ANICHE



Le monument figurant sur la photo de droite a été réalisé par Georges HUGO, artiste local aujourd'hui disparu. Ce monument est un symbole économique et social, l'emblème du travail du verre et du charbon. D'après les informations de la voix du nord du dimanche 19 et lundi 20 juin 2005, un artiste originaire d'Anzin, Stéphane NOBLET, a été appelé au chevet de cette effigie. S. NOBLET avait déjà été sollicité par la commune d'Aniche pour la réalisation d'une statue faite de béton, d'abord installée d'abord site Pierre de Coubertin, pour être aujourd'hui implantée au stade des Navarres.

RN45 : Rue des Frères Fache

Réfection des trottoirs, vous avez dit trottoir, comme c'est bizarre !

Selon le diagnostic du PDU datant de 2000, plus de 15 000 véhicules/jour circulaient déjà à l'époque sur la RN 45. Ce trafic est donc relativement important tant par le nombre de véhicules que par la vitesse de ceux-ci. Notons que la vitesse est favorisée par une chaussée surdimensionnée : la largeur mesurée au croisement avec la rue de la gare Sainte Hyacinthe est de 6,50 mètres alors que 6m suffisent amplement.

Dès l'entrée de la ville, le message est clair : "Piétons Go Home". On peut en effet y constater que les trottoirs sont phagocytés par les voitures en stationnement.

Cette partie de la rue des Frères Fache est située entre le rond-point du Boulevard Paul Vaillant Couturier et la rue de la gare Sainte Hyacinthe, deux lieux disposant chacun d'un supermarché et donc, à priori, générateurs de flux piétonniers.

La ville d'Aniche adhère au Plan de Déplacements Urbains du Douaisis, plan qui affiche comme objectifs la promotion des modes de déplacement alternatifs à la voiture et qui a été adopté depuis deux ans déjà. Jean-Marie Marquaille, élu de la commune d'Aniche, est même l'un des Vice-Présidents du SMTD (Syndicat Mixte des Transports du Douaisis), syndicat chargé de la mise en place du PDU.
On aurait donc aimé que la réfection des "trottoirs" de la rue des Frères Fache qui a été effectuée en 2004, ne se contente pas de la pose technique d'un enrobé mais s'accompagne d'une réflexion sur les cheminements doux et en particulier sur leur sécurisation. Or cela ne semble pas être le cas à l'heure actuelle.

Selon l'enquête ménages de 2000, environ 45% des déplacements anichois se font à pied, à vélo ou en transports en commun (ces derniers commencent et se finissent donc à pied). Or, à cause du stationnement sauvage sur les trottoirs, entre autres entre la façade des maisons et la piste cyclable, ces 45% d'usagers doivent se contenter, à maints endroits, de la portion congrue constituée par la piste cyclable bidirectionnelle, soit de 1,8m sur la totalité de la voirie, ce qui représente moins de 16% de la largeur de la voirie (environ 11,3 m) et ceci dans des conditions inacceptables. Le stationnement sauvage sur les trottoirs impose en effet la cohabitation forcée entre piétons et cyclistes, cohabitation qui n'est satisfaisante pour aucun des deux modes de déplacement (rapport de vitesse de 1 à 3 et même plus pour les cyclistes rapides).


Le dimanche 17 octobre 2004, vers 11h30, pas moins de 12 voitures étaient en stationnement illégal côté pair.

De plus la largeur de la PCB (piste cyclable bidirectionnelle) est particulièrement exigüe : 1,8 mètre alors que le CERTU (Centre d'Etudes sur les Réseaux, les Transports, l'Urbanisme et les Constructions Publiques) préconise une largeur comprise entre 2,5 m et 3 mètres pour les PCB. De surcroît, en milieu urbain, la PCB ne nous semble pars un bon choix. En effet, ce type d'aménagement unilatéral oblige à traverser fréquemment la chaussée, moment qui présente les plus grands dangers.

Quand des places de stationnement sont tracées sur le trottoir, l'incivilité des automobilistes est presque généralisée avec l'absence de respect de la limite intérieure. Ceci est d'autant plus choquant que la largeur des cheminements piétonniers n'est déjà que de 1,2 mètre alors que la loi, prenant en compte les PMR (personnes à mobilité réduite), spécifie une largeur de 1,4 mètre (arrêté du 31 août 1999). Le comble est atteint quand, de surcroît, les poubelles sont sorties même le dimanche matin : on arrive alors à descendre à une largeur de 50 cm. Pour mémoire, un fauteuil roulant a une largeur de 60 cm !


Il n'est pas toujours facile de faire ce type de reportage. L'addiction à la benzine n'a pas de bornes : sur l'une des vitres du 4×4 figurait également une annnonce pour vendre un quad ! En nous voyant photographier la situation, le propriétaire du véhicule est sorti furibard et a poussé le luxe jusqu'à téléphoner à la Police Nationale. Il prétendait être prêt à payer l'amende symbolique de 11 € et nous menaçait d'une attaque en justice ! C'était bien sûr sa femme qui maîtriserait mal le monstre et qui s'était mal garée. Vérification faite 9 jours plus tard, il s'agit bien d'un stationnement régulièrement hors-normes.

 

Alors que le stationnement illicite domine, certaines places de stationnement sont inoccupées. Cela résulte en partie de la fâcheuse tendance des propriétaires de voitures à vouloir garer leur voiture juste devant leur maison en s’appropriant à titre privé une partie de l’espace public que constituent les trottoirs. Cela tient aussi en partie à la difficulté de traverser un axe dont l’intensité du trafic est intense.

 

A l'heure où le débat fait rage dans le Douaisis sur le taux de remplissage des bus, on ne peut espérer inciter les personnes à prendre le bus que si les bipèdes ont à leur disposition un espace pour se déplacer. La voiture gonflable ou pliable utilisable à la descente de bus n'a pas encore été inventée. On constate à nouveau ici l'absence de cheminement piétonnier.

Il serait regrettable de considérer la situation actuelle avec fatalisme en considérant que ce phénomène est quasi-généralisé. C'est en effet prendre le risque d'un accident grave, voire même mortel pour les piétons, en particulier quand les conditions de visibilité sont mauvaises (pluie, nuit, etc.). De plus le comportement d'un enfant est parfois imprévisible.

Quelques propositions

La situation pourrait être améliorée en jouant sur l'offre.

Il nous semble qu'un certain nombre de places de parking pourraient être créées dans la rue de la gare Sainte Hyacinthe à l'endroit de l'actuelle pelouse ainsi que sur la friche située entre le n°12 et le n°18 de la rue des Frères Fache.

Aires de stationnement potentielles

L'espace potentiellement libéré pour les piétons pourrait alors être protégé par des barrières ou des potelets en particulier aux endroits les plus problématiques : voisinage de l'arrêt de bus, côté impair de la rue à l'intersection avec le Boulevard P.V. Couturier où le trottoir est actuellement inutilisable. D'autres communes, Douai pour ne pas la nommer, recourent de plus en plus à ce type de dispositif passif et probablement Aniche dans d'autres rues.
Il nous semblerait également utile d'installer des dispositifs verticaux de ralentissement de la vitesse (coussins berlinois, plateaux ralentisseurs) sur la RN45 dans la traversée d'Aniche.
La RN 45 dans la traversée d'Aniche semble faire cohabiter l'habitat et les entreprises. En cas de réaménagement de l'axe, ne pourrait-on également envisager un usage différencié de l'espace de la voirie ? La piste cyclable serait bien sûr toujours présente. Lorsque les riverains sont des particuliers, un espace serait dédié au stationnement et au trottoir. Par contre, quand les riverains sont des entreprises, on pourrait se contenter du seul trottoir. Ceci aurait l'atout supplémentaire de créer des chicanes contribuant à ralentir la circulation des véhicules.

Au regard de ce qui précède, les remarques qui suivent sembleront presque anecdotiques même si elles assurent le confort tant des cyclistes que des piétons et, en particulier des PMR.

Pourquoi ne pas avoir créé un bateau (trottoir surbaissé) au carrefour avec la rue de la gare Sainte Hyacinthe ? Ce type d'aménagement facilite le déplacement des PMR. Il est capital aussi pour les cyclistes. Nous nous permettons de préciser qu'un obstacle de 3cm de haut pour un cycliste équivaut au franchissement d'un obstacle de 10 cm de haut pour un automobiliste. Le cycliste qui roule à vive allure et qui répugne à s'arrêter pour franchir le trottoir, finit par voiler ses roues et par rendre inefficaces son système de freinage au détriment de sa sécurité. Les mini-goulottes en V assurant l'écoulement des eaux de pluie issues des gouttières, de par leur faible largeur, provoquent également des chocs pour le cycliste, heurts qui endommagent la mécanique.

D 943 : un aménagement calamiteux

La Départementale 943 relie Aniche à Bouchain

Boulevard Drion

La largeur de ce no-mans-land fourre-tout permettait de créer une piste cyclable de 200 cm, un stationnement voiture de 180 cm et un large trottoir de 210 cm permettant d'assurer la continuité d'un cheminement piétonnier de 150 cm de large même en cas de marches aux pas de porte.
Au lieu de cela, on a un stationnement voiture surdimensionné de 280 cm, des bacs à fleurs bétonnés de 190 cm dont l'esthétique laisse à désirer et un cheminement piétonnier goudronné réduit à 145 cm.
La photo ci-contre a été prise en 2007 à l'intersection avec la rue Luteas (D 150).
On peut constater que, dès que le cheminement piétonnier n'est pas protégé, cet espace est aussitôt envahi par des bagnoles !

Stationnement vélo


Place Domisse

la photo ci-dessus prise en octobre 2004 représente-t-elle une sculpture contemporaine ? Non, il s'agit de pince-roues dont les mâchoires ont été écartées ! On peut parier une faucille en or que ces pince-roues sont restés en l'état plus de 3 ans après.