DOUAI FREIBURG IM BREISGAU 2007
ou
le scandale du vélo en France

Préparatifs Quelques réflexions

Villes moyennes et vélo : je t'aime, moi non plus !

Région Département ville habitants www association Fubicy vélo (1) communauté urbaine habitants www vélo

Belgique

Wallonie Province du Hainaut

Charleroi 201 0000 habitants (2006) oui Gracq Charleroi non Province du Hainaut 1,3 million d'habitants oui non
Wallonie Province de Namur Namur 108 000 habitants oui oui non Province de Namur 462 000 habitants (2007) oui non
Wallonie Département Dinant 13 000 habitants (2006) oui non non Province de Namur      

France

LORRAINE Meuse 55 Verdun 21300 oui non non oui 26 200 non  
LORRAINE Moselle 57 Metz 125 000 hab.
(2005)
oui Metz à vélo
Mob d'emploi
non CA2M 230 000 oui non
Lorraine Meurthe et Moselle 54 Pont à Mousson 14600 oui Pam à vélo non oui 25500 oui non
LORRAINE Meurthe et Moselle 54 Nancy 110 000 oui EDEN
Cyclotop
oui Grand Nancy 270 000 oui oui (2)
ALSACE Bas Rhin 67 Strasbourg 273 0000 (2005) oui CADR 67 oui CUS 467 000 (2006) site de la ville site de la ville
ALSACE Haut Rhin 68 Colmar 65 300 (2007) oui CADR Colmar non CAC 95 000 oui non
ALSACE Haut Rhin 68 MULHOUSE 112 000 oui CADR oui CAMSA 173 000 oui non

Allemagne

Bade-Wurtemberg   Freiburg im Breisgau 218 000 oui ADFC oui        

Suisse

Région Département Basel (Bâle) 166 000 oui IG VELO Beider Basel oui Canton de Bâle habitants www vélo
Région Département Bienne 49 600 (2007) oui Pro Velo oui Canton de Berne 957 0000 (2000) oui non
Région Département Neuchâtel 32 000 oui Pro Velo oui Canton de Neuchâtel habitants www vélo
Région Département Yverdon les Bains 24 900 (2007) oui Pro Velo non Canton de Vaud 651 0000 habitants www vélo
Région Département Lausanne 117 000 (2005) www Pro Vélo  oui Canton de Vaud 651 000 www vélo
Région Suisse romande GENEVE 187 000 (2008) oui Pro Velo oui Canton de Genève 447 600 (2007) www vélo

France

Région Département ville habitants www association Fubicy vélo (1) communauté urbaine habitants www vélo
Rhone-Alpes 74 Annecy 50 800 oui non oui C2A 134 500 oui non
Rhone-Alpes 73 Chambéry 57 400 (2007) oui Roue Libre
Agence Ecomobilité
oui Chambéry-Métropole 120 400 (2006) oui oui
Rhone-Alpes Isère Grenoble 155 100 (2005) ADTC oui Metro 399 000 (2007) oui

1 : l'intitulé vélo indique si le site internet de la ville ou de la Communauté d'Agglomération consacre au moins une page au thème du vélo urbain en milieu urbain.
2 : Il faut aller chercher dans les documents relatifs au PDU 2006-2015 édités au format pdf pour voir évoqué le thème du vélo urbain.

Belgique

En Belgique, nous avons emprunté le RAVeL 3 (Réseau Autonome de Voies Lentes) entre Erquelines et Namur. le RAVeL 3 entre Erquelines et Charleroi, fait l'objet de quelques remarques sur ce site.
Nous avons ensuite emprunté le RAVeL 2 entre Namur et Givet à la frontière nord-est de la France


Château de Freyr au sud de Dinant

Après avoir traversé la Meuse sur une superbe passerelle à Anseremme, on doit ici emprunter la route, comme on peut le constater sur la photo, jusqu'au château de Halloy, soit sur 8,5 km, . Le RAVeL n'a en effet pas été achevé ici.

Lorraine

Metz

Repères

124 500 habitants sur 42 km², soit une densité de 2970 habitants/km² relativement faible (à peine la moitié de celle de Lille).


"stationnement vélo" devant l'Office du Tourisme de Metz

Tout est pratiquement dit dans cette photo du stationnement vélos moyenâgeux devant l'office du tourisme de Metz.
On remarquera, entre autres, ce goût imbécile pour les pavés dans les centres villes historiques qui, non seulement pénalise les cyclistes mais aussi et surtout les personnes à mobilité réduite.
Signe des temps, nous étions deux cyclotouristes à entrer à l'office du tourisme de Metz, dont un asiatique qui avait choisi ce mode de déplacement pour découvrir l'Europe et dont la prochaine étape était Bruxelles.

Vélos : Carton Rouge pour METZ

LE MONDE du samedi 17 septembre 2005

Metz ne veut plus voir de cyclistes dans ses rues piétonnes

Après quatre mois de tolérance, les vélos sont à nouveau indésirables aux heures de pointe sur le plateau piétonnier messin. A titre expérimental, depuis le 2 mai et jusqu'au 31 août, ils étaient autorisés à circuler dans une vingtaine de rues piétonnes du centre-ville, entre 11 heures et 18 heures, dans le sens de circulation prévu pour les livraisons. Les deux rues les plus passantes étaient restées interdites.
"J'ai mis fin à l'essai, constatant un manque total de bonne volonté" , a tranché Jean-Marie Rausch, le maire (div. droite) de Metz. "Dans une grande proportion, les cyclistes n'ont pas respecté la réglementation mise en place cet été, a-t-il déclaré lors de la séance de rentrée du conseil municipal . Rien qu'au mois d'août, sur les 2 671 cyclistes comptabilisés dans la zone piétonnière, plus de 1 000 étaient en infraction. Je me refuse à mettre en danger la vie des piétons."
Une cinquantaine de cyclistes sont verbalisés tous les mois, majoritairement pour circulation en sens interdit. La position de la municipalité désespère les usagers du deux-roues. "Le maire déraille" , ironise l'un d'eux. "Les raisons qu'il invoque laissent rêveur , souligne, pour sa part, Jean Richard, président de l'association Metz à vélo. Je n'ai pas le sentiment de faire peser une menace sur mes concitoyens ."
Un retraité cycliste cite "l'exemple" de Strasbourg, où la pratique du vélo est "encouragée dans le cadre d'une politique volontariste". Jean Richard relève ce paradoxe : le nouveau plan de développement urbain de Metz vise à réduire la place de la voiture et à favoriser l'usage de la bicyclette et de la marche à pied. "Dans le même temps, dit-il, on déclare la guerre aux cyclistes. C'est un non-sens absolu."
L'opposition municipale, qui compte quelques inconditionnels de la petite reine, n'a pas tardé à s'en mêler : "Metz est sans doute la seule ville en France où l'on distribue des PV aux cyclistes, fulmine René Darbois, conseiller municipal (Verts). A l'heure où le prix de l'essence flambe, le maire serait bien inspiré d'encourager les modes de transports alternatifs, plutôt que de les réprimer."
"Appliquons le code de la route : les cyclistes peuvent circuler dans les rues piétonnes à condition de rouler au pas et de ne pas gêner les piétons", préconise Jean-Luc Collette, membre de Metz à vélo. Pour Pierre Bertinotti, élu PS, "les cyclistes ne sont ni des folklos ni des dangers publics". "Le vélo, c'est la liberté, ajoute Dominique Gros, également élu socialiste. C'est aussi un mode de transport à part entière, ce qui semble avoir échappé au maire."

Nicolas Bastuck

Le quotidien Le Monde a consacré un autre article paru dans l'édition du 02/12/07

On y apprend que Metz a désormais plus de 100 000 m² d'espace piéton en centre ville (0,8 m²/habitant), ce qui serait parfait si ceux-ci n'étaient interdits aux cyclistes !.
Un responsable municipal, Monsieur Jouaville, s'émerveille : "Au total, en 2007-2008, entre les places et les rues piétonnes, , nous aurons consacré 30 millions d'euros à l'embellissement du centre".
Il ne s'agit pas de critiquer la requalification des centres villes mais d'apporter un autre éclairage. 40% de ce budget (12 millions d'euros) auraient permis la création d'un réseau cyclable de 120 km de long (environ 100 000 €/ km de piste cyclable) ce qui ferait de Metz l'équivalent cyclable de Friburg en Brisgau !

Tourisme

Cathédrale Saint Etienne

Cette cathédrale est située sur la place d'Armes, à côté de l'Office du tourisme.
Elle est construite en pierre de Jaumont.

Quelques détails

 

 

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Communauté Urbaine du Grand Nancy

Repères

La Communauté Urbaine du Grand Nancy regroupe 270 000 habitants sur 142,3 km² soit une densité de 1900 habitants au km² équivalente à LMCU (Lille Métropole Communauté Urbaine).
La taille du Grand Nancy est du même ordre que celle de la CAD (Communauté d'Agglomération de Douai)

Politique vélo

Une politique vélo honorable au niveau français

Celle-ci a en tout cas de quoi faire rougir de honte la plupart des collectivités du Nord de la France

Citons, entre autres faits :

  • 120 km d'itinéraires cyclables soit 444 m pour 1000 habitants ou encore 843 m par km², ce qui est loin de constituer un véritable réseau cyclable !
  • Quelques réalisations exemplaires telles que :
    • Passerelles modes doux

      la réalisation de passerelles sur la Meuse pour favoriser les modes doux :
      • la passerelle de la Méchelle (240mx3,5m) à proximité du pont de la Concorde ; ce franchissement d'un coût de 2,28 millions d'euros a été financé en partie par la Région Lorraine (500 000 €) et par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable (60 000 € !). Cette passerelle fait partie d'une Véloroute Voie Verte.
      • Le pont Vayringe qui est emprunté par 11 000 véhicules/jour a vu l'ajout, lors de sa rénovation, d'une passerelle pour les modes doux (piétons et cyclistes) de 120 m de long. Le coût de 705 000 € de cette passerelle a été entièrement financé par le Grand Nancy.
      Ces deux réalisations ont valu au Grand Nancy d'obtenir une mention aux Trophées du vélo 2005 décernés par le Conseil national des professions du cycles (site internet : http://www.tousavelo.com/)

    • Location de vélos

      Le Grand Nancy a créé dès juin 1999 un parc de location de 350 vélos répondant au doux nom de Mirabelle (1,3 vélo pour 1000 habitants) géré par l'association Réciprocité-Cyclotop et financé par la Communauté Urbaine, Nancy, l'Etat et le Conseil Général. Réciprocité-Cyclotop est aussi une entreprise de réinsertion qui emploie 13 personnes sous contrat aidé et qui reçoit une subvention annuelle de 100 000 € pendant trois ans (dernier contrat signé avec le Grand Nancy en 2006). Ces 350 vélos sont loués dans 4 points de location situés dans le centre de Nancy (espace thermal, gare SNCF et un point de location dans le Campus, Tomblaine et secteur Stanislas) . Réciprocité-Cyclotop assure également des travaux de gardiennage des vélos et les petites réparations pour les usagers. Elle a également trois patrouilleurs des pistes et bandes cyclables dont la tâche principale consiste à nettoyer celles-ci, ces trois patrouilleurs étant munis de triporteurs VESPA. Ce service a séduit le Conseil national des professions du cycles qui lui a attribué le Vélo d'Or en 2001.
      Le point de location du campus a été créé par leGrand Nancy en 2005. Celui-ci comprend 60 vélos sur 100 m² dans le campus de la Faculté des Sciences et Techniques (plus de 4 200 étudiants). La Comunauté Urbaine s'apprête également à créer en 2007 un pôle de location de vélos dans l'espace de la gare de Nancy sur 50 m² en lien avec l'arrivée du TGV.
      Le Grand Nancy s'apprête à renouveler la flotte de vélos de Cyclotop et compte baisser le tarif de location de ceux-ci.

      Certes, on est loin des projets phares du Vélo'V (1) à Lyon (3,3 vélos pour 1000 habitants) et du Vélib' (2) à Paris (4,9 vélos pour 1000 hab. au 15/07/07 et 9,6 vélos fin 2007).
      Mais on est aussi très loin des atermoiements de LMCU. Sur la métropole lilloise, la location de vélos est assurée par 3 opérateurs

      • l'organisme gérant les transports publics, Transpole qui loue des vélos à Tourcoing et des vélos à assistance électrique sur deux pôles à Lille
      • une association, Ch'ti Vélo qui doit se contenter d'un local de 50 m² à proximité de la gare pour louer 80 vélos (0,07 vélos pour 1000 habitants !
      • un organisme privé, l'Université Catholique de Lille, qui a lancé à grands renforts de publicité, un pôle de location de 200 vélos à destination de ses étudiants avec 3 contrats emploi solidarité mais qui s'apprête à arrêter en 2007 ce service suite à la fin des emplois aidés.
      On est aussi très loin de la CAD (Douai) qui, malgrè une taille comparable à celle de Nancy, n'a aucun service de location de vélos.

Tissu associatif

Un collectif Vélorution existe sur Nancy. Celui-ci a réuni, selon l'association EDEN, entre 100 et 300 cyclistes à chaque sortie mensuelle entre septembre 2005 et juin 2007.

1 : Vélo'V : 4000 vélos en libre service uniquement sur Lyon et Villeurbanne pour une population de 1,2 million du Grand Lyon
2 : Vélib' : 10468 vélos au 15/07/07; 20600 vélos fin 2007 pour une population parisienne de 2,2 millions d'habitants.

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ALSACE

Des TER interdits au vélo !

C'est le cas des TER 200 entre Strasbourg et Bâle (l'un des bassins d'emploi de la région) entre 6h et 8h30 et entre 16h et 18h30 du Lundi au Vendredi depuis le 10/12/2007.
Suite à cette décision sans concertation avec les usagers, un collectif pour le maintien du service vélo dans les TER200 sur la ligne Strasbourg-Bâle s'est créé. Ce collectif a créé un blog http://maintienduservicevelo.blog.com/. On regrette que l'hébergeur de ce site soit peu performant : il faut attendre 10 plombes pour un site de taille plus que réduite. Ce collectif a également lancé une pétition "SNCF et Région Alsace : contre l'interdiction des vélos dans les TER200" que vous pouvez signer petition jusqu'au 07/09/2008 si vous ne voulez pas que cette décision fasse tâche d'huile dans d'autres régions. Au 22/12/2007, cette pétition avait rassemblé plus de 1100 signatures.

Bas-Rhin


Voie verte du Canal de la Bruche

Repères

1,08 million d'habitants dans le Bas Rhin (soit l'équivalent de Lille Métropole Communauté Urbaine) en 2006 sur 4755 km², soit une densité relativement forte de 227 habitants/km².

Politique de mobilité

Une part modale du vélo remarquable

L'enquête ménage-déplacements effectuée dans le Bas-rhin en 2009 (1) a révélé une part modale du vélo de 6% particulièrement importante au niveau français. A titre de comparaison, bien que LMCU ait une densité de population 8 fois plus élevée, la part modale du vélo y est 4 fois plus faible (1,6%).
Le vélo assure 2% des distances parcourues dans le Bas-Rhin.

Paradis des voies vertes

700 km de pistes et d'itinéraires cyclables balisés dont 260 km d'itinéraires en site propre (*).
Au moins 5 voies vertes recouvertes d'enrobé pour un linéaire total de 133 km (*).
La comparaison est sans appel avec le département du Nord. Celui-ci est 2,5 fois plus peuplé (2,56 millions d'habitants en 1999) sur un territoire à peine plus grand de 5743 km² et a, de fait, une densité de 445 hab./km².
Mais le département du Nord ne compte que 5 voies vertes (linéaire total de 111 km) dont 17 km seulement sont recouverts d'enrobé. Ailleurs, on doit se contenter de sable stabilisé sans compter ni les barrières pénalisantes sur certains itinéraires ni l'absence de balisage comme sur la voie verte de la Sambre, voire même les traversées de voirie non sécurisées comme sur la voie verte du Canal de Roubaix.
Contrairement à l'Alsace qui a su créer une synergie avec l'expérience allemande, le Nord, lui, n'a tiré aucun parti du circuit RAVeL de la région wallonne (Belgique) voisine.


écluse sur le canal de la Bruche

Voie verte du Canal de la Bruche

 

 

Communauté Urbaine de Strasbourg

Repères

467 000 habitants en 2006 sur 316 km², soit une densité de 1480 hab./km² légèrement inférieure à celle de LMCU. La ville centre de Strasbourg compte, quand à elle, 273 000 habitants en 2006 sur 78.3 km², soit une densité de presque 3500 hab./km² presque inférieure de moitié à celle de Lille (6 100 hab./km²).

Politique vélo

La communauté Urbaine de Strasbourg compte, fin 2007, 490 km d'itinéraires cyclables (augmentation de 40 km en 2 ans !), soit 1 082 m/1000hab. ou 1 550 m/km².
En septembre 2010 (2), Strasbourg revendiquait 536 km d'itinéraires cyclables (1696 m/km²).

Double-sens vélo

La Communauté Urbaine de Strasbourg a été pionnière pour les double-sens cyclables (on les appelait alors les contre-sens vélo) : le premier contre sens vélo est apparu dans cette agglomération en 1983.
Fin 2000, la CUS comptait 193 double-sens vélo (2). Fin 2007, la CUS compte 354 double-sens cyclables d'une longueur totale de 64 km (3), soit presque un doublement (+ 83%) en 7 ans ou 0,78 double sens vélo/1 000 hab.. Plus des deux tiers (69%) de ces double-sens vélo sont concentrés sur Strasbourg : 244 rues représentant une longueur de 42 km, soit 0,90 double-sens vélo/1000 hab. tandis que les villes périphériques ne bénéficient que de 110 double-sens vélo soit 0,46 double-sens vélo/1000 hab. On attend impatiemment que ce type d'aménagement soit généralisé sur l'ensemble des sens uniques de la CUS. Ailleurs, en 2000, on trouvait au mieux une quinzaine de double-sens vélo dans les autres villes françaises et le plus souvent aucun (2).

Stationnement vélo

Fin 2007, la CUS avait posé 11 000 arceaux vélo représentant 22 000 places de stationnement vélo, soit 4,9 places de stationnement vélo pour 100 hab., pulvérisant ainsi le record détenu en 2003 par Annecy (2,8 places/100 hab.) et lui permettant de se comparer sans rougir, du moins pour le stationnement vélo, aux villes cyclables allemandes telles que Freiburg im Breisgau. Cependant, là aussi, on observe une inégalité de traitement entre la ville-centre et la périphérie : ainsi Strasbourg concentre plus de 80% du stationnement vélo avec 18 000 places (6,6 places/100 hab.) tandis que la périphérie se contente de 4000 places de stationnement vélo (2,2 places/100 hab.), soit trois fois moins.


Place de la gare, côté est (Boulevard du Président Wilson)

Tout serait-il rose à Strasbourg, à l'image du grès des Vosges dont sont faites la Cathédrale et la gare ? Pas tout à fait : il subsiste encore une inadéquation entre les desiderata des cyclistes qui tiennent à se garer au plus près de leur lieu de chute pour diverses raisons, le contrôle social entre autres, et la localisation du stationnement vélo. C'est le cas de l'Office du Tourisme (photo ci-dessous). C'est aussi le cas de la place de la gare (photo ci-dessus) où l'on remarquera le nombre important de vélos en stationnement sauvage alors que le stationnement vélo que l'on devine de l'autre côté de la chaussée en arrière plan sur la droite est loin d'être rempli.

Strasbourg

photo prise l'après-midi du mardi 22 juillet 2008

A titre indicatif, malgré le succès important du cyclotourisme chez nos voisins allemands et suisses et le réseau important de véloroutes et voies vertes tant en Alsace qu'en Allemagne et en Suisse, seuls trois arceaux vélo sont posés devant l'Office du Tourisme de Strasbourg.

La plus grande vélostation de France

Le 4 juin 2007, Strasbourg (5) inaugurait à proximité de la gare rénovée, le plus grand parc à vélos de France puisqu'il peut accueillir 850 vélos. Ce parking réalisé par Vinci Park propose un accès direct à la gare ainsi qu'un accès sécurisé par badge. Il est ouvert de 7h à 20h du lundi au vendredi et 24h/24 7j/7 pour les abonnés. Il est gratuit la première heure, coûte 0,5 € jusqu'à 5 heures, 1 € la journée et 2€ les 24 heures. Par ailleurs, il existe 2 abonnements annuels : le pack confort à 19 € et le pack confort plus à 29 €.
Outre le gardiennage, cette vélostation offre d'autres prestations : diagnostic sécurité, petit entretien du vélo, station de gonflage, station de lavage, vente de kits de réparation, marquage antivol, etc.
A titre indicatif, la velostation Sainte Aurélie de Strasbourg est équipée d'arceaux vélo fabriqués par Aguidon Plus.


Parking vélo gardé et gratuit Sainte Aurélie de 480 places

Hébergement

Camping de la montagne verte

Camping 2 étoiles situé à 5 km de la cathédrale de Strasbourg et accessible par des voies cyclables. Ce camping est entouré de canaux et le calme n'y est troublé que par le passage de trains sur la voie ferrée proche. Ce camping ne possède pas de service de restauration propre. Le prix y est modique : environ 10 € en 2008 pour un cycliste avec sa tente (5,60 € l'emplacement + 3,90 €/personne).
A chaque camping, son animal mascotte. En juillet 2008, une maman ragondin (Myocastor Coypus) broutait paisiblement l'herbe du camping, accompagnée de sa nombreuse progéniture : 7 bébés ragondins (voir photo ci-dessous)
Site internet : http://www.camping-montagne-verte-strasbourg.com/


© photo Pierre KOKOSZYNSKI

Source

  • 1 : Enquête Ménage-déplacements du Bas-Rhin : les premiers résultats de cette enquête ont été publiés au format .pdf lors d'une conférence de presse ayant eu lieu le 15 janvier 2010.
  • 2 : Article publié avec l'AFP sur le site du Monde.fr le 24/09/2010 intitulé : "Strasbourg se dote de son propre système de vélos en libre service"
  • 3 : dossier de presse 2007 : "A Strasbourg, le vélo c'est capital"
  • 4 : Les contresens cyclables, présentation de 73 cas français, dossier du vélo urbain n°5 édité par la FUBicy en juillet 2002 en partenariat avec l'ADEME et la Sécurité Routière.
  • 5 : Article d'Elise ADAM, Cadr 67 "850 places de stationnement vélo à la gare de Strasbourg" p.19 du n°91 de Juin 2007 de la revue Vélocité, trimestriel de la FUBicy.

Mulhouse

Repères

Mulhouse compte 112 000 habitants sur 22,12 km², soit une densité de 4980 hab./km² relativement faible pour une ville centre.

Politique vélo

89 km d'itinéraires cyclables (795 m/1000 hab. ou 4013m/km²)-selon les infos présentes sur le site de la ville- se répartissant en 46 km de voies cyclables (2080m/km²), 40 km en zone 30 (1810m/km²) et 3 km de zones piétonnes (140m/km²).
Un complément d'information figure sur l'article consacré à cette ville par le biheddomadaire Ville et Transport du 18 mai 2005.

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Allemagne

Freiburg im Breisgau

Friburg en Brisgau est considérée par certains comme la Mecque de l'Ecologie.
Nous avons pu constater qu'il s'agit d'une révolution tranquille qui ne saute pas immédiatement aux yeux mais qui, à plus d'un égard est remarquable et, de ce fait, bénéficie d'une page particulière sur ce site.

photo ci-contre : le tramway de Freiburg avec, en arrière-plan, la Porte Saint Martin.


Le cyclotouriste, un ange maudit ?

Pour la deuxième année consécutive, j'ai décidé d'effectuer un voyage à vélo de Douai jusqu'à Freiburg en Brisgau, la mecque de l'écologie avec retour en train via Lyon où je souhaitais revoir des amis. 1200 km à vélo en 15 jour avec, comme les escargots, la maison à transporter (les sacoches pour les roues et le cadre du vélo) car le TGV Lyon-Douai n'accepte pas les vélos. Des vacances durables en quelque sorte qui, même si je ne m'attendais pas à ce qu'on me couvre la tête de l'auréole d'un saint, m'ont valu plusieurs remarques désagréables d'agents de la SNCF.
Une fois de plus, j'aurais intériorisé ces vexations si je n'avais lu l'article d'Alain Leclerc dans le quotidien national Le Monde du 22/08/07 intitulé : "Les vacances des français ont un impact croissant sur l'environnement". On y apprend que les vacances des français sont responsables d'un sixième des émissions de CO2 dues aux véhicules particuliers. Un aller-retour en vacances émet en moyenne 187 kg de CO2 tandis que les petites excursions à la journée au cours de ce séjour émettent 93 kg de CO2.
Le slogan martelé pendant la campagne électorale "Travailler plus pour gagner moins" pourrait effectivement résoudre de façon radicale le problème.

Des vacances durables à vélo

Une autre alternative est le cyclotourisme.
Encore faudrait-il favoriser ce type d'alternative à l'aide d'infrastructures ! Le CIADT (1) avait adopté un Schéma National des Véloroutes et Voies Vertes en 1998. Force est de constater que, presque 10 ans après, ce Schéma Directeur en est resté à l'état de poussières d'étoiles aux franges du territoire (Aquitaine et Alsace entre autres), surtout dans les régions les plus touristiques et totalement absent dans le reste de la France.

Départ donc de Douai le vendredi 03/08/07 en hors-la-loi en empruntant les chemins de halage du Canal de la Sensée sur 40 km interdits aux vélos. Le voyage s'est poursuivi ce même jour sur la voie verte de la Sambre entre Maubeuge et Jeumont avec pas moins de 5 barrières fermées malgré la période estivale. Sur 2 d'entre elles, un passage latéral a été improvisé permettant le passage des vélos. A une troisième, un pêcheur gardait une pince multiple sur lui afin de pouvoir l'ouvrir. Pour la 4°, un éclusier compatissant m'a ouvert la barrière tout en me précisant qu'il ne devait théoriquement pas le faire. Pour la 5°, il m'a fallu enlever les 5 sacs de mon vélo et passer celui-ci par dessus la barrière car le passage latéral est trop étroit.

Je crois que, si j'avais du effectuer cette manipulation 5 fois de suite, je serais retourné chez moi et aurais loué un 4x4 pour partir en vacances en polluant comme tout le monde.

L'emprunt du RAVeL (2) en Wallonie entre Jeumont et Dinant était volontaire étant donné l'absence de véloroutes et voies vertes au Nord de la France.


Le RAVeL 2 au sud de Dinant

Je comptais continuer sur la Voie Verte de la Meuse de Givet, à la frontière belge jusqu'à Charleville-Mézières. Las, il m'a fallu déchanter : une fois de plus une voie verte qui ne respecte pas les délais de réalisation. Je me suis donc retrouvé sur l'ancienne N88.
Il m'a fallu attendre l'Alsace pour bénéficier enfin de VVV dignes de ce nom.

A Strasbourg, j'achète mon billet pour le retour Lyon-Douai. Un agent de la SNCF est heureux de m'apprendre que le TGV est accepte les vélos et m'explique doctement qu'il me faudra attendre le renouvellement des rames du Lyon-Lille pour bénéficier du même service sur la ligne que je compte emprunter. Il ne reste plus qu'à souhaiter que des cyclo-terroristes fassent sauter les rames du TGV Lyon pour accélérer ce changement de rames. Mais l'adaptation du Corail Mulhouse-Lyon a été plus pragmatique puisqu'on s'est contenté d'enlever les sièges dans un compartiment afin de pouvoir y stocker en vrac les vélos.
A Mulhouse, une charmante guichetière de la SNCF m'annonce que le transport des vélos est gratuit ! Marvellous ! Sauf qu'il s'agit des vieilles rames Corail qui ne sont pas à niveau avec le quai : il faut donc décharger les bagages, les monter, puis se faufiler avec le vélo à travers la porte étroite. Même topo bien sûr à la descente. Si ce n'est qu'un contrôleur passant dans les couloirs me menace d'une amende car le local à vélo est 4 rames plus loin et m'invite à charger mon vélo dans la rame ad-hoc au prochain arrêt. Les 5 sacs seront trimballés dans le train en marche. Chose faite pour découvrir que le vélo, même s'il reste marginal en France, commence à se développer. Nous étions 8 ce mercredi 15 août à avoir choisi la "complémentarité" train+vélo alors que le compartiment n'accepte que 6 vélos. A nouveau un agent de la SNCF qui menace de descendre un cycliste qui ne peut stocker son vélo dans le compartiment.
A Lyon, je demande une réservation pour un train peu bondé en expliquant que j'ai un vélo et 6 sacs. Merveille d'une administration kafkaïenne qui m'annonce que je n'ai théoriquement droit qu'à 3 bagages. Le vendredi 17 août au soir, je constate qu'il y a un hic : ayant rajouté un porte-bagages avant, le cadre ne veut plus rentrer dans la sacoche. Je me résous donc à m'asseoir dans le couloir sur un strapontin en compagnie d'un parachutiste qui vit son entrée à la caserne comme une entrée en religion. A chaque arrêt, il s'agit de savoir de quel côté est la descente pour déplacer le cadre du vélo sans trop gêner les personnes qui montent et descendent. Et inévitablement, un contrôleur pousse des cris d'orfraie en m'indiquant que je risque de blesser un passager. Et oui, tout le monde n'a pas la chance de tomber sur un agent de la SNCF cyclophile tel que Jean D. à moins que, tel Docteur Jekill et Mister Hide, la personnalité de celui-ci ne se dédouble entre la vie privée et la vie professionnelle. Arrivé à Douai vers minuit, il s'agit de remonter le vélo sur un quai mal éclairé. C'est alors qu'un train de marchandises estimant les quais déserts traverse la gare à toute vitesse envoyant valdinguer le sac des roues sur les voies !

L'Allemagne est-elle plus cyclophile ?

Pour Freiburg en Brisgau, incontestablement en ce qui concerne les voies cyclables et le stationnement vélo. Freiburg s'enorgueillit même d'avoir le quartier Vauban qui est un quartier sans voitures ! Une première visite du quartier impressionne par le silence qui y règne et qui n'est troublé, à intervalles réguliers, que par le bruit du tram et, bien sûr, les jeux des enfants.
Par contre les choses sont discutables pour la complémentarité train+vélo. C'est ainsi que j'aurais aimé rejoindre la frontière à une trentaine de km grâce au train. Est-ce la barrière de la langue mais on m'a collé d'office un train l'après-midi alors que j'aurais préféré partir le matin. De plus pour ce trajet, le vélo est considéré comme une personne et paie donc le même tarif. J'ai résolu le problème à la force du mollet et me suis dispensé d'emprunter les trains de la Deutshche Bahn.

Photo ci-contre : vélostation de Freiburg pouvant accueillir 1000 vélos.

Conclusion


famille allemande devant l'Office du Tourisme de Strasbourg

Les cyclotouristes-dont certains étaient en famille-que j'ai rencontrés étaient essentiellement germaniques et fréquentaient l'Alsace assez bien pourvue en voies cyclables. La seule famille de cyclotouristes allemands qui ait osé s'aventurer plus profondément en France jusqu'à Verdun, m'a confié que l'année prochaine, ils iraient en Hollande où la pratique du vélo est plus agréable et ce, malgré le climat. Faute d'un véritable réseau de VVV, la France ne pourra capter le cyclotourisme itinérant qui est un tourisme doux. Quand à moi, je continuerai à braver les cerbères de la SNCF en espérant que celle-ci ne se contente pas de promouvoir les écobilans des voyages (un voyage en train émet 12 fois moins de gaz à effets de serre) mais finisse par reconnaître la complémentarité train+vélo pour un tourisme soutenable.

  • jeudi 26 juin 2008

    SNCF, encore un effort !

    Je suis allé au guichet de la gare de Douai réserver mon billet de train pour ma virée à vélo estivale.
    Je souhaitais initialement emprunter le train entre Douai et Mulhouse.
    L'employée de la SNCF m'apprend alors que je devrais payer deux fois 10 € car il y a un changement de train à Strasbourg d'où ce tarif prohibitif représentant presque le tiers du billet de train d'une personne.
    On ne peut que regretter l'absence de communication entre les services grandes lignes et les services TER. En effet, en Alsace, comme dans de nombreuses régions françaises, les TER sont autorisés aux vélos et, de plus gratuits.
    Je me contenterai donc d'un billet Douai-Strasbourg.
P.K.

1 : CIADT : Comité Interministériel d'Aménagement et de Développement du Territoire. Depuis le 14 octobre 2005, le Premier ministre Dominique de Villepin a installé un Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT) qui se substitue désormais au CIADT.
Une circulaire du 31 mai 2001 a créé la MN3V (Mission Nationale des Véloroutes et Voies Vertes) qui a été initialement rattachée au Ministère du Tourisme et qui est, en 2007, suite à la nomination d'un nouveau gouvernement, rattachée au Super Ministère de l'Economie dont le Ministre de tutelle est Christine LAGARDE. La MN3V dispose d'une page sur le site du gouvernement français. On peut, entre autres, y télécharger au format .pdf un certain nombre de documents relatifs aux véloroutes et voies vertes (conseils d'aménagement, financements possibles, etc.)

2 : RAVeL : Réseau Autonome de Voies Lentes mis en place par le gouvernement Wallon (Belgique).
Le réseau RAVeL a officiellement vu le jour en 1995. Début 2007, selon un communiqué de presse du ministre André ANTOINE (*), du 08/06/07, il comptait 960 km (410 sur anciennes voies ferrées, 550 en chemins de halage).
Pour mesurer l'effort consenti par la région wallonne pour ce réseau, à surface équivalente, cela équivaudrait à un linéaire de plus de 31 500 km alors que le Schéma National des VVV français de 1998 ne prévoyait que la réalisation de 8000 km qui sont très loin d'être terminés. Même à population équivalente, cela conduirait à un réseau français de plus de 17 000 km de VVV!
De plus, toujours selon ce même communiqué, la région wallone compte terminer le réseau RAVeL au cours des années 2007 et 2008 en y adjoignant 400 nouveaux km grâce à un budget de 40 millions d'euros (on retrouve le prix de 100 000 € du km pour une piste cyclable), ce qui correspond à un budget vélo, rien que pour le RAVeL, de 5,9€/an/hab..
* André ANTOINE est le ministre wallon du Logement, des Transports et du Développement Territorial.

Suisse

Agriculture Ecologie Electricité Politique de mobilité Résidentiel Bâle Bienne Genève Lausanne Yverdon  

Repères

La confédération suisse a une population de 7,7 millions d'habitants (pop. fin 2008) sur 41 285 km², soit une densité de presque 190 habitants/km² plus élevée que celle de la France.

Liberté et Patrie

C'est en fait la devise de la Confédération Helvétique, tout un programme !
Nous avons en fait été particulièrement frappés par le nombre de drapeaux suisses flottant non seulement sur les bâtiments officiels mais aussi aux fenêtres des maisons et des logements. Comme le précisait un néerlandais rencontré au cours du voyage, cette surabondance de drapeaux lui évoquait les Etats Unis et son nationalisme exacerbé !
Ci-contre, photo de la Place de l'Horloge à Saint Prex prise le 30 juillet 2007. On peut y voir flotter le drapeau suisse en lien avec la proximité de la fête nationale du 1° août qui n'est un jour férié officiel que depuis 1994. On peut également remarquer à gauche de la photo, le blason de la ville dont la devise est "Laissons dire et faisons bien".
Saint Prex est une commune située dans le canton de Vaud sur le lac Léman à l'ouest de Lausanne.


Saint Prex

 

Caricature

Nous ne résistons pas à entretenir l'image d'Epinal de la Suisse : chocolats, montre et, bien sûr les banques suisses. La photo ci-contre a été prise à Lausanne et, sauf erreur de notre part, sur le trottoir d'en face, il y avait une banque.
Mais la Suisse ne se réduit pas à ce stéréotype !


 

Agriculture suisse

Vu d’un vélo, la campagne suisse ressemble à un immense jardin dans lequel la moindre parcelle est exploitée au mieux : prairies, fourrages, grandes cultures, mais aussi maraîchages, vergers et vignobles.
Cette impression est confirmée par les statistiques.

Le maintien d'une agriculture paysanne de polyculture élevage

Malgré des conditions d’exploitation bien plus difficiles qu’en France (altitude, pentes, température, exiguïté des surfaces), la Suisse a su conserver 61 800 exploitations agricoles en 2007 (1) dont 73% à titre principal ayant une taille moyenne de 17,2 ha de SAU (Surface Agricole Utile) et 20,9 ha pour les exploitations à titre principal. A peine un tiers des exploitations ont une SAU supérieure à 20 ha.
Proportionnellement, la Suisse a donc su conserver autant d’exploitations qu’en France : 1 exploitation agricole pour 121 habitants de Suisse contre 1 exploitation pour 113 habitants en France Métropolitaine (545 000 exploitations agricoles en France Métropolitaine en 2005 dont à peine 64% d'exploitations professionnelles (2)). La taille moyenne des exploitations agricoles Françaises est par contre de 50,4 ha, soit presque 3 fois plus et de 73,1 ha (3,5 fois plus) pour les exploitations professionnelles.


photo d'Alpaga prise dans une ferme à proximité d'Aarau

Même si on ne s'intéresse qu'à l'agriculture de la région Rhône-Alpes voisine en supposant que celle-ci possède de nombreuses similitudes géographiques avec la Suisse, cette région possède 45 867 exploitations agricoles dont à peine 57% d'exploitations professionnelles, la taille moyenne de ces exploitations étant de 32,6 ha (presque 2 fois plus) et de 50,7 ha (pratiquement 3 fois plus) pour les exploitations professionnelles. Si l'on considère l'ensemble des exploitations agricoles, on a donc 1 exploitation agricole pour 131 habitants ou uniquement les exploitations professionnelles, on n'a plus qu'une exploitation pour 232 habitants.
On imagine la réticence de la Suisse à adhérer à l’UE et les conséquences qu’aurait eu la PAC sur l’agriculture suisse. On s’étonne aussi du mépris de la Suisse pour les règles de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

Une agriculture subventionnée aux deux tiers

Selon un article de l’OCDE, la Suisse subventionnait son agriculture à hauteur de presque 65% (5) : de façon simplifiée, pour 3 CHF de produits vendus, l'agriculteur reçoit en moyenne 2 CHF. Ce taux est l'un des plus élevés, ce taux n’étant dépassé que par la Norvège et l’Islande.

A titre de comparaison, l’agriculture de l’OCDE n’était subventionnée qu’à hauteur de 30%.

Une politique agricole longtemps basée
sur des taxes douanières et prix garantis élevés

C’était du moins le cas dans les années 1990. C’est ainsi que dans un document non daté mais postérieur à 2002 intitulé de façon provocatrice “L’agriculture suisse est-elle vouée à la disparition”, des étudiants de l’Université de Lausanne s’offusquaient des prix garantis offerts aux produits agricoles suisses dans un pays aussi libéral. Selon ce document, les prix agricoles suisses auraient été 2 fois supérieurs à ceux de l’Union Européenne et 2,5 fois plus élevés que les prix mondiaux. Le lait suisse aurait été payé 4 fois plus que le prix payé dans l’UE et 8 fois plus que le prix mondial.
Toujours selon ce document, les produits agricoles importés subissaient un taux moyen de taxe à l’importation de plus de 80% alors que celui-ci n’est en moyenne que de 2,6% pour les produits manufacturés.

Une réorientation de la politique agricole en faveur des aides directes

De plus en plus, la Suisse s’oriente vers une aide directe de son agriculture au détriment des prix garantis pour la production agricole. Ainsi, le parlement suisse a voté une enveloppe financière de plus de 13,6 milliards de CHF pour la période 2008-2011 (environ 280 €/an/habitant) répartie entre l’aide directe (81%), les ventes (14%) et l’aide structurelle (5%). La Suisse prévoit cependant la poursuite de la diminution des exploitations agricoles exprimée de façon brutale : “Le revenu des exploitations sera stable si leur nombre continue de diminuer grosso modo de 2,5 % par an.”

Ecologie

 
photo prise à la sortie de Rothenfluh, commune du canton de Bâle

Energie électrique


centrale nucléaire de Gösgen
 

Nucléaire et houille blanche sont les deux mamelles de l'électricité suisse. En 2006 , le nucléaire fournit en effet 42,2% de l'électricité suisse tandis que l'hydraulique en fournit plus de la moitié (52,5%), les centrales thermiques classiques n'en fournissant que 5,3%.
L'électricité d'origine nucléaire est fournie par 5 réacteurs nucléaires d'une capacité totale de 3220 MW.
L'hydroélectricité est fournie à 48,1% par 90 barrages (Speicherkraftwerk) d'une capacité totale de 7960 MW et à 51,3% par 420 centrales hydroélectriques (photo ci-dessus) au fil de l'eau (Laufkraftwerk) d'une capacité supérieure à 300 kw et d'une capacité totale de 3 650 MW. La Suisse possède également un millier de microcentrales (puissance inférieure à 300 kw) mais dont la contribution à la fourniture hydroélectrique est négligeable (0,6%). A titre de curiosité, la ville de Gösgen se paie le luxe d'une centrale nucléaire et d'une centrale hydroélectrique (puissance de 51,3 MW, fourniture anuelle de 300 GWh) gérée par le groupe ATEL. L'énergie électrique renouvelable non hydraulique n'existe qu'à l'état de trace actuellement.

Politique de transports

Indicateurs de mobilité

Taux de motorisation

La Suisse comptait en 2005 3,9 millions de voitures (1) , soit un taux de motorisation de 52% en 2007 (2) ou, plus parlant, 1,2 voiture/ménage.
En 2005, 18,9% des ménages n'avaient pas de voiture, la moitié des ménages (50,6%) avaient une seule voiture, un quart des ménages (25,1%) avaient deux voitures tandis que 5,4% des ménages avaient plus de 2 voitures.
On notera que, quel que soit le pays, on observe un taux quasiment incompressible de 20% de ménages sans voiture.
On soulignera aussi 2 faits remarquables :

  • Bien que la région lémanique ait le taux de motorisation le plus élevé (538 VP/1000 habitants) après le Tessin (607 VP/1000 hab.), le taux de motorisation en région lémanique, après avoir atteint un pic en 2004, a baissé régulièrement depuis 2004 (-1,5% en 3 ans);
  • Le site de l'OFS précise également qu'un tiers des ménages habitant dans les communes-centre d'agglomération ne possèdent pas de voitures.

Sécurité routière

suisse, accidentologie routière (3)
année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 moyenne (4)
tués 583 592 544 513 546 510 409 370 384 357 349 327 431
cyclistes tués 41 48 38 26 48 42 37 35 30 27 54 34 37
cyclistes tués en % 7,0% 8,1% 7,0% 5,1% 8,8% 8,2% 9,0% 9,5% 7,8% 7,6% 15,5% 10,4% 8,6%
piétons tués 115 130 104 96 91 95 69 76 79 59 60 75 80,4
piétons tués en % 19,7% 22,0% 19,1% 18,7% 16,7% 18,6% 16,9% 20,5% 20,6% 16,5% 17,2% 22,9% 18,7%
modes actifs en % 26,8% 30,1% 26,1% 23,8% 25,5% 26,9% 25,9% 30,0% 28,4% 24,1% 32,7% 33,3% 27,3%

Remarques

4 : La moyenne a été calculée sur les 10 dernières années

La baisse de la mortalité routière est statistiquement significative au cours des 12 dernières années avec en moyenne, 26,5 tués en moins chaque année.
Ce n'est par contre pas le cas pour les modes actifs (marche à pied et déplacements à vélo) qui représentent, sur les dix dernières années, plus d'un quart des tués (27,3 %).
On n'observe pas de baisse régulière statistiquement significative du nombre de cyclistes tués qui représentent, sur les dix dernières années, plus d'un tué sur 12 dans les accidents de la route (8,6%). La mortalité des cyclistes est comprise entre 7% et 9,5% avec une année "faste" en 2002 (5,1%) et une année anormalement noire en 2009 (15,55%). On notera qu'eu égard à la part modale des cyclistes (5,3%), ceux-ci sont surreprésentés dans les victimes.
On observe, par contre, une légère baisse de la mortalité des piétons qui n'est cependant pas statistiquement significative : sur la période étudiée : le nombre de piétons tués diminue en gros de 5 personnes par an (5,4). Ceux-ci représentent 18,7% des victimes de la route sur les dix dernières années. La mortalité piétonne est comprise entre 16,5% et 22% avec une année anormalement noire en 2010 (22,9% des tués). Si l'on se réfère à la part modale de la marche à pied (45%), les piétons tués sont sous-représentés.
Inévitablement, on peut se demander s'il est plus dangereux de se déplacer à vélo. Si l'on se réfère aux parts modales, il semblerait deux fois plus dangereux de se déplacer à vélo plutôt qu'à pied (risque multiplié par 2,2). Mais, si l'on considère qu'un cycliste se déplace trois fois plus vite et donc, parcourt une distance trois fois plus longue, le risque au km parcouru à vélo est diminué de plus de 26%.
Autre phénomène troublant : il n'existe aucun lien (corrélation statistique) entre la mortalité piétonne et la mortalité cycliste ce qui semblerait mettre à mal l'adage "ce qui est bon pour les cyclistes l'est aussi pour les piétons et vice-versa". Ceci implique cependant de poursuivre la politique de modération automobile en milieu urbain défendue par l'association "Rue de l'Avenir".

La Suisse : un peuple de bobos ?
Chaque année, un couple suisse fait le tour du monde

En effet, en 2005, un suisse parcourait 19109 km.

Le suisse exemplaire pour sa mobilité quotidienne

Le suisse parcourt, dans le cadre de sa mobilité quotidienne 13233 km dont 28% avec des modes de déplacement durables : transports non motorisés (marche à pied et vélo) et transports publics (presque 3000 km en train, car postal, tram et bus).
Cette proportion est quasiment identique pour les voyages occasionnels d’une journée (1237 km/an) où les modes de déplacement durables constituent plus de 29% des distances parcourues

Parts modales

Méthodologie

L'analyse suisse des déplacements est particulièrement fine et intéressante. Elle est basée sur le concept de boucle. Ainsi, une personne qui emprunte un TC rejoint d'abord l'arrêt du TC à pied, emprunte le TC puis termine son parcours à pied pour rejoindre son lieu de destination. La notion de part modale en France ne prend en compte que le mode de déplacement dominant, à savoir le TC. L'analyse suisse considère par contre qu'il y a 3 étapes et prend en compte les étapes effectuées à pied. L'analyse française des parts modales tend donc à sous-estimer l'importance des modes dits actifs (marche à pied et vélo). Ainsi, pour la Suisse, 33% des étapes du déplacement ont été effectués en TC et 66% à pied tandis qu'en France, on considère que ce déplacement a été effectué à 100% en TC. L'approche méthodologique étant différente, il est donc difficile de comparer les parts modales de France et de Suisse.

Résultats

année marche à pied vélo Transports en commun deux-roues motorisés voiture passager ou conducteur
2005 44,9 % 5,3 % 11,5 % 1,5 % 35,6 %

Source : chiffres extraits du microrecensement 2005 présents dans le document "Le vélo dans les villes petites et moyennes" édité le 25/09/2009 lors de la 26° journée de l'association "Rue de l'Avenir".

Quelques raisons du succès des transports publics

  • Une politique tarifaire agressive
    grâce aux différents abonnements

    Plus d’un suisse sur 2 a un abonnement de transports publics
    Ces abonnements aux transport publics sont valables pour l’ensemble des transports publics : chemins de fer fédéraux mais aussi cars postaux, bâteaux, tramways et bus.
    Ces abonnements aux transports publics se déclinent sous trois formes :
    • abonnement demi-tarif : cet abonnement est valable sur toutes les lignes de car postal, sur de nombreuses lignes de navigation, sur la plupart des lignes de chemins de fer privées et de montagne, soit une réseau de 18 000 km de transport public.
      Le montant de l’abonnement est de 150 CHF pour un an (100 € environ) et est dégressif suivant la durée de l’abonnement. Il n’est plus que de 350 CHF sur 3 ans, soit moins de 80 €/an.
      En 2006, 2 millions de suisses, ou encore plus d’un quart des suisses de plus de 16 ans (26,5 %) , avaient un abonnement demi-tarif.
    • abonnement général
      Celui-ci permet de voyager sur plus de 23 500 km de réseau de transports publics.
      Son coût annuel varie de 2250 CHF (environ 1500 €) pour les étudiants à 3 100 CHF (moins de 2100 €) pour les personnes domiciliées en Suisse.
      En 2006, 300 000 suisses, ou encore 6,2% de la population de plus de 16 ans avaient un abonnement général.
    • Abonnement communautaire
      Ces abonnements communautaires ne concernent qu’une partie du territoire suisse. Actuellement, il existe 19 terrritoires communautaires sur la Suisse. En 2006, 800 000 suisses possédaient un abonnement communautaire.
      Le premier créé a été celui de la Suisse du Nord Ouest, TNW (Tarifverbund Nordwestschweiz ou tarif unifié de la Suisse du Nord-Ouest) en 1984 qui comprend les cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et une partie du canton d'Argovie (Aargau en allemand) et une population de 562 000 habitants, soit la moitié de la population de Lille Métropole Communauté Urbaine.
      7 entreprises de transport public adhèrent au TNW qui totalisent un réseau de 1246 km, presque 1000 arrêts (993), 274 bus, 328 trams et 65 rames de train.
      A titre indicatif, l’abonnement annuel TNW variait, pour les personnes résidentes, de 430 €/an pour les jeunes de moins de 25 ans à 670 €/an pour les adultes.
      Le TNW se félicitait d’avoir dépassé la barrière des 2 millions d’abonnements mensuels, soit l’équivalent de 166 000 abonnements annuels, ce qui représentait pas moins de 30% de la population du territoire !
  • Un succès inégal selon les régions linguistiques

    Alors que plus de la moitié des suisses alémaniques ont un abonnement (52,8%) en 2005, seul un tiers des suisses romands (35,5%) a un abonnement et à peine un quart des suisses italophones du Tessin (24,4%) a un abonnement.
  • Un maillage fin du territoire par les transports publics

    Le réseau suisse de voies ferrées a une longueur de presque 5700 km. Il est donc deux fois plus dense qu’en France. Si l'on prend l'ensemble du réseau de transports publics (rail, bus, réseau de villes), on arrive à une longeur totale de 26379 km, soit 1 km de réseau de transports publics pour moins d'1,6 km² de territoire. Le réseau de transports publics comporte 26 097 arrêts, soit, en moyenne, un arrêt par km : presque tous les suisses se trouvent donc en moyenne à 500 mètres d'un arrêt de transport en commun et peuvent donc s'y rendre à pied (on admet généralement que la distance moyenne parcourue à pied est de 600 mètres).
    De fait, la distance parcourue en train est presque deux fois plus importante qu’en France : chaque suisse parcourt en train en moyenne 2 150 km/an contre un peu moins de 1300 km/an/personne en France et prend en moyenne le train pratiquement une fois par semaine (49 voyages/an/personne en Suisse pour 18 voyages/an/personne en France).
  • Une fréquence de transports publics élevée

    Cette politique tarifaire diversifiée est associée à une fréquence importante des trains
    Ainsi les chemins de fer fédéraux font partir un train toutes les heures au moins (cadencement).
  • Un investissement fort dans les transports publics

    En 2006, l’Etat Fédéral accordait presque 6 milliards CHF (environ 4 milliards €) de subventions aux transports publics, ce qui correspond à une contribution annuelle de chaque ménage suisse pour les transports publics de l’ordre de 1200 €.

Carsharing

Source

UTP (Union des Transports publics) : plaquette de présentation éditée dans le cadre de l'Euro 2008

  • 1 : indicateur de développement durable du site de l'OFS portant sur les ménages possédant une voiture.
  • 2 : page du site de l'OFS (Office Fédéral de la Statistique consacrée au taux de motorisation ;
  • 3 : chiffres sur la sécurité routière extraits des rapports annuels du BPA (Bureau de Prévention de l'Accidentologie) présents dans la rubrique statistiques;

ÉTÉ : sea, sex, sun and aeroplane !

L’été venu, le peuple suisse se transforme en peuple migrateur mais certainement pas en utilisant l’“Human Powered Mobility”. En effet la mobilité occasionnelle pour les voyages avec nuitées représente 4 639 km/an dont 3 169 km sont effectués en avion, soit presque autant que les habitants des Etats-Unis (3 400 km). On retrouve ici, comme pour les 4x4 (20% des immatriculations en Suisse !), le même mépris des peuples fortunés pour la planète.

Une taxe sur les poids lourds efficace


Bâle (Basel en allemand) ; en arrière-plan, un bâtiment de l'entreprise Rhenus Logistics

Cette taxe appelée RPLP (Redevance sur le trafic des Poids Lourds liée aux Prestations) est entrée en vigueur le 01/01/2001. Cette taxe s'applique aux véhicules de 3,5 tonnes ou plus et dépend du degré de pollution des camions (1):

  • 3,07 centimes CHF/t.km ( environ 1,9 centime d'euro) pour les catégories euro 2, 1, 0 et antérieures
  • 2,66 centimes CHF/t.km (environ 1,65 centime d'euro) pour les catégories euro 3
  • 2,26 centimes CHF/t.km (environ 1,4 centime d'euro) pour les catégories euro 4, 5, 6 et ultérieures et

Grâce à la RPLP, alors que le nombre de poids lourds marchandise augmentait régulièrement depuis 1981 pour culminer à plus de 5300 véhicules/jour (trafic moyen aux jours ouvrables), l'instauration de cette taxe a contribué à faire baisser régulièrement, si l'on excepte l'année 2003, ce trafic. En 2005, le trafic poids lourds était inférieur à 4200 véhicules/jour, soit une baisse de plus de 20% en 5 ans.
On peut aussi considérer que la RPLP a contribué à l'accroissement du trafic ferroviaire de marchandises en Suisse. Le trafic marchandises exprimé en tonnes.km a augmenté de 37% entre 1997 et 2006 (2). En France, par contre, celui-ci diminuait de 24% au cours de cette même période passant de 54 milliards de tonnes.km à 41 milliards de tonnes.km.

1 : taxes appliquées depuis le 01/01/2008

Politique vélo

Communication

Bike to work

a réalisé en 2008 la troisième édition de l’opération Bike to work.

Principe

Dans chaque entreprise, les participants individuels ou en équipe de 4, s’engagent à venir travailler à vélo pendant au moins la moitié des jours ouvrés du mois de juin. L’opération fonctionne comme un jeu-concours et est dotée de nombreux prix gagnés par tirage au sort : en 2008, le premier prix pour les équipes de 4 participants était un voyage à Venise et dans le Frioul.

Motivation

L'une des raisons du lancement de l'opération "Bike to work" est en grande partie liée aux résultats du microrecensement 2005. Alors que la mobilité en vélo avait augmenté entre 1989 et 2000, passant de 292 km/pers./an à 355 km (+ 22% d'augmentation en 11 ans), celle-ci a diminué de 20% entre 2000 et 2005 pour n'être plus que de 285 km/pers./an, revenant ainsi à la situation des années 1980.

Résultats

En 2008, ce sont 11 628 équipes (+ 36% / 2007) appartenant à 873 entreprises (+44% / 2007) qui ont participé à l’opération rassemblant 45 581 participants (+ 37% / 2007). C’est donc plus de 1% de la population active suisse qui a participé à l’opération. En moyenne, les participants sont allés au travail à vélo pendant 14 jours et ont parcouru 11 km/jour. La distance totale parcourue a été de presque 7 millions de km (+6,7% / 2007), ce qui a permis d’éviter l’émission de 1291 tonnes de CO2.
A titre indicatif , cela équivaudrait à presque 300 000 participants pour une telle opération en France qui auraient parcouru presque 45 millions de km, de quoi sortir le vélo de l’anonymat autant que les vélos en libre service.

Une initiation au vélo

La conception de l’opération (côté ludique, inscription par équipe) a probablement contribué à la remise en selle d’un grand nombre de participants : auparavant, un tiers de ceux-ci n’utilisaient jamais le vélo pour aller au boulot.

Participation par région linguistique.

La Suisse romande compte 4 cantons (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud) et une population de 1,33 millions d’habitants, soit 18% de la population. Le Tessin italophone compte 325 000 habitants, soit 0,4% de la population. La Suisse alémanique compte 82% de la population.

Même si l’opération Bike to Work connaît un succès plus important en Suisse alémanique, la dissymétrie tend à diminuer au fur et à mesure des éditions. La suisse alémanique réunissait 89% des équipes en 2008 (91% en 2007), la Suisse romande réunissait 18% des équipes en 2008 (8,5% l’année précédente) tandis que le Tessin réunissait 0,8% des équipes (0,3% en 2007).

Sources

Communiqués de presse des éditions 2007 et 2008 de l'opération "Bike to work"

Bike 2 School

Slow Up

Intermodalité Train + Vélo

Apparemment, l'intermodalité train+vélo est favorisée. On a, bien évidemment, de nombreuses grandes villes équipées de vélostations (voir liste ci-dessous). Mais apparemment, les petites gares sont également équipées en garage à vélo.
C'est le cas, par exemple, de la gare de la ville d'Hägendorf qui, bien que n'ayant que 4 300 habitants, possède 4 modules couverts pouvant chacun contenir 9 vélos (soit 8,4 places de stationnement vélo pour 1000 habitants rien que pour la gare). Et un cinquième module est déjà prêt pour accueillir de nouveaux arceaux vélo !

La station vélo est équipée du système Velopa PedalParc®basic de la société suisse
On notera la disposition en quinconce des supports vélo permettant d'accroître le nombre de vélos en stationnement. on remarquera également le dispositif original permettant de maintenir le vélo droit grâce à l'axe de la pédale.
On regrette cependant que ce dispositif soit inadapté pour attacher, contrairement aux propos de l'entreprise, à l'aide d'un antivol en U, le cadre et une roue au support vélo.

Velostations

Vélostation de Bâle, quelques détails de l'une des rampes extérieures d'accès

La Suisse, bien que 8 fois moins peuplée que la France, compte, début 2008, 21 vélostations (1). Deux nouvelles vélostations sont en projet, l'une à Friburg, l'autre à Genève. Genève, ville romande de 186 000 habitants a voté fin 2006 un budget de 1,342 million de CHF (830 000 euros) pour la création d'une velostation modeste de 330 vélos qui devrait être étendue à 660 vélos (3,5 vélos/1000 hab.). La capacité de ces vélostations va de 100 places pour Solothurn, une ville de 15 000 habitants à 1600 places pour Bâle qui compte 166 000 habitants. La capacité moyenne de ces vélostations est de 361 places de stationnement vélo tandis que la capacité médiane est de 260 places de stationnement vélo.
On notera que cet équipement concerne également des villes de petite taille : la ville de Burrdorf ne compte que 15 000 habitants mais a la capacité d'accueil la plus grande par rapport à sa population (13,3 places de stationnement vélo en gare/1000 hab.). La capacité moyenne est de 7,2 places de stationnement vélo/1000 hab. en gare.
Les vélostations sont cependant loin de concerner l'ensemble du territoire suisse : les 6863 places existant actuellement équivalent à un peu plus d'une place de stationnement vélo en gare pour 1000 habitants. On notera en particulier que toutes les velostations (voir carte) sont en 2008 en zone germanophone.

ville pop. en milliers nombre de places
de stationnement vélo
nombre de places
de st. vélo/1000 hab.
Année d'ouverture
Aarau 15.7 147 9.4 1994
Basel 166 1590 9.6 2002
Berne 128 868 6.8  
Biel 50.7 405 8.9 2003
Burrdorf 15 200 13.3  
Bülach 16 150 9.4  
Chur 35.2 270 7.7  
Coire 32.2 1000 31.1  
Dübendorf 23.2 128 5.5  
Interlaken 5 300 60.0 1997
Langentahl   105    
Luzern 57.9 418 7.2  
Olten 17.2 150 8.7  
Schaffhausen 33.4 297 8.9  
Solothurn 15.1 100 6.6  
Sankt Gallen 70.4 128 1.8  
Thun 42.1 290 6.9  
Uster 30.6 200 6.5  
Wetzihan 20.5 120 5.9  
Winterthur 99.4 260 2.6  
Zürich 412.6 820 2.0  
Total   7946    
moyenne   361 7.2  
médiane   260    

1 : la capacité des velostations est extraite du site du bureau suisse de coordination des velostations cliquez sur le logo pour accéder au site ainsi que du site de Provélo Suisse pour la ville de Coire qui a reçu, pour sa vélostation, le grand prix du vélo 2007. L'information concernant la ville de Dübendorf est issue du site de la ville.

Vignette vélo

La Suisse est l'un des rares pays à avoir une vignette vélo théoriquement obligatoire dont le montant annuel est de 6 CHF (environ 4 €). Cette vignette vélo (photo ci-contre) assure au cycliste une assurance responsabilité civile qui couvre, en cas d'incident, les frais sans franchise jusqu'à 200 000 CHF en Suisse mais aussi en Europe et en Turquie.
Source : page du site des chemins de fers fédéraux (CFF) aussi appelés en allemand SBB (Schweizerische Bundesbahn) consacrée à la vignette vélo.

Suisse mobile

La Suisse à vélo :
une rapidité en contradiction
avec l’image d’Epinal de la Suisse

En 1993, quelques passionnés de cyclotourisme lançaient l’idée d’un réseau national de véloroutes et voies vertes dont la caractéristique serait, entre autres, l’uniformité de la signalétique. En 1995, la planification de “La Suisse à vélo” était effectuée et sa réalisation débutait. Ce n’est que 3 ans plus tard, en 1998, que “La Suisse à vélo” était inaugurée. Ce sont 9 itinéraires nationaux d’une longueur totale de plus de 3300 km auxquels se sont adjoints depuis 55 itinéraires régionaux d’une longueur totale de plus de 5 000 km. A titre de comparaison, cela équivaudrait pour la France Métropolitaine, proportionnellement à sa population à un schéma directeur national des véloroutes et voies vertes de 27 500 km et, proportionnellement à sa taille, à plus de 44 000 km de VVV et ceci sans compter les itinéraires régionaux ! Or, le Schéma National des VVV lancé en 1998 ne prévoit que 9 000 km et n’est toujours pas terminé plus de 10 ans après !
Actuellement ce sont, selon le site de Suisse Mobile, 150 millions de km qui sont parcourus à vélo chaque année sur ces itinéraires, soit, en moyenne 20 km/suisse/an.

Les itinéraires nationaux sont indiqués avec un seul chiffre tandis que les itinéraires régionaux sont indiqués avec deux chiffres (photo ci-contre).


jalonnement de La Suisse Mobile dans le centre d'Yverdon

Fort de son succès, l’idée a naturellement germé chez les membres de l’association “La Suisse à vélo”, de réaliser des itinéraires pour l’ensemble des mobilités douces : marche à pied, VTT, rollers mais aussi canoë kayak. C’est ainsi que la fondation “Suisse Mobile” a démarré en 2004 et a été lancée en 2008. Fait intéressant, la fondation “Suisse Mobile” est un partenariat public privé qui regroupe de nombreuses collectivités publiques mais aussi les professionnels du tourisme. L’idée est d’offrir un bouquet touristique comprenant non seulement le parcours mais aussi l’hébergement au travers, en particulier, de l’organisme “Swiss Trail”. Selon votre budget, cet organisme vous propose différentes formules : hébergement en camping, dans l’équivalent de chambres d’hôtes mais aussi en hôtel avec portage des bagages. Vous pouvez également proposer votre itinéraire à charge pour Swiss Trail de prévoir les hébergements. Au travers de “Suisse Mobile”, la Suisse est donc à l’avant-garde de l’écotourisme.

Sources

Historique : site de la fondation http://www.suissemobile.org/fr/index_fr.html
Visualisation des itinéraires : http://www.veloland.ch/fr/welcome.cfm : site en français, anglais et allemand
7 des 9 topoguides de la Suisse à vélo sont désormais disponibles sur le site de Cartovélo en août 2008 au prix de 16,50 € ou 18 €.


mittellandroute, tronçon recouvert de plaques de béton ; en arrière plan, le petit point blanc est en fait le château de La Sarraz

 


château de La Sarraz à une vingtaine de km d'Yverdon les Bains

On remarquera la présence d'une piste cyclable dans le sens de la montée

Résidentiel

Label Minergie

 

Le label Minergie est un standard de consommation énergétique pour les bâtiments qui fête son dixième anniversaire en 2008 : consommation inférieure à 38 kwh/m²/an pour une construction neuve avec un surcoût inférieur à 10% par rapport à une construction traditionnelle. A titre de comparaison, le label français pompeusement dénommé THPE (Très Haute Performance Energétique) correspond à une consommation énergétique de 88 kwh/m²/an pour la zone climatique équivalente à celle de la Suisse, soit deux fois moins exigeant. Ce standard, même s’il n’est pas obligatoire, connaît un réel succès puisque 13% des nouvelles constructions sont certifiées Minergie. Dans le cadre du Programme “Energie Suisse”, la Confédération Helvétique s’est fixée comme objectif une part de marché de 20% pour le label Minergie dans les constructions neuves.
Pour la rénovation de bâtiments (photo ci-contre), la consommation maximale est de 80 kwh/m².


photo prise à Bâle en juillet 2008

Sources

article allemand de Wikipédia sur le label Minergie. Selon des statistiques figurant sur le site de l'association logo de Minergie, ce sont 1576 bâtiments d'habitation neufs d'une surface totale de 1,06 million de m² qui ont été construits en 2007 selon le label Minergie, soit l'équivalent de 10 600 logements de 100 m². Le label Minergie a donc connu une progression de 33% par rapport à 2006 tant en nombre de bâtiments neufs (1185 bâtiments en 2006) qu'en surface habitable (794 000 m² en 2006). Selon l'Office Fédéral de la Statistique, 42 000 nouveaux logements ont été construits en Suisse en 2006. Si on se fie à la taille moyenne des logements en Suisse de 100 m², ce serait donc quasiment 19% des nouveaux logements qui auraient été construits selon le label Minergie en 2006 (7940/42000).

Suisse alémanique

Bâle

repères mobilité politique vélo tourisme  

Repères

Bâle (Basel en allemand) avec 169 000 habitants en 2007, est la troisième plus grande ville du pays après Zürich et Genève. Son territoire s'étend sur 22,8 km², soit une densité de 7400 hab. km². La ville de Bâle s'apparente donc tant par sa taille que par sa densité à la ville de Lille.
Le canton de Bâle Ville comprend quand à lui 190,3 millions d'habitants en 2006 et s'étend sur 37 km², soit une densité de 5140 hab./km²!.

Mobilité

Les tramways bâlois sont répartis sur 2 réseaux (1) :

  • les tramways urbains verts du réseau BVB (Basler Verkehrsbetriebe ou transports publics bâlois) qui roulent sur 8 lignes d'une longueur totale de 65,2 km ;
  • les tramways interurbains jaunes à bandes rouges du réseau BLT (Baselland-Transport) qui roulent sur d'une longueur totale de 51,8 km.

Le tramway bâlois a été mis en service en 1895 et, fait exceptionnel, a toujours roulé contrairement aux tramways de la Suisse romande et aux tramways français. Peut-être ceci explique-t-il le côté rétro des rames de ce tramway.
Le réseau BVB comprend aussi 1 ligne de trolleybus d'une longueur de 5 km et 12 lignes d'autobus d'une longeur totale de 96,5 km.
En 2006, le tramway bâlois a transporté 88,5 millions de personnes, soit presque autant que le métro lillois (95,4 millions de passagers) qui a approximativement la même longueur (67 km) mais qui concerne l'ensemble de la métropole lilloise pourtant 5 fois plus peuplée (1,1 million d'habitants). On retrouve la même remarque pour l'ensemble du réseau de transports en commun : 120,3 millions de personnes transportées dans le canton de Bâle-ville, soit en moyenne 1,73 voyage/personne/jour contre 140 millions de personnes transportées dans la métropole lilloise, soit en moyenne 0,35 voyage/personne/jour, c'est à dire pratiquement 5 fois moins.

Une étude plus détaillée s'imposerait pour mieux connaître les raisons du succès des transports en commun bâlois.

Sources

1 : Office fédéral de la Statistique (OFS) 1 : Article de Wikipédia : Transport ferrroviaire en Suisse.
2 : Article de Wikipédia sur Bâle
3 : BVB, Zahlen und Fakten (faits et chiffres)

Politique vélo


Le vélo ci-dessus à l'esthétique particulièrement originale, est en fait l'oeuvre du fabricant danois Pedersen dont le modèle date de la fin du XIX° siècle (1893) !

Communication

Vous pouvez vous procurer auprès de l'Office du Tourisme de Bâle, une carte cyclable payante (rien n'est gratuit en Suisse !).
2 adresses :

  • gare CFF au 36, Aeschevorstadt
  • Stadt-Casino sur la Barfüsserplatz au 14, Steinenberg

Point positif de ce parking vélo : un parking vélo en lieu et place de places de stationnements voiture
Point négatif : on déplore l'absence d'arceaux vélo. Cela implique,d'une part, d'avoir obligatoirement une béquille sur le vélo. D'autre part, le vélo est très mal protégé contre le vol pourtant important en Suisse : environ 80 000 vélos volés par an (1), soit un vélo sur 50.

Budget

En 1998, le Conseil Municipal de Bâle avait adopté une enveloppe budgétaire de 25 millions de francs suisses (1) pour les 8 prochaines années, soit 11,4 €/an/hab. !
En 2006, le Conseil Municipal de Bâle a adopté une nouvelle enveloppe budgétaire de 8 millions de francs suisses (2) pour les 5 prochaines années, soit 5,8 €/an/hab..

Velostation : ils sont fous ces suisses !


photo de la partie gratuite de la velostation de Bâle (610 vélos) prise le 25/07/08

La moitié du budget vélo de la période 1998_2005 (12 millions de CHF soit 7,2 millions d'euros) a été consacré à l'édification d'une vélostation souterraine comprenant 1300 places de vélos (soit 7,8 places/1000 hab. rien que pour la gare !) dont 610 gratuites (3).
Cette vélostation qui a été inaugurée en 2002, comprend bien évidemment des services annexes et payants tels que la location de différents types de vélos (30 CHF par jour soit 20€ par jour) dont des e-bike (vélos à assistance électrique) des toilettes payantes, des douches payantes, un service de petites réparations, d'entretien du vélo et de nettoyage du vélo.
Des lieux de restauration sont inclus dans cette vélostation.
Comme on peut le constater sur la photo ci-dessus, la velostation est comble malgré la période estivale.

Tourisme

Cathédrale de Bâle

La cathédrale de Bâle (Basler Münster en allemand) a été construite en grès rouge entre 1019 et 1500

 


Mobilité douce à Bâle sous forme de sport rude consistant à remonter le rhin à contre-courant !

Sources

1 : compte-rendu d'une émission de la télé suisse romande : entre 60 000 et 100 000 vélos volés chaque année. Provelo Belgique a tout simplement pris la moyenne de ces deux valeurs : 80 000 vélos volés chaque année en Suisse dans son article "Analyse du vol de vélos à Bruxelles et ailleurs"
2 : site de l'association IG VELO Beider Basel
3 : on mesure l'ampleur des progrès à effectuer en France quand on sait qu'en France, en 2003, selon une enquête du magazine l'Express, pour l'ensemble du stationnement vélo d'une ville française, le nombre de places de stationnement était inférieur à 7,8 places de stationnemnent vélo/1000 hab. dans les trois quarts des 56 plus grandes agglomérations françaises.

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Canton de Berne

Bienne

Repères

Bienne (Biel en allemand) est une ville bilingue de 49 600 habitants répartis sur 21 km² (densité de 2340 hab./km²).


Lac de Biel, photo prise le matin du 28/07/2008

 

La gare de Bienne contient 9 quais munis d'accès en pente douce pour les PMR (personnes à mobilité réduite). On peut se rendre en chemin de fer, à partir de Bienne, dans la plupart des grandes villes suisses : Zürich, Lausanne, Genève, Berne, Delémont et Anet.


Photo prise le lundi 28/07/2008 au matin devant le Lago Lodge

La photo ci-dessus prise devant le Lago Lodge est révélatrice du succès du cyclotourisme sur la Mittellandroute. Le Lago Lodge de Nidau situé à 2 pas du lac de Biel, est une sorte de Motel aux prix compétitifs avec ceux des auberges de jeunesse : 28 CHF la nuit (petit-déjeuner non compris) en 2008 pour une chambre avec 6 personnes munie d'une douche et de toilettes.

Canton de Vaud

Le canton de Vaud compte 651 000 habitants répartis sur 3212 km², soit une densité de 198 habitants/km².

Château d'Echandens

Le château d'Echandens fut construit par un bourgeois et bourgmestre de Lausanne, le seigneur de Denens à partir de 1554. Il fut inauguré en 1629 puis remanié au XVIII° siècle.
Bien avant Johnny Halliday, Georges Simenon (1901-1989) y séjourna de 1957 à 1963 pour des raisons fiscales.
Le domaine fut racheté par la municipalité d'Echandens en 1978 pour 2,28 millions CHF (environ 1,5 million d'euros).
Source : page consacrée au château d'Echandens sur le site http://www.swisscastles.ch/

Lausanne

Lausanne évoque (photo ci-contre) les cités dessinées par Schuiten et Peeters.

 

Repères

Lausanne est la 5° ville de Suisse avec 117 000 habitants sur 41,37 km², soit une densité de 2832 hab./km².


Vue du parvis de la cathédrale de Lausanne

Politique vélo

Stationnement vélo

374 places de stationnement vélo (1) dont 22 arceaux vélo et 330 supports (racks avec câble s'apparentant au système cyclogard) à vélo, soit un taux ridicule de 3,2 places/1000 hab.

1 : situation fin 2006 selon le Service des routes et de la mobilité que vous pouvez consulter (emplacement et photos) sur le site de Pro Vélo Lausanne

Politique cyclable : retour sur investissement immédiat

Entre 1993 et 1999, les aménagements cyclables ont stagné autour de 10 km pour l'ensemble de la ville, soit moins de 90m/hab. ou moins de 241m/km².
Ce n'est qu'à partir de 2001 que la construction d'aménagements cyclables décolle pour atteindre fin 2005 30 km d'aménagements cyclables, soit 256m/1000 habitant. Même si ces aménagements cyclables sont loin de constituer un réseau (725m/km²), ceux-ci ont contribué à faire décoller la pratique du vélo. Selon des comptages effectués sur 4 points, le nombre quotidien de vélos est passé de 1520 vélos sur l'ensemble des 4 points à presque 2400, soit une augmentation de 57% en 4 ans ou une augmentation à 2 chiffres de 11% par an.

Source

Document au format .pdf "Evolution du trafic cycliste à Lausanne"

Yverdon les bains


rue de l'ancienne poste, parking vélo devant l'ancienne poste transformée en médiathèque

Le parking vélo figurant sur la photo ci-dessus est le modèle Parc-Bike de la société suisse On espère que le montage de ce parking vélo n'est pas encore terminé. Tel quel, il peut accueillir pour l'instant 12 vélos. On peut deviner les montants gris qui n'ont pas encore été placés et qui permettent de doubler la capacité de ce parking vélo. On espère que le câble de sécurité qui permet de lutter plus efficacement contre le vol de vélos mais qui n'est vendu qu'en option, sera installé ultérieurement. on remarquera, qu'en l'état actuel, certains vélos n'utilisent pas le système d'accroche dont le seul intérêt est de maintenir le vélo droit sans abîmer la peinture du cadre.

Une politique cyclable est-elle possible dans une ville moyenne ?

Cela semble apparemment le cas. Dans le cadre de son agenda 21, la ville d'Yverdon les bains qui compte moins de 25 000 habitants, a programmé sur 5 ans (2001-2005) 50 mesures pour favoriser une meilleure sécurité des cyclistes pour un montant total de 500.000 CHF prélevé sur le budget communal. Au delà de la symbolique des chiffres et du côté modeste de ce budget (à peine 2,5 €/an/habitant), cela dénote une prise de conscience qui va au delà des mots. On aimerait voir ce même type de politique se développer en France dans les villes moyennes.
Précisons qu'Yverdon les bains compte environ 1 vélo pour 2 habitants (en France, on compte à peine 1 vélo pour 3 habitants : le parc de vélos est estimé à 20 millions de vélos).

Suisse romande

Canton de Genève

Repères

Le canton de Genève compte 442 000 habitants en 2006 et a une superficie de 246 km², soit une densité de 1782 habitants/km² équivalente à celle de la métropole lilloise.

Mobilité

Evolution

Entre 2000 et 2005 (1), on observe une baisse de 8 points des transports individuels motorisés qui ne représetent plus que 44% de l'ensemble des déplacements en 2005. On notera que ce transfert de mobilité s'est effectué au profit des modes de déplacement actifs (marche à pied et vélo) dont la part modale a augmenté de 8 points au cours de la même période.

année marche à pied vélo Transports en commun deux-roues motorisés voiture passager ou conducteur
2000 29 % 4 % 13 % 4 % 48 %
2005 36 % 5 % 14 % 5 % 39 %

Microrecensement 2000

proportion de déplacements durables (1)
boucles <= 2 km 2km< boucles <5 km
commune centre 97% 79.3%
1° couronne 95,5 % 66.7%
2° couronne 92% 49.7%
3° couronne 88 % 39.1 %

Politique de mobilité

Politique cyclable

Le réseau cyclable du canton de Genève est passé de 180km en 1987 à 290 km en 2007 (+ 5,5 km/an) pour atteindre 366 km en 2010 (+ 25 km/an !), soit une densité de presque 1500m/km² (1 488m). Un peu plus du quart (25,4%) du réseau cyclable (93 km) est concentré sur la ville de Genève (1) qui représente 42% de la population du canton mais seulement 6,5% de la superficie du canton. La ville de Genève possède donc un réseau relativement dense de 5800 m de voies cyclables/km².

Voitures toc pour un canton chic

Entre 1993 et 2003, le parc automobile genevois a augmenté de presque 16%. Le taux de motorisation y est de 53 véhicules de tourisme/100 habitants, soit l'équivalent de celui de la France. Les cantons les plus motorisés sont ceux du Tessin (59,8 %) et de Zoug (58%).

Une invasion de 4x4

Les SUV représentent plus de 20% des nouvelles immatriculations en 2003. Entre 1993 et 2003, la proportion de 4x4 dans le parc automobile genevois est passé de 10,5% à 13,9%.

Toujours plus de puissance

La proportion de V.P. ayant une cylindrée supérieure ou égale à 1800 cm3 est passée, en 10 ans, de 40,9% à 47,9%. Les automobiles de plus de 3000 cm3 ont même vu leur nombre augmenter de 28% au cours des 5 dernières années.

Frimer en Ferrari

En 2003, Le parc automobile genevois compte 1616 Porsche, 415 Ferrari, 156 Rolls-Royce et 158 Bentley. Ces voitures de luxe représentent 1,02% du parc automobile genevois, soit une misère à côté du canton de Zoug (1,34%).

Sources : ce texte a été écrit à partir des informations figurant dans le n°20 de janvier 2005 de la revue Coup d'Oeil publiée par le DEEE (Département de l'Economie, de l'Emploi et des Affaires Extérieures) intitulé : "les automobilistes genevois : "victimes de la mode ?" que vous pouvez consulter ou télécharger au format .pdf.

Genève

Repères

Genève(Genf en allemand), deuxième ville de Suisse par sa population après Zürich, compte 186 000 habitants sur 16 km², soit une densité particulièrement élevée de 11 700 hab./km²

Politique vélo

En 1989, une votation appelait à la création de 100 km d'itinéraires cyclables (la longueur totale des rues à Genève est de 180 km).
en 2004, soit 25 ans après, Genève compte 78 km d'itinéraires cyclables, soit 420 m pour 1000 habitants. Mais la ville étant densément peuplée, on a 4900 m d'itinéraires cyclables/km², ce qui constitue un réseau particulièrement dense. Ces itinéraires cyclables étaient constitués à 25% de pistes cyclables (2460m/km²), à 50% de bandes cyclables (4900 m/km²), pour 13% de rues à trafic modéré (640m/km²) pour 10% de mixité avec les piétons (490m/km²) et pour 2% de couloirs bus/vélo.
En août 2010 (1), Genève comptait 93 km d'itinéraires cyclables (+ 2,5 km/an). On retrouve en 2010, dans ces itinéraires cyclables (5 800 m/km²), la même proportion pour les BC, les PC et la mixité avec les piétons qu'en 2004, 4% en couloirs bus et 11% de rues à trafic modéré (zones 20, zones 30 et rues marchandes).
Phénomène incontournable,

Critique de la politique vélo genevoise

L'association Roue Libre a été fondée en octobre 2004 par des coursiers à vélo et compterait une centaine d'adhérents début 2009. Elle s'aparente à un collectif Vélorution qui possèderait beaucoup de professionalisme et de dynamisme.
Plus que sur le site de l'association ProVélo Genève, équivalent d'une association de la FUBicy, on peut y trouver, entre autres, une page d'humeur et même d'exaspération face au respect des voies cyclables par les automobilistes intitulée "Le musée des horreurs urbaines" mais aussi plein d'autres pages sympathiques.

Ecotourisme

Sources

  • 1 : réseau cyclable genevois : page du site de la ville de Genève consacrée au vélo :
  • 2 : évolution des parts modales dans le canton de Genève : p. 14 du "rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil sur le projet de plan directeur de la mobilité douce" remis le 30/03/2011.
  • 3 : article "Trafic marchandises sur le rail en Europe : croissance au dessus de la moyenne pour la Suisse" sur le site suisse du VÖV (Verband Öffentlicher Verkehr, Union des Transports Publics en français).
  • 4 : page 7 du document de l'OFEN (Office Fédéral de l'Energie) intitulé : "Statistique Suisse de l'Electricité 2007
5 : page consacrée au vélo sur le site de la ville de Genève
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Région Rhône-Alpes

Sur le site internet de la région Rhône-Alpes, on trouve une page consacrée au vélo. On y apprend (le site a été consulté en juillet 2008) que la région Rhône-Alpes axe sa politique sur la complémentarité train+vélo.
Ainsi cette région contribue au financement des espaces de stationnement sécurisés aux abords des gares, des consignes automatisées dans les gares, des pistes cyclables sécurisées aux abords des gares et des velostations dans les gares TER.
A titre d'exemple, Rhône-Alpes a contribué au financement du parking sécurisé et fermé (70 places) de la gare de Gières (6 300 habitants en 2004) près de Grenoble et a financé 50% du parking vélo de la gare d'Echirolles. Echirolles (35 700 habitants en 2005) possède en effet un parc relais comportant 100 places pour les voitures et 40 places (sic !) pour les vélos.

Haute Savoie

Genevois français

Repères

Selon Wikipédia, le Genevois français est l'agglomération urbaine en territoire français autour de Genève. Cette région est à cheval sur deux départements, l'Ain et la Haute Savoie et comptait 284 400 habitants en 2006. On y trouve entre autres, la ville d'Annemasse (31 100 habitants en 2011).

PDU

Un PDU a été mis en place qui recouvre une partie du Genevois français, plus précisément la Communauté Annemasse-Voiron Agglo résultant de la fusion de la Communauté de communes d'Annemasse et de celle de Voiron, la communauté de communes de Faucigny-Glières et celle du pays Rochois. Le périmètre du PDU compte environ 123 000 habitants, (à peine la moitié de la population du Genevois français) répartis sur 303 km². La densité de 406 hab./km² y est donc relativement faible et, en tout cas, plus de 4 fois inférieure à celle du canton de Genève.

Mobilité

année marche à pied vélo Transports en commun deux-roues motorisés voiture passager ou conducteur
2007 26 % 1 % 4 % 2 % 67 %

On ne peut que constater la prédominance des modes de déplacement individuels motoriséset la très faible part des TC, caractéristiques spécifiques d'une zone rurbaine.

Sources

Enquête EPOMM + document CERTU

Annecy


Pont des Amours à Annecy au bout du canal du Vassé

Repères

Annecy compte 50 800 habitants sur 13,75 km² soit une densité de 3700 habitants/km²

Politique vélo

Selon le site de la ville, Annecy possède 33 km d'itinéraires cyclables (1), soit 650 m/1000 hab. ou 2400m/km²
Chambéry possède également le stationnement vélo le plus dense des villes de France avec 1400 places de stationnement vélo répartis sur 83 points (17 places par point et 28 places pour 1000 habitants).
Signalons une initiative intéressante : un bus touristique se rendant au Semnoz, accepte les vélos.
La Communauté Urbaine d'Annecy (C2A) a mis en place un pôle de location (Velonecy) de 130 vélos (état du parc en 2008 soit 0,7 vélos pour 1000 habitants) géré par le SIBRA (Société Intercommunale des Bus de la Région d'Annecy)
Avec la présence d'un pôle universitaire de 4000 étudiants, cette commune aurait pu envisager, comme à Chambéry, une offre de location de vélos à destination des étudiants un peu plus conséquente même si des tarifs privilégiés leur sont réservés.
1 : La notion d'itinéraire cyclable est en général particulièrement étendue puisqu'elle inclut les pistes cyclables, les bandes cyclables mais aussi les rues en zone 30 et les aires piétonnes.

Isère

METRO

Il est révélateur que la SEMITAG, autorité organisatrice des transports en commun sur l'agglomération grenobloise n'évoque pas le vélo dans son dépliant 2007 concernant les 13 parcs relais de l'agglomération. on y apprend ainsi que l'agglomération comporte 2150 places de stationnement voiture dans ces 13 parcs relais. Ce dépliant n'évoque toutefois qu'un seul parking vélo de 10 places à Vallier-Catane. Il faut consulter le site de la région Rhöne-Alpes pour apprendre l'existence d'un 2° parking vélo de 40 places à Echirolles.

Grenoble

Repères

155 100 habitants (2005) sur 18 km², soit une densité de plus de 8 600 hab./km² supérieure à celle de Lille.

Un parking sécurisé et gardé de 260 vélos existe en gare de Grenoble.

De plus amples renseignements sur la Metro et Grenoblee figurent dans ce site sur la page reprenant en partie l'enquête de l'hebdomadaire Ville&Transport du 18 mai 2005.

Savoie

Mobilité

En plus des associations Roue Libre et de l'agence écomobilité présentes sur Chambéry, on citera également l'ADTC (Association pour le développement des Transports en commun) Savoie.
En juillet 2007, le département de la Savoie faisait le point sur sa politique vélo dans un document publié au format .pdf disponible sur le site de la CIPRA (Commission Internationale pour la Protection des Alpes) que l'on peut retrouver sur le site à l'aide du moteur de recherche. Ce document de trois pages évoquait l'état d'avancement de 3 véloroutes :

  • la véloroute du Lac Léman (Suisse) à la Mer, un parcours de 650 km qui mène jusqu'à la plaine camargaise et qui a son propre site internet sur lequel vous pouvez découvrir les portions déjà réalisées.
    En Savoie, cet itinéraire concerne 50 km entre Motz et Sain-Genix-sur-Guiers. En juillet 2007, 18,7 km (37% de l'itinéraire) avaient été réalisés entre 2004 et 2007 pour un coût total de 1,96 million €. Si l'on excepte le tronçon "les Benollets" de 700 mètres qui est revenu à 900 000 €, on retrouve bien le coût approximatif de 100 000 €/km (environ 109 000 €).
  • Véloroute du Grand Lac inscrite au Schéma Directeur National des Véloroutes et Voies Vertes.
    Celle-ci assure la liaison entre la véloroute du Léman à la Mer(à Chanaz) et Chambéry et a une longueur de 45km. En Juillet 2007, seuls 13 km avaient été réalisés entre Chambéry et le site des Mottets, 13 km qui portent le nom d'Avenue Verte Nord que nous avons emprunté et qui sont exemplaires : revêtement en enrobé permettant la pratique du roller et signalétique.
  • la véloroute des Préalpes en Combe de Savoie

Réchauffement climatique :
l'eau devient un or bleu en montagne !

C'est ce que semble indiquer l'article de Natalie Grynszpan

Des choix douloureux devront être faits entre les besoins de l'agriculture locale, ceux du tourisme et la production hydroélectrique.
En vallée de Maurienne, zone de production du Beaufort, les étés secs récurrents devront être compensés par une augmentation des surfaces agricoles irriguées. Les 350 ha irrigués actuellement qui consomment 650 000 m3 d'eau devront passer à 550 ha.
En vallée de Tarentaise, la présence de 300 000 lits touristiques pour une population permanente de 50 000 habitants consomme 18 millions de m3 d'eau. D'ici 5 à 10 ans, la production de neige artificielle pour les 22 stations de la vallée pourrait consommer 8 à 10 millions de m3 d'eau. Aussi le Conseil Général de Savoie craint-il un manque d'eau hivernal dans certains bassins.

Chambéry Métropole

Repères

Chambéry Métropole compte 120 400 habitants (1) sur 264 km² soit une densité particulièrement faible de 460 habitants/km²

Politique vélo

Chambéry Métropole possédait en 2003 40 km de pistes cyclables, soit 332 mètres/1000 hab. ou 152 mètres par km².
Chambéry Métropole a l'ambition de doubler la longueur de ses pistes cyclables à l'horizon 2010.
Le point fort de Chambéry Métropole est son pôle de location de 300 vélos (2,5 vélos/1000 hab.) créé en 2002 et géré par l'agence Ecomobilité.

Sources
1 : population au 01/01/06 selon l'article de Wikipédia consacré à Chambéry

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Préparatifs

  • Cartes IGN au 1/100000° n° 4, 5 , 10, 11, 12, 31, 38, 45, 45, 51 à 5€ pièce dont 8 ont été achetées pour la circonstance.
    Les cartes IGN couvrent un territoire d'environ 99m².
    On ne prend pas en compte les cartes achetées inutilement, entre autres les cartes d'un pays entier (Allemagne, Suisse) qui sont inutilisables pour un cyclotouriste car elles n'indiquent que les voies principales fortement fréquentées.
  • Guides RAVeL n°1 et 2 à 2,50 € pièce.
  • Il nous manque des cartes utilisables pour traverser la Suisse.
  • Guide Touristique des Véloroutes et Voies Vertes de France 2006/2007 édité par l'AF3V au prix de 6 €. Ce guide est également diffusé par le site de vente Cartovélo.
    Ce guide est un excellent recensement des voies vertes existantes. Il s'avère malheureusement inutilisable pour 2 raisons :
    • En 1998, le CIADT (Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire) adoptait le Schéma National des Véloroutes et Voies Vertes (vvv) en traçant au crayon un beau réseau de 8000 km. Or, 8 ans après, ce schéma n'a guère été réalisé que par bribes essentiellement le long du littoral atlantique et le long du littoral de la Mer du Nord ainsi qu'à la frontière avec l'Allemagne. On ne peut donc toujours pas traverser la France en empruntant des véloroutes et voies vertes.
    • Ce guide contient une seule carte au 1/5 000 000° agraphé au centre de l'ouvrage et donc inutilisable pour une personne ne connaissant pas la région. Peut-être serait-il souhaitable d'ajouter une carte des vvv pour chaque région, ce qui en accroîtrait la fonctionnalité, quitte à augmenter le prix de ce guide.
  • Porte-bagages avant, modèle Ergo de .
    Ce modèle a été acheté 76,50 € à La Maison du Vélo à Bruxelles.
    Tubus, modèle Ergo
    © site de Tubus
  • Matelas autogonflant Prolite 4 de et son kit de réparation acheté 114,95 € chez Seeonee à Ottignies (environs de Bruxelles)

Budget vacances 2008

du 22/07/08 à 11h42 (départ de Douai) au 06/08/08 à 12h07 (retour à Douai) : 948.19 €, soit environ 60 €/jour/personne que l'on prenne en compte les journées de voyage (train compris) ou le voyage lui-même (train non compris) dont

  • 150,2 € pour le train (15,8%)
    • 70 € pour 727 km : Douai-Strasbourg (TGV dont 10 € pour le transport du vélo);
    • 80,2 € pour 760 km : Lyon-Douai ;
  • Hébergement : 179.27 € (18,9%) dont 3 nuitées gratuites chez des amis soit 15 €/nuitée payante
  • Bars et Cafés : au moins 19,56 € (2,1 %)
  • Restaurants : au moins 113,83 € (12 %) pour 7 repas (coût moyen : 19 €/repas)
  • achat de vivres : au moins
  • Musées : 15 € (1,6 %) dont
    • Musée Unterlinden de Colmar : 7 € (audioguide inclus)
    • Kunstmuseum de Bâle (Basel) : 8 €
  • Cartes Postales : au moins 31,8 € (3,4 %) ;
  • crème solaire : 12,75 €(2,9 %)
  • Chambre à air de rechange : 5,8 € (0,6 %)
  • 85 € (9,0%) : achat d'un nouveau duvet pour remplacer l'ancien après plus de 25 ans de bons et loyaux services
  • carte mémoire 2 GO pour APN : 9,5 € (1 %)