BIBLIOGRAPHIE

Bandes dessinées

Jean-Marc LELONG (1949-2004)
Série Carmen Cru

7 albums publiés entre 1984 et 2001 aux Editions LELONG-AUDIE
© Dessin issu de l'album "La dame de fer", titre qui constitue, sans conteste un clin d'oeil à Margaret Thatcher qui fut premier ministre du Royaume Uni entre 1979 et 1990 et qui était surnommée "la dame de fer".

Chansons

Julos Beaucarne

  • vendredi 4 février 2011

    Julos Beaucarne : interviews

    Ce vendredi, c'était la dernière des 4 émissions consacrées au chanteur wallon Julos Beaucarne né en 1936 dans l'émission "A Voix Nue" de France Culture. Vous pouvez réécouter ces interviews sur le site de l'émission.

    Ce chanteur belge wallon a au moins composé trois chansons sur le vélo

    • La révolution passera par le vélo
    • Bécanes, bicyclettes et vélos dans l'album "20 ans depuis 40 ans".
      On peut retrouver le texte de cette chanson sur le blog http://zipfuret.spaces.live.com/ d'un québecois très narcissique (légende de certaines photos : "moi et ma copine") intitulé poétiquement "une trace qui s'efface-laissez y la vôtre" dans son message du 11 mars (2006 ?) dont le blog s'est arrêté en avril 2006.
    • Le vélo volant
  • Mirel Wagner

    Mirel Wagner est une chanteuse finlandaise d'origine éthiopienne née en 1988. Dans son premier album publié en octobre 2011 sous le label "" basé à Hambourg, une chanson "No Hands" décrit le plaisir de faire du vélo à l'âge ado.
    L'un des nombreux sites où l'on pouvait écouter cette chanson en décembre 2011 : http://mirelwagner.bandcamp.com/track/no-hands

    paroles originales traduction approximative

    NO HANDS

    been riding my bicycle
    all day long
    up and down the old
    dusty dirt road

    look mother no hands

    see the sun filter through the trees
    I am happy
    the wind and the speed
    can’t see the danger

    look mother no hands

    SANS MAINS

    Je fais du vélo
    toute la journée
    Je monte et je descends les vieilles
    sales routes poussiéreuses

    Regarde maman sans mains

    Voir le soleil filtré à travers les arbres
    Je suis heureuse
    Le vent et la vitesse
    Je ne peux voir le danger

    Regarde maman sans mains

    Citations

    La voiture rend sourd

    "Si vous voulez faire de la mise en scène, n'achetez pas d'auto.
    Prenez le métro, l'autobus, ou allez à pied.
    Observez de près les gens qui vous entourent.
    "

    Fritz Lang

    Lang aurait certainement pu rajouter le vélo comme moyen idéal d'observer le monde qui nous entoure

    Les français : des petits macho aux volants

    «En France, on tient son volant comme si c'était son sexe, avec un ego et un rapport à la virilité terribles chez les hommes»

    Marc LEDIG

    Marc LEDIG est secrétaire général de l'AFPC (Association Française de Prévention des Comportements au Volant)
    Citation extraite de l'article "Volant de mauvais conducteurs dans l'UE" paru dans le journal Libération du jeudi 13 avril 2006

    Totalitarisme automobile

    « Le système automobile » peut être considéré « comme un monopole radical en ce qu'il ne se développe pas seulement par ses vertus propres, mais grâce à ses capacités de nuisance à l'égard des autres moyens de transport (marche qu'il rend moins agréable, vélo devenu moins plaisant et plus dangereux, transports publics de surface pris dans les embouteillages, etc.) »

    Pierre Orfeuil p. 147 in « VILLE ET ENVIRONNEMENT », éditions SEDES 2006

    NOS AUTOMOBILES ? DES FOSSILES

    (Introduction de la rédaction) Loin d’être un simple instrument, l'automobile a façonné notre civilisation. L'homme pourra-t-il reprendre la main ? Regards décalés.

    Le cambrien - il y a 500 millions d'années - a vu émerger, chez les vivants monocellulaires mous, des parties dures, sortes de plaques de calcaire pluricellulaires. Des populations sont apparues, munies de toits dont la dureté mit à l'abri leurs parties douces: mollusques aux coques chantournées, années d'insectes couverts de chitine, sauriens et reptiles émaillés d'écaillés... Des centaines de millions d'années après émergèrent des espèces douces dont l'anatomie inversa exactement la dureté précédente. Chair, poils, plumes, duvets..., toutes les parties souples sortirent lentement de ces coques cristallines ou de ces carapaces calcaires et devinrent parfois, à l'intérieur, os, cartilages et squelettes. Ainsi notre corps sut à la longue se faire doux dehors et dur deda ns. Mais avec nos mains, nous ne pouvons encore fabriquer que du dur dehors et doux dedans, à l'image de ces véhicules d'acier qui nous entourent Tout se passe comme si nous ne parvenions à modeler que des fossiles archaïques... Regardons passer wagons et locomotives, camions et automobiles, fonctionner grues et bétonnières, s'élever usines et fabriques... tous mous à l'intérieur et d'acier à l'extérieur. Nous voyons défiler - s'entrechoquer quelquefois mortellement - des millions de fossiles, revêtus de cuirasses comme des crustacés, mollusques, arthropodes, insectes et sauriens...


    © photo de Michel DELLUC in le site lexpansion.com

    Nos automobiles ressemblent à la fois à des animaux conservés ou fossiles et à des armures de guerriers préhistoriques. Quand saurons-nous produire des techniques douces à l'image de nos corps? Le doux émergera tout naturellement de nous lorsque nos techniques s'ouvriront au monde au lieu de le combattre... Une exception à cela Nous avons su, une seule fois, fabriquer de nos mains une machine si souveraine qu'on la nomma dès sa naissance « la petite reine -. Une machine qui, pour la première fois dans l'évolution comparée de la vie et des techniques, ne nous protège pas de sa cuirasse, mais mime au contraire l'intimité des os en laissant notre chair déborder vers le monde. Bras sur le guidon, mains serrant les freins ou les poignées, cul sur selle, mes jambes se posent hors cadre. Mon corps entoure, surplombe, habille, environne ma bicyclette, ainsi devenue squelette interne de mon corps roulant. Passant de l'ère primaire au quaternaire, réellement moderne, le vélo devance de millions d'années les autres véhicules, inimaginablement archaïques. On s'étonne en général que, quelques années après le vélo, des inventions - mirifiques «comme l'automobile soient apparues. Détrompons-nous! Le vélo émergea de fait des centaines de millions d'années après l'automobile. Lui mammifère, elle insecte ou crustacé...

    Michel Serres, philosophe in Hors-série de Science et Vie mai-juin 2008
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    Documentaires

    LE PLEIN S'IL VOUS PLAÎT!
    LA SOLUTION AU PROBLÈME DE L'ÉNERGIE

    de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean Seuil, 192 pages, 18 €

    Compte-rendu du livre paru dans Le Monde du Vendredi 7 avril 2006 sous la plume d'Hervé Kempf

    Une pierre dans le conformisme énergétique

    Entre libéralisation des marchés et constitution de grands groupes internationaux, la question de l'énergie est dominée par l'idée apparemment incontestable qu'il est nécessaire de maintenir son prix bas.
    Cette approche se traduit par l'affirmation qu'il faut augmenter les capacités de production d'énergie. Mais l'idée, si elle correspond bien aux intérêts des grands groupes, est contraire à l'intérêt général, dès lors que la question climatique et les perspectives d'épuisement du pétrole entrent en scène. C'est le mérite du livre de MM. Jancovici et Grandjean d'expliquer pourquoi, au contraire, il faut espérer et organiser une hausse des prix de l'énergie.
    Au cœur du problème énergétique contemporain, écrivent nos deux polytechniciens, le déséquilibre entre l'offre et la demande, mais plus encore la raréfaction programmée du pétrole. Réexpliquant la théorie maintenant bien connue du « pic pétrolier », selon laquelle le monde connaîtra bientôt son maximum de production pétrolière, ils tablent sur la restriction inexorable de cette ressource. « L'humanité a consommé autant depétrole entre 1980 et 2000 qu'entre 1859 et 1980 ; avec une consommation qui croît de 2 %par an,doubler la quantité de pétrole extractible ne promet pas un demi-siècle de tranquillité supplémentaire, mais à peine dix à quinze ans. »
    Or tout est fait pour que cette croissance de la consommation énergétique continue, ce qui conduit à la crise prochaine, quand l'offre ne pourra plus répondre à la demande.
    Deuxième écueil incontournable : le changement climatique, dont un chiffre simple exprime l'importance : « Un écart de 5 degrés s'appelle tout simplement... un changement d'ère climatique. »
    Par exemple, l'écart qui nous sépare de l'ère glaciaire, quand les mammouths déambulaient sur les terres glacées du Bassin parisien. Or il apparaît de plus en plus clairement que cette élévation de la température est en route.
    Les conséquences si rien ne change dans le système économique ? A assez court terme, compte tenu de notre dépendance au pétrole, une crise économique comparable à celle de 1929. Et, en même temps ou peu après, les dégâts provoqués par le changement climatique (sécheresses, crises agricoles, épidémies...).
    Pourrait-on éviter ce double péril par le recours à d'autres énergies ? Les auteurs ruinent les illusions : le charbon ? Ses réserves sont elles aussi limitées, et sa combustion émet beaucoup de gaz à effet de serre. Les éoliennes ? Il en faut plusieurs milliers pour remplacer un seul réacteur nucléaire.
    Les biocarburants ? Très bien - à condition d'accepter la déforestation et une agriculture toujours plus polluante. Le nucléaire ? Pour être à l'échelle du problème, il faudrait construire 8 000 réacteurs en cinquante ans - on en compte aujourd'hui 350. Combien de déchets et d'accidents cela représenterait-il ?
    En fait, « le XX° siècle a toutes les chances de voir le début de la décroissance longue de la consommation d'énergies fossiles, la seule question posée étant de savoir si cette décroissance sera volontaire, ou résultera d'un processus qui ne nous aura pas demandé notre avis ».
    Et, pour les auteurs, le meilleur moyen « d'économiser volontairement l'énergie » est de « désirer une hausse de son prix en termes réels ». Cette hausse doit se faire de manière régulière et ordonnée pour permettre à la société de s'y adapter.
    Le marché étant incapable de le faire sans brutalité - et, appauvrissant l'économie, en transférant les sommes concernées vers les producteurs d'énergie -, les auteurs recourent à un moyen horrible, scandaleux, démodé : la taxe !
    L'argumentation en faveur de celle-ci est bien étayée, même si le lecteur se prend à douter du réalisme de la politique proposée, étant donné la prégnance de l'idéologie libérale. Une pierre aura néanmoins été posée par ce livre convaincant.

    Hervé kempf

    L'empire en danseuse

    Ce livre d'Eric Meyer, correspondant de France-Inter en Chine, est paru aux Editions du Rocher en 2005.
    Ce livre est en fait constitué de deux parties, une partie documentaire et une partie romanesque très picaresque
    Une critique un peu plus longue de ce livre a été faite dans la lettre de Droit d'Vélo de juillet 2005.

    Manifestes

    L'année 2014 est riche en publications sur le vélo. Paul Antoine Lecuyer, dans l'article "Le retour de la bicyclette" paru le 15/07/2014 sur le site logo d'Ecoquartiers recense pas moins de 5 livres parus autour du vélo au cours du premier semestre 2014 et en fait un résumé brillant.

    couverture du livre de Frédéric Héran couverture du livre de Véronique Michaud couverture du livre d'Olivier Razemon
    HERAN Frédéric,
    Le retour de la bicyclette
    Une histoire des déplacements urbains en Europe,
    de 1817 à 2050,
    La Découverte, 2014
    MICHAUD Véronique
    , A Vélo, Vite !,
    FYP Editions, 2014
    RAZEMON Olivier,
    Les Pouvoir de la Pédale,
    Comment le vélo transforme nos sociétés cabossées,
    Rue de l’échiquier, 2014

    Les deux autres livres évoqués sont :

    Livres techniques

    CODE DE BONNE PRATIQUE DES AMENAGEMENTS CYCLABLES :

    Ce guide a été réalisé pour le compte du MET (Ministère de l'Equipement et des Transports) de la Région Wallonne par l'asbl (association sans but lucratif) Pro Vélo. Pro Vélo est un Institut de Recherche et de Promotion du Vélo, association qui entretient des liens étroits avec le GRACQ(Groupement de Recherche et d'Action des Cyclistes au Quotidien).
    Ce guide est une véritable bible de 317 pages (pour l'édition du 3° trimestre 2000) des aménagements cyclables et même une encyclopédie. Il regorge de réalisations pratiques, d'études permettant de prendre du recul et est doté d'une riche iconographie.
    Citons, parmi 1000 exemples, le problème des bordures de trottoirs. Le guide précise qu'une bordure de trottoir de 2 à 3 cm pour un vélo, équivaut une bordure de 10 cm pour une roue de voiture. Or, il n'est pas rare de rencontrer dans le Douaisis des pistes cyclables débouchant sur des bordures de trottoir de 7 cm de haut, soit l'équivalent de plus de 20 cm pour une voiture. Ceci démontre le mépris profond envers les adeptes du vélo de la part de nos aménageurs qui, par contre, rechignent de plus en plus à construire des plateaux ralentisseurs.
    Dernier atout : pour vous convertir au vélo, cette bible est "vendue" au prix incroyable de 12,40 €, frais de port non compris !
    On pourra dire qu'en France, la politique de mobilité a changé quand le CERTU cessera de se contenter de diffuser des brochures chic et cher.
    Vous pouvez commander ce guide à :
    Direction de la Communication (D 002) du Ministère de l'Equipement et des Transports (MET),
    boulevard du Nord 8, B-5000 Namur
    Téléphone : 081 77 20 82
    Télécopieur : 081 77 35 22
    Courriel : sdeldime@met.wallonie.be

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    Enquêtes

    Publicité

    RADIO

    ROMANS ET RECITS D'AVENTURE

    Robert Benchley (1889 ; New-York 1945)
    Robert Benchley est un écrivain américain connu pour ses critiques littéraires et surtout théâtrales. Robert Benchley est l'exemple-même du dandy humoriste : il a écrit, entre autres, pour Vanity Fair.
    "L'expédition polaire à bicyclette" a été publié sous forme de feuilleton dans le magazine Life en 1926-1927. Ce petit texte d'à peine 60 pages au format 12x18 a été réédité aux éditions "Le Dillettante" en 2002 au prix de 12 €. Pour faire bonne mesure, le livre comprend d'autres textes de Benchley regroupés sous le titre "La vie sportive aux Etats Unis" : "Suivre le porteur (de valises), "Observer" et "Somnoler".
    Le texte est drôle et constitue une parodie des expéditions polaires qui ont connu un grand succès à l'époque : Roald Amündsen a survolé le pôle nord en dirigeable en 1926. Parodie des expédtions avec leur description technique du matériel utilisé. L'équipée est bien évidemment composée de militaires tous ventripotents équipée de "bicyclettes Radley dernier modèle, qui allient aux meilleures caractéristiques des bons vieux vélos Columbia plusieurs innovations, come l'équilibreur gyrostatique et le feu arrière clignotant. L'équilibreur est un truc fixé à la selle grâce auquel le pilote peut se permettre de somnoler ou de casser des noisettes tout en roulant, avec l'assurance que sa machine se redressera automatiquement tant qu'il ne penche pas d'un angle supérieur à quarante cinq degrés. .... Le pilote ne doit pas oublier cependant de pédaler car l'équilibreur ne fonctionne que si la roue tourne. Quand au feu arrière, il est là pour faire joli. Il clignote en rouge, vert et vanille"
    Mon avis : si vous n'êtes ni dandy ni snob ou si vous avez un budget modeste, faites-vous offrir le livre ou faites le acheter par la médiathèque de votre ville. Même si le livre est plaisant, la lecture en est rapide et le rapport qualité-prix n'y est pas.

    le site tandem.noir a, entre autres, une page consacrée aux romans traitant du vélo.
    Chaque roman est accompagné d'une biographie sommaire de l'auteur et d'un extrait du livre cité.
    On y retrouve, entre autres, "Albina roule en tête" de Jacques FAIZANT dont un extrait figure en page Humour/Humeur du site (rubrique Pluie) et le "Traité de Vélosophie" de Didier TRONCHET, évoqué dans la lettre de Droit D'Vélo de Juin 2001.

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    Tours du Monde à vélo

    Si vous aimez les récits de voyage à vélo autour du monde, vous aurez intérêt à consulter le site du .
    Ce site proposait fin 2008 une liste (exhaustive ?) de 40 récits de ce type comprenant la photo de couverture du livre et certainement la 4° de couverture.
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    Images


    "The passenger"
    © photo Dorothy Shoes réalisée en 2007

    Dorothy-Shoes, née en 1979, est une jeune photographe tourangelle. Elle a débuté la photo de manière auto-didacte en 2005. Elle a réalisé sa première exposition personnelle à Bruxelles en mai 2006 à « l’Objectif Gallery ».

    Sources

    Court extrait de la biographie sur le site Actu Photo
    Site personnel : http://www.dorothy-shoes.com/

    Image extraite de l'article : "Aux Etats-Unis, les pro-charbon boient du noir" en p.26 du dossier "Electricité et climat : Non au charbon ! Oui aux économies" paru dans le numéro 31 d'octobre-novembre 2008 dans le bimestriel "LaRevueDurable".

    Caroline Robert

    Caroline Robert est une graphiste lyonnaise qui a réalisé le graphisme de la plaquette de l'association lyonnaise Pignon sur Rue.
    On peut entrapercevoir cette plaquette sur son site http://www.caroline-robert.com/ à la rubrique Pignon sur Rue. On regrette que l'image soit prise dans une situation concrète entre les mains d'une personne, ce qui ne permet pas d'apprécier totalement le graphisme.
    Cependant, vous pouvez aussi apprécier l'une de ses autres réalisations graphiques consacrées au vélo sur la page d'accueil de Pignon sur Rue.

    Revues

    LA REVUE DURABLE

    NUMERO 18 DÉCEMBRE 2005-JANVIER 2006

    Dossier (45 pages)

    SUR LA PISTE D'UNE MOBILITÉ DIFFÉRENTE

    "Résumé" de l'article du dossier écrit par Vincent Kaufmann. Les textes en police Times constituent des digressions de l'auteur du résumé sur la situation Douaisienne.

    Pas de fréquentation des Transports Publics sans contraintes sur la voiture !

    C'est la conclusion de l'enquête mené par l'équipe du sociologue Vincent Kauffmann, professeur à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne figurant en page 19 de ce dossier.
    Plus précisément, celui-ci précise dans le chapeau de l'article : « Seules des conditions de stationnement ou de circulation difficile dissuadent de sortir la voiture du garage. »
    Cette enquête a été réalisée auprès de 3000 personnes réparties équitablement dans 6 gandes villes : trois villes suisses (Berne, Genève et Lausanne) et trois villes françaises (Besançon, Grenoble et Toulouse). Le choix de ces 6 villes est lié à la politique volontariste de ces 6 villes en faveur des Transports en Commun (TC) qui se traduit par un réseau relativement performant. Ainsi, Besançon s'est engagé dans une politique de développement des TC dès les années 1970, ce qui lui permet d'avoir le taux de fréquentation français des TC le plus élevé après Paris
    Kaufmann commence par tordre le coup à un mythe. Celui d'une offre améliorée des services publics qui contribuerait à faire baisser la pression automobile. Or, ces politiques coûteuses ne permettent, selon lui, dans le meilleur des cas, qu'une stabilisation de la circulation automobile comme dans les trois villes suisses de l'enquête et à Grenoble et Paris en France.

    Il n'y a ni bons ni gentils citoyens

    Quelle que soit la ville et le pays, la voiture a une image valorisée et les transports en commun une image dévalorisée. Ainsi, même quand les TC sont plus rapides que la voiture, 43% seulement des personnes utilisent ceux-ci. Par contre, si la voiture est la plus rapide, ils sont deux fois plus nombreux (81%) à choisir l'automobile.

    Voiture et stationnement

    L'auteur rappelle le rôle joué par l'existence d'un place de stationnement réservée sur son lieu de travail. Plus globalement, Kaufmann compare la proportion d'usagers exclusifs de la voiture au nombre de places de stationnement disponibles. On observe une corrélation quasi parfaite. 5% des Berne (ville allémanique) arrive en tête avec seulement 5% d'autosolistes, suivi des deux autres villes suisses (plus de 20%) et loin devant les villes françaises (plus de 30%).
    Mais Berne n'offre que 10 places de stationnement en centre ville pour 1000 habitants de l'agglomération, Genève 30 et Lausanne 40. Quand aux villes françaises, Grenoble et Toulouse en offrent 50 et Besançon 100.

    Si on évoque Douai, celle-ci propose pas moins de 9400 places de stationnement public dans l'hypercentre (chiffres figurant dans le Diagnostic du PDUde Février 2000)dont une part infime, de surcroît est payante (17%) . Les critères de comparaison n'étant jamais les mêmes, on peut lire que Douai possédait 390 places de stationnement pour 1000 personnes (riverains + emplois) en centre ville contre 180 à Grenoble. Toutcs choses étant égales par ailleurs, on pourrait estimer, pour Douai, à 110 places de stationnement pour 1000 habitants de l'agglomération, ce qui équivaut à battre le record de Besançon.

    Typologie des comportements

    Cercle vicieux ou cercle vertueux ?

    Autant l'usager des TC a tendance à se rapproprier les centres villes en y multipliant les activités. On pourrait dire que cet investissement des centres villes est aussi le fait des piétons et cyclistes. Autant l'autosoliste a tendance à fréquenter les centres commerciaux d'entrée de ville.
    Favoriser le tout automobile revient donc à tuer le commerce de proximité et la vie de quartier. Il est, à cet égard , révélateur qu'une enseigne de boulangerie ait ouvert sur Douai fin 2005 une succursale dans un no-man's land commercial dont le seul intérêt est de pouvoir se garer plus facilement à proximitéau grand dam des riverains.
    Or, trop souvent les politiques sont plus sensibles aux sirènes des automobilistes exclusifs qui appartiennent aux catégories socioprofessionnelles supérieures, expriment plus volontiers leur mécontentement et peuvent éventuellement cesser de fréquenter les centres villes en cas de restriction du stationnement. Ceci n'empêche cependant pas la congestion inéluctable.
    Enfin Kaufmann évoque la nécessaire maîtrise de l'étalement urbain. Selon lui, « cet étalement a atteint de telles proportions » en France « qu'il est devenu très difficile de se passer de l'automobile ».

    P.K.

    Sites internet

    : un site californien sympathique dans lequel, pour quelqu'un qui ne maîtrise pas l'anglais, la bicyclette est photographiée comme une star, sous un lever ou un coucher de soleil, dans la neige, etc. mais aussi avec de gros plans sur quelques détails. On peut cependant regretter une certaine "froideur" à ce site, on y voit en effet peu de photos de cyclistes en action.

    Sculpture

    Vidéos

    Films et courts métrages

     

     

    La fille du fleuve

    Le film "la fille du fleuve" a été réalisé en 1954 par le cinéaste italien Mario Soldati.

    Jour de fête

    Le film "jour de fête" a été réalisé en noir et blanc en 1949 par le cinéaste Jacques Tati (1907-1982). En deux mots, ce film raconte les aventures d'un facteur, François, joué par Jacques Tati, lors de l'arrivée des forains dans un village de type provençal.
    Ce film a obtenu le Prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise en 1949 et le grand prix du cinéma français en 1950.

    Le cinéaste Jacques Tati bénéficie d'un site officiel http://www.tativille.com/ réalisé sous la direction de Jérôme Deschamps.

    Father and Daughter de Michael Dudok De Wit

    Michaël Dudok de Wit né en 1953, est un réalisateur de films d'animation néerlandais. Son court métrage "Père et fille" réalisé en 2000 a obtenu une vingtaine de prix dont le Grand Prix du Festival d'Annecy et l'Oscar du film d'Animation.