Balades à vélo

L'association Droit D'Vélo a proposé entre 2002 et 2005, quelques parcours à vélo en partant de Douai d'une longueur inférieure à 40 km sur des routes tranquilles et, pour une trop petite partie d'entre elles, en site propre.
N'hésitez pas à nous faire vos remarques, en nous écrivant à velonymous, sur les itinéraires proposés : clarté de l'itinéraire proposé, intérêt, difficulté, etc. .

"Les différentes étapes de la connaissance d'une région sont : entrevoir, revenir, approfondir, aimer, flâner, se promener sans hâte, au hasard en s'abandonnant à l'impression et au spectacle du moment"
Citation extraite du Larousse in "Géographie et tourisme"

 

  • Esquerchin
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Douai-Esquerchin : 26 km aller-retour

Circuit qui mêlait rues de villes et de villages, petites routes tranquilles et, sur une petite portion, pavés et chemins de terre facilement accessibles en VTC par temps sec (une remorque enfant risque à certains endroits d'être problématique).
Cette balade est fortement dénaturée en 2011 par la création d'une zone de logistique sur le parcours. Ces entrepots à camions (Kiabi, Big Ben, etc.) sont la fierté de Monsieur Christian Poiret, maire de Lauwin Planque et actuellement Président de la CAD devraient être verdis avec l'installation d'une ou deux éoliennes.

PARCOURS

  • Départ : parking de la salle des sports de la cité Gayant, quai Devignes
  • Quai Devignes : prendre la passerelle qui passe sous le boulevard,
  • continuer tout droit le long des quais (quais du Maréchal Foch puis du Maréchal Joffre, rue des dominicains),
  • Tourner à gauche sur la Place du Marché aux poissons,
  • Arrivé à la rue de la Cloris, tourner à gauche (attention aux feux) dans cette rue,
  • Continuer tout droit (rue de la Cloris, rue de la Massue, rue de la Cloche).
  • Tourner à droite dans la rue des Vierges puis dans la rue d'Esquerchin,
  • Après le pont d'Esquerchin, tourner à gauche (rue Delogorgue puis tout de suite à droite dans la rue de Cuincy qui nous mène au centre de Cuincy via la rue Jean Jaurès,
  • Prendre la direction d'Esquerchin : prendre la rue Léon Blum puis tourner à gauche sur la D125 (rue Delfosse, rue François Anicot, rue Charles Behague, etc.).
  • Après l'usine Nestlé, tourner à droite dans la rue du Moulin Brûlé,
  • Au bout de la rue du Moulin Brûlé, tourner à droite sur la route d'Esquerchin qui nous mène au stade de Lauwin-Planque et dans la zone pavillonnaire attenante,
  • Continuer toujours tout droit, on traverse un pont qui franchit la N421 (rue de la Garenne) et on arrive enfin sur les chemins agricoles et les champs de grande culture (orge, blé, betterave, pommes de terrre, chicorée) menacés par un projet de Zone Industrielle sur les communes de Flers et Lauwin-Planque qui couvrirait une zone de 70 ha et serait en vis à vis avec la zone industrielle de Courcelles lez Lens au Nord.
  • Prendre le deuxième chemin à droite qui nous rapproche de la N 43.
  • Juste avant le pont qui passe sous la N43, prendre le chemin à gauche grossièrement parallèle à la N43. Ce chemin comporte une partie pavée et une partie en terre battue et se termine en T,
  • Prendre la gauche du T pour se rendre à Esquerchin (parties en terre battue et en pavés peu déformés et recouverts de terre, ce qui les rend relativement agréables),
  • Arrivé à Esquerchin, tourner à droite sur la D425 puis immédiatement à gauche sur un chemin agricole qui vous accueille en 2003 par un champ de coquelicots,
  • Prendre le premier chemin à gauche puis, à la hauteur de la route à nouveau à gauche pour rentrer dans Esquerchin,
  • Juste après la 5° maison de la zone pavillonnaire (n°797), tourner à droite pour arriver à une zone appelée, elle, à être sanctuarisée pour protéger les champs captants (une ferme de 70 ha a été rachetée par la Mairie de Douai pour un coût de 5 millions de francs ou 762 000 euros). Le bâtiment de ferme a été aussitôt rasé, la zone sera interdite aux promeneurs mais autorisée ...aux chasseurs !
  • A la bifurcation, prendre le chemin le plus à droite,
  • En "haut", tourner à gauche et continuer tout droit. Ce chemin nous amène sur la D 125.
  • Tourner à droite (panneau Douai) sur la D425,
  • Retour à Douai par une route très dangereuse en semaine : un pont trop étroit, surplombant la rocade (N 421) rend la confrontation délicate entre cyclistes et camions, le tout associé à une côte non négligeable.

Douai-Hamel (33 km)

Circuit mêlant rues de villes et de villages, petites routes tranquilles et, sur une petite portion, chemins de terre accessibles en VTC par temps sec (une remorque enfant risque à certains endroits d'être problématique). Attention cependant : la D65 entre Goeulzin et Arleux est particulièrement roulante.

PARCOURS

  • Départ : parking de la salle des sports de la cité Gayant, quai Devignes
  • Traverser la cité Gayant pour rejoindre la rue de Lambres (D 25 b) dans laquelle on tourne à droite, celle-ci se prolonge par la rue de Douai.
  • Au bout de la rue de Douai, tourner à gauche dans la rue Carnot puis à droite dans la rue de la République : traversée de la voie de chemin de fer et direction plein sud via la rue de la Paix (D 956),
  • La D 956 nous fait passer à proximité de Courchelettes, nous fait traverser Férin et nous ammène jusqu'à Goeulzin,
  • Prendre la route qui longe l'église (sur la droite) qui nous amène jusqu'à la D65.
  • Au carrefour avec la D65, tourner à droite, direction Arleux.
  • Après le pont qui enjambe la Sensée (quartier du Molinel), prendre le chemin qui forme une fourche sur la droite de la D 65.
  • Ce chemin trés enherbé avec de nombreuses crevasses nous mène sur la D135,
  • A la hauteur de la D135a, tourner à droite (direction Arleux),

La solution la plus élégante et la plus tranquille pour aller à Arleux consiste à emprunter les chemins de halage de la Scarpe Moyenne et de la Sensée. Attention, après le pont de Goeulzin, il est préférable d'emprunter le chemin de halage de gauche, qui se situe à droite en venant de Douai (celui de droite étant partiellement éboulé). Arrivé à l'entrée d'Arleux, on emprunte alors à droite la D47 qui nous mène au centre ville. Malheureusement, un décret obsolètee de 1932 interdit ces chemins de halage aux cyclistes. Cette interdiction, faute d'abrogation de ce décret, suppose la signature d'une superposition de gestion entre VNF (Voies Navigables de France) et les communes concernées. Dans ce cas, les villes et villages ont alors en charge l'aménagement et l'entretien de ces chemins mais aussi la responsabilité en cas d'accident, ce qui explique que celles-ci ne sont pas très chaudes pour signer ce type de convention qui, à court terme, se traduit par un surcoût financier.

  • Entré dans Arleux, reprendre à droite, la D65 qui nous mène à Palluel,
  • Rentrer dans le village de Palluel, et prendre le GR 121 (rue de la Paix)
  • Le GR 121 aboutit à une route goudronnée que l'on prend sur la droite et qui nous mène à Hamel,
  • A Hamel, prendre la direction d'Estrées,
  • A Estrées, prendre la direction de Gouy sous Bellone,
  • A Gouy sous Bellone, prendre la direction de Corbehem,
  • A Corbehem, on peut rejoindre l'un des rares chemins de halage bénéficiant d'une superposition de gestion avec les communes riveraines et donc autorisés aux cyclistes,
  • Le chemin de halage nous ramène à Douai.

Douai-Centre Historique Minier de Lewarde-Douai

Balade Activités du centre

BALADE

Nous pensions depuis longtemps à ce parcours. Nous l'avons finalisé suite à l'article paru dans MultiTUB (journal du Syndicat Mixte des Transports du Douaisis) de Juillet 2003 qui invite à découvrir le Douaisis à pied plutôt qu'en voiture. Une fois de plus, le vélo est oublié. Et pourtant, le Centre Historique Minier de Lewarde est à moins de 12 km de Douai, ce qui peut constituer une balade sympathique à vélo en famille ou entre amis sans utiliser la voiture pour s'y rendre.
Le parcours proposé emprunte, de préférence à la RN 45, des rues de ville "tranquilles" dont certaines sont en zone 30 plus ou moins bien réalisées et sans bandes cyclables mais aussi des cheminements mixtes piétons-cyclistes sur des sentiers en cendrée accessibles en VTC. Sa longueur est d'une vingtaine de km si vous vous contentez d'aller jusqu'à lewarde, d'une trentaine de km si vous voulez faire le circuit pédestre de la fosse Delloye (9 km).

Ce parcours est l'exemple d'un formidable gâchis, celui des voies de chemin de fer privées des HBNPC (Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais) appelées cavaliers. Au moment de la nationalisation en 1945, la Compagnie de Douai possédait 320 km de voies ferrées. L'année 1968 est cruelle pour les mineurs, c'est l'annonce de la fin de l'exploitation charbonnière. C'est malheureusement aussi l'ère pompidolienne, celle des technocrates qui ne jurent que par le tout automobile : création des voies sur berges à Paris. A Douai, Monsieur Jacques Vernier aime à rappeler qu'il était question de combler la Scarpe qui traversait Douai pour en faire une voie rapide.

Ces 320 km de cavaliers qui auraient pu constituer de magnifiques voies pour les circulations douces ont malheureusement été démantelées. A la hauteur de la RN 45, on n'est plus qu'en présence de vestiges discontinus et donc d'un intérêt qui devient limité. Le reste a été sacrifié au profit de "zones pavillonaires" ou de zones industrielles.

Plus au nord, en partant de la rue du Bois des Retz à Sin le Noble, au nord de la rocade nord, on a également quelques moignons un peu plus importants allant de Sin jusqu'à Pecquencourt qui ont été réhabilités avec les crédits européens du FEDER. L'ensemble n'est cependant pas du tout mis en valeur et peu fonctionnel pour les cyclistes. Leur connaissance est plus que confidentielle et leur sous-utilisation permet d'envisager par certains élus locaux... le retour à la case départ : il y aurait, entre autres, un projet de zone industrielle sur ces terrains à Montigny en Ostrevent.

Abréviations employées :

T. : tourner ; T.D. : tourner à droite ; T.G. : tourner à gauche

PARCOURS

Il existe une variante empruntant le chemin des galibots mais qui rallonge considérablement le parcours. Une fois de plus, si l'on est pressé, on aimerait revenir à Douai par la RN45, alternative devenue impossible et surtout dangereuse avec la création du TCSP (Transport en Commun en Site Propre) en 2006 sur l'axe Dechy-Douai.

Douai

  • Départ de la Place d'Armes à Douai, direction Sin le Noble via la porte de Valenciennes, rue de Valenciennes, rue d'Aniche

Sin le Noble

  • T.G. au feu rue des frères Martel
  • T. dans la première rue à droite : rue Voltaire (zone 30). Dans la deuxième partie de la rue Voltaire, vous avez sur la droite un grand édifice en brique (résidence pour personnes âgées P. Wautriche)
  • rue Marceau dans le prolongement de la rue Voltaire
  • T.G. rue Gambetta
  • T.D. rue Daniel Fery, celle-ci se prolonge légèrement à gauche rue Doucy
  • T.D. rue Paul Semard
  • T.G. direction RN45 dans la rue Maurice Mahieu
  • T. dans la première rue à gauche, la rue Francisco Ferrer en zone 30 qui longe la voie ferrée

Dechy

  • au bout de 340 m environ, on a sur la gauche la chapelle Sainte Barbe restaurée en 1992 et suivie d'un escalier, emprunter l'escalier pour vous retrouver sur le cavalier pendant un peu plus de 600 mètres. Ce cavalier donne sur la rue Pasteur.
  • T.G. rue de la République puis immédiatement à droite où on retrouve le cavalier qui nous mène à Guesnain
  • Au rond-point, prendre en face la rue Desmaretz (on peut admirer sur la droite une "ferme fortifiée" et l'hotel de ville de Guesnain qui comprend, ce qui devrait être la norme, un beau plan incliné pour les personnes à mobilité réduite, un grand parking et ....aucun arceau vélo !
  • Prendre la rue sur la droite (rue F. Bacquet) qui nous mène à la Place Roger Salengro (vous avez sur la gauche l'enseigne trés discrète du potier d'art Dal Magro)
  • T.D. dans la rue Jean-Jaurès (direction RN 45)
  • T. dans la troisième rue à gauche, la rue de Beaumont, exemple typique de coron.
  • T.D. dans la rue de Sartrouville qui se prolonge par la rue de Sèvres
  • T.G. dans la rue du 11 Novembre qui se continue par le cavalier qui débute par un sas particulièrement pénalisant pour les deux-roues que l'on doit porter pour franchir ce sas, celui-ci étant conçu pour interdire le passage des deux-roues motorisés.
  • Arrivé rue de Bougival, le cavalier se poursuit légèrement décalé sur la gauche en traversant la rue Bougival

Loffre

  • On a au départ deux tronçons, l'un sportif sur la gauche (en particulier dans l'autre sens), l'autre beaucoup plus tranquille sur la gauche qui nous mène à Lewarde jusqu'à la rue Jules Guesdes que l'on remonte sur la droite (direction RN 45)

Lewarde

  • Tourner à gauche sur la RN 45 puis, à la hauteur du feu, à droite sur la D135 (direction Erchin, Villers au Tertre) : ceci nous mène au centre historique minier de Lewarde (moins de 13 km au départ de Douai)
  • On peut faire le parcours de la fosse Delloye qui fait... le tour d'une ancienne décharge publique (en voie de réhabilitation ?). Celle-ci mériterait, pour le plaisir des yeux, d'être mieux cachée à certains endroits par une rangée d'arbres. Le parcours est bien balisé en jaune et, empruntant en grande partie le GR 121, est également balisé sur une bonne partie en rouge et blanc. Il a une longueur de 9 km avec une durée indicative de 2h15 min. (soit 4km/h). Le parcours est effectivement relativement sauvage. On peut, avec un peu de chance, observer un faucon crécerelle,un renard, des passeraux, des lapins et, sans problème, voir des nuées de mouettes. On y traverse, chose assez rare, une haie plantée de merisiers, de chataîgniers et de modestes chênes. Le parcours peut être effectué à VTC pour un habitué du VTT (je l'ai testé en randonneuse). Il exige cependant quelques acrobaties : porter son vélo pour accéder au GR 121 qui traverse le bois de Lewarde, propriété privée du SIRSA, et le porter à nouveau à la sortie du bois. Le chemin comporte également, par endroits de sérieuses ornières. Il implique, à vélo, de respecter les règles actuelles : le bois de Lewarde est interdit aux vélos et la rue d'Erchin est en sens unique mais sa largeur permet d'envisager sans problème un contresens vélo (ceux-ci appelés sens uniques limités chez nos voisins belges, sont appelés à devenir la règle puisqu'à partir du 1° juillet 2004, tous les sens uniques seront des S.U.L. sauf contre-indication, en particulier si la largeur de la voirie est inférieure à 3,5 mètres)

Centre historique minier de Lewarde-Douai

Le parcours de retour n'emprunte pas tout à fait le même itinéraire, même si le charme l'exigerait. Sans être utopique mais en suivant tout simplement l'exemple hollandais, on pourrait envisager la création d'une voie verte longeant la RN 45 au sud.

La raison en est le sens unique de la rue Marceau sauf pour les bus le vendredi entre 7h et 14h. Si un bus peut circuler à contre-sens, pourquoi pas un vélo à longueur d'année ?

Lewarde

  • T.D. sur la RN 45
  • Tourner immédiatement à gauche sur la D 135 (direction Loffre, château de Montmorency du XIII° siècle)
  • A la hauteur du monument aux morts, T.G. dans la rue Jules Guesdes qui est en impasse et qui se poursuit par le cavalier qui nous mène à Guesnain

Guesnain

  • Après la rue de Beaumont, T.D. dans la rue Jean Jaurès
  • T. dans la première rue à gauche, la rue René Golliot qui se prolonge par la rue Oscar Desmaretz. On arrive au rond point qui nous mène au moignon de cavalier
  • ......

Sin le Noble

  • Arrivé à la rue Maurice Mahieu via la rue Francisco Ferrer, T.D. puis immédiatement à gauche dans la rue P. Semard, exemple typique d'accession à la propriété des années 1960 destinée aux classes populaires et version moderne du coron. Dans le prolongement de celle-ci, on trouve la rue Jules Ferry.
  • T.G. dans la rue Gambetta qui nous mène à la place de la liberté
  • Emprunter la place du monument aux morts pour tourner à gauche dans la rue de Verdun suivie de la rue de Douai qui nous ramène à Douai.

ACTIVITES DU CENTRE HISTORIQUE MINIER DE LEWARDE

La durée de cette balade vous permet d'envisager sans problème de visiter les expositions temporaires du CHM.
Si vous y allez à vélo, n'hésitez pas à protester contre l'absence scandaleuse de garage à vélos auprès des hôtesses d'accueil, dans le livre d'or du CHM ou écrivez même au Directeur du CHM, Alain DUBUC, qui prétend être un amoureux de la petite reine.

Expositions temporaires

Tout un spectacle

jusqu'au 31 octobre 2004 ; Tarif : 5,30 €. Renseignements complémentaires et réservations au 03 27 95 82 82.
Exposition temporaire de 40 affiches peintes par des graphistes polonais de talent sur les thèmes du cirque, du théâtre, de l'opéra, du cinéma et du jazz dans les années 1970 et 1980.
Cette exposition est une sélection de 40 affiches issues de la collection particulière d'Henri Juskowiak qui en possède plus de deux cent cinquante.
On peut y admirer l'art spécifiquement polonais de nombreux graphistes : Hilscher, Lenica, Mlodozeniec, Olbinski, Rozinek, Swierzy etc..
Cette exposition a fait l'objet d'un article de Jean François Guibert dans "LA VOIX DU NORD du 4 et 5 juillet 2004.
On y apprend ainsi que le jazz qui était interdit au temps de Staline est revenu en grâce ensuite, parce que joué la plupart du temps par des noirs... donc, pour le pouvoir, par des opprimés !
Cet art est né, entre autres, des contraintes politiques :en Pologne, sous l'ère communiste, le pouvoir contrôlait tout, et bien évidemment la culture. Même les affiches de films étrangers ne pouvaient être exposées telles quelles !
Les influences sont multiples : romantisme, surréalisme, hyperréalisme. Pop Art, ou encore l'univers de la bande dessinée (DRUILLET en particulier). Nous pourrions rajouter une inspiration très fellinienne pour certaines d'entre elles ainsi, l'influence du groupe COBRA et, en particulier, de Karel APPEL.

circuits VTT métropole lilloise voies vertes
  • vendredi 15 juillet 2005

    Classement au Patrimoine Mondial de l'Humanité
    de 23 beffrois du Nord de la France

    Parmi les 42 candidatures présentées à Durban au Comité du Patrimoine Mondial, 23 beffrois du Nord de la France construits entre le XI° s. et le XVII° s., font partie des 17 nouveaux sites qui ont rejoint la liste du patrimoine mondial de l'humanité.
    L'UNESCO a été sensible au fait que ces beffrois illustrent "les styles architecturaux roman, gothique, renaissance et baroque" et qu'ils constituent "des symboles hautement significatifs de la conquête des libertés civiques"

    L'association Beffrois et Patrimoine, dont le Président est François-Xavier Muylaert (adjoint au maire d'Arras) défendait le projet d'extension du classement à vingt-trois beffrois du Nord - Pas-de-Calais et de la Somme :

    • Onze beffrois du Nord (Gravelines, deux à Dunkerque, Bergues, Bailleul, Armentières, Comines, Lille, Loos, Douai et Cambrai,
    • six beffrois du Pas-de-Calais (Arras, Aire-sur-la-Lys, Béthune, Boulogne-sur-Mer, Calais et Hesdin)
    • six dans la Somme (Rue, Saint-Riquier, Abbeville, Amiens, Doullens et Lucheux).
    Ceux-ci ont rejoint le 15 juillet 2005 les 788 biens « de valeur universelle exceptionnelle » déjà inscrits sur la liste du patrimoine mondial.
    Les communes concernées espèrent un gain en terme de notoriété vis à vis des touristes étrangers et notamment asiatiques. Suite à son classement au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, la cité de Carcassone aurait connu une hausse de 30% de sa fréquentation.
    Et si les communes ayant appris à travailler en réseau lors de la mise en place du projet transformaient l'essai en créant une véloroute reliant les beffrois du nord de la France aux beffrois belges déjà classés au Patrimoine Mondial de L'UNESCO ?

    Ci-contre le beffroi de Comines (France). Celui-ci a été reconstruit après la Première Guerre Mondiale à l'opposé de l'emplacement initial qu'il occupait sur la place. L'oeuvre (1924-1927) est de l'architecte Louis-Marie CORDONNIER. Le corps de l'Hôtel de Ville est traité dans le genre renaissance flamande. Celui-ci est surmonté d'un beffroi campanile recomposé "à l'identique" avec des échaugettes et un dôme bulbeux.

    mairie de Comines (France)
    Beffroi de Comines (France)

     

    BEFFROI de COMINES

    Le beffroi de Comines a été construit pour la première fois en 1623. Il fut classé monument historique à la fin du XiX°s. Détruit pendant la première guerre mondiale de 1914, il aurait été reconstruit à l'identique mais à un autre emplacement. Il était situé auparavant à côté de l'église Saint-Pierre et Saint Chrysole. Le carillon par contre, n'a pas été reconstitué. A partir d'une base en grès, ce beffroi est une solide tour de brique à trois niveaux avec chaînage d'angle de pierre. A la base de la corniche courent deux rangs d'arcatures. La terrasse est cantonnée par quatre échauguettes tandis qu'au centre s'élève un dôme bulbeux de 7,4 mètres d'arête et de 11 mètres de haut. On retrouve, à la même époque, cette forme originale dans les toitures du Château du Quesnoy qui a été détruit à la Révolution Française.

    Renseignements issus du livre :
    « LE PATRIMOINE DES COMMUNES DU NORD » paru en 2001 FLOHIC, Editions

     

Métropole Lilloise

Canal de Roubaix

Le projet Blue Links a permis de réhabiliter les 28 km de canaux (canal de la Marque, canal de Roubaix, canal de l'Espierre) qui relient le canal de la Deûle à l'Escaut. On regrette que cette réhabilitation ait pour principal objectif le développement du tourisme fluvial et ait négligé le tourisme vélocipédique accessible plus populaire. La qualité des chemins de halage laissent en effet profondément à désirer. En dehors des beaux jours, c'est la gadoue assurée ! Or ces chemins de halage auraient pu constituer des liaisons interurbaines douces dans la métropole lilloise.
Un petit reportage entre la gare de Lille Flandres et Tourcoing figure sur ce site.

Un groupe thématique "balades à vélo" s'est constitué au sein de l'ADaV qui fournit un travail considérable. Ce groupe propose chaque semaine une balade qui peut aller d'une demi-journée à un week-end, voire même plus à la découverte de la métropole lilloise et même d'une région de Belgique, voire même de Hollande.
Ces balades sont un compromis entre les balades vélo proposées par les clubs cyclotouristes en termes de longueur (50 à 80 km) pour beaucoup d'entre elles et les balades d'initiation proposées habituellement par les associations de cyclistes au quotidien souvent beaucoup plus ocurtes. Le rythme, bien que modéré est cependant soutenu et suppose une certaine expérience.
Le programme renoue avec l'éthique cyclotouriste dans laquelle la partie tourisme est privilégiée contrairement à de trop nombreux clubs cyclo où c'est la partie cyclisme qui est privilégiée.
Alors, consultez le programme souvent alléchant.

Les circuits VTT du Nord
Pour la famille et les sportifs

C'est une pochette éditée par le Conseil Général du Nord qui contient les descriptions de 22 circuits théoriquement balisés dans le Nord.
Cette brochure est vendue au prix de 2 € dans les Offices de Tourisme du Nord (on la trouve du moins à l'Office de Tourisme de Douai)
Les circuits ont une longueur allant de 6 km à 36 km.
Chaque circuit est accompagné d'une fiche technique au format A4. Celle-ci indique

  • le nom du circuit
  • le niveau de difficulté
  • sa longueur et sa durée
  • une description rapide en première page avec un complément d'information en dernière page
  • une description détaillée de l'itinéraire
  • une visualisation du circuit sur une carte IGN
  • quelques adresses utiles

La plupart des circuits ne présentent aucune difficulté :

  • 7 sont dits accessibles à tous, 5 sont présentés comme sans difficulté, 4 sont faciles
  • 1 seul circuit est de difficulté faible, un autre de difficulté moyenne, un troisième peu difficile et ,pour les accros, un circuit serait destiné aux VTTistes avertis
  • Aucune indication sur la difficulté n'est mentionnée dans deux circuits

Nous n'avons pas testé ces circuits pour vous.
Nous nous nous sommes contentés de parcourir le circuit des maraîchons (VRED) présenté comme facile et idéal pour les familles.

Circuit du Maraîchon (n°8) à VRED

Qualité des chemins

Ce circuit étant plat comme la main, la seule difficulté réside dans la nature des chemins.
Le circuit commence par un chemin agricole défoncé sur 600 mètres par les tracteurs et vaguement rebouché par des matériaux divers (briques, tuiles, etc.) : on y retrouve les deux ornières typiques creusées par les engins agricoles avec une bande centrale enherbée
Il se poursuit ensuite par un chemin rural goudronné qui n'a plus été entretenu depuis des années. Vient ensuite un chemin fait de cendrée dammée, la partie du circuit la plus confortable si on excepte la partie goudronnée correspondant à la traversée de Râches.
Pour terminer en apothéose, vous aurez droit en fin de circuit à environ 1000 m de bons vieux pavés du nord.
Ce circuit peut être parcouru sans problème avec un VTC (Vélo Tout Chemin). Deux bémols cependant par rapport à la dénomination de circuit familial. La qualité du revêtement exclut, pour des raisons de sécurité, de le parcourir avec un enfant dans un siège bébé ou, pour des raisons de confort, dans une remorque additionnelle. Enfin, toujours avec des enfants, il est délicat d'emprunter une route fréquentée par les voitures (la D 35 en l'occurence) car, même si ceux-ci ont été initiés à la sécurité, ils ont souvent une mauvaise perception du danger et leurs réactions sont parfois imprévisibles.

Quatre regrets cependant par rapport à ce circuit.

Balisage

En partant de l'église de VRED en 2002, nous avons eu quelques difficultés à trouver le parcours et nous sommes perdus plusieurs fois.
Rebelote en 2004 : nous avons retenté le circuit mais, cette fois ci, en étudiant la carte associée. Et le départ de la mairie indiqué 2 fois de suite dans la fiche est inexact ! Ce lieu est incohérent avec le dessin de la ligne EDF haute tension. Malheur à ceux qui font une confiance absolue aux textes !
Si vous venez de Marchiennes ou Rieulay (est de Vred), vous devez emprunter le deuxième carrefour à votre gauche situé à environ 250 mètres de la place de la mairie et qui correspond à la direction du cimetière. Serait-ce la nature de l'endroit qui fait peur et qui aurait amené à cet acte manqué répété deux fois ? Ne cherchez pas un panneau "circuit des maraîchons" : il est caché dans un parterre de fleurs ! Si vous êtes en voiture, vous pouvez vous garer à cette intersection : il y a 4 places de parking ou vous pouvez tout simplement vous garer sur le parking du cimetière.
Il serait donc souhaitable qu'un panneau sur la place de la Mairie indique le lieu du départ de ce circuit, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle.
Au premier carrefour, soit un peu plus de 900 m après le début du circuit, il s'avère que le sens du parcours a été changé ! Le texte correspondant au parcours est donc inutilisable ! Mais, heureusement, à ce stade du parcours, le balisage est régulier : nous avons hésité une seule fois sur le chemin à emprunter. Le changement du sens de parcours est d'ailleurs une excellente idée puisqu'il évite d'avoir à traverser la RD 35 pour tourner à gauche.

Entouré en rouge, le "balisage" indiquant le début du circuit qui échappe même à un cycliste et qui figure, agrandi, sur la photo ci-contre.

Intérêt

Ce circuit se contente de traverser des grandes cultures : orge, céréales et, en 2004, monoculture du maïs, probablement fourrager, à l'approche de Flines. Ceci a tendance à titiller notre fibre écologique. Le maïs est en effet une culture qui représente une aberration agronomique. C'est une culture trés souvent effectuée sans rotation culturale avec les conséquences que l'on connaît. C'est une culture qui est souvent associée à un usage et même un abus des intrants : pesticides (herbicides et insecticides) et engrais azotés qui contribuent à polluer les eaux de surface et les nappes phréatiques.
C'est enfin l'une des trois cultures qui servent de cheval de bataille pour les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) qui, lorsqu'ils servent pour l'alimentation animale, ne font l'objet d'aucun contrôle. C'est enfin une alimentation animale particulièrement déséquilibrée en protéines. Pour réduire la dépendance à l'égard du soja américain (autre culture, entre parenthèses, également massivement "convertie" aux OGM), certains scientifique ont eu l'excellente idée de fournir aux bovins des farines animales avec l'issue que l'on connaît : crise de la vache folle ou ESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine) qui a fait, entre autres, la fortune des équarisseurs.

La durée annoncée du circuit est de 1h mais nous l'avons parcouru en moins d'une demi-heure, un apéritif ou une mise en jambe en quelque sorte. Il n'y a cependant aucune indication de circuit à proximité.

Ce circuit peut aussi être l'occasion d'"admirer" la réfection récente de la RD 25 qui traverse le village et qui constitue, à nos yeux, un véritable scandale. Comme il s'agit d'une départementale, le maître d'ouvrage en est le département via la DVI (Direction de la Voirie et des Infrastructures). On y retrouve toutes les manies actuelles qui concernent la forme mais qui se désintéressent totalement du fond, à savoir que les trottoirs devraient être des cheminements piétonniers. On a donc une limite de trottoir marquée par des pavés colorés et, à intervalles réguliers, des bacs à fleurs en bois de grande dimension, Parc Naturel Régional oblige probablement. Ceci serait parfait si ces bacs à fleurs respectaient la largeur minimale des cheminements piétonniers qui est fixée légalement à 1,40m. Les trottoirs sont de surcroît littéralement envahis par les voitures et donc inutilisables par les piétons.
Une fois de plus, une réflexion aurait du être menée sur le nombre de places de parking nécessaires et sur la création éventuelle d'un parking à la périphérie. Il n'y a pas encore de pression foncière intolérable à VRED.
Il aurait fallu protéger les cheminements piétonniers à l'aide de potelets ou de barrières.
Si on se refuse à prendre des mesures pour lutter contre le stationnement sauvage, il aurait alors fallu installer des dispositifs verticaux pour limiter la vitesse automobile dans la traversée du village : coussins berlinois, plateaux ralentisseurs, etc. .
Nos chers amis de la DVI ont du estimer que les courbes actuelles de la voirie suffisaient à modérer la vitesse. Cependant ces courbes ont pour contrepartie de limiter fâcheusement la visibilité et donc de limiter drastiquement le temps de réaction.

Chemins de halage

Le circuit longe les chemins de halage de la Scarpe sans jamais les emprunter, ce qui est particulièrement frustrant. Les chemins de halage sont en effet interdits aux cyclistes, suite à un décret de Février 1932 qui n'a toujours pas été aboli !
Il règne à ce sujet une profonde hypocrisie : tout le monde sait pertinemment que de nombreux cyclistes empruntent les chemins de halage comme parcours de randonnée, l'immense intérêt de ce type de chemin étant d'être à l'écart de la circulation automobile, de sa pollution, de ses bruits et surtout de ses dangers.
Cette interdiction peut être levée si les communes riveraines acceptent de signer une superposition de gestion avec VNF (Voies Navigables de France). Or la signature d'un tel document obligerait les communes à prendre en charge l'entretien et la sécurisation de ces chemins. C'est ce qui a été fait pour la coulée verte de la Deûle. Mais les communes concernées du Douaisis traînent les pieds face à ce surcroît de charges. Même si on parle beaucoup de tourisme vert, les élus sont encore loin d'être conscients de l'impact économique de ce type de tourisme durable et diffus.
Le modèle dominant, copié sur les parcs d'attraction d'origine américaine, reste encore celui des méga-projets qui engloutissent un maximum d'argent et qui sont tous déficitaires (Maréis, Nausicaa,etc. et même Disneyland Paris !)
En conclusion, si vous êtes victimes d'un accident sur les chemins de halage, vous n'aurez qu'à vous en prendre à vous-mêmes.

Etang de pêche

La commune de VRED possède un "étang de pêche" dont on peut faire le tour à bicyclette sans problème. Il aurait été intéressant d'inclure celui-ci dans l'itinéraire. En l'absence de création supplémentaire de chemin, cela amène à un détour et à la suppression de la seule partie VTT du circuit. Mais il suffirait d'ouvrir un chemin sur à peine 100 m pour assurer une continuité avec le circuit actuel. On aurait alors un départ situé effectivement à la mairie !


© Carte IGN N°2506E au 1:25000
Légendes :
  • Trait rouge : itinéraire actuel
  • Trait bleu : proposition de nouvel itinéraire
  • pointe de la flèche jaune surmontée d'un drapeau : emplacement approximatif de la mairie
  • double flèche noire : chemin à créer sur 100 m pour cet itinéraire alternatif

Voies Vertes

Canaux

Le Nord-Pas de Calais (12 400 km² soit à peine 2,3% du territoire métropolitain) possède 686 km de voies navigables (soit 7,8% du réseau navigable français !) gérées par VNF (Voies Navigables de France), soit un réseau potentiel de 686 km de voies vertes pouvant constituer un premier maillage cycliste de la région.

Projets de la Région Nord-Pas-de-Calais

En 2005, le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais a édité un document de 76 pages :
"2005,Schéma Régional des Véloroutes et Voies Vertes en Région Nord-Pas-de-Calais, Etat d'Avancement".
Ce document peut être consulté au format .pdf.

Sources

Voies vertes
existantes en cours de réalisation en projet

Voies vertes existantes

A notre connaissance, début 2007, trois voies vertes existent sur le Nord du moins à l'état fonctionnel. C'est la voie verte de la Deûle qui "part" de la citadelle de Lille, dont une branche va jusqu'à Armentières et dont l'autre branche emprunte les chemins de halage de la Lys (leie en flamand) jusqu'à Comines. Nous vous conseillons d'emprunter la deuxième branche allant jusqu'à Comines. Vous y verrez la différence flagrante de conception entre les deux régions, le Nord-Pas de Calais d'une part, la Flandre d'autre part. D'un côté , on a un chemin de qualité inégale (côté français, vous l'aviez deviné) recouvert uniquement de cendrée et devenant boueux à la moindre pluie. De l'autre, vous avez une artère goudronnée qui est fréquentée par les piétons mais aussi tout ce qui roule sans moteur : poussettes, rollers, cyclistes du dimanche de 3 ans à 103 ans mais aussi cyclosportifs, jeunes amoureux, cyclistes au quotidien, etc..
L'autre voie verte est la voie verte de la Sambre
La troisième est la voie verte du canal de Roubaix qui pourrait constituer une voie cyclable pour les cyclistes quotidiens de la métropole lilloise. Mais son revêtement en sable de marquise stabilisé fait qu'elle est impraticable, en cas de pluie, pour un cycliste quotidien qui voudrait se rendre au travail et arriver propre. De plus, la traversée des voiries n'a pas été sécurisée. Elle est inutilisable par les rollers et également par les personnes à mobilité réduite. Cette voie verte fait l'objet d'un petit reportage sur ce site
Le reste est dans un état lamentable et quasiment inutilisable (absence de jalonnement entre autres). Citons, parmi ces velléités et ces projets non entretenus :

  • la voie verte de Wallers-Arenberg jusqu'à Peruwelz en Belgique qu'aucun autochtone ne connaît, du commerçant aux employés de mairie.
  • Voie verte de la Pévèle

    Cette voie verte "réalisée" par le Conseil Général du Nord, relie Pont de la Deûle à Pont à Marcq (voir photo ci-dessous) encore baptisée la route des Beghinettes. Une voie ferrée emmenait en effet les salariées de la région à l'ancienne sucrerie de Thumeries.
  • dimanche 22 juillet 2012

    Rénovation de la voie verte de la Pévèle

    Nous avons testé pour vous la rénovation de la voie verte de la Pévèle effectuée sur 16 km par le Conseil Général du Nord pour un montant de 1,311 million € (82 000 €/km). Cette voie verte emprunte l'ancienne voie ferrée privée Pont à Marcq Pont de la Deule qui desservait la sucrerie de Thumeries. Cette voie ferrée n'a donc été réaménagée par le département qu'entre Avelin et Thumeries.

    Un bilan globalement négatif

    Le Conseil Général a adopté son revêtement habituel consistant en sable du Tournaisis (gris) stabilisé et renforcé par de la chaux et reposant sur une grave naturelle qui assure le drainage de la voie verte. Le CG affirme que ce sable stabilisé "est pratique pour la circulation des piétons, vélos des personnes à mobilité réduite"e, ce dont on peut douter pour la dernière catégorie d'usagers.
    On regrette infiniment que cette voie verte soit, pour l'instant mixte. En effet, contrairement aux panneau réglementaire d'une voie verte sur lequel ne figurent que les piétons et les cyclistes, cette voie verte est fréquentée par les chevaux. Ceci explique probablement l'impression de tôle ondulée que l'on ressent en roulant avec un vélo de type randonneuse. Or, malgré la jeunesse du revêtement qui a moins d'un an, celui-ci est déjà complètement défoncé par les chevaux, en particulier autour de Mons en Pévèle et surtout entre Mons en Pévèle et Faumont.
    On aurait aimé que cet aménagement eut été terminé pour les vacances d'été de 2012, ce qui n'est pas le cas : les quelques ponts en bois réalisés ne sont pas encore en continuité avec la voie verte. Pour l'instant, nous n'avons observé ni jalonnement, ni aménagement indispensable tel que quelques bancs et la présence de poubelles. On espère que l'absence actuelle de ces aménagements est liée au fait que la voie verte n'est pas encore finalisée.
    Pierre KOKOSZYNSKI
    cyclistes sur la voie verte de la Pévèle

    fin de la voie verte de la Pévèle à Thumeries face au Parc Ornithologique des 5 cinq tailles
    On remarquera au passage la hauteur de trottoir de 15 cm !

photo prise le dimanche de Pâques 12/04/09 vers 19h

 

 

 


photo prise le 21 mars 2007 à hauteur de Mons en Pévèle (vive le printemps !)

photo prise le 12/01/08 : vive l'hiver !

Les années se suivent et ....se ressemblent ! Les photos ci-dessous ont été prises en mars 2008


entre Mons en Pévèle et Faumont

en arrière-plan, l'église de Faumont

En guise de conclusion

Ce type d'aménagement qu'il soit dénommé voie verte ou trame verte (même si la signification est totalement différente) fait désormais partie des projets d''aménagement incontournables de toute Communauté d'Agglomération dans le Nord-Pas de Calais. Malheureusement, tous les aménagements de la Région Nord-Pas de Calais sont faits actuellement sans réelle conviction. Tous pâtissent d'un revêtement de qualité médiocre, d'une absence de signalisation ou d'une signalisation fantaisiste. Aussi il est à craindre que la fréquentation et en particulier la fréquentation touristique qui permet de vendre ces projets ne soit pas au rendez-vous et que ces investissements, même s'ils sont faits à minima, aient une rentabilité plus que médiocre. Le pire est l'état d'abandon de certaines réalisations. C'est le cas par exemple de la voie verte Pont à Marcq-Pont de la Deûle créée sur l'ancienne voie ferrée qui menait à l'Usine Béghin-Say de Thumeries et qui était dénommée, de ce fait, le chemin des Béghinettes en hommage aux salariées de cette entreprise. Le Conseil Général a, semble-t-il décidé de revaloriser cet itinéraire en 2006 qui était dans un état de total abandon suite à l'ouverture du site ornithologique des 5 tailles acquis par le CG en 2001. Ce site ornithologique est situé sur d'anciens bassins de décantation de l'usine Béghin-Say.
C'est la cas encore de la Voie Verte Wallers-Peruwelz.
On aimerait enfin que tous ces projets d'intérêt local soient également maillés, ce qui est loin d'être le cas. Tout se passe en effet comme s'il existait une rivalité entre les différentes Communautés d'Agglomération. Ainsi des projets un peu plus ambitieux tels que la Voie Verte Dourges-Artres qui traverse plusieurs Communautés d'Agglo n'a toujours pas décollé.

P.K.

Projets du Conseil Général en cours de réalisation

Projets à l'étude

  • La voie verte allant de Dourges (Pas de Calais) à Artres (Nord) qui fait l'objet de quelques commentaires sur ce site. Cette voie verte est un peu le serpent de mer de la Région. Elle a fait couler beaucoup d'encre depuis 2000 mais tarde à se concrétiser sur le terrain.
  • Le Conseil Général du Nord semble avoir un projet de création de voies vertes. Nous vous livrons ci-dessous un extrait de la revue "Le Nord" éditée par le Conseil Général.

    Le Nord mai 2006

    Vélo et voies vertes

    Le Département a programmé un vaste plan d'aménagement de voies vertes entièrement dédiées à la pratique du vélo, le projet vélo-route. Dans les années à venir, un maillage de 400 km de chemins de grande randonnée cycliste en sites propres, balisés et sécurisés, verra progressivement le jour. Deux chantiers d'aménagement vont débuter au mois de juin. Il s'agit de la requalification de deux voies ferrées désaffectées. La première relie sur 30 km de Ferrière-la-Grande à Glageon. Un revêtement sera posé ainsi que des barrières et une séparation entre la future voie vélo et une piste équestre. Le deuxième chantier concerne l'aménagement d'une voie reliant Orchies à Fenain sur 8 km. Il débutera par l'enlèvement des rails encore présents. Ces travaux doivent durer environ un an.

PAS DE CALAIS

Circuits Cyclotouristiques du Pas de Calais.

Ce type de boucle relève d'une autre approche. Il s'agit de circuits beaucoup plus sportifs (un vélo de course est quasiment indispensable pour ne pas trop souffrir) d'une quarantaine de km. Ce concept semble un peu bâtard et risque d'être frustrant pour les avaleurs de bitume du dimanche matin que sont la plupart des cyclotouristes (circuits trop courts) mais aussi pour les cyclistes occasionnels (circuits trop difficiles). Nous serions curieux de connaître la fréquentation de ces boucles.
Le Pas de Calais a créé une soixantaine de boucles de ce type qui présentent l'atout de traverser des régions magnifiques et qui sont relativement bien fléchées (il est cependant indispensable d'avoir une carte car le fléchage présente par moments des carences).
Ces boucles ont été évoquées dans la lettre de Droit d'Vélo de juillet 2004.
Un regret de taille : il semble que la politique cyclable du Pas de Calais qui appartient au Club des Départements Cyclables se réduise à la création de ces boucles. Le Pas de Calais ne crée en effet ni bandes cyclables, ni pistes cyclables mais se contente, dans le meilleur des cas, de surlargeurs de voirie multifonctionnelles (piétons, cyclistes, arrêt de voitures et tracteurs !)

TRAME VERTE DE LA DEULE

  • dimanche 15 mars 2009

    Test de la boucle des trois cavaliers

    Avec l'explosion du printemps, quoi de plus tentant que de tester une boucle intercommunautaire de 20 km ? Grosse déception avec, encore, un projet dont la publicité précède la réalisation.
    En effet, cette boucle de 20 km qui devait initialement être inaugurée en novembre 2008 n'est toujours pas terminée !


    châton de saule
    © photo Pierre KOKOSZYNSKI

Le concept cher à notre association est celui des véloroutes et voies vertes, c'est à dire des itinéraires pratiquement plats empruntant des routes de campagne ayant peu de circulation ou même sans circulation automobile pour les voies vertes.
L'intérêt de ce type d'itinéraire est une pratique du vélo ou une initiation au vélo en douceur, sans stress inutile. Ces itinéraires peuvent donc se faire en famille.
La lettre de Droit d'Vélo de juillet 2003 contient un article sur les voies vertes : historique et comparaison de leur développement avec d'autres pays européens qui, comme pout tout ce qui concerne le vélo, est peu flatteuse pour la France.

L'AF3V (Association Française des Véloroutes et Voies Vertes) promeut le développement de ces itinéraires et informe sur ceux-ci au travers de son site internet (http://www.af3v.org/) mais aussi à travers un guide papier.
Le guide papier des véloroutes et voies vertes de l'AF3V est vendu au prix de 5 € (prix 2004). Ce guide recense presque 3000 km de véloroutes et voies vertes et plus de 80 itinéraires. Chaque itinéraire fait l'objet d'une description technique, entre autres sur le type de revêtement, détail important qui permet de savoir si la VVV est accessible aux rollers et aux personnes à mobilité réduite (fauteuils roulants, poussettes d'enfants). Ce guide peut être commandé sur le site internet de l'AF3V.

  • lundi 18 août 2014

    Mort des sites militants, vive les sites marchands ?

    logo de France Vélo Tourisme C'est la question que je me suis posée en visitant ce jour le site de ®"France vélo tourisme".
    Le site de l'AF3V est en effet un site militant un peu austère, fruit d'une participation collaborative pour l'évaluation des véloroutes et voies vertes existantes.
    Ce n'est pas le but de "France Vélo Tourisme" qui ambitionne un partenariat public-privé et revendique de vendre le cyclotourisme comme on vend des voyages low cost ou plutôt high cost comme ce site le revendique dans la présentation de son site. Ce site rappelle en effet que les cyclotouristes itinérants dépensent en moyenne 75€/jour/personne (page "l'économie du tourisme à vélo" du site) selon une étude d'Altermodal.

    Sources

    • 1 : dépenses moyennes des cyclotouristes : p.16 du hors-série n°6 de "Grand Angle", revue d'Atout France, publié en juin 2009 consacré à l'économie du vélo que l'on peut télécharger ici.

Baie de Somme

Incontestablement, la région picarde a été pionnière dans la mise en place d'un véritable volet vélo pour son offre touristique concernant la Baie de Somme : pistes ou bandes cyclables, location de vélos, réseau d'accueil des cyclotouristes, etc. Ce volet complète utilement le pack touristique de la baie (petit train de la Baie de Somme, Parc du Marquenterre, Maison de l'Oiseau, etc.). Les promenades cyclistes en Baie de Somme sont évoquées dans la Lettre de Droit d'Vélo de juillet 2003.
Deux petits regrets cependant :

  • Peu d'améliorations observées en 4 ans si ce n'est le réseau de location de vélos. En particulier, la réinsertion des vélos dans la circulation automobile pour les cyclistes venant du sud (Le Hourdel) est brutale à la sortie de Saint Valéry sur Somme.On aurait aimé également voir la poursuite de ces voies cyclables jusqu'au Parc du Marquenterre au Nord. Enfin, le stationnement vélo est de piètre qualité (pince-roues) au Crotoy, notoirement insuffisant, voire même absent. On apprécierait également une préservation de ce site exceptionnel de l'invasion automobile : à la pointe du Hourdel, les voitures peuvent stationner en front de mer !.
  • Lors de la journée d'Etude 2006 de la la FUBicy qui avait lieu à Amiens cette année-là, on avait l'impression désagréable d'un politique cyclable qui s'arrête à la Baie de Somme. Ainsi le vélo reste encore cantonné au vélo de loisirs.

coucher de Soleil sur Saint Valéry avec,
au premier plan, les mollières, prairies inondables de la baie.

Canal Nantes-Brest

Le canal Nantes-Brest est considéré par la plupart des amoureux de la petite reine comme une voie verte, statut qu'il n'a pas ou du moins pas encore.
Cet itinéraire est évoqué dans la lettre de Droit d'Vélo de septembre 2003

Voie Verte Dieppe Forges les Eaux

Nous avons testé pour vous cette voie verte inaugurée en juillet 2003. Vous pouvez consulter nos commentaires.

La Belgique comprend deux grandes régions séparées par des querelles linguistiques et des évolutions économiques divergentes : la Flandre et la Wallonie.

Wallonnie

La Wallonie a développé le réseau RAVeL qui s'apparente aux voies vertes.
Le réseau RAVeL a été initié en 1995, soit 3 ans avant le schéma directeur national (français) des véloroutes et voies vertes. Fin 2004, soit 9 ans après son lancement, le réseau RAVEL comptait 885 km (1). A titre indicatif, à superficie équivalente, cela équivaudrait, pour la France, à un réseau de plus de 28 000 km de VVV alors que le SNVVV prévoit un réseau de 7000 à 9000 km qui est loin d'être terminé. Même si on prend en compte les populations, à population équivalente, cela équivaudrait à un réseau RAVeL de plus de 15 500 km pour la France Métropolitaine. Pour le Nord-Pas-de-Calais, cela équivaudrait, à population équivalente, à un réseau de plus de 1000 km de vvv quand le site de l'AF3V n'en recense qu'à peine 120 km fin 2008.
L'objectif de la région Wallonne est de réaliser à long terme, un réseau RAVeL de 2 à 3000 km.
D'ores et déjà, le réseau RAVeL devrait compter presque 300 km supplémentaires (2) d'ici fin 2009 réalisés sur d'anciennes emprises ferroviaires.

accès au site du RAVeL

Le RAVeL (réseau autonome des voies lentes) résulte de la collaboration entre le Ministère Wallon de l'Equipement et des Transports (MET) et celui de la Région Wallonne (MRW). Ce réseau traverse la Wallonnie d'ouest en est et du nord au sud. Il emprunte des lignes de chemins de fer désaffectées, d'anciennes voies vicinales, des chemins de halage et aussi des chemins de liaison entre campagnes et forêts. Il est, atout capital, réservé aux piétons et aux cyclistes ce qui permet de découvrir une région en famille ou entre amis en toute sécurité, avec tranquillité et un confort maximum.

De plus le RAVeL 1 part d'Armentières. Alors, plus d'hésitations, goûtez au plaisir subtil de la ballade à vélo avec, pour fond sonore, le chant des oiseaux.

Où se renseigner?

3 guides ont été édités. Vous pouvez vous les procurer dans de nombreux centres d'information touristique belges dont :

Centre D'Information et d'Accueil
Rue de la Wallonie 19-21
7500 TOURNAI

Vous pouvez aussi consulter le site internet : http://met.wallonie.be/opencms/opencms/fr/ravel/ où vous pourrez, entre autres, commander ces guides.

P.K.


photo tirée de la brochure RAVeL4 :
maison de maître sur le circuit

Vous pouvez aussi consulter un petit reportage effectué sur la voie verte de la Haute Sambre entre Erquelines (à deux pas de Jeumont en France) et Charleroi. Cette voie verte fait partie intégrante du RAVeL 3.

Sources

  • 1 :longueur du RAVeL de 885 km sur la rubrique 885 km (chapitre essor) du site du RAVeL
  • 2 : programmation 2008-2009 du RAVeL : extrait de la revue "Chemins du Rail" n°54, 2° trimestre 2007

Flandre

La Flandre, outre sa pratique cycliste notoire, a aussi développé un réseau dense d'itinéraires cyclables. La quasi-totalité de ces itinéraires sont accessibles en VTC et même, pour la plupart, en vélos de course. Ce site contient des reportages succincts sur quelques villes de Belgique

  • Anvers
  • Bruges
  • Bruxelles
  • CHARLEROI : si ce n'est que cette ville est traversée par le RAVeL, Charleroi est loin d'être une ville cyclable. On y retrouve le travers français d'un discours inévitable sur le vélo mais d'une absence de réalisations. La "Maison des Cyclistes", seul objet de satisfaction de l'antenne carolorolégienne du GRACQ (Groupe de réflection et d'Action des Cyclistes quotidiens, soit l'équivalent de la FUBicy en France) a fermé ses portes en 2007 : tout un symbole !
  • Gand
  • Mons

Trente-deux beffrois belges ont été inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1999, les beffrois des villes : Alost, Anvers (2), Audenarde, Binche, Bruges, Charleroi, Courtrai, Dixmude, Eeklo, Furnes, Gand, Herentals, Lierre, Lo-Reninge, Louvain, Malines(2), Menin, Mons, Namur, Nieuport, Roulers, Saint-Trond, Termonde, Thuin, Tielt, Tirlemont, Tongres, Tournai, Ypres et Zoutleeuw.
D'autres sites belges sont inscrits au Patrimoine Mondial, en particulier des béguinages, quelques monuments de Bruxelles dont ceux conçus par Victor HORTA ainsi que la Grand-Place de Bruxelles, la cathédrale de Tournai, les minières de silex de Mons, le centre historique de Bruges et les quatre ascenceurs du Canal du Centre dans la Province du Hainaut.

Ci-contre, le beffroi de Courtrai (Kortrijk)
Celui-ci est construit sur le grote Markt. Sa tour date du XIII° s. et faisait partie d'une petite halle. Le beffroi fut reconstruit à la fin du XIV° s. et remanié plusieurs fois. Les habitations qui l'entouraient au XV° s. ont été démolies au début du XX° s..

beffroi de Courtrai
Beffroi de Courtrai (Belgique)

Geocart

Les éditions flamandes Geocart ont publié une pochette pour chacune des provinces belges (Anvers, Brabants flamand et wallon, Flandre occidentale, Flandre orientale, Hainaut, Liège, Limbourg, Luxembourg et Namur) ainsi que pour la région de Bruxelles capitale.
Ces pochettes dénommées fietskaarten contiennent d'une part un petit livret décrivant succinctement chaque itinéraire : longueur, type de vélo utilisable (VTT ou VTC), existence d'un fléchage, curiosités présentes sur le parcours sous forme d'un pictogramme. Les itinéraires que nous avons pu faire sont en général remarquablement bien jalonnés (voir photo ci-contre) et il est rare de se perdre contrairement en France.
La pochette contient également une carte très souvent au 1/100.000 sur laquelle figure l'ensemble des itinéraires proposés mais aussi d'autres itinéraires cyclotouristes tels que les Lang Fietsrouten ou itinéraires de grande randonnées tels que la route de la Mer du Nord. Sur ces cartes figurent également les itinéraires conçus par les wallons.
Cette carte est très utile pour choisir un itinéraire en fonction du lieu ou vous êtes ou pour en combiner éventuellement plusieurs. Ces pochettes sont vendues aux alentours de 10 € en 2006.
Vous pouvez vous procurer ces pochettes entre autres dans la chaîne de librairies flamande Boekhandel. Vous trouverez sur le site de celle-ci la liste de leurs librairies avec les renseignements utiles (adresse, numéro de téléphone, etc.).



Eloge du jalonnement flamand

Ce jalonnement vélo résulte d'une pratique cycliste qui s'étend au delà du cercle des associations cyclosportives.
La conception de ce balisage semble avoir pour principe de base que le charme d'une balade cycliste réside dans le plaisir de pédaler tout en admirant le paysage alentour. Rien n'est plus désagréable que de devoir s'arrêter à chaque intersection pour relire la carte et les commentaires accompagnant l'itinéraire. L'échelle réduite des cartes associées aux itinéraires est en effet souvent inadaptée à une lecture aisée. Partant de ce constat, le choix a été fait d'un jalonnement uniforme dans toute la Flandre Belge basé sur un panneau hexagonal de taille réduite. Ce choix est radicalement différent de la France où le jalonnement, quand il existe, est une variante du balisage routier pour les voies vertes en particulier au niveau de la taille.

Knooppunt

Les "Knoopunt" sont un système de points de repère pour les balades à vélo d'abord développé en Flandre Belge et qui se diffuse progressivement dans le sud de la Hollande. La configuration idéale telle que prévue.

photo ci-contre prise à Bossuit ;
Régulièrement, des panneaux vous indiquent la direction du ou des prochains Knooppunt.
pnoto ci-dessus : un petit panneau vous indique que vous arrivez à proximité du knooppunt.

Arrivé au knooppunt, vous bénéficiez d'une carte de la région traversée sur laquelle figurent les knooppunt.

 

Et bien sûr, vous avez le gadget, le porte knooppunt de marque bikepointer sur lequel vous pouvez mettre la liste des KP de votre itinéraire.

Le mythe du jalonnement en bois

Autre variante française que l'on retrouve pour les itinéraires VTT : au terme de nature, nos élus associent le bois qui ne présente guère que des inconvénients : caractère putrescible en particulier au niveau du support enfoncé dans le sol, taille riquiqui des panneaux, mauvaise tenue de la peinture sur ce type de support, mauvaise lisibilité car l'écriture sur ce type de support passe généralement par un procédé s'apparentant à la pyrogravure. Ceci implique également une quantité réduite d'informations sur ce type de panneau.
Vous pouvez, à ce propos, voir un cas édifiant de ce type de jalonnement ans la rubrique concernant les balades à vélo dans le Nord (circuit n°8 dit du Maraîchon dans les balades VTT dans le Nord)
Mais revenons au jalonnement flamand. La taille réduite de ce balisage est parfaitement adaptée à une circulation à vélo à vitesse modérée et permet d'en réduire le coût et donc de ne pas mégoter sur le nombre de panneaux : à chaque intersection, un panneau vous indique la route à suivre. De plus, la taille réduite des panneaux permet de les poser partout, y compris en ville, sans gêner la circulation des autres usagers, en particulier les piétons. La traversée des agglomérations s'en trouve ainsi grandement facilitée.

P.K.

Fietskaarten de P. TAVERNIER

Enfin, le top du top pour le cyclotouriste amateur est constitué par les fietskaarten (cartes cyclistes) réalisées par Pierre Tavernier qui sont au nombre de 10 : West-Vlaanderen, Zeeuwsvlaanderen, Oost-Vlaanderen, Fransvlaanderen, Vlaams Brabant, Antwerpen, Limburg-noord, Limburg zuid (sud) pour la Belgique et la Flandre française et , pour la Hollande, Delta Noord et Delta Zuid.
Ces cartes sont de véritables petits bijoux pour le cyclotouriste amateur. Elles ont pour échelle 1/50 000, ce qui constitue un compromis particulièrement réussi entre les cartes au 1/25 000 correspondant à la série bleue de l'IGN français beaucoup trop petites pour la randonnée cyclotouriste et les cartes de promenades cyclotouristes de l'IGN au 1/100 000. Ces cartes font apparaître tous les aménagements cyclables ainsi que les circuits cyclotouristes existants, qu'ils soient d'intérêt national tels que les Lang Fietsrouten, régional ou local ainsi que des liaisons possibles entre les différents circuits, ces liaisons empruntant des routes peu fréquentées. Luxe de détail, le nom de certaines rues apparaît. Ainsi, une balade vélo ne se transforme pas en course d'orientation ou en itinéraire guerrier pour le cyclotouriste dilettante. L'appréciation des distances est en effet très subjective et l'indication de noms de rue peut constituer une aide très utile.
Ces cartes au 1/50 000 sont imprimées recto-verso et couvrent donc, étant donné leur taille équivalente à la série bleue de l'IGN, une surface presque 8 fois plus importante que celles de la série bleue de l'IGN, ce qui est amplement suffisant pour le cyclotouriste amateur. De plus, le recto et le verso de la carte se chevauchent en partie, ce qui permet de se repérer plus facilement.
Par rapport aux cartes de promenade cyclouristes de l'IGN au 1/100 000, la surface couverte est environ 3,5 fois moins importante.
Les fietskaarten de P. Tavernier sont vendues autour de 7,50 € en 2005.
Ces cartes sont révélatrices d'une culture vélo sans commune mesure avec celle de la France.
Mais, me direz vous, un tel investissement pour une balade d'un après-midi, c'est du luxe ! Cet investissement vous incitera à rentabiliser votre dépense et vous ne serez pas déçu.
Ceci ne vous dispense pas de fréquenter les Offices du Tourisme. Vous pourrez y apprécier la maîtrise du français de la part des néerlandophones. Il y aurait certainement beaucoup à dire sur le fédéralisme en Belgique, y compris au niveau de la politique cyclable, mais ce n'est pas notre propos ici.
Les Offices du Tourisme vous proposeront en général une carte comportant un ou plusieurs circuits de balades à vélo. Mais vous n'êtes pas en France, ces documents sont souvent payants (environ 2 €) et, de surcroît, comme c'est le cas à Bruges, ces circuits ne sont pas forcément balisés ! N'hésitez donc pas à poser la question sur l'existence du balisage du circuit.

Quelques informations complémentaires figurent dans les pages du site consacrées à Bruges.

Visite virtuelle de la Flandre

Pour commencer à rêver sur la Flandre et vous inciter à la découvrir, vous pouvez regarder la vision poétique de celle-ci à travers les photos de Paul Nieuwenhuysen de la Vrije Universiteit Brussel (Université Libre de Bruxelles flamande)

La côte belge de La Panne à Knokke

par Pierre-Brice Lebrun et Alen Méaulle

Ce livre était recommandé par le quotidien LA VOIX DU NORD dans son édition du 06 mai 2005 avec le texte ci-dessous
"Bientôt vendu dans les offices de tourisme et quelques librairies, on ne le trouve, pour l'instant, que sur le net. Mais cet inconvénient mis à part, quel bonheur ! Voilà un guide qui fouine, avec gourmandise et curiosité, dans les quatorze stations de ces 60 Km de côte. Des bons plans, des adresses, des histoires, des idées, des rendez-vous, des photos remarquables, voilà matière à partir à l'aventure !"
20 € sur le site de voitures anciennes http://gazoline.net

A. T.
© photo du site Alimage
du photographe Alen Méaulle

Véloroute de la Mer du Nord

La véloroute de la Mer du Nord a une longueur de 6000 km et traverse 8 pays : Allemagne, Angleterre, Belgique, Danemark, Ecosse, Norvège, Pays-Bas et Suède. Cette véloroute serait la plus longue du Monde selon le site indiqué ci-dessous.
Le projet initié en 2003 a été inauguré en automne 2006. On ne s'étonnera pas de ne pas trouver la France dans les pays partenaires.
Vous pourrez trouver de nombreuses informations concernant cette véloroute sur le site http://www.northsea-cycle.com/. Ce site contient, entre autres, une carte interactive que l'on pourrait charger sur un GPS.

Pour des voyages à vélo au long cours,
choisissez l'Europe du Nord !

Vous voyagez à vélo, vous ne voulez pas vous contenter d'un itinéraire connu et vous voulez pouvoir créer votre propre parcours d'une ville à une autre sans avoir à chercher les petites routes tranquilles où l'on se perd et sans serrer les fesses à chaque camion qui vous dépasse. Alors nous vous conseillons de commencer par les villes d'Europe du Nord qui possèdent un véritable réseau cyclable. Ceci suppose bien-sûr de ne pas être victime de l'héliotropisme !
Quelques bribes des voyages au moyen cours effectués entre 2006 et 2009 figurent sur ce site.

  • 2006 : parcours à vélo Douai (nord de la France)-la Chaise Dieu (800 km environ) ;
  • 2007 : parcours Douai-Freiburg (Allemagne)
  • 2008 : parcours Strasbourg-Lyon via la Suisse (Bâle, Lausanne, Genève entre autres) : la page consacrée à ce voyage est en fait la même page que la page précédente.
  • 2009 : parcours Douai (nord de la France)-Hambourg