Accidents de piétons et de cyclistes
sur les communes du Douaisis

Préambule

Accidentologie en Nord-Pas de Calais

Pour avoir une vision beaucoup plus globale et statistique de l'accidentologie dans la région NPDC, il vaut mieux consulter les statistiques de l'ONISR (Office National Interministériel de la Sécurité Routière). Ce site fournit des données statistiques par département mais aussi par région. Mais attention, la page oueb présentée à l'écran pour les départements et les régions n'est qu'un résumé du bilan pour chacune de ces collectivités. Le document .pdf associé à chacune de ces collectivités est bien plus développé et précise, entre autres, le nombre de tués par catégorie d'usagers.
Ainsi, au cours des années 2004 à 2008, le NPDC a connu en moyenne 223 tués, victimes de la route dont 33 piétons (15% des tués contre 11,7% au niveau national) et 11 cyclistes (4,9% des tués contre 3,4% au niveau national).

La chanson de Serge Gainsbourg illustre parfaitement le sentiment de luxe, de calme et de volupté ressenti de plus en plus dans les voitures actuelles. Il montre également parfaitement le rôle de cocon joué par la voiture, capsule hermétique coupée du monde extérieur, ignorant et protégeant de l'espace public.
Ce sentiment de bien-être est accentué par l'orchestration à base de violons (il faut absolument écouter la chanson).
L'issue de la chanson est malheureusement beaucoup plus tragique dans la réalité.

"Mélody"

in "Histoire de Melody Nelson"
Texte et musique de Serge Gainsbourg
Philips 1971

Les ailes de la Rolls effleuraient des pylônes
Quand m'étant malgrè moi égaré
Nous arrivâmes ma Rolls et moi dans une zone
Dangereuse, un endroit isolé

Là-bas, sur le capot de cette Silver Ghost
De dix-neuf cent dix s'avance en éclaireur
La Vénus d'argent du radiateur
Dont les voiles légers volent aux avant-postes

Hautaine, dédaigneuse, tandis que hurle le poste
De radio couvrant le silence du moteur
Elle fixe l'horizon et l'esprit ailleurs
Semble tout ignorer des trottoirs que j'accoste

Ruelles, culs-de-sac aux stationnements
Interdits par la loi, le coeur indifférent
Elle tient le mors de mes vingt-six chevaux-vapeurs

Prince des ténèbres, archange maudit,
Amazone modern' style que le sculpteur,
En anglais, surnomma Spirit of Ecstasy

Ainsi je déconnais avant que je ne perde
Le contrôle de la Rolls. J'avançais lentement
Ma voiture dériva et un heurt violent
Me tira soudain de ma rêverie. Merde!
J'aperçus une roue de vélo à l'avant,
Qui continuait de rouler en roue libre,
Et comme une poupée qui perdait l'équilibre
La jupe retroussée sur ses pantalons blancs

- "Tu t'appelles comment?"
- "Melody"
- "Melody comment?"
- "Melody Nelson."

Melody Nelson a des cheveux rouges
Et c'est leur couleur naturelle.

 

Raymond CARVER (1938-1988)
"C'est pas grand-chose, mais ça fait du bien"

Cette nouvelle décrit de façon poignante, émouvante et avec la finesse psychologique d'un grand chirurgien des coeurs, le drame d'une famille.
Le fils unique de la famille est heurté bêtement par une automobile. L'accident qui, au départ, semble bénin, a en fait une issue tragique.

nouvelle extraite du recueil : "Les vitamines du bonheur" Réédition 2004 dans la collection Le livre de Poche, Biblio

 

Eric LE BRAZ : L'homme qui tuait des voitures

Ce polar qui part de la même situation de départ (un accident de voiture dont est victime un enfant) est ici écrit sur le ton de la révolte.
Une critique de ce livre a été faite dans la lettre de Droit d'Vélo de Juillet-Août 2004
haut de page

Statistiques accidentologie Douaisis

Cette page est un recueil non exhaustif d'articles parus dans la presse locale. Ces articles concernent, pour la plupart, des accidents mortels.
Pour une vue plus exhaustive concernant le Douaisis, l'association Droit D'Vélo s'est adressée à Monsieur Maréchal, Commissaire Divisionnaire de Douai, qui a bien voulu nous fournir les données concernant l'accidentologie de la Circonscription de Douai.

Extrait de l'album de Reiser (Editions Albin Michel)
"On est passé à côté du bonheur"

Le départ de Monsieur Maréchal au cours de l'année 2005 ne nous a pas permis d'obtenir les données pour l'année 2004.
Ayant quitté le bureau de l'association Droit d'Vélo en novembre 2005, ces renseignements ne semblent plus collectés par le nouveau bureau de l'association, ce qui me semble regrettable.
Ces données constituent en effet, selon moi, un outil d'aide aux actions à mener.
Rappelons que, quel que soit le Commissariat, ces chiffres ont tendance à être minorés par rapport à l'accidentologie réelle, du moins pour les blessés légers. En supposant que le biais est le même dans tous les Commissariats, cela permet cependant des comparaisons avec l'accidentologie nationale.

P.K.

Cette circonscription regroupe environ 135 800 habitants (recensement INSEE 1999) et comprend 19 communes : Anhiers, Auby, Courchelettes, Cuincy, Dechy, Douai, Esquerchin, Flers, Flines, Guesnain, Lallaing, Lambres, Lauwin Planque, Loffre, Râches, Raimbeaucourt, Roost, Sin et Waziers.

Les deux liens ci-dessous vous permettront d'avoir une vue plus globale sur l'accidentologie dans le Douaisis.

ACCIDENTOLOGIE DOUAISIS
2002 2003

 

haut de page

Recueil non exhaustif d'articles sur les accidents de piétons et de cyclistes

Aniche Arras Auberchicourt Béthune Coutiches Dechy Douai Dunkerque Faumont Fenain Flers Flines les Râches
Lallaing Lambres Lille Lomme Masny Maubeuge Monchecourt Mouveaux Nomain Orchies Pecquencourt
Râches Raimbeaucourt Rieulay Roost-Warendin Rouvroy Sin le Noble Somain Souchez Tourcoing Wandignies-Hamage Waziers

ANICHE

La Voix du Nord du 01/07/09

Collision entre deux voitures Vers 15 heures hier après-midi, deux voitures se sont percutées sur le boulevard Drion à Aniche. Une voiture venant de la rue Denfert-Rochereau s'est engagée après avoir marqué le stop, elle n'a pas vu un véhicule qui montait le boulevard. Les dégâts ne sont heureusement que matériels : aucun blessé n'est à déplorer.


Agrandir le plan

Boulevard Delestraint : Boulevard du crime !

Le piéton renversé lundi soir est décédé hier matin

L'accident survenu lundi 29/06/09 au soir, dans la rue du Général Delestraint à Aniche, a connu une fin tragique hier matin. Le piéton renversé est décédé des suites de ses blessures.
René Ladrière avait 50 ans depuis le mois de mars de cette année. Lundi soir, vers 19 h 45, il traversait la rue du Général Delestraint sur un passage protégé, à hauteur du magasin ED, quand il a été percuté par une Ford de couleur grise.
Sur place, les sapeurs-pompiers de Somain et les services de police lui ont rapidement porté secours. Transporté au centre hospitalier de Douai pour de multiples blessures au crâne, à la hanche et aux membres inférieurs, son pronostic vital n'était pas engagé lundi dans la soirée. C'est dans la nuit et ce matin que son état de santé s'est dégradé. Victime d'une grave hémorragie cérébrale à la suite de l'accident et de sa lourde chute sur la chaussée, René Ladrière est décédé, hier matin, au centre hospitalier. À la demande du parquet de Douai, un examen de corps, programmé dans les heures à venir, devrait confirmer la cause du décès.
Le conducteur de la Ford, un Denaisien de 51 ans, a été entendu par les services de police d'Aniche. Le test d'alcoolémie s'est révélé négatif. Il aurait indiqué aux enquêteurs qu'il n'avait pas vu le piéton traverser la chaussée. Pour reproduire les conditions de l'accident et notamment se rendre compte si le conducteur aurait pu être ébloui par le soleil rasant, les policiers étaient sur les lieux de la collision hier soir. L'automobiliste devrait être poursuivi pour homicide involontaire.

J. C.

L’Observateur du Douaisis du 06/11/08

Une jeune fille de 12 ans percutée sur un passage clouté

Jeudi 30 octobre, vers 18h, une collision entre un véhicule et un piéton s'est déroulée rue du Général Delestraint (ndw : ancienne RN45), à Aniche. Un utilitaire Peugeot, conduit par un Somainois de 23 ans, circule en direction d'Abscon. Arrivé à hauteur du n°190, le conducteur est surpris par la traversée soudaine (ndw : sic !), sur le passage clouté, d'une jeune fille de 12 ans qui sortait de son domicile pour se rendre à la friterie, située juste en face.[..].
Touchée à la hanche, l'adolescente a été transportée, par ambulance médicalisée, au service pédiatrique du Centre hospitalier de Valenciennes. [..]

P.P. (CLP)

Agrandir le plan

L’Observateur du Douaisis du 6/11/08

Aniche : collision entre une voiture et un scooter : 1,05 g dans le sang

Extraits de l'article

Un fonctionnaire de police d'Aniche a été suspendu et mis sous contrôle judiciaire. L'un des jeunes est encore dans le coma.
Sous la violence du choc, le scooter, a été complètement pulvérisé, le véhicule du fonctionnaire de police est à l'état d'épave.
Que s'est-il réellement passé, jeudi 30 octobre 2008 vers 20h50, à l'angle des rues Kopierre et du Paradis à Aniche ?
Mercredi (5 novembre 2008), le passager du deux-roues était toujours plongé dans un coma artificiel. Le pronostic vital toujours réservé. Âgé de 15 ans et demi, l'Anichois a été transporté d'urgence au CHR de Lille pour y subir une opération à la tête et à la jambe, la nuit suivant l'accident. [...]


Agrandir le plan

Son copain, du même âge, souffrant de multiples hématomes à la tête, aux bras et aux jambes, victime d'un traumatisme crânien avec perte de connaissance, était transporté au Centre hospitalier de Dechy. Le conducteur de la voiture, fonctionnaire de police à Aniche, allait prendre son service à 21h. La prise de sang, effectuée plusieurs heures après l'accident, a révélé un taux d'alcool d'l,05g/litre de sang. Placé en garde à vue, l'homme âgé de 52 ans, a été déféré au Parquet, samedi après-midi, où il a été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de soins. Une procédure de suspension administrative a été ordonnée à son encontre.
Il était 20h50, jeudi dernier, lorsqu'un véhicule, une Renault 19 grise, conduite par un fonctionnaire de police du commissariat de la commune, percute de plein fouet un scooter de 50 cm3, sur lequel deux jeunes ont pris place. Un choc d'une rare violence qui envoie le scooter à plusieurs dizaines de mètres de l'impact. Aucune trace de freinage n'est apparue avant le choc. Plusieurs témoignages laissent croire que « le policier roulait à vive allure. Il est connu pour ça dans le quartier». [....]
Selon les premiers éléments recueillis par les services de police, un stop aurait été grillé par le conducteur du scooter. Mais il n'y a pas de témoins. Seul le fonctionnaire de police,pas très lucide au moment des faits. [...]

GUILLAUME CARRE

LA VOIX DU NORD du mardi 07 Janvier 2003

ANICHE : Une piétonne gravement blessée

Il est 19h le samedi 4 janvier 2003 au soir. Deux motos circulent sur le boulevard Delestraint, à Aniche. Quand ils arrivent à hauteur d'un passage pour piétons, où une femme , la soixantaine d'années, s'engage. Elle recule, elle avance, elle hésite. Et finit par se faire renverser par l'engin. Bilan : une blessure à la tête.
L'accident paraissait ne pas revêtir, au début, une particulière gravité. Mais hier, à l'heure où nous écrivons ces lignes, la piétonne, domiciliée à Aniche-comme le conducteur de la moto- était hospitalisée au Centre Hospitalier de Douai, où elle était toujours inconsciente. Le dépistage d'alcoolémie s'est révélé négatif. Les sapeurs pompiers de Somain et d'Aniche ainsi qu'un SMUR de Douai, étaient présents sur les lieux de l'accident.

haut de page

ARRAS

LA VOIX DU NORD du 28/05/2010

Accident mortel : quatre ans ferme pour le motard

Le 2 juin 2009, Marine, une fillette de 9 ans, était mortellement percutée par un motard roulant à vive allure, avenue Churchill, à Arras. Hier, le tribunal correctionnel a jugé et condamné Guillaume Lelieux, 23 ans, de Savy-Berlette, à cinq ans de prison, dont un an avec sursis. Une peine lourde, à la hauteur de la vague d'émotion qui avait déferlé sur Arras après le drame. Plusieurs marches blanches avaient été organisées, une association était née et des aménagements routiers avaient vu le jour peu après. Hier, les explications du jeune prévenu, féru de moto, sont apparues peu convaincantes. Elles n'ont parfois eu qu'un mérite : ulcérer un peu plus encore les proches de la victime. Digne dans sa détresse, la famille de la fillette a écouté le motard, détenu depuis un an, raconter sa version. « Je roulais à 60-70 km/h, a-t-il juré. À moto, c'est pas évident de rouler à 50-60. Quand j'accélère, ça m arrive de lever ma roue avant. » Les panneaux, les voitures qui s'arrêtent pour laisser passer la famille, les nombreux témoignages évoquant sa conduite irresponsable ? « Je n'en ai pas souvenir. Je n'ai pas fait attention. J'ai ralenti, mais je n'avais pas assez de temps pour m'arrêter. J'ai vu quelque chose surgir, je pensais que c'était un chien. » Une maladresse qui a fait exploser de colère des proches de la famille, vêtus d'un T-shirt à l'effigie de Marine. Parlant de «meurtrier (...) et de psychopathe de la route », la substitut du procureur a requis cinq ans de prison ferme, tandis que les avocats de la partie civile se sont dits consternés par l'attitude du motard, sur la route, mais aussi après l'accident. « L'enfermer plusieurs années fera-t-il revenir Marine ? Cela va-t-il améliorer M. Lelieux ?, s'est interrogé Me Riglaire, l'avocat du prévenu. Il a tenté d'éviter Marine, il n'a qu'une vingtaine d'années. Laissez de la lumière aller jusqu'à lui. » Il devra patienter.

S. COGEZ

LA VOIX DU NORD du 02/09/09

Histoire d'auto tamponnantes

Arras : une mère et ses deux fillettes projetées
contre la vitrine du magasin Chrys Beauté

extraits de l’article de Samuel COGEZ

Un accident s'est produit hier après-midi, en centre-ville d'Arras. À deux pas du tribunal, une mère de famille et ses fillettes de quatre et sept ans ont été fauchées par une voiture et projetées à travers la vitrine d'un institut de beauté. L'une des fillettes est gravement blessée.
Après un premier choc et un délit de fuite, survenu quelques instants auparavant, la conductrice d'une Audi, âgée d’une quarantaine d’années, aurait accéléré fortement et perdu le contrôle. [...]. Au même moment, une Arrageoise de 35 ans et ses deux fillettes marchaient sur le trottoir...
Suite à la perte de contrôle, l'Audi a heurté une Renault Scénic garée sur la droite. Le second véhicule a fini sa course dans la façade d'un institut de beauté (situé 1 place des Etats d'Artois), fauchant au passage les trois piétonnes, projetées dans le magasin, à travers la vitrine. [...]
Le SAMU 62 et les pompiers d'Arras sont intervenus pour prodiguer les premiers soins aux blessées, dans l'enceinte même de l'institut [...]. La fillette de quatre ans est plus grièvement atteinte, notamment aux jambes. Toutes ont été évacuées au CH Arras. [...].


Agrandir le plan

Quand une conductrice de voiture de luxe est nostalgique des ducasses et des autotamponantes en plein centre ville d'Arras, cela pourrait prêter à sourire sauf quand une mère de famille et ses deux fillettes en sont les victimes.
On remarquera que cette rue de l'hypercentre ville est mise en sens unique dans le sens qui descend et qu'elle est dépourvue de double-sens vélo. Toutes les conditions sont donc réunies pour favoriser les excès de vitesse !

Pierre KOKOSZYNSKI

AUBERCHICOURT

La Voix du Nord du Mercredi 15 Janvier 2003

Une piétonne gravement blessée sur la RN 45

Il était 12 h 30, ce lundi 13 janvier 2003, lorsqu’une femme de 65 ans, qui traversait la RN 45 en empruntant un passage pour piétons, a été renversée par une automobile. La dame, domiciliée à Auberchicourt, souffre d’une fracture du bassin et d’un traumatisme crânien. Elle a été transportée au centre hospitalier de Douai, où son état était toujours, hier, considéré comme préoccupant.

La Voix du Nord du samedi 13 décembre 2003

Scooter contre voiture

Vendredi 12 décembre 2003, vers 8h30, une personne a été légèrement blessée dans un accident qui a mis en cause une voiture et un scooter circulant dans la rue de Douai.

L'Observateur du Douaisis du mercredi 24 décembre 2003

Deux piétons fauchés sur un passage protégé de la RN 45 face au n°203

Un mort, une blessée grave

Jeudi 18 décembre 2003, vers 20 h 20, un accident particulièrement grave s'est produit face au n°203 route nationale à Auberchicourt.
A cette heure-là, Jean-Christophe Gorocki, âgé de 19 ans, sort de son domicile avec une amie, Mayline Vasseur, 16 ans. Ils s'apprêtent à traverser la chaussée pour se rendre chez Maryline, qui habite à quelques mètres de chez Jean-Christophe Gorocki, mais de l'autre côté de la route nationale.
C'est alors que le drame se produit : les deux jeunes gens s'engagent sur un passage protégé. Quand une Peugeot 205 blanche que conduit un jeune homme de 20 ans résidant à Masny, surgit. La voiture roule dans le sens Ecaillon-Aniche. Son conducteur les percute de plein fouet.
Les sapeurs-pompiers d'Auberchicourt sont les premiers sur les lieux pour porter assistance à Jean-Christophe Gorocki et Maryline Vasseur. Ils seront ensuite rejoints par leurs collègues de Somain, de Sin-le-Noble puis de Douai qui interviendra avec un véhicule médical. Le Smur fut aussi appelé à la rescousse pour médicaliser les deux blessés.
La jeune fille et le chauffeur de la voiture ont été transportés au centre hospitalier de Douai, à Dechy. Jean-Christophe Gorocki, le plus sérieusement touché, souffrait de fracture au coude droit, de plaies au visage et de douleurs thoraciques. Son état a nécessité son transport dans une clinique spécialisée de Mons (Belgique), où il est décédé. La police d'Aniche a procédé aux constatations et est chargée d'enquêter sur les circonstances de ce dramatique accident.

L'Observateur du Douaisis du 8 janvier 2004

II percute un arbre au petit matin du Nouvel An sur la RN45 face au n°204

Blessé et sans permis...

Jeudi 1°janvier 2004, vers 2 h 15, un accident de la circulation s'est produit face au n°204 de la route de Douai, à Auberchicourt.
Un automobiliste de 23 ans, demeurant à Ecaillon, circulait à bord d'un véhicule Renault 9 en provenance d'Aniche. Il a perdu le contrôle de son véhicule et a violemment percuté un arbre.
Sa passagère a réussi à sortir indemne mais extrêmement choquée du véhicule. Le jeune homme est resté prisonnier de l'amas de tôle, et les pompiers d'Auberchicourt et de Somain ont du le désincarcérer. La victime souffre d'une fracture au tibia.
La police d'Aniche, en procédant aux constatations, s'est rendu compte que le jeune automobiliste n'avait pas le permis...

haut de page

Béthune

La Voix du Nord du 3 mai 2007

Hier à Béthune, un enfant de trois ans tué dans sa poussette, happée par un camion

Les secours ne pourront rien pour sauver le petit Alexis dont la poussette a été happée par un camion.

Vive émotion et colère hier à Béthune après le décès d'un enfant d'à peine trois ans dans un accident : un camion a accroché sa poussette, entraînant l'enfant sous sa remorque.
Choqués, émus jusqu'aux larmes ou en colère, les habitants du Mont-Liébaut, à Béthune, ont vite appris la nouvelle du drame qui s'est produit dans leur quartier mercredi 2 mai 2007 vers 10 heures. Un enfant est mort après qu'un semi-remorque a happé sa poussette en manoeuvrant. Sous les yeux de sa mère. La poussette et l'enfant ont été entraînés sous la remorque du camion qui s'est vite immobilisé. Mais les sapeurs-pompiers et les médecins du SMUR ne pourront rien pour sauver le petit Alexis, un enfant de Verquin, commune limitrophe de Béthune, décédé sur les lieux du drame.
« Le chauffeur mis en cause a semble-t-il mal négocié son virage sur la droite, explique le procureur de la République à Béthune, Louis Wallon. Il ne semble pas contestable que le landau était bien sur le trottoir. » Car c'est en effectuant une manoeuvre pour entrer, en marche arrière, dans l'espace de réception du magasin Brico Dépôt, à l'arrière de la patinoire béthunoise, que le chauffeur a « mordu » sur le trottoir où la maman et son enfant se trouvaient. Lui aussi particulièrement choqué, le chauffeur, un Loossois de 46 ans, a été placé en garde à vue, bien que les dépistages d'alcoolémie et de stupéfiants se fussent révélés négatifs. « On veut prendre le temps de poursuivre l'enquête, d'entendre si c'est possible la maman, ajoutait hier soir le procureur. Peut-être se dirigera-t-on vers un défèrement au parquet ce jeudi. Car si on n'est pas en présence d'un chauffard, il y a un défaut de maîtrise du véhicule. »

Émotion et colère

L'enquête de police devra également déterminer les conditions d'accès des camions à cet endroit. Des camions qui doivent visiblement emprunter une rue en sens interdit pour livrer leur marchandise en accédant à une zone urbanisée, au pied d'immeubles. Certains riverains se faisaient d'ailleurs l'écho des habitants du quartier quant à la sécurité : « C'est dangereux, ici, avec tous ces camions qui passent dans une rue si étroite. » « Moi j'ai interdit à ma fille de laisser jouer les enfants ici. » Même Daniel Boys, premier adjoint béthunois, clamait qu'il est « anormal que des camions passent dans des rues comme celles-ci où il y a des gens sur les trottoirs, où des enfants jouent.
Ce n'est pas possible, pas possible… »

STÉPHANE DEGOUVE

COUTICHES

LA VOIX DU NORD DU MARDI 30 NOVEMBRE 2004

L'accident s'est produit samedi après-midi, rue du Molinel à Coutiches

Percuté par une voiture, un Coutichois décède

Un dramatique accident de la circulation s'est produit, samedi après-midi, vers 14 h 30, rue du Molinel à Coutiches, Alors qu'il se promenait au guidon de sa bicyclette, comme il en avait l'habitude, Augustin Caudrelier, un Coutichois de 84 ans, a été violemment percuté par une Ford Fiesta qui circulait dans le même sens que lui, vers Bouvignies.
[..] La conductrice de la voiture, une Marchiennoise de 34 ans, a expliqué avoir voulu éviter une volaille qui se trouvait sur la route -, la Ford Fiesta aurait dévié de sa trajectoire et percuté la bicyclette à la sortie du virage. Dans la collision, Augustin Caudrelier aurait été projeté à plusieurs mètres, contre un petit muret sur le trottoir.
Malgré les efforts d'un médecin, des sapeurs-pompiers et du SMUR de Lille, le vieil homme n'a pu être réanimé. L'agriculteur retraité est mort sur le coup. [..]

J. C.

L'Observateur du Douaisis du jeudi 28 avril 2005

Un an de prison avec sursis après un accident mortel à Coutiches

Elle avait évité le coq, pas le cycliste...

P.Q. vit depuis le 27 novembre 2004 dans un intense sentiment de culpabilité. Depuis ce jour où, vers 14 h 40, alors qu'elle effectuait sa traditionnelle tournée de boulangerie à Coutiches, cette automobiliste a admiré la décoration des maisons bordant la route. Le début d'un drame.
Dans sa contemplation, elle s'aperçoit trop tardivement qu'un coq est en train de traverser la route. Elle braque violemment son véhicule sur la droite pour éviter le volatile, puis sur la gauche après avoir mordu le bas-côté. Et elle ne voit qu'au dernier moment un cycliste roulant paisiblement devant elle.

En sursis

Dans une dernière manœuvre, elle braque sur sa droite. La voiture se met en crabe. Le cycliste est percuté par l'aile arrière gauche du véhicule et est projeté contre un muret. La mort au bout de la balade.
L'homme élevait, avec son épouse, ses petits-enfants depuis la mort de sa fille. Il a laissé un immense vide derrière lui. Prévenue de défaut de maîtrise de son véhicule et d'homicide involontaire, l'automobiliste, âgée de 35 ans, n'a pas de circonstance atténuante. Il faisait beau le jour du drame et cette route n'est pas particulièrement dangereuse. Le substitut du procureur a requis une peine d'un an de prison avec sursis pour cette mortelle erreur d'inattention et une suspension de son permis de conduire. Le président a tenu compte que cette femme, divorcée et ayant un enfant à charge, doit signer cette semaine un contrat à durée indéterminé si elle est toujours autorisée à conduire. Délibéré : un an de prison et huit mois de suspension de permis de conduire, le tout assorti d'un sursis simple.

DECHY

L'Observateur du Douaisis du jeudi 21 août 2003

Extraits de l'article
Les sous-titres sont de l'association Droit D'Vélo

Dechy : II tue un piéton et s'enfuit

L'automobiliste, après avoir renversé un homme, a pris la fuite. Le tribunal l'a condamné à un an d'emprisonnement ferme.

Laurent Hardy a 30 ans. « Un citoyen tout à fait ordinaire, bon et honnête père de famille », précisera le procureur, « mais qui est devenu ni plus ni moins qu'un meurtrier. »

Alice au pays des horreurs

Mercredi 6 août, 22 h 30. Laurent Hardy circule dans Dechy pour regagner son domicile. Il passe devant le cimetière, franchit le passage à niveau, double une voiture. Et percute un piéton de 37 ans, Khaled Bendahmane, qui poussait un caddy sur la chaussée. L'homme décède sur le coup, et les secours, appelés par la voiture doublée, ne pourront le ramener à la vie.
Laurent Hardy ne s'arrête pas. Il regagne sa maison de Dechy et annonce à sa compagne qu'il a eu un accident. Certainement qu'il a heurté « un animal », lui annonce-t-il.
Sa voiture est dans la cour de son domicile, maculée de sang. Laurent Hardy démonte le pare-brise, le met dans une poubelle, cache le pare-chocs sous une couverture et fait les casses du Douaisis pour trouver les pièces de rechange.
Il faudra un appel anonyme pour que Laurent Hardy soit interpellé à son domicile, au petit matin.

«Lorsqu'on écrase un chien, cela ne fait pas de tels dégâts sur un véhicule. »

A la barre du tribunal, Laurent Hardy « Si j'avais su que c'était un homme, je me serais arrêté tout de suite. Je ne suis pas un meurtrier, d'autant plus que je connaissais très bien la victime. Il m'arrivait même de lui rendre service »
La présidente Lesay « s'interroge » sur cette fuite. «J'ai été pris de panique » retourne le prévenu. Le procureur prend le relais: « Votre pare-brise était couvert de sang. Cela fait un gros animal sur les routes de Douai! ». « Inconsciemment, vous le saviez que vous aviez renversé quelqu'un? », relance la présidente. Non, persiste le prévenu : « je n'avais qu'un but en tête : rentrer chez moi. »
Dans ses réquisitions, le procureur dénonce l'attitude de Laurent Hardy: « son premier réflexe n'a pas été de chercher ce qu'il s'était véritablement passé, mais de détruire les pièces à conviction. Il a refusé d'assumer l'entière responsabilité de ses actes. » Pour le procureur, Laurent Hardy savait qu'il avait renversé un homme : « lorsqu'on écrase un chien, cela ne fait de tels dégâts sur un véhicule. Aujourd'hui, M. Hardy pleure sur son sort. Pendant ce temps, la victime est sur la route de l'Algérie pour y être enterrée. »
Le procureur demandera au tribunal de condamner le prévenu à trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis.

Le discours de la défense

En défense, Me Jean-Robert Duhamel a répondu qu'il y avait « autant de douleurs du côté de l'auteur de l'accident que dans la famille de la victime », absente du tribunal. Laurent Hardy a un casier judiciaire vierge. C'est un « gros travailleur » qui va bientôt se marier. « C'est un accident banal, a renchéri l'avocat, que l'on ne pourra jamais empêcher quelles que soient les lois. » II a décrit la route du drame : une chaussée étroite (5,7 mètres), sans éclairage. « Ce genre d'accident peut arriver à n'importe quel automobiliste. Faut-il faire de ce dossier un exemple contre les violences routières? Je ne le crois pas: c'est un accident malheureux. » Et sur le délit de fuite : « M. Hardy a disjoncté. Croyez-vous que le fait d'avoir disjoncté vaille un an ferme ? La sanction pénale sera de toute façon sans commune mesure avec les remords qui vont lui rester. » .
Cinq jours après cet accident mortel, le tribunal a condamné Laurent Hardy à trois ans d'emprisonnement dont deux assortis du sursis. Son permis a été annulé, avec interdiction de le repasser dans les deux années qui viennent. Laurent Hardy, incarcéré jusqu'au procès, est ressorti libre du tribunal. Il sera prochainement convoqué par un juge d'application des peines, qui fixera les modalités d'exécution de l'année de prison ferme infligée.

BENOÎT CAILLIEZ

Commentaires de l'association Droit d'Vélo

Les lieux de l'accident

L'accident a eu lieu rue de Férin, rue de 400 mètres de long qui constitue un no man's land dans tous les sens du terme : limite entre les communes de Sin le Noble et Dechy ; parcours de liaison dans le prolongement de l'Avenue des Poilus et de la rue de l'Egalité entre deux axes importants : la RN 45 au nord et la rocade est au sud.
Ce tronçon de liaison connaît une circulation importante tant au niveau du nombre de véhicules que des vitesses pratiquées : l'Avenue des Poilus est en effet relativement large, ce qui autorise les excès de vitesses que ne viennent contrecarrer aucun dispositif (chicanes, dos d'ânes, ralentisseurs). On peut émettre l'hypothèse que de nombreuses voitures venant de l'est et circulant sur la RN 45 empruntent ces rues pour des raisons de commodité au lieu de reprendre la rocade est un peu plus à l'ouest sur la RN 45.

lieu de l'accident

Notre analyse est confirmée par le bureau d'Etudes ISIS qui, dans le cadre du micro PDU du secteur 3, écrivait déjà en mai 2002, page 39 :
"Le principal problème est lié aux trafics de fuite qui traversent la commune de part et d'autre de la N45, à des vitesses généralement trop élevées [..]. Ceux-ci sont particulièrement importants sur la D 25 (note de DDV : la rue de Férin en fait partie) au sud de la N45, qui est utilisée comme shunt de la D500 (note de DDV : rocade est) pour effectuer le trajet entre la D500 sud et la N45."
Il est regrettable que ce problème, bien que notoirement connu, n'ait pas fait l'objet d'aménagements et ait débouché sur un accident mortel. Il est scandaleux, qu'après cet accident mortel, rien n'ait encore été fait un an et demi après celui-ci.

Le mépris des piétons est atteint rue de Férin : côté Dechy, en partant du rond-point au sud, on a sur 100 mètres un embryon de trottoir recouvert de cendrée rouge mais celui-ci se rétrécit (présence d'arbres) pour n'être plus recouvert que d'un gravier grossier à forte granulométrie ; côté Sin le Noble, on n'a tout simplement qu'une bande enherbée limitée par un fossé à l'ouest et parcourue d'une piste indiquant que ce chemin est emprunté par des piétons : la distance séparant la Place Jean Jaurès (place de la Mairie) du centre commercial des Epis est en effet d'à peine 2500 mètres. Quoiqu'il en soit, aucun des deux chemins n'est praticable avec une poussette .
Comme le précise l'avocat de l'accusé, la rue de Férin n'est pas éclairée non plus. Le contraste est d'autant plus saisissant avec la zone du Luc qui débute au sud du rond-point situé à l'extrémité de la rue de Férin et qui est dotée d'un éclairage et d'allées aux enrobés tout neufs mais qui est actuellement désespérément vide.

Les morts ont toujours tort

On ne peut qu’être frappé, dans l'article de l'hebdomadaire, de la différence de traitement entre l’accusé, d’une part, dont un portrait complaisant brossé à grands traits (“bon père de famille, bon travailleur”) nous conduirait presque à le plaindre, et la victime, d’autre part, dont on n’apprend que le nom, l’âge et la nationalité pour toute épitaphe funèbre.
Nous n’avons également aucune information sur l’emploi du temps et le taux d’alcoolémie éventuel de l’accusé , ce qui ne peut constituer qu’une incitation au délit de fuite.
Enfin, rien n’indique, rue de Férin, qu’un accident mortel a eu lieu : ni bouquet de fleurs, ni silhouette, ni même une simple plaque, tous signes de sensibilisation qui, en plus du respect pour la victime, pourraient inviter les automobilistes à lever le pied. Cette tâche est probablement laissée aux associations.

Quand la fatalité devient une banalité

On peut remarquer les nombreuses similitudes troublantes entre l’accident mortel qui a tué Madame Naegelen , rue du Bois des Retz, à Sin le Noble le 19 décembre 2002 et l’accident de Dechy. Dans les deux cas, le piéton est oublié dans l’aménagement de la voirie. Dans les deux cas également, une voiture, au mépris du manque de visibilité (nuit) et malgré l’étroitesse de la voirie, effectuent une manoeuvre de dépassement d’une ou même deux voitures, dont l’issue est mortelle. En consultant le site de l’association iséroise de la (LCVR), Ligue Contre la Violence Routière, on apprend que celle-ci a rencontré deux familles, elles aussi victimes de chocs frontaux, suite à des dépassements sans visibilité. Quand ce type de situation se reproduit avec une telle fréquence, on peut effectivement parler, comme le fait l’avocat de Monsieur Hardy, d’un “accident banal”. Mais on attend, de la part des procureurs, qu’ils parlent enfin, pour ce type de comportement, de “mise en danger délibérée de la vie d’autrui”.

haut de page

L'Observateur du Douaisis du jeudi 20 avril 2006

Alors qu'elle traversait la route, une petite fille a été grièvement blessée
Les pompiers et le SMUR ont pris en charge la fillette pendant près d'une heure sur place.

Le centre équestre des Sources de Dechy était en émoi le mercredi 19 avril 2006 après-midi. Une petite fille a été grièvement blessée, percutée par une camionnette de dépannage automobile. Selon les témoignages recueillis sur place, l'enfant, âgée de 5 ans, suivait à pied un groupe de jeunes montés sur les poneys du centre. Un groupe conduit par une monitrice qui n'était autre que la maman de la petite et qui traversait la route de Loffre afin de se rendre au bois. L'enfant, qui courrait après les chevaux, se serait alors arrêtée pour une raison indéterminée. C'est à ce moment que serait arrivée la camionnette. L'enfant, dans un état préoccupant, a été pris en charge par les pompiers et le SMUR, qui ont décidé de son hospitalisation à Lille.

La Départementale 13, limitée à 50 km/h à cet endroit, ne dispose d'aucun panneau indiquant la présence du centre équestre et d'enfants. « Cela fait des années qu'on le demande en mairie et on n 'a jamais rien vu venir. Les gens roulent comme des fous ici. Les camions déboulent à toute vitesse », remarquait, énervé, l'un des membres de la structure quelques instants après le drame.

Frédéric Aubert

Dunkerque

FAUMONT

LA VOIX DU NORD DU MARDI 28 JUIN 2005

Accident mortel, dimanche matin, sur la D 917, entre Raimbeaucourt et Faumont

Un cycliste fauché par un conducteur ivre

II avait certainement choisi de partir tôt pour éviter les températures caniculaires de la mi-journée. En ce début de matinée, dimanche 26 juin 2005, l'air est propice à la promenade en vélo. Vers 9 h 15, Jérôme Poprawski, originaire de Meurchin (près de Carvin), roule donc sur la piste cyclable de la D 917 (*), en direction de Faumont. À hauteur du hameau du Boujon, une Clio arrive en sens inverse. Dans la courbe que suit la route, la voiture échappe au contrôle de son conducteur, traverse la route et percute de plein fouet le cycliste. Le choc est d'une rare violence. Dans la collision, le vélo est projeté à plusieurs mètres. La Clio termine sa course dans le fossé mais il est déjà trop tard pour Jérôme Poprawski, qui gît sur la chaussée. Sur place, les pompiers et le SMUR de Douai font le nécessaire pour réanimer le cycliste. Ils y parviennent... avant un nouvel arrêt cardiaque. Vu la gravité de son état, le jeune père de famille de 34 ans est héliporté au CHR de Lille en fin de matinée. Il y décède vers midi.

Dans le fossé, le conducteur, lui, est indemne. Originaire de Flines-lez-Râches et âgé de 29 ans, l'homme revient de discothèque et présente un taux de 0,76 g d'alcool dans le sang. Placé en garde à vue, le chauffard sera présenté au parquet de Douai aujourd'hui avant l'ouverture d'une information judiciaire.

J. C.

* Note de Droit d'Vélo: il ne s'agit pas d'une piste cyclable qui est un aménagement séparé de la circulation automobile et donc beaucoup plus sûre mais d'une bande cyclable où le cycliste côtoie la circulation automobile et est donc plus vulnérable.
Cet accident fait malheureusement partie d'une série noire de 3 accidents mortels de cyclistes dans le département du nord entre mai 2005 et juin 2005. Vous pouvez lire notre réaction à cette hécatombe sur le site.

Jugement du conducteur 1 an après

L'Observateur du Douaisis jeudi 18 mai 2006

Faumont : Ivre, il avait renversé un cycliste le 26 juin 2005

Fatigue, alcool et vitesse... cocktail mortel

De retour de discothèque, F.M. s'endort au volant et fauche un cycliste. Il risque 3 ans de prison. Verdict le 27 juin.
Le couple Poprawski avait tout pour être heureux. Une situation financière confortable, une magnifique maison qu'il venait d'acheter mais surtout un adorable petit garçon de 2 ans qui était sa raison de vivre. Mais le conte de fée s'est transformé en cauchemar un beau matin d'été.
Comme tous les dimanches, Jérôme Poprawski, 34 ans, effectue ce 26 juin 2005 une sortie matinale à vélo avec son beau-père. Mais ce matin-là, la promenade vire à la tragédie. A 9hl5, alors qu'ils roulent tranquillement sur la D 917, entre Raimbeaucourt et Faumont, à hauteur du hameau de Boujon, Jérôme est percuté de plein fouet par une voiture qui arrive en face. Le choc est d'une extrême violence. Le cycliste décède sur place.
La Renault Clio en cause est conduite par F.M., un Orchésien de 30 ans. F.M. a passé la nuit dans une discothèque en Belgique en compagnie d'un ami. Peu après 8 h, ils décident le rentrer chez eux. F.M. monte côté passager. C'est son copain qui prend le volant jusqu'à son domicile. F.M. prend ensuite le relais pour rentrer chez lui. C'est là que survient l'accident Deux témoins assistent au drame. Leurs déclarations sont concordantes : le véhicule roulait extrêmement vite. L'expertise le confirmera : au moment de l'impact, F.M. roulait vraisemblablement entre 90 et 120 km/h. Sur la route rectiligne, il s'endort, perd le contrôle de son véhicule et percute le cycliste avant de finir sa course dans le fossé. Autre circonstance aggravante, le 'jeune homme a bu durant la soirée : 4 à 5 vodka Red Bull, une préparation énergisante, interdite à la vente en France. A 11h, soit deux heures après l'accident, F.M. présente encore un taux de 0,38 mg d'alcool par litre d'air expiré (limite légale : 0,2).
Et ce n'est pas tout. L'expertise révèle que le véhicule ne respectait pas toutes les règles de sécurité. Ainsi, les deux pneus arrières étaient de dimensions et de marques différentes.
« Une négligence qui provoque un déséquilibre en cas de perte de contrôle », conclut l'expert.
A la barre, le jeune homme fait peine à voir. « Je suis conscient du mal que j'ai fait. J'aurais préféré être seul dans l'accident et mourir à la place du cycliste. Depuis ce jour, je n'arrive plus à dormir mais je sais que ce n'est rien par rapport à la peine de la famille. Il ne se passe pas un jour sans que les images de l'accident me reviennent et je sais qu'elles me reviendront toute ma vie. Aujourd'hui, je suis prêt à être condamné. »
Un repentir sincère selon la substitut du Procureur, mais comme toujours, dans pareil cas, qui intervient beaucoup trop tard. En effet, F.M. avait déjà été condamné en novembre 2000 pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique. A l'époque, le jeune orchésien avait vu son permis suspendu quelques mois. «Malheureusement, cette audience ne vous a visiblement pas servi de leçon, s'emporte la représentante du Ministère Public. En prenant le volant après avoir bu et passé une nuit en discothèque, vous vous imaginiez être un surhomme ? Que la fatigue n'aurait pas d'emprise sur vous ? Oh, c'est sûr, vous n'êtes pas le pire chauffard que la terre ait connu mais vous êtes malheureusement l'exemple typique de ces jeunes qui n'ont pas un comportement responsable en sortant de discothèque."
C'est justement à ce titre que l'avocat de la partie civile réclame une peine exemplaire à son encontre. «Pour moi, le prévenu est un assassin. Certes, aujourd'hui, il fait profil bas pour tenter de réduire sa peine mais ça n'enlève rien à ses responsabilités. »
« C'est vrai, souligne selon Me Dubois, l'avocat de la défense. Mais mon client n'est ni un assassin, ni un ivrogne. C'est quelqu'un qui a connu une perte de vigilance pendant une seconde de trop. Ça peut arriver à tout le monde. Qui n'a jamais été réveillé en sursaut par le bruit des aspérités de la bande d'arrêt d'urgence alors qu'il était entrain de s'endormir au volant ? Croyez-moi, ses regrets sont sincères. C'est suffisamment rare pour ne pas en rajouter. »
Si la cour suit les réquisitions du substitut, F.M. encoure néanmoins 3 ans de prison dont 20 mois avec sursis, une annulation de son permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant 5 ans. Le jugement a été mis en délibéré au 27 juin.

THIERRY SAINT-MAXIN

LA VOIX DU NORD mercredi 17 mai 2006

Il avait fauché un cycliste : seize mois ferme requis

[..]

À la barre, Fabien Mikolinski n'en mène pas large. Ce Flinois de 29 ans est poursuivi pour homicide involontaire. Il a déjà fait quatre mois de prison et semble très affecté par ce drame dont il est responsable : « C'est une catastrophe, explique-t-il. J'aurais préféré être seul et y rester moi. Je suis sous traitement mais c'est pas énorme comparé à ce que pense la famille. Ce sera dans ma tête jusqu'à la fin de ma vie. » Jérôme Poprawski, originaire de Meurchin, était père d'un enfant de 2 ans.
Ce matin là, Fabien Mikolinski pensait être en état de conduire. La boisson énergisante qu'il avait bue (voir l'article de l'Observateur du Douaisis pour connaître la nature de cette "boisson énergisante"!), il pensait que ça allait le faire tenir... Non. Dans une légère courbe, sa Clio a continué tout droit à 100 km/h et percuté de plein fouet le cycliste arrivant en face, sur la piste cyclable. Deux heures après l'accident, le conducteur présente un taux de 0,76 g par litre de sang. Le problème, c'est que le jeune homme a déjà été condamné pour conduite en état d'ivresse, en 2000. « II s'est conduit comme un assassin !", assène l'avocate de la famille. Je réclame des sanctions exemplaires : on ne prend pas le volant dans ces conditions !". La substitut du procureur Élise Bozzolo ne dit pas autre chose : « Vous êtes le cas typique de la sortie de boîte. Vous pensez être un surhomme. » Pas face au cocktail fatigue-alcool-vitesse. « L'audience du jugement n'est pas une audience de vengeance ni de réparation, poursuit la substitut à destination de la famille. Aucune peine de prison ne fait revenir quelqu'un. M. Mikolinski n'est pas le pire chauffard : il s'est contenté de cumuler tous les risques ». Le parquet requiert trois ans de prison dont vingt mois avec sursis et mise à l'épreuve et l'annulation du permis pendant cinq ans. Me Dubois, qui défend les intérêts du prévenu, parle d'« un drame de la perte de vigilance » et demande que l'on ne « force pas le trait » : « C'est un drame aussi pour lui. Ses regrets sont sincères. » Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 27 juin.

J. C.

L'Observateur du Douaisis du jeudi 9 novembre 2006

Accident devant la mairie : Trois voitures accidentées, deux blessés

Jeudi 2 novembre 2006, peu après 17 h, un spectaculaire accident de la route s'est produit à hauteur de la mairie de Faumont. Le conducteur d'une Mégane, originaire de Raimbeaucourt, a percuté de plein fouet la Toyota Aygo d'une jeune denaisienne de 31 ans, qui tournait vers le parking du cimetière. Face au choc, une troisième voiture, en stationnement sur le trottoir, a été percutée [...]. Heureusement, l'accident n'a fait que deux blessés légers. La conductrice de la Aygo a reçu un choc au niveau du thorax, sans lésion. [...]
Sur place, les gendarmes ont reconnu que le bilan de l'accident aurait pu être beaucoup plus grave. « Je n'ose même pas imaginer si l'accident s'était produit un jour d'école à la sortie des classes », soulignait l'un d'eux.. Il est vrai que l'accident est survenu à proximité immédiate de l'école communale.[..]

T.S-M
haut de page

FENAIN

La Voix du Nord du dimanche 14 septembre 2003

Fenain : un cycliste renversé

Samedi matin, à 8h30, une automobile a percuté un cycliste dans la commune de Fenain. Souffrant au dos, à la tête et au cou, la victime a été transportée au centre hospitalier de Douai par les sapeurs-pompiers somainois.

haut de page

FLERS EN ESCREBIEUX

L'Observateur du Douaisis du 8 janvier 2004

Flers en Escrebieux : Un enfant mortellement fauché ; la conductrice innocentée

Non, Mlle C.O., 28 ans, n'est pas responsable de la mort d'un jeune enfant de 9 ans qu'elle a mortellement renversé avec sa voiture, même si elle roulait au-delà de la limitation de vitesse autorisée. C'est ce qu'a décidé mardi après-midi le tribunal de grande instance de Douai. Le 30 avril 1999, rue Martin à Flers-en-Escrébieux, un jeune garçon traverse la rue une première fois. Une voiture l'évite. Puis revient sur la chaussée, de la gauche vers la droite : C.O. arrive, percute de plein fouet le garçon « qui s'envole à trois mètres de hauteur ». Il décédera quelques heures plus tard à l'hôpital.
Pendant l'instruction de l'affaire et à la barre du tribunal, C.O. n'a cessé de répéter qu'elle n'avait pas vu arriver l'enfant. Les traces de freinage sont d'ailleurs après le choc, sur dix-neuf mètres. Aurait-elle pu l'éviter si elle roulait moins vite ? L'expert a estimé sa vitesse à 65 km/heure, au lieu des 50 autorisés. Mais ne s'avance guère pour affirmer qu'à 50 km/heure le drame aurait pu être évité. A-t-elle eu une conduite dangereuse, a-t-elle perdu le contrôle de son véhicule ? « Sincèrement, je ne crois pas », explique C.O. : « j'estime ne pas avoir eu une conduite dangereuse au moment de l'accident ». Mais « tout conducteur doit être maître de son véhicule selon le code de la route », rétorque le président. Silence de C.O., sur qui pèse le regard de la mère de l'enfant, une mère qu'elle ne connaît pas, à qui elle n'a jamais écrit « pour demander pardon ». Son assureur lui a interdit. Ecrire, cela aurait pu peut-être passer comme un soupçon d'aveu... Pour Me Deswartes, avocat de la famille de la victime, C.O. ne peut qu'être reconnu responsable de l'accident : « en pleine agglomération, l'attention est nécessaire pour maîtriser son véhicule. Et c'est rendu bien difficile quand on roule trop vite, au-delà des limites autorisées. »
Un argument repoussé par le procureur et l'avocat de C.O.. « C'est un décès abominable et injuste, a argumenté le parquet, mais le tribunal n'est pas pour juger la morale, mais du droit. Oui, il y a une faute : un excès de vitesse, mais il n'est pas démontré qu'il y a un lien de causalité entre la faute et le dommage. » Le tribunal a suivi cet argumentaire, a relaxé C.O. de la poursuite d'homicide involontaire mais l'a condamnée à 150 euros d'amende pour l'excès de vitesse. Elle devra néanmoins indemniser la famille, quelque 57 000€ au total.

BENOÎT CAILLIEZ

Quelques éléments de réflexion

Les excès de vitesse ont encore de beaux jours devant eux et continuent à bénéficier de beaucoup d'indulgence, en contradiction avec la réalité des faits.
L'association suisse "Association Transports et Environnement" dans une brochure de promotion des zones 30, précise que 40% des accidents ont une issue mortelle à 50 km/ alors qu'ils ne sont plus que 5% à 30 km/h.

"Petite différence" et grandes conséquences

Le schéma ci-dessous montre qu'en roulant à 65 km/h, la distance d'arrêt augmente de 50%. Quand la voiture qui roulait à 50 km/h est arrêtée, celle qui roulait initialement à 65 km/h, a encore une vitesse de 50 km/h !

FLINES LES RÂCHES

L'Observateur du Douaisis du jeudi 16 octobre 2003

FLINES LES RÂCHES : La voiture percute la mobylette

Un mort dans le "trou noir"

Le samedi 11 octobre 2003 au soir, Mickaël Danel, 23 ans, n'a pas survécu à ses blessures après avoir été percuté par un automobiliste.

"Je dormais, j'ai été réveillé par un grand boum.... Alors je me suis levé, et j'ai vu que c'était un accident grave en face de chez moi, dans le « trou noir ». » Ce « trou noir », comme l'appelle un riverain, c'est la seule portion de la rue Gabriel Péri non éclairée, à Flines-les-Râches, où Mickaël Danel, 23 ans, a trouvé la mort samedi soir.
Vers 23 heures, ce jeune homme de Flines-les-Râches quitte le domicile d'un proche. Il traverse la rue, mobylette à la main, pour s'en aller vers le centre ville. Quand une Laguna arrive et le percute.
Le choc a été d'une extrême violence. Le cyclomotoriste a été percuté par l'avant-gauche du véhicule, du pare-chocs au pare-brise. Tellement violent que la jeune victime en a perdu une chaussure, que sa mobylette a été projetée sur le trottoir opposé.
Les graves traumatismes ont eu raison de Mickaël Danel (qui a décédé de ses blessures dimanche 12 octobre 2003 au matin).

« Arrêtons le massacre »

Les policiers de Douai .... ont procédé à nombreux relevés pour déterminer les circonstances de l'accident et les responsabilités éventuelles de l'automobiliste, indemne, et du cyclomotoriste.
Ironie du sort, quelques heures avant l'accident, le collectif «Arrêtons le massacre» a manifesté dans les rues de Flines-les-Râches pour demander plus de sécurité sur les routes. Mickaël Danel a perdu la vie à quelque deux cents mètres d'une des silhouettes noires de l'association, symbole des morts sur les routes de France.

MAXENCE SCHOENE

Remarque de Droit D'Vélo

Autre ironie du sort : Les modèles 2001 et 2003 de la Renault Laguna obtiennent 5 étoiles au "crash test", soit la note la plus élevée. Ce sont donc des voitures très sûres pour le conducteur et ses passagers mais pas pour les piétons ou les cyclistes qui en sont victimes.

haut de page

LALLAING

L'Observateur du Douaisis du jeudi 05 juin 2003

Lallaing : Un refus de priorité ?

Une jeune fille gravement blessée

Une jeune fille de quatorze ans a été fauchée rue de Montigny.
Elle souffre de nombreuses fractures.

Jeudi 29 mai 2003, vers 19 heures 30, un accident de la circulation a fait un blessé grave à Lallaing.
Un automobiliste douaisien circulant rue de Montigny à Lallaing aurait refusé une priorité à droite, à un véhicule venant de la rue Bonnel à sa droite. Pour éviter la collision, le chauffeur apparemment fautif a fait un écart sur sa gauche. Montant sur le trottoir, il a fauché une jeune fille qui discutait tranquillement avec un groupe d'amis, près d'un abribus.
Les pompiers de Douai puis le Smur se sont rendus rapidement sur place pour prodiguer les premiers soins. La jeune victime, âgée de quatorze ans et qui réside à proximité de la cité Dubois-Duriez, souffre d'un traumatisme crânien et de plusieurs fractures aux membres inférieurs.
Elle a été transportée au centre hospitalier de Lille.

haut de page

LAMBRES LEZ DOUAI

L'Observateur du Douaisis du 3 mai 2007

Victime d'un traumatisme crânien

Bon nombre de riverains de la rue Jean-Baptiste Lebas, à Lambres-lez-Douai, ont craint au pire jeudi 26 avril 2007 v ers 16 h en apercevant un jeune garçon de 10 ans étendu sur la chaussée après avoir percuté une voiture.
Avant le choc, le garçonnet circulait à vélo sur le trottoir en direction de Douai. Devant lui, une voiture en stationnement à cheval sur le trottoir. Sans se retourner, il s'écarte de sa trajectoire pour contourner l'obstacle et roule sur la route. Seulement voilà, au même moment, une voiture arrive derrière lui et ne peut éviter de le percuter. Le garçon tape violemment dans le montant de la portière avant, côté passager, avant de rouler sur le pare-brise et de chuter violemment sur la chaussée. S'il n'a jamais perdu connaissance selon les premiers témoins sur place, le jeune lambrésien souffrirait d'un traumatisme crânien. Pris en charge par une équipe du SMUR de Douai, il a ensuite été conduit au centre hospitalier de Douai par les pompiers. Le conducteur de la Renault Clio, un jeune homme de 27 ans, a été fortement choqué mais a pu repartir par ses propres moyens. Aucune charge n'ayant été retenue contre lui puisqu'il n'a commis aucune infraction au code de la route.

T.S-M.

Lille

La Voix du Nord du 04/07/2009

Lille : une fillette tuée par une voiture

Vendredi 3 juillet 2009, vers 9 h 50, une fillette de deux ans est morte après avoir été percutée par une voiture de la mairie de Linselles sur un passage pour piétons, à Lille Fives.
Le drame est survenu à l'angle de rues étroites du quartier de Fives, à Lille. Vers 9 h 50, une fillette de deux ans et sa sœur de quatre ans, dont les parents sont apparemment quelques mètres derrière avec un bébé dans une poussette, traversent un passage pour piétons. À cet instant, une voiture de la mairie de Linselles tourne à gauche et percute la plus jeune des deux. Quand les secours arrivent, elle est en arrêt cardiaque, avec de multiples fractures. Elle meurt peu après. Très choqué, l'automobiliste de 37 ans, alors à Lille pour son travail, est placé en garde à vue pour homicide involontaire. Selon plusieurs témoignages, l'employé municipal roulait à faible allure. Et son alcoolémie s'est révélée négative. Aux enquêteurs, il a déclaré ne pas avoir vu la fillette. Il pourrait être déféré au tribunal aujourd'hui.

B. DU.

Commentaire

L’article est à peine orienté et digne d’un membre de l’automobile-Club. Pas la moindre compassion sur le désespoir des parents suite à ce drame familial.
Aucune précision sur le lieu exact de l’accident. En gros, c’est la faute à pas de chance : l’automobiliste ne présentant pas de trace d’alcoolémie est donc forcément innocent. L’absence d’alcoolémie presque systématiquement précisée dans ce type d’article a, selon nous, l’effet pervers de disculper toute responsabilité de la part de l’automobiliste. Qu’appelle-t-on également vitesse modérée en ville : s’agit-il du 50 km/h mortel pour un piéton. Pire, le début de l’article semble accuser l’irresponsabilité des parents qui auraient laissé traverser leurs enfants seuls sur un passage piéton.

Pierre KOKOSZYNSKI

LOMME

LA VOIX DU NORD DU SAMEDI 13 DECEMBRE 2003

Cycliste écrasé par un camion

Vendredi 12 décembre 2003, à Lomme, vers 11 h, un dramatique accident a coûté la vie à un cycliste. Le conducteur d'un poids-lourd qui circulait avenue de Dunkerque, en direction de Lille, a voulu tourner à droite pour s'engager dans la rue Lavoisier. Le cycliste, qui roulait dans le même sens, n'a pas remarqué à temps son changement de direction, et a vraisemblablement glissé sur la chaussée mouillée en tentant de freiner d'urgence. Il a été tué sur le coup en passant sous les roues du camion. Le chauffeur du poids-lourd, choqué, a été transporté à la cellule psychologique du CHR de Lille. Le cycliste était un homme âgé de 50 à 60 ans porteur d'un veste cycliste jaune ave bandes.

Remarques de Droit D'Vélo : illustration parfaite du syndrôme de Stockholm

Cet accident n'a pas eu lieu dans le Douaisis mais nous avons tenu à le faire figurer dans cette rubrique car il est révélateur du "léger" strabisme divergent dont font preuve certains journalistes. Ainsi, le cycliste, de victime, devient coupable. La relation de l'accident indique que le camionneur a mal évalué la vitesse du cycliste et lui a tout simplement coupé la route en tournant à droite. Comportement assez fréquent chez les conducteurs mais qui a, ici, eu une issue fatale.

haut de page

MASNY

La Voix du Nord du dimanche 26 décembre et du lundi 27 décembre 2004

Voiture contre piéton

Un accident de la circulation s'est produit samedi 25 décembre 2004 vers 15 heures, route de Montigny à Masny. Une voiture et un piéton sont entrés en collision. Dans l'accident, une femme de 54 ans a été blessée aux jambes. Prise en charge par les sapeurs-pompiers de Douai, elle a été transportée ensuite au centre hospitalier.

haut de page

MAUBEUGE

LA VOIX DU NORD DU JEUDI 09 JUIN 2005

Mort d'un cycliste heurté par un camion. - Michel Gaspari, Maubeugeois dans sa soixantième année, est mort hier, mercredi 8 juin 2005. Il était dix heures lorsque son vélo a été heurté par un camion à un carrefour. [..] Les secours ont réussi à ranimer la victime puis l'ont conduite à l'aérodrome de la Salmagne afin de l'évacuer par hélicoptère. C'est en arrivant au CHRU de Lille que Michel Gaspari a succombé à ses blessures. Il était une figure de la vie maubeugeoise. Chef d'entreprise, il a possédé des sociétés de nettoyage, d'électricité et de tôlerie chaudronnerie. Il a aussi fait les belles heures du cyclisme à Feignies.

haut de page

MONCHECOURT

La Voix du Nord du Vendredi 12 septembre 2003

Monchecourt : Un cycliste gravement blessé

Un homme de 73 ans, domicilié à Fressain, se baladait mercredi 10 septembre 2003. Sur son vélo, il arpentait les routes du Douaisis. Vers 16 heures, c'est le village de Monchecourt qu'il traversait. Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'une voiture déboule et percute le promeneur. Sérieusement blessé, le cycliste a été pris en charge par le SMUR de Douai et les sapeurs-pompiers d'Arleux.

haut de page

Mouveaux

La Voix du Nord du mardi 30 juin 2009

Le coup de la portière a encore tué !

Le lundi 29 juin 2009, peu avant 20 h, un scooter n'ap pas su éviter la portière ouverte d'une voiture en stationnement. La passagère éjectée s'est retrouvée coincée sous une camionette venant en face. Médicalisée sur place, cette mouvaloise de 16 ans est finalement décédée sur place.

NOMAIN

L'Observateur du Douaisis du 5 juillet 2007


Dancer in the Dark

Nomain : Accident mortel samedi 2 juillet 2007 au soir
Ivre, elle fauche un ado

Alors qu'il se rendait à pied à la discothèque le Captain, un adolescent de 17 ans a été mortellement blessé.
Kevin et deux de ses amis, originaires de Saint-Amand-les-Eaux, pensaient bien fêter la fin de l'année scolaire en beauté. Mais la soirée qu'ils avaient projeté de passer samedi soir au Captain, une discothèque située à la frontière belge, a viré au drame.
Mineurs, les trois copains ne possèdent pas encore le permis de conduire. Qu'à cela ne tienne, ils décident de prendre le train jusqu'à Orchies où un ami doit les attendre en voiture devant la gare. Ce dernier tardant à arriver, les adolescents décident de faire la route à pied. La discothèque est située à une dizaine de kilomètres. Pour y arriver, les trois jeunes doivent emprunter le CD 938, en rase campagne.

Aucune trace de freinage à l'endroit du choc...

A 0 h 15, ils ont déjà effectué une partie du chemin. Ils se trouvent sur la commune de Nomain, à hauteur du hameau de Lannay. A cet endroit, la route n'est pas éclairée. Il n'y a pas de trottoir. Tout juste une piste cyclable (1)et un accotement peu stable. La route dessine une longue ligne droite. Et si la vitesse est limitée à 90 km/h, bon nombre d'automobilistes dépassent allègrement la barre des 100 km/h. Et encore plus quand la route est déserte comme ce samedi soir.
Les trois Amandinois avancent sur le côté droit de la chaussée quand soudain, l'un d'eux aperçoit derrière lui une voiture à la trajectoire incertaine. Il parvient à sauter dans le champ voisin après avoir poussé son copain. Pour Kevin, il est déjà trop tard. Il est percuté de plein fouet par le véhicule qui arrive derrière lui. L'adolescent, âgé de 17 ans, est grièvement blessé. Les secours, arrivés rapidement sur place, lui prodiguent les premiers soins. Il est ensuite conduit par une équipe du SMUR au CHR de Lille où il décédera des suites de ses blessures à 2 h 50.
Après le choc, la voiture mettra plus de 400 mètres à s'arrêter. Aucune trace de freinage n'a été relevée à l'endroit du choc. Au volant, une jeune femme de 30 ans, originaire d'Ecaillon. Mariée et mère de deux enfants, elle se rendait elle aussi au Captain avec trois amis. Tous les occupants du véhicule sont sortis indemnes de l'accident.
Sur les lieux du drame, les gendarmes d'Orchies procèdent aux constatations d'usage. Le test d'alcoolémie se révèle positif (1,4 g d'alcool dans le sang). Un dépistage de produits stupéfiants a aussi été effectué. Avant même de connaître son résultat, attendu vendredi, la conductrice a été placée en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie d'Orchies. Lundi après-midi, elle a été déférée au Parquet de Douai. Une information judiciaire a été ouverte par le juge d'instruction qui a décidéde mettre en examen la jeune femme. Elle a été écrouée à la maison d'arrêt pour femmes de Valenciennes.

Les funérailles de Kevin auront lieu le jeudi 4 juillet 2007 à 14 h 30, à l'église Saint-Martin de Saint-Amand-les-Eaux.

THIERRY SAINT-MAXIN

Kevin, un garçon très réservé

Un attroupement en pleurs. Des membres de la famille, des amis, des voisins, tous sont venus rendre hommage à Kevin dans la maison de ses parents Odile Delquignies et Régis Debaele, aujourd'hui séparés.
Dans la salle à manger, un grand rideau gris sépare la pièce en deux. De l'autre côté du rideau repose le corps de Kevin en attendant l'enterrement. Des sanglots résonnent dans la pièce. La famille se recueille et défile pour le dernier adieu.

« Ce n'était pas le genre de garçon à sortir beaucoup »

Très dignes, sa mère et son père évoquent leurs souvenirs d'un garçon « très calme, très réservé qui adorait l'informatique et la musique ». Le jeune homme venait de fêter ses 17 ans le 20 juin. Il avait terminé son année scolaire et allait passer en première informatique au lycée Ernest Couteaux de Saint-Amand.
Kevin Debaele était un adolescent comme les autres, qui vivait plutôt bien la séparation de ses parents. Renfermé, il discutait peu, avait quelques amis mais sortait rarement. Les circonstances de sa mort sont donc plus difficiles à supporter.
Et du côté de la famille de Kevin, c'est l'incompréhension : « J'ai reçu un coup de fil de la gendarmerie vers 1 h 30 du matin, dimanche, puis de l'hôpital. Il ne sortait jamais beaucoup. Il sortait le soir mais restait devant la maison ou dans le jardin avec des amis », témoigne Odile Delquignies, sa maman.

«Je veux qu'elle reste en prison »

Le jeune homme aimait bien sa petite tranquillité. Il passait du temps dans sa chambre, sur son ordinateur. « Sa chambre était un véritable bordel. Il ne faisait jamais le ménage et quand il me voyait monter avec un balai, il refusait que j'entre dans sa chambre. Il me disait qu'il le ferait un jour, mais ce n'était jamais le cas », se souvient Odile. Le jeune homme était aussi un fan de foot et du RC Lens en particulier. « Nous allions voir les matches au stade Bollaert ensemble », explique son père.
Kevin discutait peu. C'était un solitaire. Qui avait pourtant beaucoup d'amis.
La famille a reçu de nombreux témoignages d'amitié et de soutien depuis dimanche. « Une centaine de personnes sont déjà venues le voir. On ne pensait pas qu'il était si apprécié puisqu'il était souvent seul dans sa chambre. Je suis presque sûr qu'il aurait également été étonné de voir tant de monde », raconte son père, mardi soir.
Les amis de Kevin discutent devant la porte de sa maison. Sa famille est à l'intérieur. Dans la douleur, chacun se soutient. L'une des deux jeunes soeurs de Kevin craque dans les bras de son père. L'atmosphère est lourde, tendue.
Lorsque l'on évoque les circonstances de l'accident, la douleur et la tristesse laissent place à l'envie de vengeance. «Nous avons porté plainte. Celle qui a tué mon fils est aujourd'hui en prison. Je veux qu'elle reste toute sa vie en prison », lâche la mère de Kevin. Le père du jeune homme attend avec impatience la condamnation de la justice. Odile souhaite « que le chauffard paie ce qu'elle a fait, qu'elle le paie toute sa vie. Je ne veux pas d'excuses. Je veux juste qu'elle ne sorte jamais».

L.C.

1 : Tout d'abord nous présentons nos condoléances à la famille endeuillée. La perte d'un enfant, d'un fils est un drame particulièrement tragique dont on ne se remet jamais.
Petite précision : il ne s'agit pas d'une piste cyclable. Une piste cyclable est en effet séparée physiquement de la route sur laquelle roulent les voitures mais d'une bande cyclabe de surcroît anormalement étroite. Or, tous les guides d'aménagements cyclables précisent que, sur ce type de voirie, une piste cyclable s'impose étant donné le nombre de voitures qui y circulent et la vitesse de celles-ci. Si une piste cyclable avait existé, l'accident aurait pu certainement être évité.

haut de page

ORCHIES

La Voix du Nord du Vendredi 24 décembre 2004

Une cycliste renversée par un autocar

La femme âgée de 74 ans victime d'un grave accident de la route, mercredi 22 décembre 2004 dans l'après-midi à Orchies (notre édition d'hier), a succombé à ses blessures quelques heures après son admission au centre hospitalier régional de Lille, mercredi soir. Louise Beaumont (née Dorchies), originaire d'Aix-lez-Orchies, était entrée en collision avec un autocar alors qu'elle circulait à bicyclette rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny.

La Voix du Nord du jeudi 2 juin 2005

Un cycliste blessé

Mardi 31 mai 2005, vers 19h15, à un carrefour situé sur le CD957, sur le territoire de la commune d'Orchies mais hors agglomération, une collision a eu lieu entre un cycliste et une voiture. Le cycliste blessé au dos et à la cheville, a été emmené par les pompiers d'Orchies au centre hospitalier de Douai. La victime est un jeune homme de 18 ans qui habite Auchy-lez-Orchies.

haut de page

PECQUENCOURT

La Voix du Nord du Dimanche 15 Décembre 2002

Un cycliste tué à Pecquencourt
Le chauffard prend la fuite

Samedi matin, peu avant 3 heures, un accident de la circulation s’est produit rue Gabriel–Péri, à Pecquencourt, au lieu-dit Le Riez de Bruille, au cours duquel un cycliste a trouvé la mort.
Selon les premiers éléments de l’enquête de police, il semble que deux hommes circulaient alors à vélo, dans le sens Bruille-lez-Marchiennes – Pecquencourt.
La nuit était sombre, le brouillard relativement épais, et ce secteur ne bénéficie d’aucun éclairage public......
Un automobiliste (qui roulait dans le même sens que les cyclistes) a alors heurté le premier cycliste qui se trouvait sur son chemin et l’a projeté à une trentaine de mètres. Poursuivant sa course, il a accroché par la sacoche le second vélo, sans faire tomber celui qui se trouvait dessus, avant de prendre la fuite !
Le cycliste, témoin de l’accident, a ensuite prévenu les secours qui n’ont malheureusement pu que constater le décès de la victime : Eugène Pisarek, 48 ans, originaire de la cité Lemay, à Pecquencourt.

J.-F. GUYBERT

La Voix du Nord du Mardi 17 Décembre 2002

PECQUENCOURT : Le chauffard s’est présenté à la police

Hier matin, pris de remords, le chauffard, en compagnie de son avocat, s’est présenté au Procureur de la république. Il a été directement placé en garde à vue au commissariat de police de Somain, où il a passé la nuit.
Deux autres personnes, domiciliées à Vred, se trouvaient dans la voiture. Un a déjà été identifié et placé en garde à vue, pour non assistance à personne en péril. Il a également dormi en cellule. Le troisième larron est recherché.
Après avoir heurté le cycliste, le conducteur a encore roulé pendant un kilomètre. Il s’est arrêté. Le vélo était accroché à l’avant de la Golf. Il l’a décoincé, monté sur un talus et jeté. Ensuite, il a caché le véhicule chez un ami.

La Voix du Nord du Mercredi 18 Décembre 2002

Le chauffard allait en discothèque

Le Douaisien, célibataire âgé de 25 ans, qui a percuté mortellement au volant de sa voiture Eugène Pisarek, dans la nuit de vendredi à samedi, a vu sa garde à vue prolongée, hier, au commissariat de police de Somain. Au moment du drame, le conducteur sortait d’un bar du Douaisis, accompagné de deux amis, et roulait en direction de la Belgique, pour passer la soirée en boîte de nuit. « Il conduisait à vitesse normale, a indiqué hier après-midi son avocat, Me Marc Dablemont. Le jeune homme a dit ne pas avoir vu les lumières de la bicyclette. Ils ont dû faire face à un évènement imprévisible, ils ont paniqué et pris la poudre d’escampette. »

La Voix du Nord du Vendredi 20 Décembre 2002

Comparution immédiate

Cédric Sieradzki avait percuté un cycliste, décédé sur le coup, dans la nuit du 13 au 14 décembre, à Pecquencourt.

Deux ans ferme pour le conducteur qui avait pris la fuite

Ce jugement ne devait pas être expiatoire. Pourtant, la sanction est sévère, quoique inférieure à la peine encourue. Lors de sa comparution immédiate, hier après-midi, Cédric Sieradzki a été reconnu coupable d’avoir involontairement causé la mort d’Eugène Pisarek, dans la nuit du 13 au 14 décembre. Coupable aussi du délit de fuite. Le président Blanc l’a condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve de trois ans, 200 € (1 311,91 F) d’amende pour défaut de maîtrise du véhicule, cinq années sans pouvoir présenter à nouveau l’examen du permis de conduire et une obligation de soin.
Ce soir-là, Cédric Sieradzki, 26 ans, a bu plusieurs verres, avec deux amis. « Un comportement habituel le vendredi soir ? », interroge le président du tribunal. « Pas toujours mais ça arrive souvent », lâche le prévenu. Sur la quantité d’alcool ingurgitée, les témoignages des trois jeunes hommes divergent un peu. Le président en conclut que le conducteur avait bu au minimum trois verres de whisky et une bière. Le tout dans un bar de Somain que les jeunes gens ont quitté vers 2 h 30 pour rejoindre une boîte de nuit à Pecq, en Belgique. Une discothèque qu’ils n’atteindront pas.

Après avoir percuté le cycliste, il roule encore 3km,
le pare-brise arraché, le vélo accroché à la voiture

J’ai été surpris par une nappe de brouillard à Bruille-les-Marchiennes, explique Cédric. J’ai lâché l’accélérateur. » Le président cite les dépositions des passagers qui mentionnent que le véhicule roulait à 60 ou 70 km/h. Vitesse à laquelle il a percuté Eugène Pisarek.
L’homme circulait à vélo, accompagné d’un autre cycliste. « Je dois dire que les analyses montrent que la soirée de M. Pisarek avait elle aussi été alcoolisée, souligne le président Blanc. Toujours est-il qu’il était à vélo et rentrait chez lui. »
L’homme est décédé sur le coup des conséquences de ses blessures. Le prévenu a continué sa route. « Pendant environ 3 km, selon l’un des passagers », indique le président. A ce moment-là, il s’est arrêté, a décroché le vélo, encastré dans l’avant de son auto. Puis chacun est rentré chez soi. « Pourquoi ne pas vous être arrêté immédiatement ? », demande M. Blanc. « Sur le moment, je n’ai pas senti le choc, j’étais bien agrippé à mon volant », explique le prévenu. Pourtant, l’impact a été tel que le pare-brise a été brisé et la carrosserie de la voiture très endommagée.
Et puis après il a paniqué, « pété les plombs ».
A la maison, il avoue à ses parents qu’il vient d’avoir un accident de la route. Sa mère l’incite à se rendre à la police. Pourtant il a mis 48 h avant de rejoindre le commissariat, lundi matin. Les policiers s’étaient rendus au domicile de ses parents, la veille. Cédric était absent, sa voiture aussi. Ses arguments ne convainquent pas le substitut du procureur Marilly qui note que Cédric Sieradzki a déjà été condamné à deux reprises pour des faits de délinquance routière et avoue avoir l’habitude de s’alcooliser. « Quel est le respect de la vie d’autrui que nous pouvons attendre de M. Sieradzki ? », lance-t-il. Avant de requérir 36 mois de prison dont 18 avec sursis et mise à l’épreuve et d’une obligation de soin et 200 € (1 311,91 F) d’amende pour défaut de maîtrise. Une peine alourdie par le tribunal qui accepte la constitution de partie civile de la famille Pisarek pour la liquidation des dommages et intérêts.

Magali SÉRIÉ

L'Observateur du Douaisis du Jeudi 30 Janvier 2003

Pecquencourt : Délit de fuite

Gérald D. et Lamarcq S. étaient passagers dans la voiture qui a heurté mortellement un cycliste à Pecquencourt dans la nuit du 14 décembre 2001. Dès l'entame du procès, l'avocat de Gérald D. soulève la « nullité du dossier »au motif que son client ne « s'est pas vu notifier ses droits engarde à vue. » Sans succès. Les deux individus sont poursuivis pour « non assistance à personne en danger ». Il leur est reproché cette nuit-là de ne pas avoir contacté les secours alors qu'un homme mourrait à la suite de l'accident. Ce n'est que lundi matin, à la lecture du journal, que les deux hommes vont pleinement réaliser l'effroyable tragédie. Il faut dire que cette nuit-là, les deux prévenus avaient beaucoup bu. L'alcool n'est pas une circonstance atténuante mais une cause aggravante » souligne le procureur. Au cours de l'instruction, les deux hommes ont déclaré qu'ils n'avaient pas de téléphone portable. Impossible donc de demander du secours quand ils se sont arrêtés, à quelques kilomètres de l'impact. « Mais pourquoi ne pas avoir prévenu les secours une fois arrivé chez vous ? » demande le président. « J'ai perdu mes moyens, j'ai eu peur » dit l'un, tandis que le second reste étrangement muet à la barre.
L'avocat de Gérald D. invoque une jurisprudence pour établir la « relaxe pure et simple « de son client. » Pour que l'infraction soit constituée, explique l'avocat, il convient d'établir que la victime était toujours vivante au moment où Gérald D. aurait pu alerter les secours, hors la victime semble être décédée sur le coup. Et de conclure : « Moralement, c'est un comportement répréhensible. Juridiquement, on ne peut pas le poursuivre pour non assistance à personne en danger. »
Gérald D. et Lamarcq S. ont été relaxées au motif que « la mort de la victime a été immédiate, même si les prévenus ignoraient cette circonstance. »

haut de page

RÂCHES

La Voix du Nord du Mardi 17 Décembre 2002

RÂCHES : Piéton renversé et délit de fuite

Décidément... Après l’accident qui a coûté la vie a un cycliste à Pecquencourt, en début de semaine dernière, et où l’automobiliste avait pris la fuite, c’est un fait divers similaire qui vient de se produire à Râches où, fort heureusement, il n’y a pas eu mort d’homme.
Dimanche, à 20 h 15, à l’angle de la Route nationale et de la rue Pierre-Lambrez, une voiture qui circulait en direction de Douai est monté sur le trottoir et a heurté un piéton. Le conducteur a pris la fuite. le piéton, dont les blessures ne semblent pas trop graves a été emmené à l’hôpital de Douai par les pompiers d’Orchies.

L'Observateur du Douaisis du Jeudi 30 Janvier 2003

Sécurité routière à Râches : Le cinémomètre accuse et inquiète...

Les douze communes du Sivom de Douai Nord-ouest ont décidé de s'attaquer à la délinquance routière. Chaque maire sait trop bien où les automobilistes roulent trop vite dans la traversée de leur cité. Mais pour avoir des données scientifiques, ils ont voulu début janvier installer un cinémomètre, un appareil qui mesure et affiche la vitesse, aux endroits stratégiques de leur commune. A Râches, le capteur de vitesse a été installé successivement dans deux rues. Lundi, Alain Segond, maire, Albert Parmentier, de l'association Action de prévention et de sécurité routière basée à Rieulay et réalisateur de l'étude, ainsi que le brigadier-chef Nolin ont présenté les résultats. Des résultats pour le moins saisissants...

Plus de 70% des voitures dépassent les 50 km/h

Rue du Bâillon, dans le sens Anhiers-Râches, 1 738 véhicules ont été contrôlés pendant trois jours. Cette voie est limitée à 50 km/h. Et 78,7 % des automobilistes dépassent cette vitesse ! Avec un pic, un mercredi à 15 h, à 112 km/h...
Rue Florentin Debruille, ce fut le même constat. Dans le sens Roost-Warendin-Râches, 3 467 véhicules sont passés devant le cinémomètre. 70,7 % des automobilistes roulaient au-dessus des 50 km/h réglementaires, avec là encore un pic qui fait froid dans le dos : 106 km/h un samedi après-midi, toujours à 15 h.
Un bilan qui n'a pas étonné les élus, ni les forces de l'ordre, pas plus que la petite cinquantaine de riverains invitée à la présentation de ce bilan. « Ce soir, ce sont des gens convaincus qui sont venus, a observé le brigadier-chef Nolin. Je ne vois pas de jeunes conducteurs... »
Alors aux convaincus qui s'étaient déplacés, Albert Parmentier a rappelé les méfaits de la vitesse, surtout en agglomération. Dans le Nord, en 2001, soixante-quatre personnes y ont trouvé la mort... Le plus souvent, l'automobiliste est le seul en cause : il perd le contrôle de son véhicule et il termine sur un pylône, .un arbre, un mur. A 50 km/h, cela équivaut à lancer une voiture du troisième étage d'un immeuble.

« Pensez à Mathieu »

Les piétons sont aussi les plus fragiles en ville : percuté à 40 km/h, un sur deux a une chance de s'en sortir vivant.
Mais surtout en ville, à 50 km/h, il faut 25 mètres à un véhicule pour être stoppé.
A la vitesse, l'alcool n'est qu'un facteur aggravant. A 0,5 g/1, le risque d'accident est multiplié par 2, à 2g/l par 80!
Cette présentation des résultats, qui appellera une réflexion sur les aménagements urbains à envisager sur les deux rues testées à Râches, s'est achevée par la diffusion d'un film choc, Mathieu. Dans un café proche de Saint-Quentin, un automobiliste accepte « le dernier verre ».I1 prend ensuite la route et percute la voiture du jeune Mathieu. Il est grièvement blessé, sa mère traumatisée à vie, son père tué sur le coup. Albert Parmentier de conclure : « désormais, quand vous prenez votre véhicule, pensez à Mathieu. »

BENOÎT CAILLIEZ
haut de page

RAIMBEAUCOURT

La Voix du Nord du 01/07/09

Un cycliste renversé

Un accident de la circulation s'est produit, hier après-midi, vers 14 h 30, dans la rue Marcel-Sembat à Raimbeaucourt. Pour une raison indéterminée, un cycliste et une voiture se sont percutés alors qu'ils circulaient en sens inverse. La Citroën Xsara, avec à son bord deux femmes et un bébé de 5 mois, sortait de Raimbeaucourt et roulait vers Auby quand le cycliste se serait déporté. La voiture aurait alors fait une manœuvre pour éviter la collision, ce qui l'aurait conduit à terminer sa course dans un fossé. Sur place, les sapeurs-pompiers de Douai ont pris en charge le cycliste, un Raimbeaucourtois de 15 ans, dont les blessures ont été jugées graves par les secours. Les trois occupants de la voiture ont également été transportés au centre hospitalier de Douai pour y subir des examens de contrôle.


Agrandir le plan

La Voix du Nord du dimanche 20 octobre 2002

Auto contre vélo à Raimbeaucourt, hier midi

Le cycliste souffre de plaies

C'est rue des soeurs Bouquerel qu'un accident de la circulation s'est produit samedi 19 octobre 2002, à 12h, à hauteur de la boulangerie. Un jeune cycliste démarrant de chez lui a soudain coupé la route à une automobiliste issue du centre de la commune. Atteint de plaies à la jambe et au visage, le cycliste a été transporté au C.H. de Douai.

haut de page

L’Observateur du Douaisis du 06/11/2008

Raimbeaucourt : Accident dans la rue Voltaire, dimanche après-midi
Le ras-le-bol des riverains

Après un tête-à-queue, la BMW a violemment percuté le muret d’une habitation, au 315 rue Voltaire.

La chaussée était humide et un peu grasse, dimanche après-midi, dans la rue Voltaire, à Raimbeaucourt. Longue route sinueuse, connue pour ses nombreux accidents. Une fois de plus, la vitesse était en cause. Et une fois encore, un drame a été évité. Un blessé est à déplorer, le passager de la BMW. Il a été transporté au CH de Dechy pour contrôle.

Il était entre 15h30 et 16h, dimanche. Une voiture provenant de Roost-Warendin arrive à vive allure. Selon des témoins, elle roulait à plus de 100 km/h. Après une courbe mal négociée et un tête à queue, le véhicule est venu s'encastrer contre le muret du numéro 315 de ladite rue pour ensuite être projeté de l'autre côté de la chaussée. Aucun piéton ne se promenait, à ce moment-là, sur le trottoir. Une chance.

Le conducteur a-t-il menti ?

Le conducteur en cause, a affirmé sur la main courante, qu'il roulait à 49 km/h. Il a également donné sa version des faits en indiquant aux services de police venir du centre-ville de Raimbeaucourt. Les traces de freinage, laissées sur la chaussée, laissent penser le contraire. De même pour l'impact contre le muret.

Les riverains en ont marre

Un énième accident qui agace, au plus haut point, les riverains. «C'est le quatrième ou le cinquième accident en un an. Le seul aménagement qui a été fait, ce sont les bandes au milieu de la chaussée, s'emporte Dominique Violier, propriétaire de la maison dont le muret â volé en éclat. En 2001, il m'était arrivé la même chose. Sauf que le véhicule venait du centre de la commune. »
Ancien adjoint et conseiller municipal, Pierre Labbe rappelle que «la RD8 a été faite pour rouler à 50 km/h. Depuis 40 ans, une trentaine d'accidents a été recensée. Deux ont été mortels. » Il poursuit : «Les gens sont excédés. Cela fait 30 ans que l'on réclame des aménagements sur la route. Un îlot central par exemple. A la mairie, on nous dit que l'on ne peut rien faire puisqu'il s'agit d'une route départementale. Alors, on attend quoi ? Des morts supplémentaires?». Présent au moment de l'accident, le maire a indiqué qu'aucun aménagement n'était prévu pour le moment. Un radar mobile a déjà été placé à titre préventif. Il a enregistré des pointes allant jusqu'à 129 km/h.

G.C.

Rieulay

L’Observateur du Douaisis du 03/04/08

Rieulay : Le samedi 29 mars 2008 au soir, rue de Vred, un cycliste tué

Alors qu'il était en train de remettre la chaîne de son vélo, un Vrédois de 50 ans, Roger Mathon, a été percuté par un automobiliste.

Samedi, vers 20hl0, un accident de la route entre un véhicule et un cycliste a fait un mort sur la route de Vred, à Rieulay (ancien Chemin noir).

Un automobiliste de 30 ans, originaire de Wattrelos, circulait à bord de son véhicule Seat, après avoir assuré la sécurité sur le salon de la moto. A l'issue de sa journée de travail, le jeune homme, en provenance de Pecquencourt, se dirigeait vers Vred par l'ancien Chemin noir, totalement dépourvu d'éclairage. Quelque peu choqué, le conducteur est revenu sur les circonstances de l'accident : « je roulais en plein phare. Puis j'ai vu arriver un autre véhicule en face. Je me suis donc mis en feux de code. C'est après avoir croisé cette voiture que j'ai aperçu au milieu de la chaussée un cycliste accroupi près de son vélo, sans doute qu'il avait déraillé et essayait de remettre sa chaîne. »
[...] Le conducteur n'a pu éviter la collision avec le malheureux avec l'avant gauche de sa voiture (1). La victime était projetée, ainsi que son vélo, sur la partie gauche de la chaussée. [...]
L'homme est décédé sur place. Il s'agit de Roger Mathon, 50 ans, célibataire, habitant rue de la Vieille église, à Vred, avec son frère cadet. [..]

P.P. (CLP)

1 : Il est pour le moins troublant de heurter un cycliste qui, à priori, devait être sur le bas côté, avec l’avant gauche de la voiture !

haut de page

Rouvroy

Note : Rouvroy est une ville du Pas de Calais

L'Observateur du Douaisis du 2 août 2007

Un enfant de deux ans et demi tué par un automobiliste de Bugnicourt à cause d'une guêpe ? (1)

Jeudi 26 juillet 2007, quatre personnes ont été renversées alors qu'elles circulaient sur le trottoir par un homme de 22 ans, qui a perdu le contrôle de son véhicule, rue du général De Gaulle.
Il n'arrive pas à évoquer l'accident sans fondre en larmes. Les nerfs à vif. Ce riverain de la rue du général De Gaulle, à Rouvroy, a pratiquement assisté à la mort d'un enfant de deux ans et demi, fauché dans sa poussette, par une voiture venue mordre sur le trottoir, seulement freinée par les murets en brique des habitations.
«C'est moi qui lui ai mis une couverture dessus», souffle-t-il, hagard. Malgré les tentatives de réanimation des secours, le petit Donovan, pas encore trois ans, succombe à ses blessures. « Le gosse, ils ont essayé de le ranimer, témoigne le vieil homme. Ils ont fait tout leur possible, pendant près de trois quarts d'heure. Ils n'ont pas pu le sauver. »
Jeudi, vers 14 h 30, un automobiliste âgé de 22 ans et originaire de Bugnicourt, près de Douai, a renversé deux mères de famille qui promenaient leurs enfants sur le trottoir. Tuant un des enfants et blessant gravement sa mère. Le bilan aurait pu être plus tragique encore. Le tracé qui indique la position de la deuxième poussette, au beau milieu de la chaussée, donne des frissons. Pourtant, la petite Maeva, 18 mois, est presque indemne. Sa mère, Fatya, une habitante du quartier, souffre de quelques hématomes. Et d'un profond traumatisme sychologique.
Grièvement blessée et allongée à quelques mètres de son fils, le long d'une barrière en fer, Marie-France, de Fouquières-les-Lens (à 3km de Rouvroy), aura ignoré longtemps le décès de son enfant. Elle est toujours hospitalisée au CHU de Lille, même si « le pronostic vital n'est pas engagé », indique le maire de Rouvroy, Jean Haja. « Son état s'améliore. »

Une tragédie à cause de l'alcool, de la drogue ou de la vitesse ? Rien de tout cela.
C'est une guêpe qui aurait gêné le chauffeur. Pris de panique, ce dernier aurait perdu le contrôle de sa 406. Vendredi, le jeune homme a été mis en examen par un juge d'instruction du tribunal d'Arras, pour homicide et blessures involontaires. Il a été laissé en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

A deux pas d'une école maternelle

« J'ai peur de traverser »

Même si la vitesse ne semble pas en cause (sic ! (1)), les riverains confient leurs inquiétudes, malgré le panneau de limitation de vitesse à 30km/h, renversé par le véhicule et remplacé dès le lendemain. « J'ai peur de traverser, assure cette dame, vivant un peu plus haut dans la rue. Le 30, il y a longtemps qu'il est dépassé, Depuis le pont, ils filent ! Et il y a une école maternelle, une ribambelle d'enfants qui traversent. » Deux coussins berlinois ont déjà été installés par la mairie dans la rue, face au commissariat de Rouvroy. Deux autres devraient venir, après le pont. « On a voté en avril dernier, confirme le maire. Ils devraient être installés avant la rentrée, mais la DDE n'a pas donné suite. De toute façon, on le fera. » Même si le premier magistrat reste dubitatif quant à l'efficacité des ralentisseurs. « Vous pouvez en mettre tous les 50 mètres, les gens vont accélérer entre deux ralentisseurs ! »

SÉBASTIEN LAMARQUE

1 : le point d'interrogation et le sic ont été rajoutés par le webmestre

haut de page

SIN LE NOBLE

  • mercredi 2 décembre 2008

    Mamie Calamity Jane ?

    Brève dans le quotidien La Voix du Nord de ce jour :

    Une cycliste percutée en contre sens

    "Dimanche, vers midi, une cycliste de 64 ans domiciliée à Sin le Noble, a été percutée par une voiture alors qu'elle circulait, en sens interdit, dans la rue Charlet. Légèrement blessée, elle a été transportée au Centre Hospitalier de Douai par les Sapeurs Pompiers."
    Délinquante, cette dame d'âge mûr ? Non, pas plus que la quasi-totalité des cyclistes qui empruntent les sens uniques qui ont été créés pour fluidifier la circulation automobile ou pour favoriser le stationnement voiture mais qui obligent les cyclistes à des détours inutiles. Comme nous l'avons déjà évoqué dans ce site, la plupart des cyclistes, qu'ils soient jeunes ou vieux, simples citoyens ou élus locaux, prennent les sens uniques à contresens. Il serait enfin temps que nos élus du Douaisis favorisent la pratique cycliste et généralisent les double-sens vélo !
    Pierre KOKOSZYNSKI

La Voix du Nord du Samedi 21 Décembre 2002

A Sin-le-Noble, une piétonne percutée décède

Un accident de la circulation s’est déroulé jeudi, vers 18 h 15, rue du Bois des Retz, à Sin-le-Noble et a provoqué la mort d’une Sinoise âgée de 44 ans. Il faisait nuit lorsque Roselyne Naegelen marchait sur la chaussée peu large du Bois des Retz, en tenant son vélo à la main. A hauteur du n°2005 de la rue, un Lallinois de 21 ans, qui conduisait sa Peugeot 306 dans le sens opposé et qui se dirigeait vers sa commune de résidence, a effectué une manoeuvre de dépassement (à un endroit autorisé par le code de la route, note de la rédaction de La Voix du Nord). Son véhicule a alors percuté de plein fouet la piétonne, dont le corps a été éjecté, sous la violence du choc, dans le fossé. La femme est morte sur le coup. Un dépistage d’alcoolémie a été effectué sur le conducteur du véhicule. Il s’est avéré négatif. C’est la brigade accidents, qui dépend de l’unité d’ordre public et de sécurité routière de l’hôtel de police de Douai, qui a été chargée de l’enquête.

Nicolas FAUCON

L'Observateur du Douaisis du Jeudi 6 mars 2003

Décédée la nuit, relaxé le jour

Elle était habillée de noir. Il faisait nuit. Elle circulait avec son vélo sur le bord de la route. Elle est morte dans des conditions atroces, projetée de l'autre côté de la rambarde par une voiture qui effectuait un dépassement. Yohan D. était au volant de la voiture,il est poursuivi aujourd'hui pour homicide involontaire. Ce soir-là, Yohan D. a voulu tenter le dépassement des véhicules qui ralentissaient devant lui. Arrivé à la hauteur du premier véhicule, il ne peut éviter le choc avec « cette femme qui traine son vélo habillée en noir ». Pour le président, Yohan D. roulait à « une vitesse qui ne lui a pas permis de piler ». Le prévenu ne conteste pas le déroulement des faits.
L'éthylomètre s'est révélé négatif. En revanche, le dépistage urinaire a permis de détecter des traces de stupéfiants. « A votre avis, pourquoi ? » demande le président. « Un peu plus d'un mois avant l'accident, j'avais arrêté la consommation de cannabis. » Le président interpelle le prévenu sur la gravité de son témoignage : « Monsieur, je vous explique. Vous n'étiez pas un gros consommateur. En cas de consommation faible, on ne retrouve pas de traces de stupéfiants au-delà de quinze jours. Est-ce que vous maintenez votre déposition ? » - « Je m'étais décidé d'arrêter de fumer à partir du mois de décembre », rectifie Yohan D. Le président poursuit ses questions ciblées : « combien de véhicules roulaient devant vous ? » Yohan D. est incapable de formuler une réponse. « Il faut pouvoir reprendre sa place à brefs délais », rappelle le président. « Le cannabis réduit l'acuité visuelle et les réflexes », précise Mme le procureur.

« Imprudences » contre « circonstances particulières »

Pour Me Bleitrach, avocate de l'époux et de la fille de la victime, « les faits sont très clairs, les manques aux règles de la prudence caractérisés. La route était étroite, il faisait noir. Deux véhicules freinent et Yohan D. double à pleine vitesse ». L'avocate réclame 18 300 euros de dommages et intérêts pour « un homme meurtri qui se retrouve seul », ainsi que pour sa fille.
L'avocate de la défense évoque en revanche les « circonstances particulières » qui ont abouti à cet « accident inévitable ». « Mon client roulait à allure normale, explique-t-elle. Il ne pouvait pas se douter pour quelle raison le véhicule effectuait un ralentissement. Son réflexe a été tout à fait normal, il a doublé en mettant son clignotant. » L'avocate poursuit : « tout le monde pourrait se trouver confronté à une telle situation. C'est un cas de force majeure évident. » Elle plaide la relaxe.
Le denier mot de Yohan D. sera pour la famille de la victime : « je suis désolé », glisse-t-il, la tête recroquevillée. Le tribunal a suivi les arguments de la défense et relaxé le prévenu.

Le point de vue de l'association Droit D'Vélo

L'accident a eu lieu dans la partie nord de la rue du Bois des Retz (D58A) située entre la rocade nord (N455) et la D35. Après un virage à angle droit à la hauteur du chemin des vaches, on a une ligne droite de 850 mètres. Le drame s'est produit 400 mètres après ce virage.
La rue y est étroite, limitée à l'ouest par un fossé et à l'est par une bande enherbée trés étroite, sans aucun trottoir. Un piéton est donc obligé d'emprunter la chaussée. L'habitat y est trés diffus, constitué en majorité de fermes maraîchères mais justifie la présence d'une limitation de vitesse à 50 km/h.
Le dépassement y est certes autorisé mais ne peut être effectué dans des conditions minimales de sécurité, étant donné la largeur de la voirie, que pour le doublement d'un deux-roues. C'est d'ailleurs ce que l'on peut observer. Le Samedi 21/12/2002 vers 17h, on pouvait estimer le trafic, à partir d'un comptage effectué sur 5 minutes, à 360 véhicules par heure, celui-ci étant constitué de grappes de 3 à 4 voitures. Les automobilistes raisonnables ne peuvent en effet dépasser l'automobile de tête.


Panneaux posés dans la rue du Bois des Retz par une habitante du quartier....
et enlevés de façon anonyme!

2 Scénarios pour l'accident

Deux scénarios sont plausibles concernant l'accident. Soit une voiture était en stationnement dangereux sur la chaussée et l'accident a eu lieu en la dépassant. Soit une voiture s'apprêtait à rejoindre l'une des maisons à l'ouest de la rue ou roulait à vitesse modérée (autrement dit, elle respectait la limitation de vitesse). Dans ce cas, il y a eu au moins une erreur d'appréciation dans les risques encourus lors du dépassement qui a eu lieu la nuit dans une zone sujette aux brouillards et celui-ci n'a pu se faire qu'en enfreignant la limitation de vitesse à 50km/h.

Conclusion :

Les conditions de sécurité de cette voirie excluent d'office l'autorisation de nouvelles constructions.On pourrait envisager la pose de dispositifs contraignants de limitation de la vitesse tels que les coussins berlinois. La limitation de la vitesse à 50 km/h semble une fois de plus majoritairement non respectée. L'évaluation des vitesses pratiquées avec un cinémomètre peut être envisagée. Dans tous les cas, la pose d'un panneau interdisant le doublement d'un véhicule par un autre apparaît comme une nécessité.
Cet accident a fait l'objet d'une manifestation de protestation de la part de l'association Droit d'Vélo le samedi 3 mai 2003.

L'Observateur du Douaisis du jeudi 8 décembre 2005

Sin le Noble : Un piéton percuté rue de Verdun

[...] Ce samedi 3 décembre 2005 vers 19 heures, un piéton a été percuté par un automobiliste rue de Verdun (note de DDV : rue qui longe la Place Jean-jaurès). Les pompiers de garde [...] se sont rendus sur les lieux [...].
Pas de blessures graves pour la victime qui a cependant été conduite au Centre Hospitalier de Dechy pour effectuer des examens complémentaires. Quant à l'automobiliste, il risque de perdre quelques points sur son permis de conduire.

haut de page

SOMAIN

LA VOIX DU NORD DU MARDI 30 NOVEMBRE 2004

(date à vérifier)

Une cycliste renversée

Un accident de la circulation s'est produit, le jeudi 25 novembre au matin vers 7h, à l'angle de la rue Gambetta et de la place, à Somain, juste devant l'hôtel de police. [..]Une cycliste qui traversait sur un passage protégé a été percutée par une Peugeot 206. La cycliste, une Somainoise de 47 ans, a été sérieusement touchée à la jambe gauche et transportée au centre hospitalier.

TOURCOING

LA VOIX DU NORD DU JEUDI 20 OCTOBRE 2005

Accident mortel de cycliste

Mardi 18 octobre 2005 vers 8h, un cycliste a été percuté par une voiture à l'angle de la Malcense et de la chaussée Gramme à Tourcoing. L'adolescent, un tourquennois de 16 ans, avait été grièvement blessé. Transporté dans un état critique au centre hospitalier de Tourcoing, il est décédé dans la soirée de mardi. L'adolescent aurait franchi le carrefour au feu rouge.

haut de page

Souchez

La Voix du Nord du vendredi 27 juin 2008

Des chauffards criminels

Un article relate, sous la plume de Samuel Cogez, l'histoire d'un fou du volant à Souchez dont on vous livre l'extrait ci-dessous.
L'accident s'est produit sur la D937 à deux pas du restaurant La Potée de Léandre, à Souchez. Il était environ 18 heures, mardi, quand un groupe de cinq cyclistes d'Aix-Noulette (un père de famille, ses trois enfants et un quatrième enfant de la famille) a croisé la route d'une Peugeot 307 grise. L'automobiliste, qui circulait dans le sens Aix-Noulette (au sud sur la carte ci-dessous) - Souchez, a doublé le petit groupe par la droite, chevauchant le trottoir.
Puis, au moment de revenir sur la chaussée, le véhicule a touché la roue arrière du vélo d'une petite fille de 8 ans, qui a chuté sur le coude. Dans la foulée, la 307 a renversé une poubelle et accroché un deuxième vélo tout terrain, celui d'un garçon de 10 ans, lui aussi est tombé. La fillette a dû être transportée au CH Lens pour y subir des radios.
[..] Cinq cents mètres avant le choc, la 307 avait déjà commis un écart dans une courbe, se retrouvant partiellement sur la voie de gauche. Un appel à témoins est lancé par la gendarmerie nationale, car ce chauffard a commis un délit de fuite et sa plaque d’immatriculation n’a pas été notée.


Agrandir le plan
haut de page

WAZIERS

L'Observateur du Douaisis du jeudi 30 mars 2006

Waziers - Lundi 27 mars 2006, devant le collège R. Rolland
Une adolescente renversée

C'est en sortant du collège que l'adolescente a été percutée par une voiture
On a frôlé le drame lundi après-midi à la sortie du collège Romain Rolland à Waziers. Il était 16h30 quand une jeune collégienne traverse la rue sur un passage protégé pour rejoindre son arrêt de bus situé de l'autre côté de la route. A cette heure là, un violent orage s'abat sur le Douaisis. La visibilité est réduite. Une automobiliste, à bord d'une Fiat Punto, n'aperçoit pas l'enfant et la percute de plein fouet. La jeune fille chute lourdement sur la chaussée. Elle est victime d'une fracture ouverte à un bras. Les pompiers sont rapidement sur place et tentent de calmer la douleur de la malheureuse avant l'intervention des médecins du SMUR de Douai. A aucun moment, la petite n'a perdu connaissance et c'est en compagnie de ses parents, accourus sur le lieu de l'accident, qu'elle a été conduite au centre hospitalier de Dechy.

T.S-M

LA VOIX DU NORD du 5 mai 2007

Accident mortel rue Dubois : le conducteur ivre mis en examen

Le conducteur qui a percuté la sexagénaire était en état de récidive pour conduite sans permis sous l'empire de l'alcool.
Le conducteur ivre qui avait percuté, mercredi soir, une sexagénaire à vélo a été placé en détention provisoire. Mercredi 2 mai 2007 au soir, une femme de 66 ans qui rentrait chez elle à vélo, rue Célestin-Dubois à Waziers, avait été percutée par une automobile circulant à vive allure. Le choc avait coûté la vie à la victime. Hier, le conducteur de la voiture en cause a été présenté au juge qui a décidé sa mise en examen pour homicide involontaire sous l'empire d'un état alcoolique. L'Aubygeois de 43 ans, souffrant en plus de problèmes de vue, présentait en effet un taux d'alcoolémie de 0,70 mg par litre d'air expiré. Déjà condamné pour conduite sans permis sous l'empire de l'alcool, il a été placé en détention provisoire.

N. L.

L'Observateur du Douaisis du jeudi 10 mai 2007

Waziers ; II fauche une cycliste rue Dubois, alors qu'il roule ivre et sans permis
Un crime de la route

Yvette Szmigecki, 66 ans, rentrait tranquillement chez elle quand un chauffard l'a violemment percutée. Une fois de plus, il était ivre et sans permis. Une fois de trop.
La vie d'Yvette Szmigecki s'est brusquement arrêtée mercredi, peu après 20 heures. Fauchée par une voiture alors qu'elle n'était qu'à quelques centimètres de son domicile, 123, rue Célestin-Dubois à Waziers. L'homme qui l'a tuée n'aurait jamais dû être au volant. Et encore moins conduire avec une canette de bière dans une main. Il avait définitivement été condamné en 2005 à une peine de prison avec sursis pour conduite sous l'état d'un empire alcoolique et sans permis de conduire. Il a fui les lieux au volant de sa Golf, avant de revenir sur place, pieds nus, en hurlant.
Vendredi 4 mai 2007, 20hlO. A 400 m de l'accident, une famille de la rue Célestin-Dubois est surprise par des crissements de pneus. Elle sort et observe un homme sortant de sa voiture. La Golf est de travers et à cheval sur la route, le pare-brise brisé côté passager. « Le conducteur a enlevé ses chaussures et a couru vers l'arrière. Sa passagère, une femme enceinte, l'appelait mais il ne répondait pas. Et elle l'a suivie », assure un témoin de la scène. L'autoradio est toujours en marche et une canette de bière gît au pied de la porte avant-gauche quand les policiers arrivent sur place.
A cet instant, L.B., 42 ans, est isolé dans un camion de pompier. A deux pas de lui, le corps d'Yvette Szmigecki, 66 ans, a ensanglanté le drap qui le recouvre. L'homme hurle. Il prend conscience de l'horreur de son geste. Et des ennuis qui ne font que commencer pour lui. L'éthylomètre est positif. Il n'est pas titulaire du permis de conduire. Ces deux faits lui ont déjà été reprochés par la justice. Et selon les témoins, il roulait bien trop vite.
Yvette venait d'acheter quelques citrons au supermarché voisin. Claudine est sous le choc: « On est sorti de la maison quand on a entendu une voiture arriver de loin. Elle roulait très vite. On a dit à notre fils d'attendre avant de sortir son scooter. On l'a instinctivement suivie du regard. La dame rentrait alors chez elle à pied en tenant son vélo.
Elle allait monter sur le trottoir quand la voiture l'a percutée de plein fouet. Oh mon dieu, elle s'est envolée et est retombée comme un pantin désarticulé. «Abasourdie, la voix tremblotante et les yeux rougis, elle poursuit: « Elle s'est envolée à hauteur des fils électriques. » Et cette petite dame très svelte a été retrouvée à une trentaine de mètres du point d'impact.

« Mon fils voulait lui casser la figure »

Le mari de Claudine ne décolère pas: « Le chauffard n'a freiné qu'après l'avoir percutée et il a ensuite continué sa route. Avec mon fils, on a couru vers la dame pour la secourir. Mais c'était déjà trop tard. On n'oubliera jamais ce que l'on a vu. Quand l'homme est revenu, à pied, on l'a reconnu. Mon fils voulait lui casser la figure... Les pompiers sont arrivés et l'ont pris en charge, »
Les funérailles d'Yvette Szmigecki ont été célébrées samedi matin en l'église Notre-Dame des mineurs, dans le quartier qui l'a vue grandir. Celui qui lui a ôté la vie a été placé en détention provisoire. Une information judiciaire est ouverte pour homicide involontaire par deux circonstances aggravantes. Il encourt une peine de dix ans de prison.

Rue Célestiin Dubois : une route départementale accidentogène toujours pas aménagée

La famille exige désormais que des dispositions soient prises pour casser la vitesse dans cette rue. Qu'au moins plusieurs ralentisseurs soient posés. Limitée à 50 km/h, la vitesse n'est que trop rarement respectée. Le trafic est incessant. Et les accidents ne sont pas rares. « Le pylône en béton a déjà été cisaillé deux fois. C'est un lieu de passage routier et piétonnier. Beaucoup de collégiens passent par ici. » Deux pétitions circulent actuellement à Waziers pour dénoncer la dangerosité de cette rue. Faut-il attendre un nouveau drame pour enfin réagir? Le 1er mai 2004, un motard avait perdu la vie à quelques dizaines de mètres, renversé par un conducteur alcoolisé. « On ne veut plus d'accident, clament les enfants d'Yvette. Deux, c'est déjà trop. »

FRÉDÉRIC AUBERT

Avec ce vélo, elle a conduit ses cinq enfants à l'école, rendu service à ses voisins...
Une femme serviable et courageuse

Vendredi matin, à la veille d'enterrer leur maman, les cinq enfants d'Yvette Szmigecki sont partagés entre tristesse et colère. Annie, Claude, Nicole, Christine et Nadine sont venus aider leur papa, toujours en état de choc. Une présence manque dans cette petite maison de la rue Célestin-Dubois. Celle d'une femme aimée de tous, courageuse et serviable.
La vie d'Yvette, c'est tout d'abord une enfance passée dans la cité minière de Waziers au sein d'une très grande famille (16 autres frères et sœurs) : les Delanllsays.
De sept ans son aîné, Rodolphe Szmigecki est le fils d'un immigré polonais. Dans les mines dès 14 ans, il rencontre Yvette au cours d'un bal. Le coup de foudre. La demoiselle n'a ainsi que 18 ans quand elle s'installe, rue Célestin-Dubois, avec son amoureux, auprès du père de celui-ci. Le couple va rapidement accueillir un premier enfant. Quatre autres vont suivre. Elle élève aussi son filleul, interne, pendant les vacances.

« Elle était si gentille »

Mercredi soir, quelques minutes après le drame, les voisins étaient pétrifiés. C'est qu'ils l'aimaient, leur Yvette.
« Elle faisait toujours les courses pour tout le monde: Elle était d'une gentillesse... Cette dame était si serviable. Il n'y avait pas plus gentille qu'elle... », souligne Claudine. Et une autre riveraine de reprendre: « Je la connaissais depuis 18 ans. C'est vrai qu'elle était gentille et serviable. On la voyait tailler ses rosiers dans son petit jardin. Elle adorait cela. »
Les enfants d'Yvette savent qu'elle était très appréciée. «Elle faisait des courses pour les voisins, mais aussi de la couture, du ménage. Elle s'occupait très bien des personnes âgées. Elle les aidait même à remplir leurs papiers », note Annie. Et Nadine de trembler : « Maman faisait tout cela en vélo, par tout temps. Elle nous emmenait avec à l'école. Son vieux vélo, c'était tout un symbole. Il lui offrait de la liberté. Et c'est sur ce vélo qu'elle a été tuée, c'est dramatique. »

« Défigurée »

Leur mère savait tout faire. Elle venait de tapisser la cuisine. Cette « débrouillarde » a élevé ses enfants dans cet esprit. « Elle savait se battre. Elle n'a pas eu une. enfance et une vie facile. » Alors, cette cuisinière hors pair a tout fait pour que ses enfants ne manquent de rien. « On avait même une pâtisserie chaque dimanche », sourit Claude. Et fait notable, tous les enfants sont diplômés bien que leurs parents ne le soient pas.
Ils vont désormais devoir apprendre à vivre sans elle. Il leur faudra oublier la vision terrible qui leur a été imposée jeudi. « Quand les pompes funèbres nous l'ont rendue, on ne l'a pas reconnue. Elle était toujours très coquette. Les gens étaient toujours surpris de la voir en talons, tailleur et rouge à lèvres sur son vélo. Ce chauffard l'a défigurée. Elle est méconnaissable. On attend qu'il soit sévèrement puni, au maximum de ce qui est possible. Il mérite la prison à vie. C'est un pourri. »

F. A.

Condamné en 2005, L.B. avait déjà été contrôlé ivre et sans permis
Le substitut du procureur : "Nous serons intransigeants"

L.B., un Aubygeois de 42 ans, avait déjà été contrôlé à deux reprises sous l'empire d'un état alcoolique. Une première fois en 1999, puis une seconde en 2002.
Cette dernière condamnation lui avait valu un passage au tribunal correctionnel. A cette époque, déjà, il n'était pas titulaire du permis de conduire. Les quatre mois de prison avaient été infirmés en appel, trois ans plus tard, en une peine de prison avec sursis. La mise à l'épreuve de ce sursis s'est achevée récemment. Et même si la récidive n'est pas retenue par le tribunal, la réitération des circonstances de l'accident pèsera lourd dans la balance.

« Délinquant routier »

« Cette brave dame rentrait chez elle. Elle a été fauchée par un chauffard.il ne faut avoir aucune faiblesse pour ce genre d'individu », pense le commissaire divisionnaire Denis Perrin. « Sans permis, alcoolisé, roulant à au moins 80 km/h, c'est faible de dire qu'il a été inconscient, remarque pour sa part Thérèse Diligent, substitut du procureur. C'est l'archétype du délinquant routier. Nous serons intransigeants. Juridiquement, c'est faux. Mais dans l'état d'esprit, c'est un criminel de la route. »
Prévenu d'homicide involontaire aggravé par deux circonstances et actuellement détenu à la maison d'arrêt, Larbi B. risque jusqu'à 10 ans de prison. Mais pour un «crime de la route», une peine bien moindre est souvent prononcée. De l'ordre de 2 ou 3 ans. Les enfants d'Yvette Szmigecki ont failli s'étrangler en l'apprenant.

F. A.

Affaire Szmigecki : le chauffard condamné à 6 ans de prison !

Un article en page 3 dans l'Observateur du Douaisis du jeudi 6 mars 2008 (voir ci-dessous) relate la condamnation du chauffard qui a écrasé une cycliste le 02/05/2007.
L'histoire n'est cependant pas close à notre sens car elle élude en partie la responsabilité des politiques.
En effet malgré deux accidents mortels dans cette rue, il n'existe toujours aucun aménagement dans cette rue : toujours pas de trottoirs décents, aucun dispositif tant vertical qu'horizontal pour casser la vitesse excessive des voitures. Une ancienne voie ferrée qui desservait l'entreprise Air Liquide, jouxte la rue. Cette voie ferrée est en friches alors qu'elle constituerait un parcours idéal pour les modes doux (vélos et piétons).

P.K.

L'Observateur du Douaisis du jeudi 6 mars 2008

Jugement exemplaire au tribunal de Douai
Le chauffard prend 6 ans

Le 2 mai 2007, il avait mortellement fauché une Waziéroise. Il était ivre, roulait sans permis, sous l'emprise de stupéfiants.
Le jugement prononcé mardi après-midi par le tribunal correctionnel de Douai à l'encontre de Larbi Ben Kham Kham fera date. Cet Aubygeois de 43 ans a été condamné à 6 ans de prison ferme pour homicide involontaire avec circonstances aggravantes.
Le 2 mai 2007, Yvette Szmigecki, 66 ans, revient de faire des courses, le vélo à la main. A quelques mètres de son domicile waziérois, rue Célestin-Dubois, elle est fauchée par une voiture arrivant à pleine vitesse. Au volant, Ben Kham Kham. Ce dernier, ne s'arrêtera que 400 mètres après le choc. Des témoins expliquent la scène : « On est sorti de la maison quand on a entendu une voiture arriver de loin. Elle roulait très vite. On l'a instinctivement suivie du regard. La dame rentrait alors chez elle à pied en tenant son vélo. Elle allait monter sur le trottoir quand la voiture l'a percutée de plein fouet. Elle s'est envolée à hauteur des fils électriques et est retombée comme un pantin désarticulé. »
Revenu sur les lieux du drame, le chauffard est interpellé. Il présente un taux d'alcoolémie de 0,70 g par litre d'air expiré. Pire, il était aussi sous l'emprise de stupéfiants, roulait sans permis de conduire dans une voiture non assurée, qui ne lui appartenait pas. Dans la voiture, les enquêteurs découvriront une cannette de bière de 50 cl vide. Selon les experts, le chauffard circulait entre 80 et 100 km/h au moment du choc, soit près de deux fois la vitesse autorisée.

« Vous ne jugez pas un exemple mais un homme »

Devant le juge d'instruction, le prévenu déclarera tout d'abord n'avoir pas vu sa victime, éloigné qu'il était par le soleil couchant. Mardi, à la barre, il reviendra sur ses déclarations : « Si l'accident est arrivé, c'est parce que je ne regardais pas la route, tout simplement. J'étais en train de parler à ma femme et de lui donner des conseils de conduite afin qu'elle puisse passer son permis... »

Cynisme, quand tu nous tiens...

Une explication d'autant plus difficile à accepter que Ben Kham Kham est un récidiviste. Il a déjà été condamné en 1999 et 2005 à des peines avec sursis pour justement des conduites en état d'ivresse.
Pour toutes ces infractions, l'avocate de la partie civile a réclamé une peine exemplaire. « II est grand temps de mettre un coup d'arrêt à ce genre de délit. Dans ce cas présent, il ne s'agit pas d'un homicide si involontaire que cela. » Le vice-procureur Thiéffry ne dit pas autre chose même s'il refuse de faire du prévenu un exemple : « Vous n'avez jamais eu l'intention de tuer cette dame mais vous avez tout fait pour que ce drame arrive. »
Yvette Szmigecki a laissé derrière elle cinq enfants et un époux inconsolable. «
C'était une personne rayonnante qui aimait faire le bien autour d'elle, rappelle l'avocate. Aujourd'hui, on voudrait que sa mort ne soit pas inutile. Sa famille ne réclame pas vengeance mais souhaite que justice soit rendue. »
Dans ce cas précis, après la loi de 2003, Ben Kham Kham risquait jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.
Son avocat a tenté de dépassionner les débats, en rappelant qu'on « ne juge pas un exemple mais un homme. Je ne veux pas que mon client détienne un record en matière de jurisprudence nationale. Ce n'est pas une compétition. » Et maître Gribouva de réclamer une peine assortie d'un sursis mis à l'épreuve et d'une injonction de soin. « Il s'agit de la seule solution pour qu'il soit pris en charge à sa sortie de prison. » La cour ne l'a pas entendu.

Thierry Saint-Maxin
haut de page

Wandignies-Hamage

Trois cyclistes percutés

Extrait d’un article paru dans l’Observateur du Douaisis du 17/04/08, sous la plume de P.P.
Le dimanche 13 avril 2008 vers 10h30, un véhicule Opel Corsa conduit par une jeune femme de 26 ans originaire d’Izel les Esquerchin (62) circule sur la D81 en direction de Warlaing, à hauteur de Wandignies-Hamage. Soudain, la conductrice perd le contrôle de son véhicule dans un virage (note du webmestre : vitesse excessive ?) et percute 3 cyclotouristes belges arrivant en sens inverse, avant de terminer sa course dans le fossé. Les occupantes du véhicule n’ont été que légèrement blessées. Des cyclotouristes, deux étaient un peu plus sérieusement atteints.


Agrandir le plan
haut de page