ARRAGEOIS


beffroi d'Arras
© photo Pierre KOKOSZYNSKI

Repères

Arras : 48 000 habitants (2008) sur 11,6 km², soit une densité de 3800 habitants/km²
Communauté urbaine d'Arras : 94 000 habitants sur 171 km², soit une densité de 1320 habitants/km.
site internet : http://www.cu-arras.fr/

Politique de mobilité

Gare

Fréquentation

La gare d'Arras est la troisième gare de la Région Nord-Pas de Calais en termes d'usagers du TER avec, en 2008, une moyenne de 10 380 passagers/jour sur 5 jours ouvrés (5320 passagers qui montent et 5 060 passagers qui descendent). Cette situation la place à égalité avec la gare de Douai (10 700 usagers TER).
On ne peut donc qu'être atterré par la présence de 3 malheureux arceaux vélos ne permettant d'accueillir que 6 vélos et encore sur l'espace public, c'est à dire dans un milieu non sécurisé contre le vol. Nous sommes étonnés que les travaux d'accessibilité (3) de la gare réalisés en 2007 par RFF (Réseau Ferré de France) n'aient pas été accompagnés de la réalisation d'un parking vélo sécurisé. Nous espérons que le lobby de l'association Droit au Vélo présente à Arras finira par porter ses fruits.


gare d'Arras, photo prise en 2008

Sources

  • 2 : fréquentation de la gare d'Arras : chiffres clés de la Cellule économique Régionale des Transports du Nord-Pas de Calais : 10 380 passagers par jour en 2008. Ces chiffres clés peuvent être téléchargés au format .pdf sur le site de la CERT.
  • 3 : mise en accessibilité de la gare d'Arras en 2007 : page "Les projets en Nord-Pas de Calais Picardie" sur le site de
  • Piétonnisation de la place des Héros

    La Voix du Nord du jeudi 16.10.2008

    La majorité des Arrageois est «pour» la piétonnisation de la place des Héros (1). Mais la décision reste difficile à prendre...

    « Choqués ». C'est ce que se disent être les Verts, à propos des propositions de la majorité municipale quant à l'avenir de la place des Héros.

    « Cinquante-cinq places de parking conservées sur la place des Héros transfert des voitures sur la Grand-Place, avec trente-trois places supplémentaires conservation de la circulation tout autour de la place des Héros (...) Le projet que vous envisagez nous a profondément choqués », écrivent les Verts au sénateur-maire Jean-Marie Vanlerenberghe, en préambule d'une longue lettre ouverte.

    Et d'argumenter : « Choqués, nous le sommes par le déni de démocratie dans lequel ce projet se constitue. La piétonnisation de la place des Héros est défendue de longue date par les Verts dans le cadre d'un plan global de réhabilitation des modes doux en hyper-centre. Mais c'est avant tout une demande des habitants, pour en finir avec un parking qui n'a pas lieu d'être. » Alain Sellier et Laure Olivier, cosignataires de ce courrier, expliquent ainsi que cette aspiration citoyenne à « libérer les pavés », du même nom de l'association satellite qu'ils dirigent, avait été mise en avant à l'occasion des diverses actions d'occupation pacifique menées sur la place des Héros au cours de ces derniers mois. Et d'enfoncer le clou : « Et la consultation publique sur l'avenir de la place des Héros, que vous avez menée entre octobre et novembre 2007, l'a confirmé ».


    Et pourtant... « Ça n'a été que poudre aux yeux. les résultats de cette consultation n'ont pas été communiqués, le groupe de travail a été clos sans que ses conclusions soient rendues publiques. La gestion de ce dossier s'est poursuivie de manière souterraine, sans que les citoyens n'aient leur mot à dire. » Et les Verts d'avoir une explication à tout cela : « Depuis des mois, il apparaît clairement que les négociations avec les commerçants d'Arras Arcades sont devenues le seul déterminant d'un projet d'intérêt général. Cette association semble disposer d'un véritable droit de veto. Nos interpellations sont restées lettre morte ou ont trouvé des réponses évasives. Des bribes d'informations sont données au grand public. Où sont la transparence et la concertation ? » Le duo fustige aussi « une grave irresponsabilité vis-à-vis des enjeux de développement durable qui doivent guider l'action publique »... Quelques jours après le MJS (mouvement des jeunes socialistes), voilà donc les Verts montant au créneau concernant la non-piétonnisation - ou piétonnisation partielle - de la place des Héros.

    On pourrait simplement y voir le moteur d'une contestation politique, pour des opposants qui avaient depuis les municipales quelque peu de mal à se faire entendre (et qui n'ont, eux, rien à perdre !), mais ça va beaucoup plus loin que ça. Et il faudra quand même que la municipalité prenne un jour son courage à deux mains, pour enfin trancher le problème de cette place des Héros, que nombreux aimeraient voir débarrassée de son flot de voitures. Une volonté affirmée de dire, enfin, oui ou non - mais de dire en tout cas ! -à la piétonnisation, et de ne plus se contenter d'aller de réformettes en mesurettes pour préserver un consensus qui n'en est plus un... Et dire qu'une femme a le pouvoir de tout changer, du jour au lendemain ! Imaginez en effet que l'architecte des bâtiments de France décide que, dans un intérêt patrimonial, il faudrait interdire le stationnement sur la place des Héros. Chiche ?


    HUBERT FÉRET

    Politique cyclable

    Véloroutes et voies vertes

    Double-sens cyclables

    Sur proposition de l'ADaV d'Arras, cette ville a vu l'inauguration de ses deux premiers double-sens cyclables en 2006 qui étaient alors appelés contresens cyclables : l'un dans la rue Bocquet Floche et l'autre dans la rue Sainte Marguerite.
    Le doublesens vélo de la rue Sainte Marguerite (150 mètres de long) est particulièrement intéressant puisqu'il s'agit, d'une part d'un double sens avec cohabitation (1), d'autre part, d'une rue de 5 mètres de large de bord de trottoir à bord de trottoir. A l'époque, le quotidien régional "La Voix du Nord" avait crié au casse-cou n'hésitant pas à dramatiser en écrivant :
    "Sachant qu'à l'entrée de la rue Sainte Marguerite, il reste 2 mètres pour circuler entre la piste et le stationnement [..], la réponse à cette équation serait-elle le 18, numéro de secours ?"
    Nous serions curieux de connaître le bilan de ce double-sens vélo 2 ans après son inauguration.
    On ne peut s'empêcher également de penser à la rue Hyacinthe Corne que nous empruntons régulièrement à Douai qui a une largeur de 5,5 mètres de bord de trottoir à bord de trottoir avec un stationnement latéral. Certes, cette rue connaît un étranglement du côté de la rue des Wetz puisque la largeur n'y est plus alors que de 3 mètres de bord de trottoir à bord de trottoir. Avec une association cycliste (Droit d'Vélo Douaisis) et une ville plus dynamiques en termes de politique cyclable, cette rue pourrait aussi bénéficier d'un double-sens vélo tout comme nombre des 150 sens uniques présents dans cette ville.
    Pour en savoir plus sur la politique cyclable à Arras, il est fortement conseillé de consulter le site internet de l'antenne ADaV (Association Droit au Vélo) d'Arras qui doit son existence en grande partie au dynamisme de l'expert vélo international, Luc Coveliers, ancien animateur de l'association Bruxelloise Provélo.

    Fête européenne du vélo 2006
    Vélo : opération séduction à Arras

    La Communauté Urbaine d'Arras (94 000 habitants dont 41 000 habitants à Arras) est l'une des plus performantes du Nord-Pas de Calais pour l'usage des transports collectifs. Faute de culture vélo en France, il restait à créer un groupe de cyclistes militants pour titiller les élus sur ce sujet. C'est désormais chose faite avec la création, fin 2005, d'un groupe local de l'ADaV (association Droit au Vélo) fort d'une dizaine de membres. Celui-ci est animé par Karine BOISSOU, la trentaine et pratiquement autant de pratique du vélo et même de militantisme cycliste. Karine a en effet vécu à Bruxelles où elle participait aux activités du GRACQ (Groupe de Recherche et d'Action des Cyclistes au Quotidien).
    Dans le cadre de la fête européenne du vélo du premier week-end de juin, ce groupe dynamique proposait le samedi 4 juin 2006, une première balade à vélo à la découverte d'Arras et de ses environs. Une quarantaine de personnes ont participé à cette sortie dont quelques élus verts arrageois. On aimerait que les partis dits traditionnels ne se contentent pas d'utiliser le terme de développement durable comme un sésame électoraliste mais s'intéressent un peu plus concrètement au déplacement durable que constitue le vélo.

    Karine BOISSOU animatrice de l'ADaV Arras

    Le départ a eu lieu Grand-Place, devant le cinéma art et essai Plan-Séquence situé au n°61. Bien que cette place soit un immense parking voitures à ciel ouvert, elle est cependant dépourvue de tout stationnement vélo. Signalons au passage que cette carence en stationnement vélo est partagée par Douai devant la salle de spectacle de l'Hippodrome située place du Barlet qui est, elle aussi, un immense parking à ciel ouvert. L'arrivée avait lieu place des héros, devant l'entrée de l'Hôtel de Ville d'Arras où, là aussi, on a pu constater qu'il était impossible de se marier à vélo. La Mairie a bien posé 2,3 arceaux vélos mais ceux-ci sont cachés rue Jacques Le Caron comme si le vélo était une maladie honteuse.
    La balade, après quelques détours dans les rues de l'hypercentre, s'est dirigée vers le pôle universitaire constitué par une antenne de l'Université de Lille 3 en passant à quelques encablures du Lycée Guy Mollet. Après une petite escapade sur la commune de Saint Laurent Blangy, le retour se fit par les chemins de halage de la Scarpe aménagés en promenade verte.

    Quand la politique vélo devient aussi une affaire de femmes

    Bien que la pratique cycliste soit essentiellement masculine à cause des difficultés actuelles de circulation à vélo, il est réjouissant de rencontrer un groupe animé par une femme. Au cours de cette sortie, nous avons rencontré Catherine. Celle-ci utilise le vélo comme mode de déplacement domicile-travail et rongeait son frein sur son parcours semé d'embûches. Un jour, elle rencontra Karine sur son chemin qui partageait le même trajet et la même insatisfaction. Ce fut le début d'une amitié active.

    Premières avancées de l'ADaV

    A l'actif de cette jeune association, on peut déjà mettre :

    • la réalisation d'un premier contresens vélo
    • la modification du couloir bus dans la rue Gambetta, rue commerçante. Ce couloir bus en site propre et à contre sens est autorisé aux vélos. Initialement, il comportait une bordure afin de le protéger des automobilistes indélicats. Cette séparation physique rendait cependant dangereux le dépassement des bus à l'arrêt. L'ADaV a obtenu que cette bordure soit supprimée.
    • une réunion en vue de la création d'un parking vélo à la gare d'Arras en 2006. On espère que cette réalisation, non seulement aboutira, mais fera aussi preuve d'une publicité de la part de la SNCF s'il s'agit d'un garage à vélo sécurisé, contrairement à ce qui se passe à Douai. Sauf erreur de notre part, la gare d'Arras dépend administrativement de la gare de Douai.
    • une invitation à la Commission Extramunicipale de la Circulation de la ville d'Arras. Cependant ce groupe ne veut pas s'arrêter là et aimerait voir la création d'un groupe de travail spécifique au vélo sur Arras.

    Alors, on souhaite beaucoup de chance et aussi beaucoup de ténacité à cette jeune association pour secouer le joug automobiliste.

    Etat des lieux sommaire

    Sur les deux photos ci-dessus, on peut constater,comme dans la plupart des villes françaises, que la création des sens uniques est due en grande partie à la création de stationnement automobile sur voirie, rendant presque de facto la réalisation d'un contresens vélo impossible.

    Cependant, on ne peut pas dire que la politique vélo parte de zéro à Arras. Quelques réalisations existent déjà.

    • Ainsi, dans la rue de Douai, à l'intersection avec le Pont De Lattre de Tassigny, un feu rouge existe avec une autorisation de tourne à droite pour les cyclistes, réalisation qu'on aimerait voir apparaître sur Douai.
    • Quelques arceaux vélo ont été posés dans la ville. Citons entre autres le cimetière d'Arras (une demande faite à Douai il y a déjà plus de deux ans et qui n'a toujours pas été agréée) et le musée (le Musée de Douai vante Buren mais est épouvanté par les cyclistes : toujours pas de stationnement vélo à cet endroit).
    • Quelques pistes cyclables ont été créées dont certaines à la va-vite sur les trottoirs et jusqu'à maintenant sans concertation avec les cyclistes. On retrouve entre autres cet aménagement non seulement irritant mais aussi dangereux pour les cyclistes, consistant à faire passer la bande cyclable derrière les arrêts de bus. Ce type d'aménagement surestime la fréquence des dépassements d'un bus à l'arrêt par un cycliste. De surcroît, pour sécuriser ce type de situation, rien n'interdit de poser un aménagement vertical de réduction de la vitesse automobile.

    Cependant, comme trop souvent en France, entre quelques aménagements parcellaires et la création d'un véritable système vélo, il y a un Himalaya que nos élus ont du mal à franchir. Ceci suppose, entre autres, de remettre en cause l'hégémonie de l'automobile qui s'accapare 90 % de l'espace public, ce qui suppose actuellement un véritable courage politique.
    Enfin, même auprès d'élus sympathisants, il est difficile de leur faire comprendre que les voies vertes, telles que les chemins de halage de la Scarpe, pourraient aussi servir d'itinéraires cyclables pour les déplacements à vélo interurbains. Ceux-ci découvrent en effet en général ce type de parcours en période estivale. Dans ce cas, les chemins en cendrée ont un certain charme. Mais dès l'arrivée des premières pluies, ceux-ci se transforment en véritables fondrières impraticables en dehors des activités de loisir.

    P.K.

    Activités culturelles

    Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale

    Le salon du livre d'expression populaire et de critique sociale est organisé chaque année depuis 2002 à Arras par l'association Colères du Présent. Le temps fort de ce salon le 1° mai.

    Session 2009

    Daniel MERMET

    Daniel MERMET en visite au salon du livre d'expression populaire d'Arras le 1°mai 2009.
    Daniel MERMET, né en 1942, est l'un des animateurs les plus renommés de France-Inter avec l'émission "Là-bas si j'y suis" dont il est le producteur et l'animateur depuis 1989.


    © photo Pierre KOKOSZYNSKI

     

    Dissident Chaber

    L'un des groupes de musique invités pour animer le 1° mai 2009 était Dissident Chaber

    Session 2008

    L'animation de rue était assurée, entre autres, par 2 groupes :

    • Les tristavirs

      Le nom du groupe est un terme picard qui signifie "tristes à voir" Les tristavirs sont un groupe douaisien fondé en 2003 qui comptait initialement 5 membres.

       

    • La fanfare Eugénie Coton

      La fanfare parisienne Eugénie Coton composée de 6 musiciens, se présente comme une fanfare urbaine jazzy-mouvante.

       

    Tourisme

    Citadelle Vauban

    lundi 7 juillet 2008

    La citadelle Vauban d’Arras a été classée au Patrimoine Mondial de L’UNESCO avec 11 autres fortifications du sieur Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), celles de Blaye-Cussac-Fort-Médoc, Besançon, Briançon, Camaret-sur-Mer, Longwy, Mont-Dauphin, Mont-Louis, Neuf-Brisach, Saint-Martin-de-Ré, Tahitou-Saint-Vaast-La-Hougue, Villefranche-de-Conflent.

    Hôtel de Guines


    Hôtel de Guines, détail

    2, rue des jongleurs
    L'hôtel de Guines est un hôtel particulier du XVIII° s. restauré lors des festivités de Lille 2004. C'est l'une des 12 "Maisons Folie" inaugurées lors de Lille 2004 parmi les 5 situées en dehors de Lille-Métropole (Arras, Courtrai, Tournai et Mons toutes trois situées en Belgique, Maubeuge)

    Place des Héros

    Tout le monde connaît la place des Héros et la Grand-Place avec leurs façades flamandes.
    La place des Héros est dominée par le beffroi (1463-1554) de 75 mètres de haut à la pointe de la hampe tenue par le lion qui trône en son sommet.
    Le beffroi tout comme l'hôtel de ville qui le flanque et qui subit divers agrandissements, furent détruits en octobre 1914. Ces deux monuments furent reconstruits après guerre, le beffroi ayant été achevé en 1932.

    Ci-dessous, détails sur quelques médaillons de maisons sises sur la façe nord de la Place des héros.

     

    Rue Saint Aubert

    La rue Saint Aubert fait partie des rues richement pourvues en maison de style art déco tout comme les rues Désiré-Delansorme, Paul-Doumer ( ?), Gambetta, dans lesquelles on peut aussi trouver des maisons art nouveau (1).

    Sources

    1 : Page consacrée à Arras sur le site http://www.vpah.culture.fr/ du réseau "les villes et pays d'art et d'histoire" qui comprend 124 villes et pays en 2008 et est animé par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction de l'Architecture et du Patrimoine. Cependant, si l'on va à la page d'accueil de ce site, on ne pourra pas retrouver cette page !
    La plupart des villes, dont la ville d'Arras font l'objet d'un bref descriptif dont on on pourrait presque dire qu'il est sommaire, la partie la plus "détaillée" étant intitulée "De siècle en siècle".