : automobilistes, PMR et cyclistes !

On aimerait tous bénéficier du sort privilégié réservé aux automobilistes, un dénivelé nul en traversant la voie de "tram" ou quand on change de voirie.
La photo ci-dessus illustre l'entrée de l'Ecole des Mines. A ce niveau, le maître d'ouvrage, quelque soit le lieu, n'est jamais pris en défaut.
Pour les piétons, ces ressauts théoriquement destinés à alerter les mal voyants du changement d'usagers (piétons/voitures/tram) font, à notre avis double emploi avec les surfaces podotactiles mais sont particulièrement pénalisants pour les personnes à mobilité réduite.
D'ailleurs le décret n° 99-756 et l'arrêté du 31 août 1999 précisent que, si les ressauts ne peuvent être évités, ceux-ci doivent avoir des bords arrondis et une hauteur maximale de 2cm. Deux enseignements sont à tirer de ces textes officiels. D'une part, les ressauts doivent être évités et il en existe une multitude sur les aménagements liés au tram où l'écoulement des eaux ne peut justifier ces ressauts. De surcroît, nous avons dénombré au moins trois ressauts d'une hauteur supérieure à 2,5 cm !
Par contre, les entrées et sorties de pistes cyclables sont truffées de ressaut qui apparentent ces voies cyclables à des parcours de VTT.
Ce site ne recense que les ressauts les plus délirants (hauteur supérieure à 2,5 cm) même si tous sont désagréables.
Comme le rappelle le guide de bonne pratique des aménagements cyclables du MET de Wallonie, les bordures présentes sur les pistes cyclables pour un pneu standard de 3 cm de section doivent être multipliées par 3 si on veut l'équivalent pour une roue de voiture.
Ainsi, une différence de niveau de 1 cm qui peut sembler bénigne équivaut à une bordure de 3cm pour une roue de voiture (choc nettement sensible). Quand à une bordure de 2 à 3cm sur une PC, elle équivaut à une bordure de 10 cm pour une roue de voiture, soit plus que la hauteur d'un vrai plateau ralentisseur (7 cm environ)-qui ne doit pas être confondu avec les pseudo-ralentisseurs du SMTD-et ce, sans biseau ! Ainsi, Luc Coveliers, expert de Provélo propose le test de la pièce de 2 € d'un diamètre de 2,5 cm que nous avons effectué. Ces irrégularités, outre l'inconfort, provoquent également des chocs, des dégâts aux jantes, voire des risques de crevaison qui résultent d'un pincement de la chambre à air entre la jante et l'élément saillant.
L'idéal aurait été d'avoir l'ensemble de la piste cyclable au même niveau, ce dont bénéficient, comme on peut le noter au passage, ces chères voitures entrant et sortant du parking de la place Carnot. Au minimum, un correctif s'impose consistant à ajouter une langue de revêtement hydrocarboné pour créer un effet de rampe sans à-coup.

Vue d'ensemble

Gros Plans

côté 1
cyclistes
côté 1
piétons
côté 2
cyclistes

Rue de Cuincy

Vue d'ensemble gros plan

Pont d'Esquerchin

gros plan à hauteur du 2° rond point à partir de l'ouest

Rue d'Esquerchin


Là encore, foin des beaux principes inscrits dans les différentes chartes du PDU.
Une fois de plus, à hauteur du n°475 (éclairage public), le trottoir descend à 1,05 m.

Boulevard de la République, côté sud

Vue d'ensemble

Gros plans

côté 1
cyclistes
côté 1
piétons
côté 2
cyclistes
côté 2
piétons

Boulevard de la république à hauteur de l'intersection avec la rue de la Herse

Vue d'ensemble Gros plan

Rue Martin du Nord

Le SMTD (Syndicat Mixte des Transports du Douaisis) et la ville de Douai n'ont toujours rien compris aux zones 30 contrairement à d'autres communes du Douaisis (Cuincy par exemple). Alors que le PDU (Plan de Déplacements Urbains) prévoyait de mettre en zone 30 la totalité de l'hypercentre de Douai, on constate ici la création d'une zone 30 exigüe limitée à l'intersection de la rue de l'Abbaye des Prés avec la rue Martin du Nord qui se justifie par la création d'un plateau ralentisseur par ailleurs trop doux à notre goût. Le dénivelé est en effet trop faible pour avoir un effet réellement dissuasif contre les vitesses excessives.

Rue Fortier

Boulevard Phalempin

Le SMTD promeut les gens nés avec un brompton en titane

On connaissait déjà les gens nés avec une cuillère en argent. Mais le SMTD vient d'inventer une nouvelle catégorie sociologique, les individus nés avec un en titane ! Le passager descend de voiture et enfourche alors son brompton pour se rendre à la gare de Douai !
Plus sérieusement, après l’Avenue du Maréchal Leclerc, le SMTD semble à nouveau récidiver Boulevard Phalempin. A priori, le piéton, de par sa vitesse, va au plus court. Or, malgré la présence d’un dépose-minute dans le parking à l’est de ce boulevard (notons au passage que ces dépose-minutes semblent devenir une obsession douaisienne), le SMTD a également créé un dépose-minute le long du boulevard. Ceci oblige les piétons à contourner le parking et à effectuer un long détour. Ne risque-t-on pas de provoquer des conflits inutiles entre piétons et cyclistes le long de la piste cyclable qui constitue pour les piétons le chemin le plus naturel ? Il faut en effet être profondément masochiste pour emrpunter le cheminement piétonnier que l’on espère provisoire (les photos ci-dessous ont été faites le 22 novembre 2007). Celui-ci a non seulement une largeur insuffisante : 115 cm au lieu des 140 cm réglementaires. Mais il est, de surcroît, parsemé d’embûches. Entre autres, une plaque de métal de largeur insuffisante recouvre mal un trou, risquant de provoquer un accident pour une personne étourdie. Ce d’autant plus que ce cheminement n’est pas éclairé. De plus, la “nature humaine ayant horreur du vide”, on peut constater que ce trou se remplit progressivement d’immondices.

Du danger des pistes cyclables bidirectionnelles en milieu urbain

Les pistes à double sens en ville sont aussi dangereuses. Les cyclistes roulant à contresens du sens de la circulation ont 3-4 fois plus de chance de se faire écraser par un bus.
Une piste cyclable peut accroître le risque d’accidents. Il y a moins d’accidents vélo/auto en section courante et plus d’accidents vélo/piétons, de nature forcément moins grave. Par contre, les accidents se multiplient aux carrefours. Les automobilistes perdent littéralement de vue les cyclistes et oublient leur existence, n’en tenant pas compte là où ils les croisent subitement. D’où l’importance de la configuration des carrefours avec une piste cyclable. Cela est connu depuis 1985 (Étude Danoise de Bach/Rosenbach/Jorgensen).
La base de la comparaison est le risque d’accident encouru par un cycliste traversant un carrefour où il est prioritaire (base = 1). Le risque est environ trois fois plus élevé lors de la traversée d’un carrefour sur une piste cyclable D7/D9. Le risque est également trois fois plus élevé que le risque de base quand on tourne à gauche alors qu’on circule sur la chaussée. Mais il est multiplié par onze par rapport au risque de base pour un cycliste qui tourne à gauche alors qu’il circule sur piste cyclable, ou qui traverse le carrefour en ligne droite alors qu’il circule à « contresens » sur une piste cyclable bidirectionnelle. Info Vademacum wallon (pages 106 et 107) et http://www.cyclecraft.co.uk

message de Luc Coveliers du 15/07/2008

 

 

Rue de Valenciennes

Le carrefour de la rue de Valenciennes avec la rue de la cuve d'or a été modifié de fond en comble pour construire un rond-point carré. En contrepartie, le square Rogerol qui n'était pas déjà très grand, est réduit à un mouchoir de poche. Le trottoir y est nettement surélevé (dénivelé de 20 cm par rapport à la chaussée) pour lutter contre le stationnement sauvage. Un bateau a été créé pour accéder au parc. Mais là encore, un piège à handicapés a été créé avec un dévers important et deux poteaux probablement destinés à lutter contre le stationnement sauvage à 70 cm du bord du trottoir. Ne pouvait-on imaginer un autre dispositif de lutte contre le stationnement sauvage qui ne pénalise pas les modes doux ? Si les aménageurs continuent à se moquer des piétons, ces derniers devront-ils se servir d'un tronçonneuse à métaux pour couper tous les éclairages publics qui réduisent en dessous de la largeur réglementaire la largeur des trottoirs : on risque alors de se trouver dans une ville plongée dans l'obscurité. Car ici aussi encore, l'éclairage public réduit le trottoir à 1,05m. Ici on peut parler de mépris des piétons et des normes réglementaires. Cette rue a en effet été créée ex nihilo et n'était donc pas soumise à des contraintes. Ce problème pouvait donc être évité en créant un trottoir plus large si les bureaux d'études ne se comportaient pas par moments comme des shadoks.

Le tram devait changer la vie !
Or on peut constater qu'une approche strictement technochratique risque de pourrir celle des piétons.
Ainsi, le trottoir sud de la rue de Valenciennes, (côté Eglise Notre Dame) n'a qu'une largeur de 1,50m, bordures comprises. Si l'on ne considère que l'enrobé de couleur rouge (couleur de surcroît discutable), celui-ci n'a qu'une largeur de 1,2m. De plus, ce trottoir n'est séparé du stationnement voiture que par une surélévation ridicule de 4 cm. Ceci permet aux voitures de se garer sans problème à cheval sur un trottoir dont la largeur est déjà chichement mesurée, ce qui a été maintes fois constaté.
Ceci est d'autant plus regrettable qu'un espace de verdure entoure l'église. Ainsi on aurait pu prélever sans problème une bande de 50 cm à 1 mètre de large pour avoir des trottoirs confortables sans toutefois dénaturer l'espace vert. Cependant, au 12/12/05, les lampadaires ont déjà été posés à la limite du trottoir, ce qui provoquera un surcoût élevé en cas de modification (recul des lampadaires).
Ce n'est certainement pas avec ce type de réalisation qu'on fera redécouvrir aux Douaisiens le plaisir de la marche à pied.

Quand aux cyclistes, ils sont tout simplement oubliés. La volonté de préserver le stationnement voiture (28 places sur 150 mètres) s'est faite au détriment de la création des bandes cyclables. Une fois de plus, le cycliste se voit attribuer, à son corps défendant, le rôle de modérateur humain de la vitesse des automobiles sur une voirie de 3m de large où il est impossible de doubler un cycliste sans mettre en danger celui-ci.
Un message clair aurait pu pourtant être envoyé aux personnes motorisées en mettant cette rue en zone 30 : cela aurait rappelé qu'en milieu urbain, les modes doux étaient prioritaires et les véhicules motorisés juste tolérés. Faute de cette mise en zone 30, on risque de voir se développer frustration, crispation et klaxons.
Cette première réalisation laisse donc mal augurer de la suite du projet !

Rue d'Aniche

On a enfin un trottoir de largeur un peu plus "généreuse" côté sud (jardin public) avec une largeur de 1,6m au niveau de l'éclairage public (2m ailleurs) mais... la suppression du trottoir qui longe, côté nord, l'usine AFR (Arbel Fauvet Rail) !
Ici aussi, on a, comme à Guesnain, des plateaux ralentisseurs qui se limitent à un marquage au sol (voir photo de gauche ci-dessous). Il y a fort à parier que les plateaux ralentisseurs qui avaient été arrachés par Droit d’Vélo sur l’Avenue Salengro à Sin le Noble, soient du même type.
Monsieur DELILLE, Président du SMTD et de la CAD, affirme : “je n’ai pas la place (pour créer un trottoir)”. Or, la place , ça se crée et ça s’achète aussi. Concrètement, il manque 4 mètres sur une longueur de 400 mètres pour créer un trottoir et deux pistes cyclables de chaque côté en étant un peu plus généreux que le SMTD qui n’accorde, dans le meilleur des cas, que le strict minimum aux modes doux et afin de pouvoir travailler dans les règles de l'art.
D’un côté de cet axe, on a le Parc Public Charles BERTIN créé à la fin du XIX° siècle et qui, à notre connaissance, n’a pas le statut de bois sacré.
De l’autre, on a les établissements AFR (Arbel Fauvet Rail) installés sur 25 ha (250 000 m²). Cette usine est actuellement sous perfusion et a bénéficié de 2 millions d’euros de subventions en 2005 afin de lui permettre de traverser un cap difficile. 1M€ a été versé par la CAD (Communauté d’Agglomérations du Douaisis), l’autre moitié étant fournie par le Conseil Régional. Si l’on l’on ne veut pas toucher au Parc Charles BERTIN, la CAD et le SMTD auraient pu proposer de racheter une bande de 3m sur 400 m, soit 1200 m²) à AFR. Ceci, à priori, ne poserait pas de problème car les ateliers d’AFR ne jouxtent pas le mur d’enceinte de l’entreprise. Cette procédure a été appliquée ailleurs avec le rachat de maisons à DECHY et à DOUAI. Pourquoi cette même procédure n’est-elle pas appliquée ici ?

Le SMTD crée des pseudo-bandes cyclables !

Les cyclistes doivent se contenter de pseudo bandes cyclables réduites à 60 cm hors marquage au sol dansl lesquelles s'insèrent difficilement des logos vélos qui, en la circonstance, ont été rétrécis à 80 cm de large au lieu des 100 cm habituels. Ce type d’aménagement constitue en fait un aménagement cache-misère qui vise à éluder l’absence de volonté politique pour créer des voies cyclables. Ceci ne leurre finalement que les automobilistes qui se disent qu'on fait quelque chose pour le vélo. De plus, même les bandes cyclables sont inadaptées sur un axe qui connaît un TMJA (trafic moyen journalier annuel) de 10 000 véhicules/jour. On est donc en présence d’un partage de la voirie au seul profit des modes motorisés qui s’arrogent 14,5m sur une largeur totale de 16,5m soit 88% de l’espace.
Pire, partout où les travaux sont terminés, on constate, qu’en dehors de Douai, les rares bandes cyclables promises sont rarement fonctionnelles et donc accidentogènes. C’est le cas à l’entrée nord de Guesnain, par exemple. On est donc en présence d’une vaste duperie par rapport au projet initial.

Rue d'Aniche à Douai

 

 

La Voix du Nord du 18/07/07

Les travaux inquiètent les riverains de la rue d'Aniche

Mercredi, à la veille des travaux du tramway sur la seconde portion de la rue d'Aniche, les riverains ont fait part de leurs inquiétudes à Jean-Jacques Delille, président du Syndicat mixte des transports du Douaisis (SMTD). La réunion leur a permis d'obtenir des réponses.

Jean-Jacques Delille
« Je me tue à répéter que la géométrie des lieux
ne permet pas de faire autre chose »

Sur les trottoirs qui bordent la rue d'Aniche, quelques marques de peinture fluorescente. Les travaux du tramway sont sur le point de commencer et ces tracés inquiètent habitants et commerçants. « C'est le tracé du nouveau trottoir. II sera réduit de plus d'un mètre », déplore une riveraine. Les véhicules passeront bientôt à 1,50 m de leurs fenêtres. «Il y a beaucoup plus de vibrations. Ma vitre s'est même décollée du montant de la porte », se plaint l'occupant d'une maison située au milieu de la rue, là où les travaux ont déjà bien avancé. « Le tram, on n'est pas contre, c'est la façon dont c'est fait », résume Patrice Moret, un commerçant. Les riverains ont confié leurs craintes par écrit à Jean-Jacques Delille, président du SMTD. Mercredi soir, celui-ci les recevait en présence du maître d'ouvrage. « Vous nous mettez en danger », a accusé M. Moret. Chaussée et trottoirs trop étroits, tracé trop courbé : le projet pose selon lui un « problème de sécurité publique ». Faux, s'est employé à démontrer M. Delille, plans à l'appui. « Je ne vois pas où est la sécurité aujourd'hui quand je vois vos voitures garées sur le trottoir. (1)
Lors de la réunion de mercredi, les riverains ont obtenu la pose de barrières de sécurité le long des trottoirs.
Vous aviez une autoroute avec stationnement sur trottoir, et ça, ça ne vous plaît pas ? » La rue, qui dessert les cités minières jusqu'à Aniche, est très fréquentée malgré la rocade est. Pour M. Delille, la nouvelle configuration n'est pas en cause, bien au contraire, puisqu'elle permettra de limiter la vitesse de circulation. Deux zones 30 seront aménagées, « il y aura des contrôles de police », et un feu ralentira les véhicules. « Si vous voulez des barrières, on en mettra (2)», a ajouté M. Delille en guise de garantie. Autre problème soulevé : le manque de stationnement. « Ça, ça n'a rien à voir avec le tram et c'est insoluble. Je me tue à répéter depuis des mois que la géométrie des lieux ne permet pas de faire autre chose ». En réponse à la demande des riverains, un parking de douze places sera néanmoins aménagé en face des commerces. « A 200 000 €, ce sont les places les plus chères de Douai(3) ». Sur le problème des vibrations, le maître d'ouvrage a appelé à la patience : la nouvelle voirie devrait les atténuer. Les travaux seront terminés en octobre. D'ici là, les esprits se seront peut-être apaisés.

JULIE HIBON

Quelques commentaires

On retrouve ici la même problématique soulevée rue Roger Salengro à Sin le Noble. Le Président du SMTD se vante d'avoir le "tramway" le moins cher de France. Sauf qu'à force de compresser les coûts, aucun usager n'est satisfait et ce sont les modes doux (piétons et cyclistes) qui paient le plus lourd tribut à ce projet mal ficelé.
1 : On peut effectivement regretter que, dès que le trottoir a une largeur dépassant 1,50m, les voitures s'y collent. Ceci étant, cela ne justifie pas la réduction systématique de la largeur des trottoirs à la largeur minimales réglementaire de 1,40m. Cette longueur minimale s'accompagne d'une gêne quand deux personnes sont à la même hauteur (croisement ou dépassement) sans parler des personnes à mobilité réduite (personnes handicapées éventuellement en fauteuil roulant, poussettes, etc.). Nous nous permettons également de signaler que la Mairie de Douai a commencé à s'attaquer au problème en posant des potelets.
2 : Solution aberrante, la pose de barrières accroîtrait encore l'exiguïté des trottoirs et les rendrait quasiment impraticable
3 : La formulation est plus qu'ambigüe. Les 200 000 € correspondent-ils au coût des 12 places de stationnement ou au coût d'une seule place ? Il faut savoir qu'une place de parking sur voirie occupe environ 10m² (5mx2m) mais s'il s'agit d'un parking hors voirie, on compte haibtuellement 25m² car il faut prendre en compte les surfaces de dégagement et de circulation.
Il y a deux ans, Droit d'Vélo avait lancé une pétition demandant la création d'une passerelle pour les cyclistes oubliés dans un sens sur le Pont de Valenciennes et celui de Lille, pétition non signée par l'actuel Vice-Président de l'Association.
Lors de la remise de ces pétitions, Monsieur Delille avait gentiment envoyé promener la délégation de l'association en prétextant le coût trop élevé de ce type de passerelle sans d'ailleurs préciser le coût de celle-ci. Or quand on sait qu'une passerelle pour les modes doux de plus de 100 m de long a un coût de 700 000 € (voir à ce sujet les réalisations du Grand Nancy), on peut estimer que ce type de réalisation a un intérêt général aussi important que celui de la création de 12 places de stationnement soit disant dédiées au commerce (combien d'entre-elles seront occupées par des riverains ou des pendulaires ?).
Depuis, le discours du Président actuel de Droit d'Vélo consiste à dire qu'il est difficile d'intervenir après coup. Les cyclistes ont donc droit à un enterrement de troisième classe.
On voit également les limites de ce type de concertation dans laquelle seuls les riverains sont concertés, riverains dont la vue se réduit trop souvent à leur bout de trottoir : rien n'est dit sur la disparition du trottoir longeant Arbel.
Or d'autres associations confrontées au même type de problème ont eu des réactions un peu plus musclées.
C’est le cas à Toulouse où les travaux de réaménagement de la rue d’Alsace Lorraine (2 millions d’euros) dans le cadre des travaux du métro s’accompagnent de la disparition dans un sens du couloir bus+vélo. Face à cette situation, une dizaine de membres de l’association Vélo Toulouse ont participé à une “procession funéraire” le 4 juillet 2007 et ont bloqué la circulation dans la rue pendant moins d’un quart d’heure. Cela a valu au Président de cette association d’être interpellé pour “entrave à la circulation” et de subir une garde à vue de 2 heures avant d’être cité à comparaître le 26/09/07.

P.K.

Pont de Lille

Route de Tournai

Ici, c'est la DVI, service des routes du Conseil Général qui est en cause. Suite à la réfection de la route de Tournai, la piste cyclable qui passe sous le rond-point au nord du Pont de Lille, débouche ... sur un talus pour le moins abrupt (voir photo ci-dessous).

Arceaux vélo du SMTD : voyage en absurdie

  • 27 août 2007

    Pose des premiers arceaux vélo du SMTD

    Le SMTD (1) a procédé au cours de cet été à la pose de ses premiers arceaux vélo visiblement sans aucune concertation avec l'association locale Droit d'Vélo Douaisis.
    On aurait aimé que DDV, faute d'être créative dans le cadre d'une concertation sur l'emplacement du stationnement vélo, soit au moins réactive sur les choix effectués via son site.
    La position de beaucoup trop de ces arceaux vélo semble en effet résulter de l'impact aléatoire d'une fléchette sur le parcours d'Evéole, le TCSP (2) du Douaisis. 2 principes de base régissent le stationnement vélo :

    • la proximité des lieux fréquentés (commerces en particulier)
    • le contrôle social

    Ces deux principes vont d'ailleurs souvent de pair.
    Le SMTD aurait pu impulser une nouvelle politique de la mobilité en remplaçant certaines places de stationnement voiture sur voirie par du stationnement vélo. Le soi-disant sacro-saint stationnement voiture est déjà mis à mal par les terrasses des cafés contre espèces trébuchantes et sonnantes, il est vrai. Faute d'une politique volontariste, on a trop souvent droit à des arceaux épars posés à des endroits peu pertinents. Et, pourtant, en beaucoup d'endroits, la largeur des trottoirs aurait permis une pose plus judicieuse.

    1 : SMTD : Syndicat Mixte des Transports du Douaisis
    2 : TCSP : Transport en Commun en Site Propre


    Rue des Malvaux à Douai
    Dans la photo ci-dessus, l'endroit fréquenté est ici le restaurant Suc and Sel assurant une restauration rapide. Le bon sens eut voulu que les deux arceaux vélo soient donc posés en face de ce restaurant sur le trottoir de celui-ci. Or, les deux arceaux ont été mis sur le trottoir d'en face qui ne donne que sur la clôture aveugle de la gendarmerie.
    Suite à un premier passage rapide, j'avais cru initialement qu'il s'agissait d'un double appui pour les personnes âgées attendant de pouvoir traverser.
    P.K.
  • Pont d'Esquerchin

    Douai crée la première voie verte en plein centre ville !

    Comme on peut le voir, les publicitaires ont horreur du vide. Certaines villes ont droit aux vélos Decaux et à un surcroît de panneaux publicitaires de cette entreprise. A Douai, on n'a droit qu'aux panneaux !

    Boulevard de la République

    Même en étant écolo, on en vient à haïr les arbres et les ateliers d'urbanisme qui veulent en placer partout sans tenir compte du contexte.
    Sur ce boulevard particulièrement circulant, côté est (photo ci-contre) la bande cyclable oscille entre 75cm et 90 cm hors marquage au sol (le CERTU conseille une largeur minimale de 100 cm !). Mais l'atelier d'urbanisme a créé deux bandes arborées de part et d'autre de la voie du tramway (photo ci-dessous), l'une de 300 cm côté ouest et l'autre de 260 cm côté est. On aurait donc pu créer deux pistes cyclables confortables de chaque côté du boulevard quitte à supprimer une rangée d'arbres qui fait double emploi avec ceux du parking de la faculté de droit.



    Rue d'Ocre

    Cet arceau a été placé sur la rue Saint Albin à l'intersection avec la rue d'Ocre. Sur le trottoir d'en face, on peut deviner la librairie-papeterie "Les petits papiers" tenu par un homme charmant et affable, Monsieur Planchon. Celui-ci devrait partir à la retraite. On espère qu'il sera remplacé par un homme qui a sa compétence et ses qualités humaines. Le trottoir de la rue Saint-Vaast à cet endroit est particulièrment large : 575 cm et même 480 cm en excluant l'espace réservé aux panneaux publicitaires dont l'un est scellé dans le sol (voir photo ci-dessous). Il aurait donc pu accepter un ou plusieurs arceaux vélo sans gêner les piétons. A cette intersection, au sud, sur la rue d'Ocre, on a également une pharmacie. La largeur du trottoir y a déjà été sacrifiée à cause du tram et n'aurait pas effectivement supporté un arceau vélo. Cet arceau se trouve dans un angle mort et ne bénéficie d'aucun contrôle social !

    Place Saint Vaast

    Je suis le premier à réclamer un stationnement vélo plus important dans les établissements scolaires et un stationnement vélo plus dense qui ne concernerait pas que les rues commerçantes mais également les zones d'habitat comme on peut le voir à l'étranger (Freiburg et Eindhoven par exemple pour ne citer que des endroits que j'ai pu visiter).
    Or ici, pas de zone d'habitation à proximité mais uniquement le Lycée Corot. Peut-être ce stationnement est-il destiné au garçon ou à la fille attendant à vélo que son (sa) petite amie sorte des cours ?

    Rue Fortier

    On est ici face au garage à vélo (en noir en arrière plan sur la photo ci-dessous) du collège Châtelet dont nous avons déjà signalé que son garage à vélo était sous-dimensionné.
    Quoiqu'il en soit, ce ne sont pas ces deux malheureux arceaux qui résoudront la carence en stationnement vélo de cet établissement scolaire.
    Peut-être ces deux arceaux sont ils une invitation envers les parents à venir chercher leur enfant à vélo plutôt qu'en voiture ? Rappelons qu'un dépose minute de taille beaucoup plus conséquente a bien sûr été créé dans cette rue !

    Place Carnot, côté ouest



    Rappelons qu'un parking voiture existe de l'autre côté de la rue.
    Et pourtant 7 places de stationnement sur voirie ont été créées à cet endroit dont deux sont réservées aux cafés. Une troisième est une place pour GIC face à la pharmacie.
    La fourgonnette que l'on voit sur la bande cyclable est celle de l'un des commerçants, ce qu'on ne peut décemment lui reprocher étant donné l'absence de stationnement réservé aux livraisons.
    Pourquoi n'a-t-on pas créé de place de livraison à cet endroit malgré la présence de 6 commerçants ?
    N'aurait-il pas été judicieux de convertir ici une place de stationnement voirie en stationnement pouvant accueillir 8 vélos, le seul stationnement vélo existant étant de l'autre côté de la rue ?

    Ci-dessous, les trois arceaux du SMTD qui ont remplacé les 4 arceaux posés par la mairie.

    Sur la photo de droite ci-dessus, on a un arceau vélo isolé en bordure de parking voiture et dont la place aurait été mieux appropriée sur le trottoir d'en face (café + magasin de vêtements).

    On remarquera que les usagers des Transports en Commun ne sont guère mieux lotis errant d'arrêt provisoire en arrêt provisoire et devant se contenter de bancs improvisés.

    Retour au sommaire

    SIN LE NOBLE

    Pont de Sin le Noble : à bas les pauvres !


    photo prise le 18 juin 2008

    Inutile, en venant de Douai, de tenter de rejoindre la piste cyclable menant au pont de Sin sous peine de chute. Cette piste cyclable est protégée par une bordure de 7 cm !

    De même, il est inutile en venant d'Aniche, une fois descendu du Pont de Sin, de suivre la piste cyclable car celle-ci vous mène au "petit bois derrière chez moi". Et tralonlonla et tralonlalonlaire.
    Mieux vaut rejoindre la route à hauteur du bas du pont.

    Ceci vous permettra d'éviter, de surcroît, de voiler votre roue sur le grand ressaut qui agrémente cette piste cyclable. Sur la vue générale, nous avons fait apparaître en jaune la situation approximative de la pièce.

    Cheminements doux,
    côté ouest, direction de Douai

    Il faut imaginer sur ces 2 mètres, les cyclistes courageux montant en danseuse, les cyclistes descendant la pente à toute berzingue, les piétons et les poussettes sans oublier les meules qui prennent actuellement de préférence la piste du tram.
    L'espace dédié à ces circulations douces devrait être théoriquement de 550 cm (piste cyclable de 250 cm et 2 cheminements piétonniers de 150 cm). Jean-Jacques DELILLE peut être fier d'avoir réalisé le "tram" le plus économique en réduisant de 64% l'espace des circulations douces !
    Rappelons que le Lycée de Sin possède une section audiovisuel fréquentée par certains douaisiens et que ceux-ci pourraient éventuellement se rendre au Lycée à vélo.

     

    Cheminements doux
    côté est, direction d'Aniche

    On reprend les mêmes acteurs mais cette fois-ci, on y ajoute un étranglement réduit à 100 cm (on n'est pas à une surenchère près : ici l'espace dédié est réduit de 73% !) et une absence totale de visibilité histoire de pimenter le parcours et d'accroître le risque d'accident entre cyclistes et cyclistes ou entre cyclistes et piétons, ceux-ci, bien qu'en nombre réduit, étant encore trop nombreux et ayant l'arrogance, pour certains, d'être revendicatifs.

     

    Avenue des Fusillés

    Avenue des fusillés, vue générale du pont de Sin, photo prise le 18 juin 2008 vers 12h

    Tout semble indiquer que le SMTD a déjà eu suffisamment de mal à gérer le flux des voitures et celui du tramway. Les modes doux sont donc passés à la trappe. En juin 2008, seuls deux passages piéton sont tracés, l'un sur la voie de tram et le second à l’intersection avec la rue de la gare. Aucun passage piéton n’est prévu pour traverser l’avenue des Fusillés.
    Il existe un passage cycliste passant sous l’ancien pont de Sin permettant de rejoindre le cheminement modes doux du nouveau pont de Sin. Mais, malgré l’abondance de signalisations et d’interdictions à l’entrée est (côté Aniche) du pont de Sin, aucun jalonnement modes doux n’indique comment rejoindre le cheminement modes doux du nouveau pont. De surcroît, les cyclistes et les piétons rechignent à utiliser ce détour.

    Retour au sommaire