Le "tram" du Douaisis, un vrai drame
pour les modes doux !

Pendant les travaux travaux réalisés
Douai Douai
Sin le Noble Sin le Noble
Dechy Dechy
Guesnain Guesnain

tramway 2006-2007
galère pour les voitures,
enfer pour les piétons

Les photos de ce reportage ont été faites, sauf mention contraire, entre le 16 juillet 2006 et le 23 juillet 2006

Remarques générales

Le déroulement des travaux devait théoriquement se faire par tronçons de 500m et par demi-axes afin de préserver les circulations automobiles mais aussi, espérons le, les circulations piétonnes.
Ces beaux principes se sont malheureusement évanouis en juillet 2006.
La diversité des opérateurs fait que les trottoirs défoncés pour le changement des canalisations souterraines sont trop rarement terminés, rendant problématique la circulation des personnes à mobilité réduite. Les trous ont été plus ou moins bien rebouchés avec de la cendrée. Ces trous risquent de se transformer en ravines à la première pluie d'orage venue.
Notons que l’état d’abandon prolongé des trottoirs, outre la difficulté de circulation des piétons, contribue également, selon les commerçants, à la dégradation de leurs locaux commerciaux et donc, à fortiori, également à la dégradation des locaux d’habitation.
Des terrains ont été rachetés par la CAD (Communauté d'Agglomérations du Douaisis) à différents organismes (Gendarmerie Nationale, Hôpital Général) afin de pouvoir réaliser des voies cyclables. Heureuse initiative mais pourquoi celle-ci n'a pas été étendue à d'autres rues, en particulier, rue de Valenciennes et rue d'Aniche ?
Pour l'instant, dans la rue d'Aniche, une seule chaussée est achevée et fonctionnelle pour les automobilistes mais certainement pas pour les cyclistes. On a en effet une chaussée d'une largeur bâtarde de 4m délimitée par un trottoir particulièrement élevé afin de dissuader le stationnement sauvage (sauf pour les 4x4 !). Soit le cycliste se colle contre le côté droit afin de permettre le dépassement des voitures qui, dans ce cas, ne respectent pas l'écart d'un mètre réglementaire (ici, vu la largeur de la voirie et les vitesses de certaines voitures en dehors des périodes de trafic dense de plus en plus fréquentes, un écart d'1,5m serait préférable). Soit il s'impose dans le trafic et contraint les automobilistes à ralentir avec, pour contrepartie, force coups de klaxon (c'est la mésaventure qui m'est arrivée le dimanche 16 juillet 2005).
Rappelons, à titre indicatif, que les couloirs bus-vélo ont une largeur de 4,5m à Paris. Même si les transports en commun auront leur site propre dans cette rue, les camions continueront toujours à circuler sur cet axe et ceux-ci ont en général horreur de ralentir.

Piétons, Go home

Les engins de chantier, au lieu d'utiliser quelques places de parkings à proximité, squattent trop souvent les trottoirs. Une fois de plus, c'est l'usager le plus faible qui trinque.
C'est le cas à l'intersection du Boulevard de la République et de la rue d'Ocre alors que le parking de la faculté de Droit et celui du Majestic, tous deux financés par la municipalité de Douai, sont à deux pas.
C'est encore le cas au carrefour de la rue des Wetz avec la rue des Malvaux alors que le parking des salles d'Anchin est , là aussi tout proche.

T'as pas du feu pour un pauvre piéton ?

Aux intersections munies de feux, les piétons doivent se contenter, dans le meilleur des cas, du feu destiné aux automobiles (intersection rue des Wetz avec la rue des Malvaux). Réinstaller les feux piétons semble ainsi une perte de temps intolérable. Dans le pire des cas, comme c'est le cas au feu de la gare de Douai côté nord, le piéton ne bénéficie même pas du feu destiné aux automobiles et doit deviner la couleur de celui-ci à partir du comportement des automobilistes.

Petit parcours critique en partant du terminus rue Charles Bourseul

Douai

              gare

Rue Charles Bourseul

RAS ...si ce n'est la disparition du trottoir côté impair (c'est à dire à l'est ou côté école des mines) entre la rue Camille Guérin et la rue de Béthune.

Rue de Béthune

trottoirs défoncés côté pair.
Là aussi, une largeur de trottoir insuffisante : à hauteur de l'arrêt de bus, 95 cm au niveau de l'éclairage public, 100 cm au niveau de la poubelle.

Square de Saint Maur des Fossés

Ce square est situé au sud de la rue d'Esquerchin et a été remplacé par une myriade de rond-points flambant neufs. Alors que ce noeud de circulation est le débouché des habitants de Cuincy et du Faubourg de Béthune qui souhaiteraient se rendre à pied à Douai, ceux-ci attendent toujours la réalisation de trottoirs au sud de la rue d'Esquerchin sur les terrains vagues.

Pont d'Esquerchin

Fin janvier 2007

Pour les voitures, les travaux sont terminés depuis la rentrée de septembre, merci ! Il y a quand-même certains automobilistes grincheux qui se plaignent de la multiplicité des rond-points qui s'avèrerait au final plus pénalisant que les feux antérieurs (tiens, tiens, les rond-points ne seraient finalement pas la panacée tant vantée ?)
Alors que le PDU a théoriquement pour objectif de favoriser les déplacements allternatifs à la voiture, les travaux pour ceux-ci viennent seulement de commencer à la période la plus défavorable (manque de visibilité, nuits courtes) dans la plus grande indifférence et le plus grand mépris.

Rue d'Esquerchin

Trottoir au sud est de l'intersection de la rue d'Esquerchin
avec le boulevard Jeanne d'Arc en cendrée.

 

<gros plan sous le lampadaire situé à
hauteur du n°475 de la rue d'Esquerchin

 

A l'intersection avec le boulevard Jeanne d'Arc, le trottoir n'est pas refait. On a droit à une immense esplanade en cendrée.

Boulevard de la République

Début du boulevard

Fin du boulevard

Côté pair, entre la rue d'Esquerchin et la rue de la Herse, trottoir défoncé réduit, à l'aide d'un filet orange à 80 cm, voire même à 60 cm en présence de poubelles.

Côté pair, entre la rue d'Esquerchin et la rue de la Herse, trottoir défoncé réduit, à l'aide d'un filet orange à 80 cm, voire même à 60 cm en présence de poubelles.

Rue d'Ocre et rue Saint Vaast

Plus de trottoir côté impair et trottoir défoncé côté pair.

Rue des Wetz en mai 2006

Au 16 juillet 2006, soit plus d'un mois et demi après, ce trottoir n'a toujours pas été libéré !

Rue Fortier


trottoir défoncé à hauteur de la pharmacie.

 

Version sans poubelle

Version avec poubelle

trottoir couloir de l'autre côté
on notera,dans la version avec poubelle, derrière le fauteuil roulant, une vulgaire plaque d'aggloméré non bisautée histoire de mettre un peu de piment dans le parcours.
On remarquera sur la version sans poubelle, le support des barrières empêchant la progression du fauteuil roulant.

 

Avenue du Maréchal Leclerc

Absence d'enrobé sur le trottoir côté pair entre la rue Fleury Proust et la rue Dutert.
On ne sait si l'on doit lire au second degré le message figurant sur l'affiche :

Vers une nouvelle qualité de ville !

Pendant les travaux, le trottoir est réduit à 70 cm entre la rue Saint Jean et la rue Victor Hugo avec les fameuses barrières qui font voir rouge !
Notons que la jeune fille en tee-shirt rose en arrière plan, poussait une poussette.

Entre la rue Fleury Proust et la rue Dutert, la chaussée côté pair, a une largeur de 3 mètres, ce qui indique nettement l'absence de voie cyclable (qui parle de parcours continus et sécurisés pour les cyclistes ?). Côté impair, la largeur de 4,5m de la chaussée indique qu'une bande cyclable sera créée conformément au projet du tramway.
Entre la rue Dutert et la rue Victor Hugo, on a deux chaussées de 4,5 m qui indiquent clairement la future création de voies cyclables.

Gare de Douai

A Douai, tous les prétextes sont bons pour faire disparaître des arceaux vélos. C'est le cas de ceux qui étaient devant l'hippodrome qui ont disparu lors de l'extension de celui-ci.
Les travaux du tramway ont permis également de supprimer les 4 arceaux vélo situés dans la rue Saint Jacques à l'intersection avec la rue Fortier.
C'est encore le cas avec la réfection de la place de la gare avec la disparition des 4 arceaux situés devant cette gare pour le plus grand bonheur de la SNCF qui prétextait la gêne occasionnée par ces arceaux lors de la descente des TGV. On remarquera le mépris affiché par la SNCF pour les usagers des TER qui sont certainement plus nombreux.
Or ces 4 arceaux étaient particulièrement utiles. On peut voir ci-contre et ci-dessous les cyclistes orphelins s'attachant à la moindre barrière.
Malgré la grève et un temps automnal peu clément, on a pu compter 9 vélos aux abords de la gare deux jours de suite : le mercredi 21/11/2007 et le jeudi 22/11/2007. Certes, un garage à vélos vidéosurveillé exixte à la gare de Douai grâce aux nombreuses interventions de l'association Droit d'Vélo et une information correcte est enfin faite dans cette même enceinte. Cependant la liberté de choix devrait être préservée pour les adeptes du train+vélo. En effet, en fonction du type de vélo possédé, on peut préférer faire l’économie d’un stationnement vélo sécurisé (6 € par mois).

photos prises le mercredi 21 novembre 2007 vers 17h
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Sin le Noble

Avenue Roger Salengro

Nous avions proposé la création de parkings de proximité afin de libérer la place nécessaire pour la réalisation de voies cyclables sur cet axe (un stationnement sur voirie a une largeur de 1,8m, soit l'équivalent d'une piste cyclable correctement conçue. Or, quand nécessité fait loi, les habitants utilisent spontanément des parkings de proximité. On pouvait en effet dénombrer sur le parking du supermarché Ed le dimanche 16 juillet 2006 dans l'après-midi, un parc automobile de 17 voitures qui n'était pas constitué que de "poubelles".

Si les douaisiens ont à se plaindre, les autres habitants du Douaisis n'ont que leurs yeux pour pleurer. Il n'y a plus ici l'effort d'un semblant de continuité piétonne.
Cependant, selon que vous soyez puissants ou misérables, vous n'aurez pas droit au même traitement. Visiblement, les heureux propriétaires de sortie de garage ont droit à une traitement de faveur : mise à niveau avec du sable et plaque métallique. Les autres ont droit de sauter dans l'trou

 

Pont de Sin le Noble en décembre 2006

Pont de Sin côté ouest
côté ouest (direction Douai)
Pont de Sin côté est
côté est (direction Guesnain)

 

Rue Jules Guesdes

Un accessit de goujaterie peut être décerné aux soudards du BIP (Bureau d'Ingénierie et de Prospective) qui est une subdivision de la DDE, maître d'oeuvre de l'aménagement de cette rue. Le 16 juillet 2006, cette rue n'était plus qu'une immense excavation sur toute sa largeur entre l'avenue Roger Salengro et la rue Voltaire.

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GUESNAIN

On admirera le nouveau type de ralentisseur créé dans cette ville sous forme de gué. Cette innovation a-t-elle été proposée par la collaboratrice de la CAD adepte des raids en 4x4 ? Ce gué serait-il appelé à devenir l’attraction touristique du Douaisis ? Pour un dépaysement, inutile d’aller au bout de la terre, contentez vous de parcourir le chantier du tram !

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Quelques réalisations du TCSP

Douai

rue Charles Bourseul rue d'Esquerchin rue Martin du Nord rue des Malvaux rue Fortier
Place Carnot Avenue du Maréchal Leclerc rue de Valenciennes rue d'Aniche arceaux vélo du SMTD

Rue Charles Bourseul


photo 1

photo 2

 


photo 3 prise le lundi 14 mai 2007 vers 15h

On notera que la saillie de l'entrée nord de l'école des mines (photo 2) a été supprimée, ce qui n'a conforté ni les cyclistes ni les piétons qui devaient se partager 180 cm de cheminement, mais a, à l'heure actuelle, créé une brèche dans laquelle se sont engouffrées les voitures. Ce jour là, on comptait pas moins de 18 voitures garées sur le cheminement piétonnier entre l'Ecole des Mines et le Lycée Edmond Labbé. On remarquera que la piétonne doit utiliser la piste cyclable comme cheminement piétonnier ! Autant le SMTD met de célériter à contenir les flux piétonniers devant les établissements scolaires (Collège Châtelet, Lycée Saint-Jean) et aux feux avec la pose de barrières de contention. La ville n'appartient pas d'abord aux piétons mais aux automobilistes. Il ne s'agit pas que les piétons traversent les rues en empruntant le chemin le plus court. Autant celui-ci fait preuve d'indulgence vis à vis du stationnement sauvage.
On remarquera que le site propre du TCSP (transport en commun en site propre) constitue aujourd'hui une véritable aubaine pour les automobilistes qui l'utilisent comme aire de stationnement. Cycliste naïf, je me réjouissais de ce site propre qui constituait un contresens cycliste improvisé dans la rue Saint Vaast et la rue d'Ocre. Il m'a fallu vite déchanter car celui-ci a été vite envahi par les voitures quand il ne s'agit pas, le matin, des camions de livraison du Lycée Corot. Pire, le mercredi 11 avril 2007, alors que je voulais rejoindre ce contresens improvisé à l'ouest du Pont Saint Vaast, une voiture m'a coupé la route, ce qui m'a valu quelques contusions et la mort de mon appareil photo. Depuis, j'emprunte sagement la rue Martin du Nord.

P.K.

 

Les travaux de réalisation du TCSP en site propre auraient pu être l'occasion de mettre aux normes le trottoir côté pair (côté ouest). Celui-ci a en effet trop souvent une largeur inférieure à la largeur réglementaire qui est de 1,40m hors mobilier urbain. Ceci est particulièrement regrettable si on considère que cette rue a été refaite dans les années 2000 et qu'elle connait un flux piétonnier important lié à la présence d'un pôle éducatif (école primaire, école de la Batellerie, Lycée Professionnel Rabelais, Lycée Technique Edmond Labbé, Ecole des Mines), d'une piscine et d'un centre social (Centre Camille Guérin). Ainsi, à hauteur du n°794, pour cause d'éclairage public, le trottoir n'a qu'une largeur de 80 cm au nord et de 1,1m au sud. A partir du n°848, le trottoir n'a tout simplement plus la largeur réglementaire jusqu'à la rue de Béthune.
Or cette création de trottoirs conformes à la règlementation n'a pas été faite.

Rue d'Esquerchin

Là encore, foin des beaux principes inscrits dans les différentes chartes du PDU.
Une fois de plus, à hauteur du n°475 (éclairage public), le trottoir descend à 1,05 m.

Rue Martin du Nord

Le SMTD (Syndicat Mixte des Transports du Douaisis) et la ville de Douai n'ont toujours rien compris aux zones 30 contrairement à d'autres communes du Douaisis (Cuincy par exemple). Alors que le PDU (Plan de Déplacements Urbains) prévoyait de mettre en zone 30 la totalité de l'hypercentre de Douai, on constate ici la création d'une zone 30 exigüe limitée à l'intersection de la rue de l'Abbaye des Prés avec la rue Martin du Nord qui se justifie par la création d'un plateau ralentisseur par ailleurs trop doux à notre goût. Le dénivelé est en effet trop faible pour avoir un effet réellement dissuasif contre les vitesses excessives.

Rue des Malvaux

 

Rue Fortier

Place Carnot : le jeu des 16 erreurs !

Côté ouest, sur à peine 60 mètres, on observe pas moins de 16 bourdes pour les cyclistes !

Erreur n°1 :

 

 

Alors qu'il s'agit d'une piste cyclable bidirectionnelle pour lesquelle le CERTU recommande une largeur minimale de 250 cm, on a ici un étranglement de 180 cm.
De plus, bien que l'angle fait par les trottoirs de la rue Fortier et de la Place Carnot soit obtus, il n'a été tenu aucun compte du rayon de braquage des vélos puisque les trottoirs forment une saillie accentuée par la pose d'un potelet particulièrement pénalisant d'un point de vue psychologique.
Enfin, l'éventuel conflit entre les piétons (voir photos ci-contre) pour qui il est légitime d'adopter la ligne droite pour franchir la rue Fortier et un cycliste qui arrive à un croisement n'a pas non plus été réglé.


clin d'oeil d'un prof à un ancien élève, Paul L., étudiant en BTS

Erreur n°2

Certes, on pourrait se réjouir d'un réseau cyclable redondant : en effet les cyclistes peuvent théoriquement se déplacer du nord au sud de la Place Carnot soit sur la bande cyclable, soit sur la piste cyclable.
Mais cette bande cyclable n'a qu'une largeur de 75 cm (hors marquage au sol) alors que le CERTU recommande une largeur minimale de 1m, l'idéal étant de 1,50m. Il faut y inclure le caniveau et le marquage au sol pour arriver à une largeur de 125 cm. De plus si on considère qu'un stationnement latéral devrait s'accompagner d'une zone tampon de 50 cm pour éviter le coup de la portière qui s'ouvre, on ne peut que déconseiller fortement à un cycliste d'emprunter cette bande cyclabe et de partager la voirie avec les automobilistes.
On remarquera également que cette bande cyclable sert d'arrêt minute pour les parents taxis déposant ou récupérant leurs enfants au collège Châtelet bien qu'un dépose-minute ait été créé à leur intention rue Fortier. Les voitures ont une tendance hégémonique sur l'espace public : plus on leur accorde de place, plus elles veulent s'accaparer le territoire restant.
En cas de dépose-minute, le cycliste est alors obligé de quitter la bande cyclable.
Il est effectivement parfois difficile de créer une bande cyclable de largeur suffisante en centre-ville. Mais si on considère que la Place Carnot a été entièrement redessinée dans le cadre du TCSP, cette largeur insuffisante est totalement inadmissible.

Erreurs n°3 à 16

La piste cyclable est bidirectionnelle mais on a à nouveau deux étranglements à 180 cm liés aux platanes.
Sur moins de 300m, entre la rue Fortier et l'Avenue du Maréchal Leclerc, on a aussi pas moins de 10 rebords de trottoir dont 4 sont liés aux entrées et sorties de parking. Or ces 10 rebords s'accompagnent de différences de niveau de 1cm à 2 cm.
On notera également que les entrées et sorties de parking ne sont pas marquées d'un damier vert à la hauteur de la P.C. (l'automobiliste serait-il dans tous les cas prioritaire sur le cycliste ?).

 

Comme le rappelle le guide de bonne pratique des aménagements cyclables du MET de Wallonie, ces différences de niveau qui peuvent sembler bénignes, constituent pour un pneu standard de 3 cm de section, des obstacles équivalents à une bordure de 3 à 7cm pour une roue de voiture, soit l'équivalent de la hauteur d'un plateau ralentisseur (7 cm environ) et ce, sans biseau ! Ces irrégularités, outre l'inconfort, provoquent également des chocs, des dégâts aux jantes, voire des risques de crevaison qui résultent d'un pincement de la chambre à air entre la jante et l'élément saillant.
L'idéal aurait été d'avoir l'ensemble de la piste cyclable au même niveau, ce dont bénéficient, comme on peut le noter au passage, ces chères voitures entrant et sortant du parking. Au minimum, un correctif s'impose consistant à ajouter une langue de revêtement hydrocarboné pour créer un effet de rampe sans à-coup.

Certes, les cyclistes peuvent remonter la Place Carnot à contresens sur 60 mètres mais uniquement pour se rendre à la gare.
Aucun accès à la rue Morel n'a été prévu alors que celle-ci possède un commerce de proximité, Marché Plus.
Une fois de plus, on aura droit à l'antienne traditionnelle consistant à dire que l'on peut se rendre à pied aux commerces de proximité.
Sauf qu'à Douai, tout est fait pour favoriser les déplacements de proximité en voiture. Le dispositif électronique du "Piaf" permet de bénéficier des 15 premières minutes de stationnement gratuites en centre-ville. On se souvient aussi du fameux oxymoron de Monsieur Vernier, Maire de Douai pour lequel le stationnement en double file dans les rues commerçantes de Douai (rue Saint Jacques, rue de la Madeleine et rue de Bellain) constitue une respiration pour la ville

 

Le sacro-saint stationnement sur voirie qui semble un principe irréfragable connaît en fait de nombreuses entorses puisque tous les cafés de Douai louent la place de stationnement située devant leur établissement.
Il ne s'agit pas de remettre en cause ce principe qui peut constituer une animation pour la ville.
Mais on ne comprend toujours pas que les stationnements vélos se fassent toujours à Douai au détriment des cheminements piétonniers.
L'une des plus vieilles revendications de l'association douaisienne Droit d'Vélo est de demander que ces stationnements vélo se fassent sur une place de stationnemen voiture.
Certes, le cycliste se déplace à vélo de façon égoïste car ce mode de déplacement est convivial et rapide. Mais ses déplacements évitent les coûts induits (pollution de l'air, bruit, encombrement de l'espace public, insécurité).
Il serait temps à une époque où l'on parle de plus en plus de développement durable, que le vélo qui est un déplacement durable, reprenne une petite partie de l'espace public au détriment de la voiture.

Avant les travaux du TCSP, les abords ouest de la Place Carnot comptaient 8 arceaux vélo : 4 à l'angle nord de la rue Saint-Jacques et 4 sur la Place elle-même au nord de la baraque à frites.
On attend avec impatience le retour de ces arceaux vélo.

Avenue du Maréchal Leclerc :
le boulevard intérieur vélo (sic !) promis par Jean-Jacques Delille


photo prise en juin 2008

 

Avenue du Maréchal Leclerc, mardi 17 juin 2008, vers 8h

 

  • Dimanche 22 octobre 2006

    20° à l'ombre à 14h et les genêts en fleurs le long de la voie ferrée qui longe le chemin de fer à Somain. Automne doux exceptionnel ou indice du réchauffement climatique ? Les scientifiques nous répondront dans 50 ans quand il sera trop tard !

    Rapport IFEN sur l'état de l'environnement

    L'IFEN rappelle dans son rapport 2006 sur l'état de l'environnement en France que 80% des déplacements s'effectuent toujours en voiture particulière et s'alarme : "Les concentrations de particules fines (les plus dangereuses pour la santé car cancérigènes) et celles d'oxydes d'azote, ainsi que les composés organiques volatils (tous deux précurseurs de l'ozone) demeurent élevées dans l'air des agglomérations à proximité des axes de circulation."

    Là où le tram passe,
    les piétons trépassent

    Cependant dans le Douaisis, pratiquement rien ne bouge pour favoriser les modes de déplacement doux (vélo et marche à pied), nos élus ayant décidé de mettre tous leurs oeufs dans un même panier, la réalisation d'un "tramway" sur pneus. Cet aménagement préserve cependant la place de la voiture mais rend les cheminements piétonniers impraticables et la pratique du vélo encore plus dangereuse.

    avenue du Maréchal Leclerc entre la rue Victor Hugo et la rue Sain Jean à l'heure de la sortie de classe

Rue d'Aniche

On a enfin un trottoir de largeur un peu plus "généreuse" côté sud (jardin public) avec une largeur de 1,6m au niveau de l'éclairage public (2m ailleurs) mais... la suppression du trottoir qui longe, côté nord, l'usine AFR (Arbel Fauvet Rail) !
Ici aussi, on a, comme à Guesnain, des plateaux ralentisseurs qui se limitent à un marquage au sol (voir photo de gauche ci-dessous). Il y a fort à parier que les plateaux ralentisseurs qui avaient été arrachés par Droit d’Vélo sur l’Avenue Salengro à Sin le Noble, soient du même type.
Monsieur DELILLE, Président du SMTD et de la CAD, affirme : “je n’ai pas la place (pour créer un trottoir)”. Or, la place , ça se crée et ça s’achète aussi. Concrètement, il manque 4 mètres sur une longueur de 400 mètres pour créer un trottoir et deux pistes cyclables de chaque côté en étant un peu plus généreux que le SMTD qui n’accorde, dans le meilleur des cas, que le strict minimum aux modes doux et afin de pouvoir travailler dans les règles de l'art.
D’un côté de cet axe, on a le Parc Public Charles BERTIN créé à la fin du XIX° siècle et qui, à notre connaissance, n’a pas le statut de bois sacré.
De l’autre, on a les établissements AFR (Arbel Fauvet Rail) installés sur 25 ha (250 000 m²). Cette usine est actuellement sous perfusion et a bénéficié de 2 millions d’euros de subventions en 2005 afin de lui permettre de traverser un cap difficile. 1M€ a été versé par la CAD (Communauté d’Agglomérations du Douaisis), l’autre moitié étant fournie par le Conseil Régional. Si l’on l’on ne veut pas toucher au Parc Charles BERTIN, la CAD et le SMTD auraient pu proposer de racheter une bande de 3m sur 400 m, soit 1200 m²) à AFR. Ceci, à priori, ne poserait pas de problème car les ateliers d’AFR ne jouxtent pas le mur d’enceinte de l’entreprise. Cette procédure a été appliquée ailleurs avec le rachat de maisons à DECHY et à DOUAI. Pourquoi cette même procédure n’est-elle pas appliquée ici ?
Faute de bandes cyclables, les cyclistes doivent se contenter de logos vélos qui, en la circonstance, ont été rétrécis à 80 cm de large au lieu de 100 cm habituels. Ce type d’aménagement appelé bande cyclable suggérée, constitue en fait un aménagement cache-misère qui vise à éluder l’absence de volonté politique pour créer des voies cyclables et qui ne leurre finalement que les automobilistes qui se disent qu'on fait quelque chose pour le vélo. De plus, même les bandes cyclables sont inadaptées sur un axe qui connaît un TMJA (trafic moyen journalier annuel) de 10 000 véhicules/jour. On est donc en présence d’un partage de la voirie au seul profit des modes motorisés qui s’arrogent 14,5m sur une largeur totale de 16,5m soit 88% de l’espace.
Pire, partout où les travaux sont terminés, on constate, qu’en dehors de Douai, les rares bandes cyclables promises ont disparu : c’est le cas à l’entrée nord de Guesnain, par exemple. On est donc en présence d’une vaste duperie par rapport au projet initial.

Rue d'Aniche à Douai

La Voix du Nord du 18/07/07

Les travaux inquiètent les riverains de la rue d'Aniche

Mercredi, à la veille des travaux du tramway sur la seconde portion de la rue d'Aniche, les riverains ont fait part de leurs inquiétudes à Jean-Jacques Delille, président du Syndicat mixte des transports du Douaisis (SMTD). La réunion leur a permis d'obtenir des réponses.

Jean-Jacques Delille
« Je me tue à répéter que la géométrie des lieux ne permet pas de faire autre chose »

Sur les trottoirs qui bordent la rue d'Aniche, quelques marques de peinture fluorescente. Les travaux du tramway sont sur le point de commencer et ces tracés inquiètent habitants et commerçants. « C'est le tracé du nouveau trottoir. II sera réduit de plus d'un mètre », déplore une riveraine. Les véhicules passeront bientôt à 1,50 m de leurs fenêtres. «Il y a beaucoup plus de vibrations. Ma vitre s'est même décollée du montant de la porte », se plaint l'occupant d'une maison située au milieu de la rue, là où les travaux ont déjà bien avancé. « Le tram, on n'est pas contre, c'est la façon dont c'est fait », résume Patrice Moret, un commerçant. Les riverains ont confié leurs craintes par écrit à Jean-Jacques Delille, président du SMTD. Mercredi soir, celui-ci les recevait en présence du maître d'ouvrage. « Vous nous mettez en danger », a accusé M. Moret. Chaussée et trottoirs trop étroits, tracé trop courbé : le projet pose selon lui un « problème de sécurité publique ». Faux, s'est employé à démontrer M. Delille, plans à l'appui. « Je ne vois pas où est la sécurité aujourd'hui quand je vois vos voitures garées sur le trottoir. (1)
Lors de la réunion de mercredi, les riverains ont obtenu la pose de barrières de sécurité le long des trottoirs.
Vous aviez une autoroute avec stationnement sur trottoir, et ça, ça ne vous plaît pas ? » La rue, qui dessert les cités minières jusqu'à Aniche, est très fréquentée malgré la rocade est. Pour M. Delille, la nouvelle configuration n'est pas en cause, bien au contraire, puisqu'elle permettra de limiter la vitesse de circulation. Deux zones 30 seront aménagées, « il y aura des contrôles de police », et un feu ralentira les véhicules. « Si vous voulez des barrières, on en mettra (2)», a ajouté M. Delille en guise de garantie. Autre problème soulevé : le manque de stationnement. « Ça, ça n'a rien à voir avec le tram et c'est insoluble. Je me tue à répéter depuis des mois que la géométrie des lieux ne permet pas de faire autre chose ». En réponse à la demande des riverains, un parking de douze places sera néanmoins aménagé en face des commerces. « A 200 000 €, ce sont les places les plus chères de Douai(3) ». Sur le problème des vibrations, le maître d'ouvrage a appelé à la patience : la nouvelle voirie devrait les atténuer. Les travaux seront terminés en octobre. D'ici là, les esprits se seront peut-être apaisés.

JULIE HIBON

Quelques commentaires

On retrouve ici la même problématique soulevée rue Roger Salengro à Sin le Noble. Le Président du SMTD se vante d'avoir le "tramway" le moins cher de France. Sauf qu'à force de compresser les coûts, aucun usager n'est satisfait et ce sont les modes doux (piétons et cyclistes) qui paient le plus lourd tribut à ce projet mal ficelé.
1 : On peut effectivement regretter que, dès que le trottoir a une largeur dépassant 1,50m, les voitures s'y collent. Ceci étant, cela ne justifie pas la réduction systématique de la largeur des trottoirs à la largeur minimales réglementaire de 1,40m. Cette longueur minimale s'accompagne d'une gêne quand deux personnes sont à la même hauteur (croisement ou dépassement) sans parler des personnes à mobilité réduite (personnes handicapées éventuellement en fauteuil roulant, poussettes, etc.). Nous nous permettons également de signaler que la Mairie de Douai a commencé à s'attaquer au problème en posant des potelets.
2 : Solution aberrante, la pose de barrières accroîtrait encore l'exiguïté des trottoirs et les rendrait quasiment impraticable
3 : La formulation est plus qu'ambigüe. Les 200 000 € correspondent-ils au coût des 12 places de stationnement ou au coût d'une seule place ? Il faut savoir qu'une place de parking sur voirie occupe environ 10m² (5mx2m) mais s'il s'agit d'un parking hors voirie, on compte haibtuellement 25m² car il faut prendre en compte les surfaces de dégagement et de circulation.
Il y a deux ans, Droit d'Vélo avait lancé une pétition demandant la création d'une passerelle pour les cyclistes oubliés dans un sens sur le Pont de Valenciennes et celui de Lille, pétition non signée par l'actuel Vice-Président de l'Association.
Lors de la remise de ces pétitions, Monsieur Delille avait gentiment envoyé promener la délégation de l'association en prétextant le coût trop élevé de ce type de passerelle sans d'ailleurs préciser le coût de celle-ci. Or quand on sait qu'une passerelle pour les modes doux de plus de 100 m de long a un coût de 700 000 € (voir à ce sujet les réalisations du Grand Nancy), on peut estimer que ce type de réalisation a un intérêt général aussi important que celui de la création de 12 places de stationnement soit disant dédiées au commerce (combien d'entre-elles seront occupées par des riverains ou des pendulaires ?).
Depuis, le discours du Président actuel de Droit d'Vélo consiste à dire qu'il est difficile d'intervenir après coup. Les cyclistes ont donc droit à un enterrement de troisième classe.
On voit également les limites de ce type de concertation dans laquelle seuls les riverains sont concertés, riverains dont la vue se réduit trop souvent à leur bout de trottoir : rien n'est dit sur la disparition du trottoir longeant Arbel.
Or d'autres associations confrontées au même type de problème ont eu des réactions un peu plus musclées.
C’est le cas à Toulouse où les travaux de réaménagement de la rue d’Alsace Lorraine (2 millions d’euros) dans le cadre des travaux du métro s’accompagnent de la disparition dans un sens du couloir bus+vélo. Face à cette situation, une dizaine de membres de l’association Vélo Toulouse ont participé à une “procession funéraire” le 4 juillet 2007 et ont bloqué la circulation dans la rue pendant moins d’un quart d’heure. Cela a valu au Président de cette association d’être interpellé pour “entrave à la circulation” et de subir une garde à vue de 2 heures avant d’être cité à comparaître le 26/09/07.

P.K.
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SIN LE NOBLE, Avenue Roger Salengro

Photos prises en novembre 2006

Nous rappelons, à titre indicatif, que la largeur minimale d'un cheminement piétonnier est de 140 cm. On est donc ici 60 cm en dessous de la largeur minimale exigible, ce qui est un comble pour un projet qui se voudrait exemplaire et qui doit théoriquement favoriser les modes doux : le projet du "Tram" s'inscrit dans le cadre d'un Plan de déplacements urbains qui a pour finalité de favoriser les déplacements alternatifs à la voiture dont la marche à pied !
Il faut également préciser qu'il n'y a, à cet endroit pratiquement aucune différence de hauteur entre la voirie et la chaussée. Ceci induira inévitablement des débordements en tous genres : stationnement sauvage, circulation des deux-roues et en particulier des deux-roues motorisés sur le trottoir en cas de bouchon récurrent sur cet axe. Le risque d'accident grave pour les piétons s'en trouve de ce fait considérablement accru.
Etant donné la largeur actuelle du trottoir, la protection éventuelle du cheminement piétonnier à l'aide de potelets -comme la ville de Douai a malheureusement du le généraliser- s'avère ici quasiment impossible.

 

L'un des rares endroits où le trottoir s'élargissait pour devenir à peu près confortable, le SMTD y a placé 5 places de stationnement voiture afin de revenir à la norme tubuesque de 80 cm. Comme si cela ne suffisait pas, on remarquera sur la photo que les voitures sont garées en retrait de la voirie et empiètent sur le cheminement piétonnier.
Tout se passe donc comme s'il s'agissait de rappeler à ce misérable insecte qu'est un piéton qu'il n'est qu'une entité négligeable qui doit se contenter de courber la tête.

L'Observateur du Douaisis du 12 avril 2007

Un trottoir nommé désir

Sin-le-Noble : la révolte des riverains

Plusieurs riverains de l'avenue Roger Salengro se plaignent de l'étroitesse du nouveau trottoir, source de nuisances et surtout d'insécurité.

Politiquement correct

Avec le seuil des maisons, le trottoir ne mesure plus 1,40 m comme l'impose la loi. Une maman ne peut même plus passer avec une poussette sans déborder sur la route.

Des murs qui tremblent. Des fissures dans le carrelage. Des infiltrations d'eau dans les caves. Tel est le quotidien de plusieurs propriétaires de maisons avenue Roger Salengro à Sin-le-Noble après les travaux du tram. Des riverains qui n'en peuvent plus. Marie-Josée Delattre, qui vit au numéro 510, mène la fronde. «Quand on a acheté notre maison il y a six ans, on était conscients qu'elle se situait le long d'une route nationale, qu'il pouvait donc y avoir des problèmes. Mais nous n'avons jamais eu autant de soucis qu'aujourd'hui après les travaux. » Et son voisin de renchérir : « Quand les camions passent devant notre domicile, on a l'impression que c'est un tremblement de terre. Tout vibre dans la maison. »
En cause : l'étroitesse du trottoir. Selon les textes officiels, les trottoirs doivent faire 1,40 m de large au minimum. Oui mais voilà, ces maisons de l'avenue Roger Salengro possèdent toutes un seuil avec des marches qui empiètent sur le trottoir d'au moins 60 centimètres. Conclusion : « il n'y a même plus là place pour faire passer une poussette. » Pire, M. Legrand, dont le fils handicapé est en fauteuil roulant, doit effectuer plusieurs manœuvres pour parvenir à le sortir de la maison sans marcher sur la chaussée.

Des façades souillées par les éclaboussures

Autre souci : quand les poubelles sont sorties le soir avant le passage des éboueurs le lendemain matin. Comme le trottoir n'est pas assez large, les piétons sont obligés de marcher sur la route pour les contourner. « Qu'attendent les élus pour réagir ? Encore une fois, on va attendre qu'un drame arrive pour bouger », s'emporte un voisin.
Car il n'est pas rare de voir les poids lourds empiéter sur le trottoir du fait de l'étroitesse de la chaussée mais aussi de l'absence de bordure. « Devant nos maisons, il va y avoir une station du tram. A cet endroit, la vitesse doit être limitée à 30 km/h mais les panneaux ne sont toujours pas installés, s'insurge Marie-Josée Delattre. En pleine nuit, les véhicules dépassent allègrement les 50 km/h. » Et la Sinoise de souligner également les projections et les éclaboussures sur sa façade, qui atteignent le premier étage. Pour faire constater les dégâts, elle vient de faire passer un huissier.

Politiquement incorrect

Les places de stationnement sont aussi un sujet qui prête à polémique. Plusieurs propriétaires ne disposent plus de place de parking devant leur domicile. «On est obligé de se garer sur le parking du supermarché en face de chez nous. On ne peut même pas décharger nos courses avec nos warnings car on bloque toute la circulation et on se fait insulter. » Certains ont bien tenté de se garer à cheval sur le trottoir, mais à leurs risques et périls. « Plusieurs rétroviseurs ont déjà été arrachés ».
Enfin, dernier sujet qui fâche : la station du tramway, juste en face de leur domicile. « C'est à cause de cette station que notre trottoir est si étroit. Pourquoi ne pas l'avoir décalée quelques mètres plus loin, devant un ancien garage automobile aujourd'hui fermé ou devant le supermarché ? Là, elle n'aurait dérangé personne et nous, on aurait pu avoir des trottoirs plus larges et donc plus sécurisants, s'interroge Marie-Josée.
Aujourd'hui, les riverains n'entendent plus se laisser faire. «C'est en constatant il y a trois semaines que la station serait bien construite devant chez nous qu'on a commencé à se mobiliser. En regardant dans le Journal Officiel, on s'est rendu compte que le trottoir n'était pas aux normes. On entend donc aller à la rencontre des élus et du SMTD (Syndicat Mixte des Transports du Douaisis) pour trouver une solution. L'idéal serait de déplacer la station et d'agrandir notre trottoir. »

Réponse du Président du SMTD

Jean-Jacques Delille, président du SMTD, avisé du problème par ses services, envisage une autre alternative : rehausser le trottoir afin d'englober une partie des seuils qui posent problème. « Je suis attentif à leur demande. Il est vrai qu'on se situe à un endroit où les contraintes en terme d'espace sont les plus astreignantes. On a beau être en pleine reconstruction, où la loi s'applique, je ne peux tout de même pas pousser les murs. Il existe d'ailleurs plein de rues à Douai où les trottoirs ne mesurent pas 1,40 m. » (1)

THIERRY SAINT-MAXIN
Les titres en bleu clair sont du webmestre de ce site

1 : On admirera la mauvaise foi de ce cher Monsieur Delille : la loi n'oblige pas en effet à élargir les trottoirs déjà existants ne répondant pas aux normes mais qu'elle oblige à respecter la largeur minimale lors de toute rénovation ou création de voirie.

GUESNAIN

L'intérêt des travaux du tram permet de comparer ce qui existait auparavant et ce qui attend les cyclistes et les piétons, une fois ce projet terminé.
L'un des premiers tronçons est terminé à Guesnain sur la RN45, à la sortie de Guesnain vers l'est, dans la direction de Lewarde et d'Aniche.

Avant

Certes, cette piste cyclable créée dans les années 1980, était loin d'être parfaite. Elle connaissait en effet de nombreuses discontinuités dénoncées à l'époque, en patois, dans un journal militant.
De plus, depuis sa création, elle n'a connu aucun entretien. Cependant, là où elle a été faite, force est de reconnaître qu'elle a été réalisée dans les règles de l'art. On peut y voir en effet un stationnement voiture à l'extérieur, côté chaussée séparé de l'ensemble piste cyclable et trottoir par un trottoir de 7 cm de hauteur. La place dédiée au stationnement voiture assure en fait une zone de transit entre les modes motorisés et les modes doux. On observera aussi une zone tampon entre le stationnement voiture et la piste cyclable de 50 cm, limitant les accidents avec les portières (rappelons de surcroît, qu'à peine une voiture sur trois roule avec un passager). Enfin, le trottoir sans être d'une largeur phénoménale dépasse cependant la largeur réglementaire. Les cyclistes étant en nombre réduit (4% selon l'enquête ménage de 1997), on peut donc dire que les piétons disposaient d'un trottoir de presque 4m de large, autrement dit un luxe digne des Champs Elysées !

Après

Le tram ayant une emprise au sol de 6,5m, ce sont une fois de plus les modes les plus faibles qui trinquent le plus !

A l'est du bâtiment de la Sécurité Sociale des Mines, la chaussée a une largeur de 4,3mètres mais, seule une bande cyclable suggéré a été tracée avec un pictogramme de cycliste. Ce type de bande cyclable suggérée peut éventuellement avoir un sens dans un centre ville en zone 30 (ce qui reste d'ailleurs à démontrer, car l'abus de signalisation finit par ne plus avoir en fait aucun sens). Mais, ici, avec plus de 10 000 véhicules/jour, ce type d'aménagement ne frise même pas le ridicule mais est grotesque.
A la hauteur de la S.S. des Mines, la chaussée se rétrécit à 3 mètres sans qu'aucun dispositif de réinsertion du cycliste dans le flux automobile n'ait été conçu.
Les triangles blancs sont censés annoncer le début d'un plateau ralentisseur : rappelons, pour mémoire, que, théoriquement, ce type de dispositif que l'on peut voir rue d'Esquerchin, s'accompagne d'un dénivelé de 7 cm. Or, ici, il ne semble subsister que le marquage. Il faut dire que, selon un guesninois rencontré le 16 mai 2006, l'enrobé a été refait trois fois sur cette portion. Ces ratés successifs expliqueraient-ils la disparition de tout dispositif vertical de ralentissement ?

 

On remarquera le stationnement sauvage sur le trottoir.
Même si la photo est suffisamment éloquente, on comprendra que tous les cyclistes sont appelés à devenir des délinquants en puissance en roulant sur le trottoir afin de pouvoir sauver leur peau. Notons que ce cycliste est un cycliste au long cours puisque nous l'avons croisé à nouveau sur le pont à la sortie de Dechy qui enjambe la rocade est, la RN455 à la sortie de Dechy.

 

 

Réactions à cet article

Tout à fait d'accord avec ton article du 14 Mai. Jacky AVENEL reprend les arguments du "TUB", cependant il suffit de regarder la rue de Valenciennes entre la porte du même non et la place d'Armes. On y constate :

  1. une large bande centrale pour le passage du tram (1);
  2. deux bandes pour le passage des voitures disposant d'une largeur telle, que pour doubler un cycliste, il faudra le frôler. Je suis certain que des automobilistes tenteront la manœuvre, imagine les 4X4 dont leur jeu favori est de forcer les ronds points (vécu ce matin même) ;
  3. deux bandes de stationnement (alors qu'il existe le parking du Barlet non loin).
  4. deux trottoirs réduits au seul passage d'une voiture d'enfant ou d'un fauteuil roulant (les croisements risquent d'être difficiles).

Soit une estimation de 90% de l'espace réservé aux 4 roues et 10% aux piétons.
J'aurais préféré avoir une piste cyclable au lieu des places de stationnement (il est vrai plus rentables pour la municipalité, à moins de mettre un péage sur les bandes cyclables !)

Bruno le marathonien

1 : Précisions

la bande réservée au tram a une largeur de 6,50m ; les voies de circulation ont une largeur de 3m, le stationnement bilatéral est, quand à lui, de 1,8m pour chaque bande de stationnement. Quand aux trottoirs, aux endroits les plus étroits, ils doivent se contenter de 1,4m, soit le minimum réglementaire : on arrive donc bien à 15% de l'espace réservé aux piétons qui représentent pourtant 28% des déplacements dans le Douaisis selon l'enquête ménages de 1997. Or ce projet qui prétend favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture. Il faut croire que le piéton n'a le droit de déambuler que dans les espaces commerciaux !