Lille Métropole Communauté Urbaine

Résultats de l'enquête déplacements 2006

LMCU

Repères

1,19 million d'habitants (en 2010) répartis dans 85 communes sur 611 km², densité : 1785 hab./km²
Site officiel :

 

  1987 1998 2006 2006 en % variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
Objectif 2020 évolution 2020/2006
voiture 1.90 2.38 2.11 56.1 + 11 - 11 35 % - 39 %
2RM 0.03 0.03 0.03 0.8 0 0    
autres méc. 0.03 0.03 0.03 0.8 0 0    
TC 0.24 0.28 0.35 9.3 + 46 + 25 20% + 115 %
vélo 0.11 0.08 0.06 1.6 - 45 - 25 10% + 525 %
marche 1.15 1.20 1.18 31.4 + 3 - 2 35 % + 11 %
modes doux 1.26 1.28 1.24 33.0 - 2 - 3 45 % + 36 %
modes durables 1.5 1.56 1.59 42.3 + 6 + 2 65 % + 54 %
Total 3.46 4.00 3.76          

Politique de mobilité

Les transports en commun, une alternative à l'automobile ?

En l'absence de suivi individuel du comportement des métropolitains lillois, on est obligé d'émettre des hypothèses à partir des résultats bruts de l'enquête.
La période intéressante est ici la période 1998-2006 qui a vu le nombre de déplacements en voiture diminuer de 0,27 sur le territoire de LMCU. Or tout se passe comme si la diminution de mobilité automobile se traduit par une diminution de mobilité totale (- 0,24). L'augmentation de la mobilité en TC (+ 0,07) semble être constituée de 0,03 déplacement automobile , 0,02 déplacement à pied et 0,02 déplacement à vélo. La conversion aux TC serait due à seulement 1,3% des déplacements automobiles, 1,7% des déplacements à pied mais à 25% des déplacements à vélo !

LMCU 1987 1998 2006 variation
2006/1987
variation
2006/1998
voiture 1.90 2.38 2.11 + 0.21 - 0.27
TC0.240.280.35+ 0.11+ 0.07
vélo 0.11 0.08 0.06 - 0.05 - 0.02
marche 1.15 1.20 1.18 + 0.03 - 0.02
modes doux 1.26 1.28 1.24 - 0.02 - 0.04
Total 3.46 4.00 3.76 + 0.30 - 0.24
P.K.

Le point de vue de Michel ANCEAU, Directeur de l'ADaV.

L'enquête "ménage" révélatrice des politiques municipales.

Les équipes municipales en place depuis 2001 s'apprêtent à défendre leur bilan en vue des municipales de 2008. Pour les cyclistes ce bilan est pour le moins contrasté.
L'enquête ménage de Lille Métropole l'illustre parfaitement. Si la part modale du vélo est restée stable -à 2 %- de grandes disparités se font jour. Ainsi, pour l'ensemble de l'agglomération lilloise, les déplacements à vélo baissent de 16 % alors qu'ils augmentent de 39 % pour la seule ville de Lille. Ces chiffres témoignent du bien fondé d'une politique alliant réduction de la place de la voiture, renforcement de l'offre de Transport en Commun combinée à l'instauration de sites propres dédiés au bus, et naturellement multiplication très significative des aménagements cyclables (essentiellement des bandes) dont une quarantaine à contresens.

La Ville de Lille à ce titre est exemplaire sur la métropole et reste l'exemple à suivre.

A contrario la Ville de Roubaix a démontré qu'une politique du tout-voiture, saupoudrée de quelques aménagements cyclables épars, rime avec désert cycliste et baisse de la part de ce mode.
Entre ces deux extrémités il convient de saluer les efforts entrepris par la ville de Tourcoing. Partie de rien en 2001, une bande boulevard de l'Egalité, la ville s'est dotée pour la première fois sur la métropole d'un quartier à contresens et développe de nombreux projets dont le plus significatif verra le jour en 2007 avec la réalisation d'une nouvelle piste cyclable bidirectionnelle, dans le prolongement de celle du Grand Boulevard, entre le Pont Hydraulique et le centre ville. Si cette politique se poursuit, nul doute que la ville arrivera à enrayer le déclin actuel du vélo.

Et à Villeneuve d'Ascq ?

Reste le cas de Villeneuve d'Ascq où de nombreux aménagements cyclables, dont beaucoup en sites propres, existent.
Tout le monde s'accorde à dire qu'il est agréable d'y circuler à vélo, à l'écart de la circulation automobile, mais en même temps il est également si facile de circuler en voiture sans crainte des embouteillages, si facile de stationner partout et gratuitement, qu'il est bien difficile d'abandonner sa voiture pour enfourcher son vélo.L'enquête ménage est sans appel : diminution de la part modale du vélo.
Les exemples de Lille et de Villeneuve d'Ascq démontrent que si l'on souhaite véritablement redistribuer les parts modales des différents modes de transports au profit des modes doux (marche, transport en commun et vélo) cela ne peut se faire que par des mesures coercitives pour limiter la place de la voiture et redistribuer l'espace. Il est à souhaiter que cet enseignement soit repris par le PDU n°2 et que la politique menée par LMCU soit plus incitative à l'égard des municipalités qui pour la plupart se montrent pour le moins frileuses chaque fois qu'il convient 4 de reprendre un peu de place à la voiture au profit des modes doux.

Michel Anceau

Ce point de vue est paru dans le journal de l'ADaV, l'Heurovélo n°53 de janvier 2004

Transports en commun

Le Réseau de transports en commun de LMCU est géré par l'entreprise . Ce réseau est constitué de 2 lignes de métro, de 2 lignes de tramway, de lignes d'autobus urbains et de lignes d'autocars interurbains.

Lignes de bus à haut niveau de service

LMCU a mis en place un certain nombre de lignes à haut niveau de service (BHNS) dont le coût se situe entre celui d'une ligne de bus traditionnelle et celui d'un tramway. Ces lignes sont équipées de bus articulés fonctionnant au gaz et pouvant accueillir 151 personnes (44 assises et 107 debout).

Figuraient dans les projets deux autres lianes.

Métro

LMCU dispose de deux lignes de métro d'une longueur totale de 45km.
La ligne 1 Lille-Villeneuve d'Ascq dont le projet a été lancé en 1974, a été inaugurée en 1982. Le coût actualisé en euros de 2005 a été de 564 millions d'€.
Le premier tronçon de la ligne 2 (Lille-Lomme) a été inauguré en 1989. Depuis, cette ligne 2 a été prolongée jusqu'à la frontière belge via Tourcoing. Le coût actualisé de cette deuxième ligne, en euros de 2005, a été de 884 millions d'euros.

Tramway

Le tramway Lille-Roubaix-Tourcoing a une longueur de 22 km. Ce tramway qui a commencé à rouler en 1909 est l'un des rares tramways à avoir survécu au cours du XX° siècle. Celui-ci transporte encore 9,5 millions de voyageurs en 2011 et assure presque 6% du transport public de voyageurs.,

tramway de Lille-Roubaix-Tourcoing
station de tramway à Tourcoing ; photo prise en octobre 2012

Fréquentation

Le périmètre du Plan de Transports Urbains comptait 1,11 millions d'habitants en 2006. La fréquentation (1) est passée de 106,4 millions de voyages en 2000 (97,5 voyages/an/habitant) à 144,9 millions de voyages en 2008 (132,7 voyages/an/habitant). Une régression linéaire nous indique une augmentation de presque 5 millions de voyages par an (4,92 millions). La progression du nombre de voyages a été la plus forte de toutes les AOT (Autorités organisatrices des transports) présentes dans la région NPdC : + 36% en 8 ans, soit une augmentation moyenne annuelle de 4% par an. En 2011, la fréquentation a été de 162 millions de voyageurs. Celle-ci a donc connu un léger fléchissement passant d'une augmentation annuelle de 3,9% entre 2000 et 2008 à 3,8% entre 2008 et 2011.

Le pétrole pas encore assez cher ?

La progression a donc été d'un peu plus de 15% en 4 ans ou encore de 3,7% par an et ce malgré l'envolée des prix du carburant en 2007 (+19% pour le gazole entre Janvier 2007 et décembre 2007, + 38% entre le prix annuel moyen du gazole en 2003 et celui en 2007 selon la DGEMP).
En 2008, Le métro se taille la part du lion puisqu'il compte à lui seul plus de 90 millions de voyages (62% du total) loin devant le bus et les autocars (un peu moins de 46 millions de voyages ou 32% du total) tandis que le tramway n'est responsable que d'à peine 9 millions de voyages ((8,93 ou 6% du total).

Intermodalité


parking vélo de Lille Flandres comportant 410 places sécurisées, photo prise en octobre 2010

LMCU a créé 6 vélopoles sur son territoire. On trouve d'est en ouest : Armentières, Saint Philibert, le CHR B de Calmette, Tourcoing Centre, les 4 cantons et les Près.
Le stationnement des vélos y est gratuit pour les possesseurs d'un abonnement ou d'un ticket de transport valide. Certains de ces velopoles sont surveillés et on peut y louer également un vélo.
La plupart de ces velopoles sont inclus dans un pole d'échange multimodal dont, souvent, un parking voiture relais. Même si on se réjouit de la création de ces velopoles, on peut cependant se demander s'ils ne constituent pas le "1% écologique" comme c'est le cas à Armentières.
Le garage à vélos de la gare de Lille Flandres comprend 568 places couvertes dont 410 places sécurisées. Ce garage à vélos d'un coût de 900 000 € (1585 €/place de stationnement vélo) a été cofinancé par LMCU et la SNCF et inauguré le 30 septembre 2011.

Autopartage

Lille fait partie, en 2009, du cercle étroit des 17 métropoles régionales (1) qui, avec Paris, possède une société d'autopartage (carsharing en anglais).

Lilas Autopartage est une société coopérative d'intérêt collectif créée en 2006 en partenariat avec la ville de Lille, Caisse Commune (2), Keolis (3), la ville de Lille et plusieurs sociétés de l'économie sociale et solidaire. En avril 2009, cette société possédait 20 véhicules (Clio, Kangoo et Twingo) répartis sur 11 stations et partagés par 850 adhérents (4). En juin 2009, le parc est passé à 25 véhicules et une nouvelle station devrait être inaugurée à Fives.

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Source, notes et commentaires

Vélo

Communication

Le site de LMCU (Lille Métropole Communauté Urbaine) comporte une page consacrée au vélo.
Outre les inévitables statistiques sur les infrastructures cyclables et les projets concernant le PDU 2010-2020, on peut également y trouver une carte interactive logo de Lille Metropole vélo

Eloge de la ville dense

Le vélo désuet à Lille ?


©
in PACUSH BLUES, troisième zone, L'IMPORTANCE MAJEURE DES ACCORDS MINEURS, Editions Vents d'Ouest 1984

C'est du moins l'expression que l'on trouve sous la plume de Sébastien Noé dans le gratuit LILLE PLUS du mardi 14/11/2006 dans son compte-rendu sur l'annonce officielle faite le lundi 13 novembre 2006, des premiers résultats de l'enquête ménage-déplacements effectuée en 2006 sur le territoire de la CUDL (Communauté Urbaine de Lille) . Celui-ci écrit en effet que "le vélo semble tomber en désuétude".
Le bras(quet) de fer entre l'ADAV et le quotidien "LA VOIX DU NORD" au sujet de la création de nouveaux contre-sens cyclables au centre de Lille continuerait-il au travers du quotidien gratuit de La Voix du Nord qu'est le gratuit Lille Plus même si l'équipe journalistique n'est pas la même ?

Verre à moitié vide ou à moitié plein

Certes, au niveau de la Communauté Urbaine de Lille, cette enquête indique que le vélo n'a pas progressé par rapport à 1998. Sa part modale s'est stabilisée à 2% de l'ensemble des déplacements.

Cinq enseignements

Même si on aimerait connaître de façon plus fine les résultats de cette enquête ménages, les premiers enseignements de celle-ci indiquent que les efforts, en matière de politique cyclable, sont loin d'être vains mais doivent au contraire être accentués.
1 : on a pris comme base de calcul un déplacement moyen de 2 km à vélo et une émission sous estimée de 150 g de CO2 par km en voiture.

 

Attention, vélo fragile !

En 20 ans, sur LMCU (Lille Métropole Communauté Urbaine), les déplacements à vélo ont presque diminué de moitié (- 45 %) passant de 0,11 déplacement à 0,06 déplacement) avec une accélération de sa chute les 8 dernières années. Entre 1998 et 2006, Ceux-ci ont diminué de 25% , soit une baisse moyenne annuelle de 3.5% alors qu'elle n'était que de 2,9% lors de la période précédente. Alors que la part modale du vélo était déjà faible en 1987 (3,2%), elle n'est plus, 20 ans après que de 1,6%.
Cette moyenne cache en fait de très grandes disparités suivant le secteur.

Ainsi la ville de Tourcoing qui était en 1987 la troisième ville de l'agglo en matière de pratique cycliste avec 0,16 déplacement par jour (part modale de 4,8%) a vu la pratique chuter de 75% en 20 ans, l'essentiel de cette chute ayant eu lieu entre 1988 et 2006 : -60% soit pratiquement -11% par an. Sur les 11 secteurs du découpage, elle n'est plus, avec 0,04 déplacement (part modale de 1,3%), qu'en 10° position, à égalité avec le secteur d'Armentières (part modale de 1,0%) et la banlieue est (part modale de 1,1%).
Signe d'espoir, la municipalité de Tourcoing qui a pour maire Monsieur Jean-Pierre BALDUYCK, semble vouloir renverser la tendance. Des réunions de travail ont lieu régulièrement avec l'ADaV. En 2004, la municipalité invitait l'ADaV à organiser la fête européenne du vélo sur la commune. La balade à vélo qui était proposée, a permis d'inaugurer les 7 premiers contresens vélos créés sur la commune en 2004, rue Lartillier, rue Winoc-Chocquerel, rue du Château, rue de Tournai, rue du Tilleul, rue des Piots et rue Salembien.


Fête Européenne du vélo du samedi 5 juin 2004
Réception à l'Hospice d'Havré, la Maison Folie de Tourcoing
avec la présence d'amis cyclistes de l'association Mobiel de Courtrai (Kortrijk)

Les lillois bouderaient-ils le vélo ?

Le vélo victime d'un sous-investissement chronique

Certes, le vélo exige, de la part de son utilisateur, un investissement minime : avec 350 €, on a un vélo de marque d'entrée de gamme qui permet d'effectuer sans difficulté et sans effort 3 km par jour, soit 1100 km/an. C'est le cas en Hollande où la distance moyenne annuelle parcourue à vélo par hollandais était de 854 km alors qu'elle n'était que de 76 km par français.
Cela exige aussi de la part des pouvoirs publics un minimum d'investissement : on estime ainsi généralement qu'une politique cyclable correcte exige un budget de 5€/an/habitant. Si un tel budget avait été consacré au vélo au cours de ces 20 ans, ce sont 110 millions d'euros qui auraient été consacrés au développement du vélo au cours de cette période. Si l'intégralité de ce budget avait été consacrée à la création de pistes cyclables, on aurait vu la création de 1100 km de pistes cyclables (coût moyen de 100 000 €/ km) sur la métropole au cours de ces 20 ans. Or, on est loin du compte, LMCU ne compte que 400 km de voies cyclables (pistes et bandes cyclables confondues).
Si on compare aux investissements consacrés à la ligne 2 du métro qui ne constitue qu'une partie des investissements dans les transports publics, la comparaison est encore plus cruelle. Si l'on avait consacré un budget proportionnel à leurs parts modales respectives en 1987 (0,24 déplacement en TC en 1987, 0,11 à vélo), c'est un budget sur 20 ans de 405 M€-actualisation 2005- (équivalent à 4000 km de pistes cyclables) qui aurait du être consacré au vélo ! Même en se référant aux parts modales actuelles (0.35 déplacement en TC, 0,06 à vélo), c'est quand même encore un budget sur 20 ans de 151 M€ -actualisation 2005- (équivalent de 1500 km de pistes cyclables) qui aurait du être investi sur ce mode de transport.

Et on ne parle pas de la toile d'araignée de voies rapides qui ceinture et transperce la métropole lilloise et qui constitue autant de coupures pour les modes doux (marche à pied et vélo).

Certes la politique vélo est, peut-on dire, un peu plus complexe qu'une politique de transports en commun. Elle exige une approche systémique incluant les voies cyclables mais aussi le stationnement sécurisé tant dans l'espace public que dans les immeubles locatifs, les pôles d'échange multimodaux (gares, stations de métro, stations de tram, etc.) mais aussi sur les lieux de travail.

Tant que la majorité des élus considérera le vélo uniquement comme une activité de loisir et que les principales réalisations se cantonneront en parcours de loisirs en mauvais sable de marquise (Canal de Roubaix, Trame verte de la Deûle) entrelardés de nombreuses coupures, on continuera à voir chuter la part du vélo. Même la flambée des prix du pétrole ne profitera pas au vélo mais se traduira par une moindre mobilité de la population.

Couloirs bus-vélo

Ce type d'aménagement cyclable n'est pas négligeable puisqu'il y avait dans la ville de Lille 7,2 km de couloirs bus-vélo en 2007, soit 10% du linéaire total des aménagements cyclables. Une voirie comportant 2 sens de circulation, cela équivaut à 3,6 km de voirie équipée en couloirs bus vélo, soit presque 8% de la voirie disposant d'aménagements cyclables (46 km).


Lille, rue des Canonniers, photo prise en 2006

 


Lille, Liane 1, Boulevard Faidherbe, photo prise en avril 2009

double-sens vélo

Selon un message de l'ADaV du 6 mars 2007, le territoire de LMCU compte 77 contresens vélo et presque autant en préparation, soit un contresens vélo pour 14 300 habitants .
On aurait aimé connaître le nombre total de rues à sens unique sur le territoire de LMCU ce qui donnerait plus de signification au nombre de contresens vélo.
On aurait également aimé connaître la répartition de ces contresens vélo par commune.
Un peu plus d'un an plus tard, le 02/07/2008, à l'occasion de l'inauguration de la mise en double-sens cyclables de l'ensemble de l'hypercentre ville de Valenciennes, l'ADaV nous apprend que, dorénavant, ce sont 130 double-sens cyclables qui existent sur LMCU pour une longueur totale de 30 km. On a donc eu une progression, en nombre, de plus de 50 % par an de ce type d'aménagement.

Liaisons cyclables intercommunales


Photo de la D933 prise le dimanche 25 octobre 2009 vers 12h30

La D933 est un axe routier est-ouest de 25 km de long entre le périphérique lillois ouest à proximité de Capinghem et Meteren, via Armentières et Bailleul entre autres. A hauteur de Meteren, cet axe rejoint l'A25 Lille-Dunkerque, autoroute à laquelle cette départementale est parallèle. Nous n'avons aucune information sur la densité de trafic concernant la D933. On peut dire cependant que cet axe connaît probablement une circulation importante. En effet, l'A25 connaît un trafic moyen journalier de 153 700 véhicules aux abords de Lille (1). Entre Nieppe à l'ouest d'Armentières et Bergues, le trafic moyen journalier est encore de 80 000 véhicules/jour (2) toujours sur l'A25. La photo ci-dessus pourtant prise un dimanche vers midi laisse augurer d'un trafic certainement supérieur à 1000 véhicules/jour. Sur un tel axe où la vitesse est limitée à 90 km/h, le CERTU recommande des pistes cyclables. Or, lors de la réfection apparemment récente de cet axe, le GG59 s'est contenté de bandes cyclables. Même si ces bandes cyclables figurent dans les deux sens et sont de largeur conséquente (170 cm hors marquage au sol, 220 cm avec le marquage au sol), elles sont cependant inadaptées au trafic de cet axe et ne contribueront pas au regain de la pratique du vélo !

Pierre KOKOSZYNSKI

Sources

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Pollution

Quelques éléments intéressants figurent sur la pollution de l'air et son impact sur la santé dans le rapport APHEIS (Air Pollution and Health : A European Information System). Ce rapport publié en juillet 2004 a effectué une étude d'impact sanitaire concernant la métropole lilloise concernant les effets d'une réduction de la pollution de l'air sur la mortalité.
Vous pouvez télécharger ce rapport d'une vingtaine de pages sur le site de l'INVS

Une pollution essentiellement automobile

Ce rapport rappelle que la principale source d'émissions est due au trafic routier : 72% des émissions d'oxyde d'azote, 66% des émissions de monoxyde de carbone (CO) et 42% des composés organiques volatiles (COV). Seules les émissions de SO2 sont dues pour presque la moitié à l'industrie même si le trafic routier émet quand même le quart des émissions de ce polluant (1)

La pollution aux microparticules dépasse les valeurs réglementaires
un jour sur deux !

Les valeurs réglementaires sont de 20 µg/m3 pour les PM10, c'est à dire les microparticules de diamètre inférieur ou égal à 10 µm et de 14 µg/m3 pour les PM 2,5.
Les résultats ci-dessous correspondent à l'année 2001.

  PM 10 corrigées (2) PM 2,5 converties (2)
nombre de jours de dépassement 221 206

La concentration moyenne journalière (écart-type) est de 26 (15) µg/m3 pour les PM 10 et de 16 (11) µg/m3 pour les PM2,5. Quand aux valeurs médianes, c'est à dire la concentration pour laquelle la moitié des jours est au dessus de cette concentration, elle est de 23 µg/m3 pour les PM10 corrigées et de 13 µg/m3 pour les PM 2,5 mesurées directement.

Impact sanitaire

Les décès dus à la pollution de l'air sont au moins deux fois plus nombreux que ceux dus aux accidents de la route !
La mortalité due aux accidents de la route est légèrement inférieure à 9 tués pour 100 000 habitants (3), soit l'équivalent de 97 morts/an pour la métropole lilloise.
Deux scénarios principaux ont été envisagés :

Le scénario 1 permettrait d'économiser annuellement la vie de 23,2 personnes pour 100 000 habitants, toutes mortalités confondues (mortalité liée à un pic de pollution au cours des 24 heures qui suivent, mortalité à moyen terme dans les 40 jours qui suivent le pic de pollution, mortalité à long terme liée à une exposition chronique), soit l'équivalent de 255 morts/an pour la métropole lilloise.
Le scénario 2 permettrait, quand à lui, d'économiser 21,5 morts pour 100 000 habitants, toutes mortalités confondues, soit l'équivalent de 237 morts/an pour la métropole lilloise.
A titre indicatif, la mortalité de LMCU est de 1031 décès/an/100 000 habitants. On a donc, dans le cas du scénario 1, une surmortalité-les épidémiologistes parlent d'ERR (Excès de Risque Relatif) de respectivement 2,3% et 2,1% pour le scénario 1 et le scénario 2.

Sources

1 : Source : CITEPA 1994
2 : La mesure directe de la concentration en microparticules se fait par la méthode TEOM (Tapered Element Oscillating Microbalance). Pour une meilleure cohérence avec les recommandations européennes (la référence est la méthode de mesure gravimétrique), des coefficients de correction ont été appliqués.
3 : ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière) pour 2005 : Comparaisons Européeennes 2005, page 6.

Associations

;

On y trouve, entre autres, les ajonc (Association des Amis des Jardins Ouverts et Néanmoins Clôturés) qui a son propre site : http://www.ajonc.org/

Espaces naturels

Parc Mosaïc

Le parc Mosaïc est constitué de 13 jardins

le jardin des figuiers

L'architecture ronde de la maison des figuiers est, selon Danielle Stordeur, archéologue, la première architecture apparue dans les maisons bien avant celle des maisons rectangulaires.

Bureau de création et conception artistique : Hassan ZARROU
Collaboratrice : Catherine DEGRE
Paysagiste : Eric BERLIN, membre du cabinet paysagiste "empreintes" de Lille
Bureau Empreinte/Roubaix


maison berbère traditionnelle

Les terrasses de la Méditerranée

Paysagiste : Philippe THOMAS, paysagiste dont l'agence est à Roubaix
Plasticiens : Roger FREZIN, MANIASUKI, Françoise SZYBOWICZ, Thierry et Valérie TENEUL


Les terrasses de la Méditerranée

 

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Résultats par zone

Nous avons adopté le code de couleurs ci-dessous en fonction des résultats obtenus en termes de déplacements durables relativement à l'ensemble de la métropole lilloise mais sans aucune référence nationale et encore moins internationale.
Nous avons également fait figurer en noir le score le plus mauvais en termes de déplacement durable, pour chaque critère.
Mais attention, comme tous les chiffres, ceux-ci sont à manipuler avec prudence en particulier pour le vélo (voir annexe).

Mauvais Médiocre Bon Très bon

LILLE, vitrine du déplacement durable

Repères

227 600 habitants (population 2010) avec ses 2 communes associées, Lomme et Hellemmes, en 2006 sur 35 km², soit une densité de 6500 hab./ km²

 1987199820062006 en %variation 2006/1987
en %
variation 006/98
en %
voiture 1.41 1.72 1.30 32.6 - 8 - 24
2RM 0.02 0.01 0.03 0.8 + 50 + 200
autres méc. .02 0.01 0.02 1.50 + 100
TC 0.34 0.49 0.68 17.0 + 100 + 39
vélo 0.05 0.06 0.09 2.3 + 63 + 39
marche 1.58 1.74 1.87 46.9 + 18 + 7
modes doux 1.63 1.80 1.96 49.1 + 20 + 9
modes durables 1.97 2.29 2.64 66.2 + 34 + 15
Total 3.42 4.03 3.99   +17 -1

 

Eclairage Public

Dans le cadre de son agenda 21, la ville de Lille a confié la maîtrise de son éclairage public à ETDE, filiale de Bouygues, en 2004 avec pour objectif de réduire de 42% la consommation d'énergie liée à l'éclairage public en 8 ans. Ce contrat d'une durée de 8 ans et d'un montant de 35,2 millions € TTC, porte sur la gestion de l'énergie, l'exploitation et la maintenance des 22500 points lumineux de Lille, Lomme et Hellemmes. Alors que la consommation d'électricité liée à l'éclairage public était de 21,7 millions de kwh/an en 2003 (presque 100 kwh/an/hab.), celle-ci a dimninué de 34,5% en 2008 : elle n'est plus que de 14,2 millions kwh/an.

Respect du ciel nocturne

De 2004 à 2008, ETDE a supprimé 1740 "lampes boules", soit 8% des points lumineux au profit d'un éclairage plus performant.

Respect des accords de Kyoto

Alors que les accords de Kyoto fixent 21% d'énergie renouvelable à l'horizon 2010, 30% de l'électricité alimentant l'éclairage public est d'origine renouvelable.

Politique de mobilité

Gares et intermodalité

Lille possède deux gares

Sources

Politique vélo

Selon l'enquête menée conjointement par la FUBicy et le Club des Villes Cyclables (CVC), Lille possédait en 2007 664 places de stationnement vélo, soit un ratio relativement modeste de 2,9 places de stationnement vélo pour 1000 habitants, loin des standards de l'Europe du Nord. A titre indicatif, Annecy possédait 28 places de stationnement vélo pour 1000 habitants en 2003 !
Toujours selon cette même enquête, Lille avait 45,8 km d'aménagements cyclables dont 13 km en zone 30, soit un réseau cyclable de 1300 mètres/km² dont, hors zone 30, 940m/km².

Stationnement vélo

En 2008, 365 nouveaux arceaux vélos ont été posés à Lille, soit presque 3 nouvelles places de stationnemnent vélo pour 1000 habitants, c'est à dire autant que le nombre total de places de stationnement vélo qui existaient en 2005 !


Lille, Grand-Place juillet 2006
photo P. KOKOSZYNSKI

En 2013, Lille compte 3 000 arceaux vélo, soit 6000 places de stationnement vélo ou un peu plus de 26 places de stationnement vélo/1000 habitants. On peut mesurer la progression pour la densité du stationnement vélo qui a été quasiment multipliée par 10 en 8 ans : celui-ci n'était que de 2,8 places de stationnement vélo/1000 habitants en 2005. La densité en 2013 équivaut au record détenu par Annecy en 2003 (28 places de stationnement vélo/1000 hab.). Mais on est encore bien loin de la Communauté Urbaine de Strasbourg qui compte presque 1 place de stationnement vélo/10 habitants (85 places de stationnement vélo/1 000 habitants).

 

Culture

Pierre de Geyter


Pierre de Geyter

Pierre de Geyter (8 octobre 1848 Gand ; 26 septembre 1932 Saint Denis).
Pierre de Geyter est le compositeur de la musique de l'Internationale (textes d'Eugène Pottier écrits en juin 1871 en pleine répression de la commune de Paris) qu'il interprète pour la première fois le 23 juillet 1888 avec ses camarades de "la lyre des travailleurs", la chorale du Parti Ouvrier Français, au café "La Liberté" sis au 21, rue de la Vignette dans le quartier populaire Saint Sauveur. L'internationale est reprise pour la première fois au XIV° congrès du POF en 1896 en mairie de Lille puis elle est jouée en 1899 en clotûre du congrès unitaire de Japy à Paris. En 1910, elle est adoptée au huitième congrès socialiste international de Copenhague. De 1928 à 1944, l'Internationale fut adoptée comme hymne national par l'URSS.
Pierre de Geyter est le fils d'une famille de 5 enfants qui a émigré en France vers 1855. Dès 1857, à l'âge de 9 ans, il travaille comme rattacheur dans une usine de Fives. En 1901, il quitte Lille pour Saint Denis et adhère, dès 1921, au Parti Communiste Français.

TOURISME

Grand-Place

La déesse de Lille, la liberté guidant le peuple

Grand Place déesse de Lille
Grand-Place, Déesse de Lille
La déesse de Lille, en bronze, mesure 3,50 m et pèse une tonne.
Elle est l'une des Lilloises les plus illustres, dominant la Grand-Place depuis près de 270 ans, du haut de sa colonne de 12 m. Mais qui connaît vraiment l'histoire de la déesse de Lille, qui n'a d'ailleurs de déesse que le nom ?
Son histoire n’est effectivement en rien divine mais se construit avec la Révolution. 1792 : les Autrichiens envahissent la France pour doucher les ardeurs des révolutionnaires français. Ils assiègent Lille en septembre. Mais finissent par battre en retraite, début octobre, face à la résistance des habitants. Pour leur rendre hommage, il est d’abord prévu, vers la fin des années 1830, d’ériger un obélisque. Ou une pyramide avec, pour ornements, des éléments en fonte provenant des boulets autrichiens recueillis dans la ville. Ce sera finalement une colonne de 12 m (œuvre de Charles Benvignat), surmontée de cette sculpture de femme, en bronze, réalisée par le Douaisien Théophile Bra.
Une femme « aux hanches vigoureuses, évocatrices de la robustesse et de la fécondité du peuple des Flandres », a écrit l’historien Bruneel. Une femme emblématique des événements : elle tient dans sa main droite, un boutefeu (comme pour allumer la mèche des canons dirigés vers les Autrichiens). De l’autre, elle pointe, à ses pieds, l’inscription rédigée au bas du monument, réponse du maire de Lille, ce 29 septembre 1792, à l’ultimatum des assaillants : « Nous venons de renouveler notre serment d’être fidèle à la Nation, de maintenir la liberté et l’égalité ou de mourir à notre poste. Nous ne sommes pas des parjures. » Sur sa tête, sans que l’on puisse la distinguer d’en bas, une muraille crénelée pour couronne. D’aucuns ont cru voir une ressemblance avec la femme du maire lillois de l’époque, Louis Bigo-Danel. Un mirage. La statue de Théophile Bra, dessinée en 1830 et coulée en 1842, a été réalisée, initialement, pour être érigée au sommet de l’Arc-de-Triomphe, à Paris. Le projet abandonné, le sculpteur offre sa sta¬tue à la ville de Lille qui choisit donc d’en faire le symbole de sa résistance. D’abord installée, en 1843, place Rihour (à l’époque, place de la Mairie), elle rejoint le sommet de la colonne, sur la Grand-Place, en 1845. Une seule fois, la déesse de Lille sera soustraite au regard des passants. En 2000, pendant un mois, le temps d’une restauration avant les événements de Lille 2004. Une seule fois, elle sera déplacée. En 1989, le temps de construire le parking de la Grand-Place. De cette époque date d’ailleurs la fontaine qui l’entoure.
SOPHIE LEROY in La Voix du Nord du 22/12/2013

Chambre de Commerce et d'Industrie de Lille
ci-dessous, vieille bourse de Lille, photo prise du dernier étage du Furet du Nord

On renconnaît, en arrière plan, la tour de 19 étages du Crédit Lyonnais , oeuvre de 1996 de l'architecte Christian de Porzamparc
qui enjambe la gare d'Euralille.

Parc Jean-Baptiste LEBAS


photo prise le 26 janvier 2008

Beffroi de Lille avec,
au premier plan,
la porte de Valenciennes

Le Parc Jean-Baptiste LEBAS de 3ha a été conçu par le bureau paysagiste hollandais West 8 et inauguré le 3 juin 2006. Il remplace un infâme parking sauvage de 1100 places en plein coeur de ville.
Ce parc est situé sur le Boulevard Jean-Baptiste LEBAS appelé autrefois Boulevard d'Italie et dont le nom a été donné en 1947 en l'honneur du maire de Roubaix, ministre du travail sous le front populaire mort en déportation en 1944.

Source : article consacré au Parc JB LEBAS sur le site de la ville de Lille
On pourra aussi admirer, entre autres, sur le site en anglais de WEST 8 une passerelle modes doux au design particulièrement original.

Rue des Urbanistes

Lille Place des bleuets

Place de la République

Place de la République, sculpture d'Eugène Dodeigne évoquant, selon moi, une descente de croix

 

palais des beaux arts de Lille

LE TRIPOSTAL

façade du Tripostal
façade du Tripostal, photo prise en octobre 2014
 

Créé dans le cadre de "Lille 2004, capitale européenne de la culture", ce lieu de 6 000 m² situé rue Willy Brand, initialement promis à la démolition, est dédié à l'art contemporain. Entre autres, au moins une fois par an, une exposition d'art contemporain y est organisée.

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Banlieue de TOURCOING

Banlieue de Tourcoing : Bondues, Bousbecque , Halluin, Linselles, Marcq en Baroeul, Mouvaux, Neuville en Ferain, Roncq
114 000 habitants sur 49 km² soit une densité de 1450 hab./ km²
La banlieue de Tourcoing comprend trois communes du triangle d’or BMW, à savoir Bondues et Mouvaux. La banlieue de Tourcoing comprend trois communes du triangle d’or BMW, à savoir Bondues et Mouvaux. On peut considérer qu’il s’agit d’une zone pavillonaire et, à certains endroits, d’une zone résidentielle chic et même huppée .
On trouve sur la commune de Bondues, entre autres, un golf et un aéroclub.

 1987199820062006 en %variation 2006/1987
en %
variation 2 006/1998
en %
voiture 2.38 3.32 3.05 71.8 + 28 -8
2RM 0.07 0.04 0.11 2.6 + 57 + 175
autres méc. 0.02 0.04 0.03 0.7 + 50 - 25
TC 0.16 0.15 0.18 4.2 + 13 + 20
vélo 0.13 0.07 0.09 2.1 - 31 + 29
marche 0.91 0.60 0.79 18.6 -13 + 32
modes doux 1.04 0.67 0.88 20.7 -15 + 31
modes durables 1.20 0.82 1.06 24.9 - 12 + 29
Total 3.67 4.22 4.25   + 16 + 1
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TOURCOING

Repères

92 000 habitants en 2010 sur 15 km² soit 6080 habitants au km²
On notera que, malgré une densité équivalente à celle de Lille, la ville de Tourcoing a connu des évolutions divergentes en ce qui concerne les modes doux (marche à pied, vélo).
Parmi les trois villes denses de la métropole, Tourcoing est celle qui a également le plus fort taux d'usage de la voiture (presque 58% de part modale en 2006) et, parallèlement, la pratique de la marche à pied la plus faible.

Sur les photos ci-dessous, on peut voir le pont hydraulique à l'entrée du canal de Tourcoing qui est un embranchement du canal de Roubaix ouvert en 1892. En 1905, il fut équipé d'un pont dont le tablier se soulève grâce à des vérins, des roues et des chaînes. Ce premier pont fut détruit en 1918 lors du départ des troupes allemandes et reconstruit en 1923 par les deux ingénieurs dont les noms figurent sur la plaque ci-desssus du temps glorieux où le Nord était autonome (charbon pour l'énergie alimentant la sidérurgie locale et filatures). Il n'est plus hydraulique mais électrique et les mécanismes sont logés dans les 4 hauts cylindres de fonte. L'ensemble a été réhabilité en 1996. (1)

Le canal de Tourcoing et le canal de Roubaix pourraient constituer une magnifique voie verte permettant de traverser l'agglomération lilloise en site propre pour les modes doux. Malheureusement, à l'heure actuelle, le revêtement en sable de marquise stabilisé est impropre à l'usage en particulier les jours de pluie. De plus, de nombreuses coupures existent sous forme de routes passantes associées de surcroît à des pentes fortes. Cette balade est donc inenvisageable pour des personnes à mobilité réduite.

 

 1987199820062006 en % variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
voiture 1.742.001.95 57.7+ 12- 3
2RM 0.04 0.04 0.01 0.3 - 75 - 75
autres méc. 0.040.040.010.3- 75- 75
TC 0.17 0.19 0.35 10.4 + 106 + 84
vélo 0.16 0.10 0.04 1.3 - 75 - 60
marche 1.19 1.15 1.02 30.2 - 14 - 11
modes doux 1.35 1.25 1.06 31.5 - 21 - 15
modes durables 1.52 1.44 1.41 41.9 - 7 - 2
Total 3.343.523.38   

 

Politique de mobilité

La ville de Tourcoing ne compte que 300 arceaux vélo en 2013, soit 6,5 places de stationnement vélo/1 000 habitants. Cette densité 4 fois plus faible qu'à Lille montre le peu de cas de la politique cyclable dans cette commune.

espace Saint Christophe
Tourcoing ; stationnement vélo devant l'espace Saint Christophe

Lycée Sévigné : une éducation nationale à 2 vitesses !


photo prise en juin 2008

Tourisme

Eglise Saint Christophe

L'église Saint Christophe de Tourcoing a été agrandie dans le style néo-gothique entre 1856 et 1865, style qui faisait fureur à l'époque d'Eugène Viollet Leduc (1814-1879). Cet agrandissement est l'oeuvre des architectes Charles Leroy (Lille, 1816-Lille, 1879), Louis Croïn (pour la réalisation de l'orgue ?). Le clocher a été surélevé en 1895. Les matériaux utilisés sont la brique et la pierre de Lezennes ou de Creil pour les murs, l'ardoise pour les couvertures. A l'intérieur, les colonnes sont en pierre bleue de Soignies.

Ancienne chambre de commerce

L'ancienne chambre de commerce a été construite de 1 903 à 1906 sous la direction de l'architecte limougeaud Charles Planckaert à qui on doit également le musée de Périgueux ainsi que le musée Bonnat de Bayonne. Le bâtiment est conçu pour abriter la chambre de commerce, la bourse de commerce etl'hôtel des postes. Le bâtiment fut inauguré à l'occasion de l'Exposition internationale des Industries textiles de 1906.Le bâtiment est muni d'un beffroi (photo ci-contre), symbole des libertés communales, qui culmine à 152 mètres et dont les cloches ont été enlevées en 1917. Le bâtiment en pierre de Creil, brique et pierre de Soignies est typique de l'art éclectique de la fin du XIX° siècle et du début du XX°s. L'art éclectique mêle à la fois les références à l'architecture de la renaissance flamande et celles à l'architecture du début du XVII° s.. Le bâtiment classé aux monuments historiques abrite actuellement le Centre d'Art et d'Industrie, un théâtre de marionnettes et le musée d'histoire de la ville.

beffroi de l'ancienne chambre de commerce de Tourcoing
beffroi de l'ancienne chambre de commerce de Tourcoing

Sources

1 : pont hydraulique de Tourcoing : texte extrait du livre "Le patrimoine des communes du nord" paru en 2001 aux Editions FLOHIC

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Roubaix

Repères

94 700 habitants en 2010 sur 13 km² soit 7 160 habitants au km². Roubaix est donc la ville la plus dense de la métropole.
Là aussi, on retrouve une évolution divergente, par rapport à Lille, pour les modes doux (marche à pied, vélo).

Photo ci-contre : l'Eglise Saint Martin Grand Place. L'origine de l'édifice remonte au IX°s. Au XIV° s., la petite église romane est remplacée par une Hallekerque, une église à trois nefs d'égale longueur. La tour clocher fut érigée en 1511. En 1848, l'Architecte Charles Leroy agrandit à nouveau l'édifice pour en faire une église de style néogothique à 5 nefs.


© photo Pierre KOKOSZYNSKI

 

 1987199820062006 en % variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
voiture 1.37 1.81 1.43 45.4 + 4 - 21
2RM 0.07 0.02 0.01 0.3 - 86 - 50
autres méc. 0.02 0.01 0.02 0.6 0 100
TC 0.21 0.21 0.32 10.2 + 52 + 52
vélo 0.08 0.08 0.03 1.0 - 63 - 63
marche 1.42 1.63 1.34 42.5 - 6 - 18
modes doux 1.50 1.71 1.37 43.5 - 9 - 20
modes durables 1.71 1.92 1.69 53.7 - 1 - 12
Total 3.17 3.76 3.15      

Vélos de location des 3 vélopoles roubaisiennes gérées par Parcogest

  • Eurotéléport
  • Blanchemaille
  • Espace Grand-Rue

Ces VTC 7 vitesses peuvent être loués pour 1 €/jour (soit le prix d'un abonnement quotidien aux vélos en libre service de JC Decaux !) et 0,5 € la demi-journée.


Roubaix, Place de la Liberté, septembre 2007
© photo Pierre KOKOSZYNSKI

Politique de mobilité

Tout comme chez sa voisine, Tourcoing, Roubaix a une faible densité en arceaux vélos. Avec 300 arceaux vélo en 2013, soit 600 places de stationnement vélo, la densité du stationnement vélo de 6,3 places de stationnement vélo/1000 habitants y est 4 fois plus faible qu'à Lille.

Culture

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Banlieue de ROUBAIX

villes : Croix, Hem, Forest sur Marque, Lannoy, Leers, Lys lez Lannoy, Toufflers, Wasquehal, Wattrelos
Population : 131 400 habitants sur 47 km² soit 2814 hab./km²

  1987 1998 2006 2006 en % variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
voiture 2.14 2.68 2.35 64.6 + 10 - 12
2RM 0.06 0.03 0.02 0.5 - 67 - 33
autres méc. 0.02 0.04 0.01 0.3 - 50 - 75
TC 0.16 0.19 0.25 6.9 + 56 + 32
vélo 0.12 0.06 0.06 1.6 - 50 0
marche 0.75 0.97 0.95 26.1 + 27 - 2
modes doux 0.87 1.03 1.01 27.7 + 16 - 2
modes durables 1.03 1.22 1.26 34.6 + 22 + 3
Total 3.25 3.97 3.64      

Wasquehal

Repères

18 500 habitants en 1999 sur 6,6 km² soit une densité de 2 700 habitants/km².
Maire : Gérard Vignoble (Modem) depuis 1977 !

Rue de Lille : une piste cyclable oubliée

Théoriquement, cette piste cyclable bidirectionnelle est obligatoire. On notera cependant le mauvais état du revêtement, l'absence de cheminement piétonnier de ce côté de la rue qui pose des problèmes de cohabitation avec les piétons, la présence d'une végétation envahissante qui réduit cette piste cyclable à une seule voie et, cerise sur le gâteau, une bagnole en stationnement sauvage sur cette piste.


photo prise le 25/06/08 vers 12h

 

Wattrelos

Repères

42 700 habitants en 2008 (soit la population de Douai), sur 13,62 km², soit une densité de 3130 habitants/km². Maire : Dominique Baert (PS) également député et Premier Vice-Président de LMCU en 2007.

Vie locale

Les Berlouffes

Les berlouffes sont une immense braderie populaire qui a lieu le deuxième week-end de septembre depuis 1977.
Cette braderie est réservée aux particuliers et comptait, en 2007, 2700 emplacements répartis sur plus de 16 km.
C'est aussi l'occasion d'une fête médiévale qui se déroule au centre ville,sur la place Jean Delvainquière, en commémoration d'un épisode sanglant des guerres de religion qui fit 150 victimes le 27 décembre 1566.
Les "gueux" sont protestants mais aussi en révolte contre le pouvoir établi. Poursuivis par les troupes catholiques, 400 de ces geux habillés pauvrement (de berlouffes en chti) se réfugient dans le cimetière de l'église de la trinité puis dans le clocher. Pour les déloger, les assaillants mettent le feu à l'édifice. Certains retranchés se jettent par les fenêtres. On dénombrera le lendemain matin 150 morts. L'église fut remplacée en 1882 par un édifice plus grand l'aglise Saint Maclou.
C'est du haut de cette église que sont jetées les berlouffes, petites poupées de laine noires le dimanche vers 18h tandis qu'un mannequin plus grand, Jehan de Berlouffe, est brûlé vers 18h30.

 


fête médiévale du 14/09/08 à Wattrelos

 

 

Les trois petits géants de Wattrelos

  • Jeanne de Wattrelos
  • Ferrand de Portugal
  • Thomas de Savoie

Sources

Hors-série 2007 au format .pdf du journal municipal consacré aux Berlouffes diffusé par la municipalité de Wattrelos.

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Banlieue EST

11 communes : Anstaing, Baisieux, Chereng, Gruson, Hellemmes, Lezennes, Mons en Baroeul, Sailly lez Lannoy, Tressin, Villeneuve d'Ascq (62 400 habitants en 2004), Willems
Population : 125 000 habitants sur 61 km² soit 2030 habitants/km²
Ce secteur est, lui aussi très hétérogène.
Trois communes urbaines, Hellemmes, Mons en Baroeul, Villeneuve d'Ascq concentrent à elles seules 106 000 habitants, soit plus de 85% de la population de la zone sur 29 km² (densité de 3680 habitants au km²).
On notera le cas particulier de Mons en Baroeul qui a la densité de population la plus élevée de la métropole : 23 000 habitants sur 2,88 km² soit 8000 habitants/km². Mons a en effet subi le délire architectural de la fin des années 60 avec ses alignements de barres horizontales et verticales dans le quartier du Nouveau Mons(1), ancienne ZUP. La population a doublé entre le recensements de 1968 (14 100 hab.) et celui de 1975 (28 000 habitants). Depuis, indice du mal-être de ce type d'urbanisation, la ville a perdu plus de 5000 habitants entre 1975 et 1999 soit 18% de sa population.
Les 8 autres communes sont en fait des communes rurbaines avec une population de 18 200 habitants disséminés sur 33 km² (soit 560 hab./km²)
1 : Un blog à consulter pour avoir une idée en photos du nouveau Mons (hasard ou choix du photographe amateur : aucun humain sur les photos)

 1987199820062006 en %variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
voiture 1.89 2.34 2.07 56.3 + 10 - 12
2RM 0.02 0.01 0.01 0.3 - 50 0
autres méc. 0.04 0.02 0.03 0.8 - 25 + 50
TC 0.40 0.39 0.45 12.2 + 13 + 15
vélo 0.11 0.08 0.04 1.1 - 64 - 50
marche 1.24 1.03 1.08 29.3 - 13 + 5
modes doux 1.35 1.11 1.12 30.4 - 17 + 1
modes durables 1.75 1.50 1.57 42.7 - 10 + 5
Total 3.70 3.87 3.68   - 1 - 5
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Banlieue SUD

18 communes : Bouvines, Emmerin, Fâches Thumesnil, Fretin, Hallennes lez Haubourdin, Haubourdin, Houplin Ancoisne, Lesquin, Loos, Noyelles, Péronne en Mélantois, Ronchin, Sainghin en Mélantois, Santes, Seclin, Templemars, Vendeville, Wattignies.
Population : 130 600 habitants sur 115 km² soit une densité de 1137 habitants/km²

  1987 1998 2006 2006 en % variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
voiture 2.10 2.62 2.33 63.1 + 11 - 11
2RM 0.05 0.02 0.03 0.8 - 40 + 50
autres méc. 0.04 0.06 0.03 0.8 - 25 + 50
TC 0.27 0.26 0.23 6.2 - 15 - 12
vélo 0.10 0.07 0.05 1.4 - 50 - 29
marche 0.97 1.03 1.02 27.6 + 5 - 1
modes doux 1.07 1.10 1.07 29.0 0 - 3
modes durables 1.34 1.36 1.30 35.2 - 3 - 4
Total 3.53 4.06 3.69   + 5 - 9

Haubourdin

Houplin-Ancoisne

Houplin-Ancoisne est une ville de 3600 habitants sur 6,5 km² (densité de 560 hab/km²) surtout connue pour la présence du parc Mosaïc sur son territoire.
Malgré la taille réduite de la ville, nous avons compté au moins 12 places de stationnement vélo, 8 devant le café-tabac-PMU "le relax", 21 place Auguste Désiré Serrurier et 4 devant la boulangerie au 69 de la rue Jean-Jaurès.
Le système choisi est le modèle "Tulip" de Velopa qui ne nous procure pas entière satisfaction. On a donc au minimum 3,3 places de stationnement vélo pour 1000 habitants.

Loos

Loos est une commune de presque 21 000 habitants sur 7 km² (densité de 3000 hab./km²) dont le maire P.S. de 2001 à 2008 était Daniel Rondelaere.

SECLIN

Avenue de la République : le mythe de la mixité du trafic

Seclin Avenue de la République

Zone de stationnement ? Non, il s'agit d'une piste cyclable !

piste cyclable à Seclin
photo prise le mercredi 29/04/09 vers 12h

La photo ci-dessus a été prise sur la piste cyclable rue de Lille à Seclin (D549) qui relie Templemars à Seclin

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Banlieue NORD OUEST

Communes : Capinghem, Englos, Lambersart, Lomme, La Madeleine, Marcq en Baroeul (sud), Marquette lez Lille, Saint André lez Lille, Sequedin
Population : 142 000 habitants sur 48 km² soit 2986 hab./ km²

  1987 1998 2006 2006 en % variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
voiture 2.1 2.76 2.42 60.2 + 15 - 12
2RM 0.03 0.06 0.02 0.5 - 33 - 67
autres méc. 0.01 0.06 0.03 0.7 + 200 - 50
TC 0.26 0.30 0.36 9.0 + 38 + 20
vélo 0.12 0.07 0.07 1.7 - 42 0
marche 1.15 1.27 1.12 27.9 - 3 - 12
modes doux 1.27 1.34 1.19 29.6 - 6 - 11
modes durables 1.53 1.64 1.55 38.6 + 1 - 5
Total 3.67 4.52 4.02      

 

Duel au sommet entre Lomme la Rouge et Lambersart la Blanche ?

Lomme


Inauguration du 100° double-sens cyclable de LMCU à Lomme le 09/02/2008

 


buste de Jean Jaurès
Avenue de la République

Rue Anatole France
double-sens cyclable de type cohabitation

Lomme (28 000 habitants en 1999) est un fief socialiste depuis plus de 60 ans. Cette ville est en effet dans le giron socialiste depuis au moins 1947 et a eu, entre autres, pour maire socialiste Arthur Notebart de 1947 à 1990.
Lors du mandat 2001-2008 du maire socialiste Yves Durand, à la demande d'adhérents de l'ADaV, des conseillers verts du Conseil Municipal et avec l'appui technique de l'ADaV, 11 double-sens cyclables ont été créés sur la commune dans le quartier dit du Marais (2 de type bande cyclable et 9 de type cohabitation) pour une longueur totale de 1850 mètres fin 2007 (1).
Avec 66 mètres de double sens cyclables pour 1000 hab. ou encore 0,4 double sens cyclable pour 1000 hab., comparativement à sa population, Lomme arrive en tête de LMCU pour les double-sens cyclables.

Lambersart

Lambersart (28 000 habitants en 1999) ne comptait, fin 2007 (1), quand à elle, que 2 double-sens vélos de type bande cyclable pour une longueur totale de 200 mètres, soit seulement 0,07 double sens cyclable pour 1000 hab. ou encore 7 mètres de double sens cyclables/1000 hab..

Stationnement vélo

L'Avenue de Dunkerque (départementale 933) commune aux villes de Lille, Lomme et Lambersart pour lesquelles elle sert de frontière communale a fait l'objet d'un aménagement de voirie en 2005.

Cette avenue est l'une des avenues commerçantes de la banlieue lilloise. On a apprécié le stationnement vélo conçu, selon nous, de façon intelligente. Entre autres, à chaque intersection, la pose de barrières contre le stationnement sauvage et destinée à favoriser la visibilité aux intersections, s'est accompagnée de la pose d'arceaux vélo. Ainsi, sur les 1300 mètres de cette avenue, nous avons compté une soixantaine d'arceaux vélos répartis de part et d'autre de la voirie sur 30 emplacements, soit un stationnement vélo tous les 80 mètres. Certes, on est encore loin d'un stationnement vélo tous les 50 mètres comme le préconise le livre "Recommandations pour les Aménagements Cyclables" édité par le CERTU en 2000. Mais on s'en rapproche.

 

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Secteur ouest LMCU

16 communes : Beaucamps Ligny, Don, Ennetières en Weppes, Erquinghem le Sec, Escobecques, Fournes en Weppes, Hantay, Herlies, Illies, La Bassée, Marquillies, Premesques, Sainghin en Weppes, Salomé, Wavrin, Wicres
Population : c’est le secteur le moins peuplé avec 30 400 habitants répartis sur 84 km², soit une densité de 360 hab./km² qui constitue la plus faible de la métropole lilloise.
On ne s'étonnera donc pas d'y trouver le deuxième plus grand nombre de déplacements en voiture (2,57) bien après la banlieue de Tourcoing (3.05) et avant deux autres secteurs rurbains, le secteur de Comines-Quesnoy (2,41 déplacements en voiture, densité de 555 hab./km² soit la deuxième la plus faible) et la banlieue Nord Ouest (2,42 déplacements en voiture).
Autre corollaire de cette faible densité, c'est le secteur qui a connu la plus forte augmentation de l'usage de la voiture en 20 ans (+ 30%) que l'on peut probablement imputer en partie à une urbanisation résidentielle.
Inévitablement, on observe une désaffection pour les transports en commun : c'est le secteur qui a vu la plus forte baisse de fréquentation tant sur longue période (20 ans) que sur la dernière période, entre 1998 et 2006. La spirale du déclin du transport en commun semble ici inévitable.

 1987199820062006 en %variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
voiture 1.97 2.76 2.57 65.6 + 30 - 7
2RM 0.06 0.04 0.04 1.0 - 33 0
autres méc. 0.06 0.07 0.08 2.0 + 33 + 14
TC 0.23 0.25 0.19 4.7 - 17 - 24
vélo 0.13 0.12 0.12 3.0 - 8 0
marche 0.91 0.74 0.92 22.9 + 1 + 24
modes doux 1.04 0.86 1.04 25.9 0 + 21
modes durables 1.27 1.11 1.23 30.6 - 3 + 11
Total 3.36 3.98 3.92   + 17 - 2

 

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Secteur d’Armentières

Repères

Villes : Armentières, Erquinghem Lys, La Chapelle d’Armentières, Houplines, Frelinghien
Population : 47 900 habitants sur 48,14 km² soit une densité de 995 hab./km²

  1987 1998 2006 2006 en % variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
voiture 2.18 2.24 2.27 57.5 + 4 + 1
2RM 0.05 0.07 0.05 1.3 0 - 29
autres méc. 0.07 0.08 0.07 1.8 0 - 12
TC 0.07 0.14 0.16 4.1 + 129 + 14
vélo 0.17 0.12 0.04 1.0 - 76 - 67
marche 1.16 1.51 1.36 34.4 + 17 - 10
modes doux 1.33 1.63 1.40 35.4 + 5 - 14
modes durables 1.40 1.77 1.56 39.5 + 11 - 12
Total 3.70 4.16 3.95   + 7 - 5

Armentières

Repères

Armentières est une ville de 25 000 habitants (2006) répartis sur 6,3 km² (densité de 3960 habitants/km²) située à moins de 15 km de Lille (distance pole multimodal d'Armentières-Hôtel de Ville de Lille)
Armentières est un fief socialiste depuis plus de 50 ans : ce parti dirige la ville depuis 1959.

Pole multimodal d'Armentières

Le pôle multimodal d'Armentières construit en 2006, comprend

Ce pole multimodal d'une superficie totale de 18 0000 m² représente un investissement d'environ 10 millions d'euros dont la moitié est à la charge de LMCU, le reste étant financé par le Conseil Régional, la Région, le Conseil Général et l'Union Européenne.
On s'interroge sur la pertinence de la taille du stationnement voiture et surtout de sa gratuité. Le stationnement voiture occupe une surface 12 fois plus importante que celui d'un vélo (20 m² pour une voiture en stationnement contre 1,6 m² pour les vélos !). Le nouveau garage à vélo sécurisé vient compléter ou plutôt remplacer l'ancien garage à vélo couvert de la gare d'Armentières situé sur le flanc de la gare. Malgré ses qualités (celui-ci était constitué d'arceaux vélo assurant une meilleure protection contre le vol que les pince-roues), celui-ci semblait à priori peu satisfaisant probablement à cause des dégradations possibles : lors de notre visite de la gare d'Armentières, nous avons en effet pu constater que l'ancien garage à vélo était vide contrairement au vélopole.

Fréquentation

La gare d'Armentières est la dixième gare régionale la plus fréquentée (2) avec, en 2008, une moyenne de 4100 usagers/jour du TER (2160 montées et 1930 descentes) sur 5 jours ouvrables.


ancien garage à vélo de la gare d'Armentières pouvant accueillir 48 vélos

 
gare d'Armentières, accès aux quais

parc relais voitures à Armentières de 450 places


Pôle bus du pôle multimodal d'Armentières

Tourisme

Hôtel de ville d'Armentières

L'actuel hôtel de ville d'Armentières de style flamand date de 1934 et remplace l'ancien hôtel de ville détruit par les allemands en 1918. Son beffroi d'une hauteur de 67 mètres est classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité avec 22 autres beffrois du Nord de la France . Cet hôtel de ville est l'oeuvre de Louis-Marie Cordonnier (Haubourdin 1854-1940), un architecte traditionnel mais prolixe du département du Nord. On lui doit, entre autres, l'église Notre Dame de Waziers, l'opéra de Lille, la Chambre de Commerce de Lille mais aussi deux autres beffrois eux aussi classés au Patrimoine Mondial de l'Unesco : le beffroi de Dunkerque dessiné en 1895 et celui de Comines.


hôtel de ville, médiathèque l'Albatros ouverte en 2007 et église Saint Vaast d'Armentières vues du pole bus

Hôtel de ville d'Armentières

Sources

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SECTEUR DE COMINES QUESNOY

villes : Comines, Warneton, Deulemont, Quesnoy sur Deûle, Verlinghem, Wambrechies, Lompret, Pérenchies, Wervicq sud
Population : 45 100 habitants sur 81 km² soit 555 habitants au km²

 1987199820062006 en %variation 2006/1987
en %
variation 2006/1998
en %
voiture 2.19 2.21 2.41 63.9 + 10 + 9
2RM 0.04 0.01 0.02 0.5 -50 +100
autres méc. 0.030.040.030.80- 25
TC 0.18 0.17 0.21 5.2 + 17 + 24
vélo 0.20 0.12 0.11 2.7 - 45 - 8
marche 0.87 1.12 0.99 24.6 + 14 - 12
modes doux 1.07 1.24 1.10 27.4 + 3 - 11
modes durables 1.25 1.41 1.31 32.6 + 5 - 7
Total 3.51 3.67 3.77   + 7 + 3

 

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Quelques précautions pour les statistiques

sur les 8990 personnes ayant été enquêtées, nous avons supposé que le nombre de personnes interrogées dans chaque zone était proportionnel au nombre de personnes habitant ce secteur.
En statistiques on a l'habitude de parler d'intervalle de confiance à 95% : le résultat obtenu a 95% de chances d'appartenir à l'intervalle [min., Max.].
Vous trouverez dans n'importe quel livre de statistiques du supérieur la formule pour les pourcentages.
Signalons de plus que le nombre peu élevé de déplacements à vélo induit une erreur y compris dans le calcul du pourcentage. Prenons pour exemple le cas de Roubaix qui semble être la ville ayant le plus faible pourcentage de déplacements à vélo. On peut lire une valeur arrondie de 0.03 déplacements, ce qui signifie que le nombre réel de déplacements était compris dans l'intervalle [0,25 ; 0,35[. Le pourcentage calculé de déplacements à vélo est donc compris dans l'intervalle [0,8% ; 1,1%], soit une différence de 37,5%.
Ainsi, selon son optimisme, son volontarisme, son pessimisme ou pour des raisons de simplicité, on pourra choisir la fourchette basse ou haute des valeurs du tableau ci-dessous.
Une chose est cependant certaine. La pratique du vélo reste ridiculement faible. On ne peut, à partir des résultats publiés, vraiment distinguer de différences entre les 11 zones de LMCU. Quelque soit le secteur, les déplacements à vélo sont gravement menacés. En l'absence de sursaut politique, ce mode de déplacement continuera à végéter.
Cette enquête, à elle seule, ne permet pas non plus d'étudier l'évolution de la pratique cycliste. Elle doit être confirmée par des comptages sur le terrain. Ainsi, les comptages régulièrement effectués par l'ADaV confirment la renaissance du vélo sur Lille. Mais heureusement, à l'heure actuelle, on peut enfin réaliser aussi des comptages mécaniques des vélos sans présence humaine.

Pratique du vélo
  min. en % Rés. en % Max. en %
LMCU 1.3 1.6 1.9
LILLE 1.5 2.3 3
ROUBAIX 0.3 1 1.6
TOURCOING 0.5 1.3 2..1
ARMENTIERES 0 1 2.0
Banlieue ROUBAIX 0.9 1.6 2.4
Banlieue TOURCOING 1.1 2.1 3.1
Banlieue est 0.5 1.1 1.7
Banlieue sud 0.7 1.4 2.0
Banlieue Nord Ouest 0.9 1.7 2.5
Secteur Sud ouest 0.9 3 5.1
Secteur Comines Quesnoy 1.1 2.7 4.4
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Sources