Développement soutenable en France

Repères

La France métropolitaine compte, au 1° janvier 2011, environ 63,1 millions d'habitants (0) répartis sur 551 500 km² (112 habitants/km²) et 26.35 millions de ménages en 2007.

Agriculture française

internet

Agriculture biologique : état des lieux fin 2010

Fin 2010, 20604 exploitations étaient engagées en agriculture biologique, soit 4% des exploitations françaises. Les superficies agricoles en mode bio représentaient 845 440 ha, le tiers étant en phase de conversion, soit 3,1% de la surface agricole utile. On notera qu'après une phase de stagnation de 2002 à 2007 tant au niveau du nombre d'exploitations que des surfaces en bio, ces deux critères sont depuis repartis à la hausse : de 2007 à 2010, le nombre d'exploitations bio s'est accru de 72%, soit de presque 20% par an et la surface en bio,(y compris les surfaces en conversion, de 52%, soit de 15% en moyenne annuelle.

Sources

Chapitre "la bio en France, de la production à la consommation", édition 2011 réalisé par qui fait, entre autres, un travail statistique remarquable sur la bio en Europe mais aussi dans le monde.

Quelques sites internet

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Bâti

Repères

Selon l'INSEE, la France comptait, en 2006, 26,3 millions de résidences principales d'une superficie moyenne de 91m², soit presque 2400 millions de m² de résidences principales. En 2012 (1), la France compte 27,7 millions de résidences principales dont 8,5% de logements vacants (2,36 millions) !

La France se targue également d'avoir l'empire Bouygues, un empire tentaculaire qui sévit dans les média (téléphonie, TF1) mais aussi dans le bâtiment et les travaux publics. La sortie du tout béton (ce matériau consomme une énergie grise très importante) paré de brique ou de pierre pour faire couleur locale, est encore très éloignée.
Si l'on excepte quelques constructions en terre réalisées en région Rhône-Alpes sous la direction du laboratoire CRATerre de l'ENSAG (Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble), les réalisations concernent essentiellement quelques trop rares bâtiments publics dits HQE (haute qualité environnementale) ou quelques projets d'écoquartiers qui sont pour l'instant encore dans les cartons comme dans la métropole lilloise ou dans le Douaisis. Et encore, lorsque certains bâtiments publics intègrent certains principes de l'écoconstruction, il suffit que le budget initialement prévu soit dépassé (ce qui est la plupart du temps le cas) pour que la connotation écologique soit abandonnée (c'est le cas de la nouvelle salle municipale d'Auberchicourt dans le Nord qui prévoyait initialement la récupération des eaux de pluie mais cette idée ne s'est finalement pas concrétisée). La région Nord-Pas de Calais serait en pointe pour l'écoconstruction au grand étonnement d'un élu vert régional.

Sur le Douaisis, un projet d'écoquartier a été annoncé à grands renforts de publicité sur la zone actuellement agricole du Raquet qui couvre pas moins de 400 ha ! Mais on craint le pire car la CAD aime les projets au rabais et mal ficelés, le "tramway" en étant une illustration parfaite. Au vu des dernières informations parues dans la presse, on déchante sérieusement. Ainsi, on ne sait toujours pas si la desserte par le tramway verra le jour avant la sortie de terre de ce projet immobilier, ce qui serait pour le moins un comble pour un écoquartier. Il semblerait de surcroît que l'écoquartier ne constitue qu'un effet d'annonce et ne concerne qu'une infime partie de la zone urbanisable. Le reste devrait être vendu par lots pour réaliser ces atroces zones pavillonaires avec leurs maisons ayant un garage accueillant au moins deux voitures, les maisons étant inévitablement isolées au milieu de leur pelouse. Une fois de plus on aura un habitat peu performant tant pour les économies d'énergie (perte de chaleur par tous les côtés) que pour la densité de l'habitat.

Pour l'écoconstruction, on en reste donc aux réalisations individuelles dont, entre autres, celle réalisée par Thierry Baffou et Cathy Dubourg en Mayenne, expérience relatée dans l'émission Terre à Terre de France Culture du samedi 11 février 2006.

Repères : RT 2005

Zone climatique Combustibles fossiles
en kwh primaire/m²/an
chauffage électrique
(y compris pompe à chaleur)
en kwh primaire/m²/an
H1 130 250
H2 110 190
H3 80 130

Le label HPE (Haute Performance Energétique) correspond (2) à une consommation d'énergie inférieure de 10% à la consommation conventionnelle de référence définie par la RT 2005.
Le label THPE (Très Haute Performance Energétique) correspond à une consommation d'énergie inférieure de 20% à la consommation conventionnelle de référence définie par la RT 2005.

Objectifs

Les objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement pour 2020 étaient triples (3)

Situation actuelle

La consommation actuelle des 31,3 millions de logements français est de 240 kw/m²/an !
19 millions de logements (61%) datent d'avant 1975 et les premières réglementations.

Rénovation ou EPR ?

L'isolation d'un appartement coûterait entre 15 000 et 25 000 €.
Le coût de l'EPR finlandais est de 4,5 milliards €. Cette somme allouée à l'isolation thermique permettrait de rénover 300 000 logements. Or, selon Thierry Salomon, directeur de Négawatt, l'habitat ancien consomme 300 kwh/m². En admettant que l'isolation permette de réduire la consommation énergétique de 300 kwh/m² à 100 kw/m², ce qui est techniquement et économiquement réalisable (on est loin du label Minergie) et que la surface habitable par logement soit de 100 m², le coût d'un EPR permet donc d'économiser 6 milliards de kwh (300 000x200x100), soit 6000 GWh ou l'équivalent de la production d'un demi-réacteur EPR. On admet que l'EPR qui a une puissance de 1,6 GW a un facteur de charge de 80% et fournit donc 1,6x365x24x80/100 = 11 200 GWh. Si on admet que l'Etat finance à 50% l'isolation thermique du logement et que le particulier finance les autres 50%, l'économie d'énergie réalisée par le particulier permet d'amortir son amortissement en 6 ans. On a considéré comme prix de du kwh électrique le prix moyen entre le tarif heure creuse (0,0472 €) et le prix heure pleine (0,0803 €), prix d'août 2007 . Dans ce cas, l'économie réalisée par l'isolation de ces 600 000 maisons équivaut à la production du réacteur EPR ! Notons au passage que le prix minimum garanti pour l'énergie éolienne de 8,2 centimes le kwh se rapproche fortement du prix payé par le consommateur !

Tertiaire : un gouffre énergétique

Selon l'article

paru dans l'édition du 09/01/08 sous la plume d'Isabelle Rey-Lefebvre , dans le secteur tertiaire, "la consommation moyenne d'énergie atteint 327 kwh/m²/an (1) soit une consommation trois fois supérieure au niveau du label "Haute Performance Energétique" (HPE), [....] sans parler du label "Très Haute Performance Energétique" qui est de 50 kwh/m²/an". selon l'IFEN, la consommation énergétique du secteur tertiaire ne serait que de 212 kwh/m²/an. Celle-ci n'en demeure pas moins deux fois supérieure à l'objectif HPE. Précisons qu'en 1998, le secteur tertiaire avait une surface chauffée de 769 millions de m².

La Maison de José Bové

Maison de José Bové © photo Denis Cheyssou

La dernière en date est la maison de José Bové évoquée dans un reportage du quotidien Le Monde paru le 04/09/2006.
Celle-ci est une maison en bois autoconstruite qui respecte la plupart des critères de l'écoconstruction et qui a été érigée sous la direction de Patrick Ballester. Patrick Ballester est un architecte régional adepte des maisons écologiques qui a fondé l'entreprise de construction Nature et Habitat. Ainsi, cette maison est construite à partir de matériaux totalement écologiques : murs en épicéa, gouttières de cuivre, aucune peinture chimique, aucun vernis polluant, isolation en liège des murs et des planchers, cloisons en "fermacel", une sorte de placoplâtre composé de gypse naturel et d'ouate de cellulose.
Il est regrettable d'apprendre que la plupart de ces produits sont importés d'Allemagne alors que la France dont 29% du territoire est boisé, possède, avec ses 150 000 km² de forêts, la quatrième forêt d'Europe (1). Les pièces en bois sont prédécoupées : on emboîte et on visse (pas de clous !). Le toit sera bien évidemment végétalisé, l'eau chaude sera produite à 40% par des panneaux solaires et le chauffage fourni par un gros poële fonctionnant avec des granulés de bois. Les toilettes sont, cela va de soi, des toilettes sèches.
Le coût : 1000 € le m² la maison brute pour une maison sur pilotis édifié sur trois niveaux, soit un prix plus que concurrentiel par rapport aux pavillons tape à l'oeil ou en pseudo style régional.

Lors de la demande de permis de construire, on est abasourdi de la réponse de l'architecte conseil de la DDE (Direction Départementale de l'Equipement) qui stipulait : "votre projet ne s'inscrit pas dans l'architecture vernaculaire du Larzac". Malheureusement le ridicule n'a jamais tué personne !
On regrette également le titre du Monde légèrement racoleur "La maison New-Age de José Bové", le terme new-age étant souvent associé à un mysticisme de mauvais aloi.

Il ne reste qu'à souhaiter que ce type d'initiative aille au delà des supermilitants de l'écologie et s'étende dans un premier temps aux vedettes du show-bizz et de la politique avant de devenir rapidement une norme pour toute nouvelle construction.

Sources

Quelques sites internet

 

 

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Energie

Consommation d'énergie

Selon le bilan de RTE, la consommation intérieure d'électricité était de 478,4TWh en 2006 (1). La consommation finale d'électricité, c'est à dire l'électricité finale consommée par les différents secteurs de l'économie a, quand à elle, été,de 427,6 TWh. On aurait quand-même aimé savoir où sont passés ces 50.8 TWh qui représentent tout de même presque 11% de la consommation intérieure (perte dans les réseaux ?).
Le secteur résidentiel-tertiaire représente les deux-tiers de la consommation électrique en France soit 279 Twh !
Le secteur résidentiel seul consomme 148 TWh, soit 2345 kw/pers./an.
Cette consommation du résidentiel se répartit entre

  • le chauffage électrique : 32% ou750 kw/pers./an ou 47,4 Twh, soit l'équivalent de la production de 8 réacteurs nucléaires de 900 MW ! On notera que l'auteur de l'article parle naïvement du développement du chauffage électrique qui constitue une "particularité française". (Ne fallait-il pas justifier le surdimensionnement du parc nucléaire français ?).
  • l'eau chaude sanitaire et la cuisson qui représentent 22% de la consommation des ménages ou encore 32,6 TWh, soit 515 kwh/pers./an. Cette consommation électrique ne pourrait-elle être en partie substituée par le solaire thermique, énergie gratuite mais sous-développée en France ?
  • les usages spécifiques qui représentent 46% de la consommation ou encore 69,4 TWh en 2006, soit presque 1100 kwh/français/an. Comme le souligne la DGEMP, cette consommation a augmenté de 75% (+ 3,6%/an) entre 1990 (39,6 TWh) et 2006 ! En cause, l'accroissement du nombre d'appareils électroménagers dans les appartements.
    A titre indicatif, ces 30 TWh de consommation d'électricité spécifique supplémentaire entre 1990 et 2006 équivalent à la production électrique de 5 réacteurs nucléaires de 900 MW chacun !

ligne THT sur la D35 entre Marchiennes et Flines Lez Râches

Comparaison européenne

CONSOMMATION ELECTRIQUE EN 2007

consommation interne en TWh énergie
en TWh
industrie en TWh
"résidentiel tertiaire" conso/hab. en MWh Résidentiel-tertiaire
conso/hab. en MWh
rang
Italie 319 9,6 146 163,4 5,3 2,7 1
Portugal 49 0,9 17,7 30,4 4,6 2,9 2
Espagne 263 6,9 111 145,1 5,9 3,3 3
Allemagne 543 16,6 228,9 297,5 6,6 3,6 4
Grèce 58 2,6 14,9 40,5 5,2 3,6 5
Royaume Uni 350 9,9 115,8 224,3 5,8 3,7 6
Pays-Bas 112 5,4 42,9 63,7 6,8 3,9 7
Irlande 25 0,1 8,1 16,8 5,8 3,9 8
Autriche 60 1,5 25,9 32,6 7,2 3,9 9
Belgique 86 3,5 40,8 41,7 8,1 3,9 10
Danemark 35 0,8 10,3 23,9 6,4 4,4 11
France 448 19 138,1 290,9 7,3 4,7 12
Luxembourg 7 0 4,3 2,7 14,2 5,5 13
Finlande 87 1 46,8 39,2 16,5 7,4 14
Suède 136 4,2 58,2 73,6 15 8,1 15
UE 15 2578 81,7 1009,4 1486,9 6,6 3,8

Rappel

1 MWh = 1000 kwh

Sources

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Production d'électricité en France

Energies renouvelables

Repères

En 2007, l'Union Européenne s'est engagée avec le paquet énergie climat à utiliser 20% d'énergies renouvelables dans son mix énergétique en 2020. L'objectif assigné à la France qui a été repris par la loi Grenelle 1 consiste à atteindre 23% d'énergies renouvelables en 2020 dans la consommation totale d'énergie.
La meilleure énergie est bien sûr celle qu'on ne consomme pas. Mais tout ce qui est invisible n'est pas trés médiatique, la politique d'économie d'énergie manque donc de consistance.
Le charme des énergies renouvelables réside dans leur diversité. Outre les 3 énergies renouvelables (biogaz, éolien, géothermie, photovoltaïque) que nous évoquons sur cette page, Eurobserv'er recense d'autres énergies renouvelables rien que pour la production d'électricité.

Biogaz

Le biogaz, avec une capacité installée de 190,75 MW fin juin 2011, soit à peine la moitié d'une seule Centrale Electrique à Cycle Combiné Gaz (CCCG), est une énergie renouvelable émergente et appelée à rester marginale. La production électrique française des centrales au biogaz était de 1,005 TWh en 2010, soit presque 10 fois moins que l'éolien (9,6 TWh en 2010) mais presque 2 fois plus que le photovoltaïque pourtant très médiatisé (0,656 TWh en 2010). Avec un objectif de 625 MW de centrales électriques au biogaz en 2020 et une production électrique de 3,7 TWh, celui-ci restera une source d'énergie renouvelable marginale en ne représentant qu'à peine 0,75% de la consommation électrique française moyenne au cours des 6 dernières années (2007 à 2012) qui était de 490 TWh. Cette filière a connu cependant une belle progression au cours des 3 dernières années. La capacité installée est en effet passée de 165 MW au 01/07/2010 à 232 MW au 01/07/2012, soit une augmentation moyenne de 33,6 MW/an ou de 18,6% par an. Là encore, il y a fort à craindre que, malgré un objectif 2020 frôlant le ridicule, celui-ci risque de ne pas être atteint. Au cours des 8 années qui nous séparent de 2020, il faudrait en effet que 49 MW soient installés chaque année, soit une augmentation de 46% par rapport aux 3 dernières années.

Sources

Eolien

Quelques repères


© site de l'ADEME

La programmation pluriannuelle d'investissements de production d'électricité de 2009 s'est fixé pour objectif un parc éolien installé de 25 000 MW (19 000 terrestre et 6 000 maritime) en 2020 (1).

Production éolienne par région en 2010

régions puissance éolienne
fin juin 2011 en MW
rang Production 2010 en Gwh rang facteur de charge rang
Auvergne 169 12 233 12 21% 7
Basse Normandie 215 10 301 11 19% 13
Bourgogne 70 15 89 16 16% 17
Bretagne 688 3 925 5 21% 7
Centre 540 5 1088 3 22% 5
Champagne-Ardennes 892 1 1018 4 20% 11
Corse 18 18 27 18 17% 16
Franche Comté 30 17 52 17 20% 11
Haute Normandie 195 11 215 13 14% 18
Languedoc Roussillon 450 6 1201 2 34% 1
Lorraine 598 4 834 6 18% 15
Midi-Pyrénées 374 9 697 7 24% 4
NpdC 407 8 588 9 21% 7
PACA 47 16 120 15 30% 3
Pays de la Loire 428 7 634 8 22% 6
Picardie 788 2 1339 1 21% 7
Poitou Charentes 144 14 214 14 19% 13
Rhône Alpes 150 13 384 10 33% 2

Quelques remarques

Trois régions : les régions Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes se distinguent par un facteur de charge particulièrement élevé supérieur ou égal à 30%. Or, malgré le fort potentiel éolien de ces 3 régions, leur puissance éolienne y est relativement faible : parmi les 22 régions françaises métropolitaines, les régions PACA et Rhône-Alpes se stiuent en deuxième partie du tableau en termes de classement par puissance éolienne et ce alors que la région PACA est fortement déficitaire en électricité.

Suivi Eolien en France

On peut consulter les informations sur au moins quatre sites

Sources

photovoltaïque

L'alternative entre le nucléaire et la bougie est terminée !

L'organisme Observ'er (1) nous apprend que, fin septembre 2013, 4 478 MWc photovoltaïques étaient reliés au réseau en France, soit 83% de l'objectif national de 2020 qui est de 5 400 MW.
La production électrique photovoltaïque reliée au réseau a été de 4 446 GWh en 2012, soit une facteur de charge de 12,5% (4058 MWc étaient reliés au réseau en 2012) près de 10 points inférieur à celui de l'éolien terrestre : l'électricité d'origine éolienne était de 14 789 GWh pour une puissance installée de 7 623 MW, soit un facteur de charge de 22,1%.
Malgré le décollage de la production d'électricité photovoltaïque qui n'est devenu réel quà partir de 2009, les 4 446 GWh produits ne représentent que 0,9% de la consommation électrique française (la consommation brute d'électricité a été, en 2012, selon RTE de 489,5 TWh de 489,5 TWh ou 489 500 GWh).
Lançons-nous dans un calcul un peu farfelu. L'électricité d'origine photovoltaïque représente 68 kwh/hab. (la population française était de 65,25 M hab. en 2012 selon l'INSEE). Ceci équivaut à la consommation d'une ampoule basse consommation de 23 Watts 8h par jour pendant 365 jours ou à celle de plus de 6 ampoules basse consommation de 15 Watts pour une famille de 4 personnes. Certes, notre consommation électrique actuelle est bien plus élevée : la consommation d'électricité spécifique, c'est à dire hors chauffage et eau chaude sanitaire est de l'ordre de 1 100 kwh, soit 16 fois plus importante. Cependant, l'alternative entre le nucléaire et la bougie est d'ores et déjà obsolète.

 

photovoltaïque au 31 septembre 2013
Régions population puissance en MWc rang puissance/hab. en kWc rang
Alsace 1 861 020 121 12 0,065 12
Aquitaine 3 303 392 452 3 0,137 4
Auvergne 1 355 630 164 9 0,121 6
Basse-Normandie 1 479 242 50 19 0,034 17
Bourgogne 1 643 931 117 13 0,071 11
Bretagne 3 259 659 146 11 0,045 15
Centre 2 572 931 150 10 0,058 14
Champagne-Ardenne 1 333 497 80 15 0,060 13
Corse 322 120 90 14 0,279 1
Franche-Comté 1 177 906 32 21 0,027 18
Haute-Normandie 1 848 102 48 20 0,026 19
Île-de-France 11 978 363 66 18 0,006 22
Languedoc-Roussillon 2 727 286 411 4 0,151 3
Limousin 741 047 78 17 0,105 8
Lorraine 2 350 657 198 8 0,084 9
Midi-Pyrénées 2 946 507 468 2 0,159 2
Nord - Pas-de-Calais 4 052 156 79 16 0,019 20
Pays de la Loire 3 658 351 282 6 0,077 10
Picardie 1 924 737 31 22 0,016 21
Poitou-Charentes 1 792 159 200 7 0,112 7
Provence-Alpes-Côte d'Azur 4 937 445 616 1 0,125 5
Rhône-Alpes 6 393 470 283 5 0,044 16
France métropolitaine 63 659 608 4162      
DOM 1 883 308 318   0,169  
France métropolitaine et DOM 65 542 916 4480      

Sources

Géothermie

Contexte

Le chauffage, qui représente 30 % de la consommation énergétique du secteur tertiaire et 75 % de celle du secteur résidentiel.

Trois grands types de géothermie

Géothermie de surface

La géothermie de surface encore appelée géothermie très basse température, peut exploiter la chaleur d'une petite nappe phréatique dont la température peut varier de 12°C à 30°C. Elle exploite cependant le plus souvent la chaleur "sèche" du sol qui est de 14°C et s'élève de 4°C tous les 100 mètres. Cette chaleur est recueillie sous la maison par des tubes placés horizontalement ou verticalement et est ensuite portée à la température de chauffage nécessaire au moyen d'une pompe à chaleur géothermique (PAC). Les capteurs horizontaux, installés à 60-80 cm de profondeur, équipent souvent les constructions neuves plutôt que les anciennes, car il est nécessaire de retourner le jardin pour les placer. Les tubes verticaux plongent jusqu'à 80 mètres. Les pièces sont ensuite chauffées soit par le plancher, soit par des radiateurs basse température. La chaleur dégagée serait très agréable et l'air moins sec qu'avec un chauffage électrique. L'intérêt supplémentaire de ce système est qu'il peut, au moyen d'une petite adaptation, se transformer en climatiseur en été.

Géothermie profonde

Celle-ci utilise les grands réservoirs géothermiques d'eau chaude (température de 56°C à 85°C à 1 800 mètres de profondeur) tels que le Dogger dans le Bassin Parisien. L'exploitation de la géothermie profonde relève plutôt des collectivités locales : il s'agit ici de la géothermie profonde basse température.
On trouve aussi de la géothermie profonde sur roches fracturées avec de l'eau à une température supérieure à 150° mais à une profondeur supérieure à 3000 mètres : c'est le cas de la centrale géothermique à Soulz sous forêts en Limagne.

Géothermie haute température en milieu volcanique

On exploite ici de l'eau à une température de 150° se trouvant environ à 1000 mètres de profondeur. C'est le cas du site de Bouillante en Guadeloupe.

Croissance exponentielle des pompes à chaleur

Selon l'Association française pour les pompes à chaleur, leur nombre serait passé de 1 700 en 1997 à 25 200 en 2005 (soit une augmentation annuelle de 40% entre 1997 et 2005) et devrait s'élever à 500 000 en 2010 (soit un taux de croissance de 82% au cours de cette seconde période). A titre indicatif, la France comptait environ 14 millions de maisons individuelles en 2002 (1). Le taux d'équipement des maisons individuelles en géothermie qui est actuellement de 0,2%, ne devrait atteindre que 3,6% à l'horizon 2010

Coût d'une installation

Pour trouver la meilleure solution, il vaut mieux être conseillé par un bureau d'études. "Il faut compter en moyenne 15 000 euros, capteurs compris, pour équiper une maison de 130 m²", affirme Jean-Luc Dufresne, directeur commercial de la société France Géothermie. A cela il faut ajouter le coût du terrassement : 1 500 euros pour les capteurs horizontaux et 140 euros le mètre linéaire pour les capteurs verticaux.

Avantages fiscaux

L'installation d'un chauffage par géothermie bénéficie d'un crédit d'impôt de 40%

Freins au développement de la géothermie en France

Il reste à bien organiser la filière pour fournir aux particuliers et aux entreprises des garanties de qualité tant au niveau du chauffage que des forages.

Retard français

Actuellement, seulement 8 % des logements neufs sont équipés en géothermie dans notre pays, contre 95 % en Suède et 65 % en Suisse.

Bilan énergétique de quelques moyens de chauffage

Selon l'article du Monde, pour chauffer une maison de 130 m², le fioul émet 4 tonnes de CO2 par an, le gaz 2,8 tonnes, le chauffage électrique 1,9 tonne, le solaire 1,8 tonne et le chauffage géothermique utilisant une pompe à chaleur seulement 1 tonne.

En savoir plus : www.geothermie-perspectives.fr

Informations extraites d'un article de Christiane Galus paru dans le quotidien Le Monde du 07/03/07
et du site internet de la centrale de Soulz

Sur le Douaisis

Monsieur et Madame Caruyer sont des agriculteurs biologiques (méthode Demeter) qui pratiquent la vente en direct à la ferme, 559, rue Saint Amand à Douai et sont présents sur le marché de la Place Saint Amé à Douai le samedi matin. Ceux-ci ont installé un chauffage géothermique avec capteurs horizontaux qui diffuse sa chaleur par le sol dans leur maison qu'ils ont fait construire récemment.

1 : Source : Observatoire de l'énergie : "20 ans de chauffage dans les résidences principales en France de 1982 à 2002, octobre 2004, document consultable sur le net

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Transports

Pour les transports, nos gouvernants n'ont toujours pas compris que les transports publics et le vélo ne constituaient pas une concurrence déloyale pour les deux multinationales de l'automobile qui ont encore leur siège social en France, à savoir PSA et Renault. Certes la France a deux constructeurs de vélos (MBK et Gitane) mais on ne peut pas dire que ceux-ci brillent par leur sens de l'innovation. C'est ainsi que le vélo couché reste essentiellement une spécificité de fabricants hollandais (voir le reportage sur les championnats du monde 2006 de vélos couchés). Pour les vélos couchés, la France ne possède que quelques bidouilleurs sympathiques adeptes de l'autoconstruction. Tant que la France n'adoptera pas une politique cyclable digne de ce nom qui se traduise par une véritable infrastructure cyclable, le vélo demeurera un mode de déplacement marginal (2,8 % de l'ensemble des déplacements pour la France entière en 2008 et même 2% dans la plupart des grandes agglomérations quand ce n'est pas encore moins). Il est donc tout à fait logique que les français soient aussi peu à investir dans un vélo haut de gamme pour leurs déplacements quotidiens ou un vélo couché (1500 € au minimum).

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Energies renouvelables en région

SRCAE

La loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 dite loi Grenelle II, prévoit dans son article 68 la réalisation d'un schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie. Ce schéma doit être élaboré conjointement par le Préfet de région et le Président du Conseil régional. Ces SRCAE sont l'occasion de faire un bilan énergétique qui évoque aussi les énergies renouvelables.

Alsace Aquitaine Auvergne Basse Normandie Bourgogne Bretagne Région Centre Champagne-Ardennes Franche-Comté
Haute Normandie Languedoc Roussillon Limousin Lorraine Midi Pyrénées Nord Pas de Calais PACA Pays de la Loire Picardie Rhône Alpes

Notre idée est partie du dossier paru dans le magazine Latitude Nord N°2 de janvier 2008 sur les énergies renouvelables. Nous voulions comparer la situation du Nord-Pas de Calais avec ce qui se passait dans les autres régions. La France compte 22 régions sans compter les DOM-TOM.
Peine perdue, quelle que soit la région, nous n'avons trouvé aucun site qui fasse le bilan annuel de l'année précédente pour les différentes énergies renouvelables avec des modes de comparaison homogènes sauf pour l'éolien avec le site de l'ADEME http://www.suivi-eolien.com/ (1). Ce rôle que pourrait jouer l'ADEME nous semble pourtant utile.
Ainsi, l'information remonterait puisque l'Institut Eur'Observer établit ce bilan chaque année mais ne redescendrait pas auprès des citoyens.
Autre pays, autre mentalité, on se prend à rêver quand, au cours d'une conversation avec un membre de l'organisme Freiburg Futour, celui-ci nous indiquait qu'il existait une véritable émulation entre les différentes villes et les différents Länder allemands sur le développement des énergies renouvelables.
Mais, pour qu'il y ait émulation, encore faudrait-il qu'il puisse y avoir comparaison, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle.
Nous n'avons trouvé que des données disparates difficilement utilisables car on se trouve ici dans un domaine où l'évolution est rapide : ainsi, au niveau de l'Europe, entre 2005 et 2006, la puissance éolienne cumulée installée , a augmenté de 18,6%, la surface cumulée de solaire thermique a connu aussi une croissance à deux chiffres puisqu'elle était de 16,6%.
La France connaît enfin un frémissement dans ce domaine suite aux directives européennes : l'éolien y a cru de 107% entre 2005 et 2006. Quand au solaire thermique, la surface cumulée y a cru de 29,6%.

Notes

Sites internet

Alsace

Repères

1,85 million d'habitants en 2006 sur 8280 km², soit une densité de 223 hab./km².
L'Alsace a un régime de vent peu favorable aux éoliennes actuelles : son potentiel éolien représente 1,1% du potentiel éolien français et sa capacité éolienne est nulle au premier trimestre 2010.

SRCAE

Le SRCAE d'Alsace a été lancé le 12 juillet 2010 et est évoqué sur la page de la DREAL Alsace.
Bien que toujours dépourvue d'éoliennes en 2013, le SRCAE d'Alsace a défini un objectif de 100 MW éoliens à l'horizon 2020 (cela correspondant à environ 50 éoliennes).

Géothermie

L'Alsace possède le premier site d'étude de géothermie profonde à Soulz-sous-Forêts, un projet cofinancé par l'UE, l'Allemagne et la France. Ce projet s'est concrétisé par l'inauguration d'une centrale électrique géothermique d'une puissance de 1,5 MW inaugurée en juin 2008. Comme le souligne le site internet de ce projet, la transformation du watt thermique en watt électrique n'a qu'un rendement compris entre 10% et 14%. Une utilisation plus efficente de la géothermie profonde impliquerait donc l'exploitation directe de la chaleur dans un rayon de quelques kilomètres autour du site.

Source

Solaire thermique

L'Alsace possède 60 000 m² de solaire thermique fin 2007 (1) dont presque le quart (14 000 m²) a été installé en 2007 réparti sur un peu moins de 2200 installations (2189 exactement).
L'Alsace a, pendant longtemps, été citée en France pour son développement du solaire thermique. Avec 32,4 m²/1000 habitants en 2007, cette région se situe encore en 2007 au dessus de la moyenne nationale peu enviable de 22,6 m²/1000 habitants.

Sources

Aquitaine

Repères

L'Aquitaine compte en 2012, 3,3 millions d'habitants (5,2% de la population métropolitaine) répartis sur 41 000 km² (7,6% de l'hexagone), soit une densité de 77,5 hab./km² bien inférieure à la moyenne française.

SRCAE

Le projet de schéma régional Climat Air Énergie (SRCAE) a été soumis à la consultation publique du 6 mars 2012 au 6 mai 2012. Il comprend le projet lui-même, le SRE (Schéma Régional Eolien) et des annexes. La page du site du Conseil Régional consacrée au SRCAE envoie un lien vers l'ensemble de ces documents.

SRE

L'Aquitaine, en termes de potentiel éolien, a une configuration plus favorable que l'Auvergne. Alors que l'Auvergne, avec 169 MW de capacité éolienne en 2011, ce qui lui conférait la 12° place régionale, l'Aquitaine n'a toujours pas un seul mât d'éolienne en juillet 2013. Et pourtant le SRE adopté en novembre 2011 prévoit, à l'horizon 2020, un objectif de 340 MW éoliens produits par 140 éoliennes (puissance moyenne de 2,8 MW tenant compte de l'augmentation des capacités des moulins à vent) voire même, sur le papier de 650 MW éoliens. L'hypothèse basse correspondait à l'installation de 14 éoliennes par an et correspond, avec le retard déjà pris, à l'installation de 20 éoliennes par an ! La production prévisible de ces 340 MW éoliens est de 923,5 GWh, soit un facteur de charge plus qu'ambitieux de 31%. En effet, à l'heure actuelle, seuls trois régions dont le potentiel éolien est plus que favorable, atteignent et même dépassent un tel facteur de charge : les régions Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes. L'Aquitaine consommait en 2008, l'équivalent de 99 773 GWh (3), soit 5,3% des consommations énergétiques françaises, avec une consommation moyenne de 31,4 MWh/an/hab. légèrement supérieure à la moyenne française (29 MWh/an/hab.). 22% de l'énergie consommée provenait de l'électricité, soit environ 21 950 GWh électriques par an. Dans le cas de la réalisation du SRE et en supposant que la consommation électrique reste stable, l'éolien régional fournirait à l'horizon 2020 à peine plus de 4% de l'électricité régionale avec l'hypothèse optimiste d'un facteur de charge de 31% et à peine 3% de l'électricité régionale dans le cas d'un facteur de charge plus réaliste de 21%.

Source

Auvergne

Repères

L'Auvergne compte 1,34 million d'habitants en 2006 répartis sur 26 000 km² (densité de 51,4 hab./km²).

SRCAE

Une page du site du Conseil Régional d'Auvergne est consacrée au SRCAE.

Eolien

L'Auvergne posssède 3,0% du potentiel éolien national.
Fin 2009, l'Auvergne avait 120 MW éoliens (2,7% de la capacité éolienne nationale). La capacité éolienne est en septembre 2013, de 188 MW éoliens (+ 17MW éolien par an, soit une croissance moyenne annuelle de 12% par an). L'objectif éolien de l'Auvergne est de 800 MW à l'horizon 2020. Pour atteindre cet objectif, il faudrait intaller 87 MW éoliens supplémentaires chaque année, soit 5 fois plus que le rythme des 4 dernières années ou un rythme de croissance quasiment deux fois supérieur à celui des 4 dernières années (+23% par an).

Sources

Basse Normandie

Repères

La Basse Normandie compte 1,46 million d'habitants en 2006 répartis sur 17 600 km² (densité de 83 hab./km²)

SRCAE

Le SRCAE Basse Normandie a un site spécifique : http://www.basse-normandie.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-s-r-c-a-e-a765.html

Eolien

La Basse Normandie a le triste privilège de posséder le site de retraitement des déchets radioactifs de la Hague. Ceci expliquerait-il le fait que la région ait l'un des mouvements anti-éoliens les plus virulents avec l'association "Basse Normandie Environnement" ?
La Basse Normandie dispose de 4,7% du potentiel éolien national.
Fin 2009, la Basse Normandie possédait 152 MW éoliens (3,4% de la capacité éolienne nationale). Le potentiel éolien de la région Basse Normandie a été estimé à l'horizon 2020 à 850 MW éoliens au minimum et à 1 100 MW éoliens au maximum.

Sources

Bourgogne

Repères

La Bourgogne a une population de 1,64 million habitants (2,6% de la population métropolitaine) répartis sur 31 600 km² (5,7% du territoire métropolitain), soit une densité (52 hab./km²) inférieure à la moitié de celle de la France.

SRCAE

Le SRCAE Bourgogne pour la période 2007-2013 a été adopté en juin 2012, soit un an avant la fin du projet !

SRE

La Région Bourgogne a publié en janvier 2006 son atlas éolien vers lequel un lien est envoyé sur une page du site du conseil régional. Sur cette page, on apprend que "la Bourgogne possède un bon potentiel vent, de 1600 à 1800 MW (soit l'équivalent de la consommation en électricité de 1 600 000 à 1 800 000 personnes)", soit de quoi fournir en électricité l'ensemble des bourguignons et même exporter le surplus ! Bien que le premier parc éolien ait été inauguré en mai 2009, seuls 70 MW éoliens étaient installés fin juin 2011 alors que 178 Mw de permis de construire aient été accordés (82 éoliennes) et 350 MW étaient en cours de développement au mois d'avril 2010 selon le CR de Bourgogne.

La Bourgogne bonne élève ?

On peut lire en page 87 du SRCAE Bourgogne que l'objectif éolien est de 1 500 MW éoliens à l'horizon 2020 (500 à 600 éoliennes) pour une production de 3 TWh (diantre !), ce qui correspond à un facteur de charge de 23%. Or, au 1° janvier 2012, seuls 92 MW éoliens étaient raccordés selon l'association France Energie Eolienne (6% de l'objectif) avec une production estimée à 132 GWh en 2011, soit à peine 4,5% de l'objectif. Si la Bourgogne tenait à réaliser cet objectif, cela équivaudrait à installer plus de 156 MW éoliens par an, soit 1,7 fois plus qu'au cours des trois premières années de développement de l'éolien dans la région. Chiche ?

Bretagne

Repères

3,1 millions d'habitants en 2007 sur 27 200 km² (5% de la population métropolitaine et du territoire métropolitain), soit une densité de 107 hab./km².

SRCAE

Le SRCAE 2013-2018 de Bretagne peut être consulté sur le site http://www.plan-eco-energie-bretagne.fr/ dans la rubrique "Stratégie et outils de planification".

Observatoire Régional du Climat et de l'Energie

logo de l'observatoire du Climat et de l'énergie en région Bretagne

Eolien

La Bretagne possède 7,6% du potentiel éolien français ce qui constitue le premier potentiel éolien des régions françaises.
La Bretagne possédait avec 192 éoliennes installées au 01/09/2007 (1) pour une capacité totale de 315 MW éoliens (puissance moyenne de 1,64 MW/éolienne, 15% de la capacité française), occupait alors la 3° place régionale en termes de capacité éolienne. La production annuelle estimée de ces éoliennes est de 574,9 GWh (soit 2263 MWh/MW installé, c.a.d. un facteur de rendement de presque 26%), ce qui correspond à 8,3% de la consommation électrique domestique bretonne.
Avec une capacité éolienne accordée de 319 MW, la Bretagne devrait avoir à terme 634 MW installés, soit un doublement par rapport à la puissance éolienne fin 2007.
Fin 2008, selon les sources, la Bretagne aurait maintenu sa troisième place selon le site TheWindPower avec un puissance éolienne installée de 383 MW et serait rétrogradée à la 5° place selon le site suiviéolien avec 336 MW installés. Le parc éolien breton se caractérise par la faible capacité de ses éoliennes (capacité moyenne de 1,4 MW).
Au premier trimestre 2010, la Bretagne a une capacité éolienne de 445 MW (9,7% de la capacité éolienne française) et obtient la quatrième place en termes de capacité éolienne.

Créée en 2003 (1), l'association "Eoliennes en Pays de Vilaine" est l'une des premières associations françaises à promouvoir l'éolien citoyen à l'instar des modèles belges et danois. L'étude préliminaire pour identifier des sites adéquats autour de Redon a coûté 300 0000 € et a été financée en partie par des membres de l'association, le Conseil Général de Loire Atlantique et des groupes de finance solidaire Cigale (Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire). Deux sites ont été retenus, l'un à Béganne (Morbihan), l'autre à Guenrouët (Loire Atlantique). L'autorisation d'installer 4 éoliennes de 2 MW à Béganne, a été obtenue en juillet 2009. L'investissement total s'élève à 12 millions d'euros.
Le financement devrait être assuré en grande partie par emprunt bancaire. Les autres sources de financement du projet seraient la Communauté de Communes, le Conseil Régional, la Caisse des Dépots et Consignation, mais aussi un apport en fonds propres obtenu par un appel public à l'épargne des particuliers qui devra d'abord être autorisé par l'Autorité des marchés financiers.
L'association espère inaugurer le parc éolien de Béganne en 2011 ou 2012.

Un cycle vertueux

Les éventuels bénéfices seraient investis dans les économies d'énergie.

Attention, quand nous avons voulu consulter le site http://www.eolien-citoyen.fr/ le 10/10/2010, le site était en travaux.

Solaire thermique

De 2002 à 2005, 1004 Chauffe-eau solaires individuels (CESI) ont été installés en Bretagne dont presque la moitié (471) en 2005, 193 systèmes solaires combinés dont plus d'un tiers (66) en 2005. De plus 25 projets de chauffe-eau solaires collectifs ont été installés en 2005, représentant une surface totale de 645 m². L'ensemble du solaire thermique en Bretagne couvrait donc, fin 2005, environ 8500 m², soit environ 2,7 m²/1000 hab., ce qui est très en dessous de la moyenne nationale (14,5 m²/1000 hab.) et situerait, en 2005, la Bretagne au 25° rang de l'UE, celui de la Finlande et de l'Irlande.
Même si on apprécie la présence de ces données sur le site de l'ADEME Bretagne, on aimerait que tous les acteurs adoptent des règles communes de présentation des résultats et, très égoïstement, celles d'Eurobserv'er qui fait un bilan annuel du solaire thermique avec deux types de données, les m² installés et l'équivalent en kwth (kw thermique).

Sources

Région centre

Repères

2,5 millions d'habitants en 2006 sur 39 000 km² soit une densité relativement faible de 65 habitants/km².

SRCAE

Eolien

La région centre possède 6,9% du potentiel éolien français.
La région centre est certainement la région la plus nucléarisée de France (voir reportage consacré à Chartres sur ce site).
Elle se dispute aussi le podium des trois premières places, fin 2008, pour la capacité éolienne installée avec presque 400 MW installés (396 MW selon le site theWindPower, 377 MW selon le site suivieolien) pour un peu moins de 200 aérogénérateurs d'une puissance moyenne de 2,1 MW. On a donc une densité d'un aérogénérateur pour plus de 200 km². Apparemment, il est plus facile dans ce département d'installer une centrale nucléaire et son cortège de lignes THT que d'installer des éolienne !
Fin 2009, la région Centre avait 481,4 MW éoliens installés, soit 10,7% du parc éolien français et conservait sa troisième place régionale pour la capacité éolienne installée.

Champagne-Ardenne

Repères

La région Champagne-Ardenne d'une densité de 52 hab./km², compte 1,34 million d'habitants (2,2% de la population métropolitaine) en 2007 répartis sur 25 600 km² (4,7% du territoire métropolitain).

SRCAE

Eolien

La région Champagne-Ardenne dispose de 4,6% du potentiel éolien national.
Fin 2009, la région possédait 355 MW éoliens, soit 7,9% de la capacité éolienne nationale.
En 2011, la région Champagne-Ardennes a ravi la première place à la Picardie avec 870 MW éoliens installés (34 kw éoliens/km²) au 07/10/2011, soit 13,8% de la capacité éolienne totale à cette date (6321 MW). A terme, si l'on prend en compte les éoliennes accordées mais non installées au 31/12/2010 (1), la région aura, à terme, une capacité de 1 449 MW éoliens. A l'horizon 2020, le schéma régional éolien prévoit une puissance totale potentielle de 2 790 MW éoliens (109 kw éoliens / km²). A l'horizon 2020, cette densité éolienne sera légèrement supérieure à celle du Land de Rhénanie du Nord Westphalie (86 kw éoliens/km² en 2010) qui est un land non côtier d'Allemagne mais qui a une densité de population dix fois plus importante (526 hab./km²). Cette densité éolienne sera par contre bien inférieure à un autre Land non côtier d'Allemagne, le Land de Brandeburg (149 kw/km²) qui a une densité de population de 86 habitants/km².


La SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif) a déjà installé, au deuxième semestre 2010, une installation photovoltaïque de 5,4 KWc à Attigny sur un bâtiment de la Communauté de Communes des Crêtes Préardennaises. Cette installation d'un coût de 34 930 € (6468 €/KWc ou 6,5 M€/MWc) a une production prévue de 5000 KWh/an (facteur de charge de 10,6%). Plus intéressant selon nous, cette SCIC a aussi pour projets l'installation d'un parc éolien de 16 MW (8x2MW à Sauces-Champenoises) et d'un deuxième parc éolien de 2,4 MW (3x800kW) à Chagny/Bouvellemont) et enfin d'une installation de biogaz à Signy l'Abbaye.

Sources

1 : document de travail "Projet de Schéma Régional éolien" du Plan climat-air-énergie daté du 22/04/2011 consultable au format .pdf sur le site de la DREAL Champagne-Ardennes.

Franche-Comté

Repères

La Franche-Comté compte 1,17 million d'habitants en 2010 (1,8% de la population métropolitaine) répartis sur 16 200 km² (2,9% du territoire métropolitain), soit une densité de 72 habitants/km² inférieure à celle de la France Métropolitaine.

SRCAE

Une page du site du Conseil Régional de Franche-Comté est consacrée au SRCAE. On y apprend entre autres que la consommation totale d'énergie a été, en 2008, de 3,3 millions de tep (Tonnes Equivalent Pétrole), soit 38,4 milliards de kwh ou encore 38,4 Twh. Cela équivaut à une consommation moyenne de presque 33 MWh/hab./an (32,8) supérieure à la moyenne française (29 MWh/hab./an).
La Franche-Comté a l'objectif particulièrement ambitieux d'atteindre 32% d'énergie renouvelable à l'horizon 2020 dans son mix énergétique. Même si lle potentiel éolien de la Franche-Comté est parmi les moins favorables parmi les régions françaises, l'objectif est d'atteindre 92 ktep d'éolien en 2020, soit 1,07 TWh, ce qui équivaut à multiplier par plus de 20 la production d'électricité éolienne par rapport à 2010 (52 GWh).

Haute Normandie

Repères

1,8 million d'habitants (2006) sur 12 300 km², soit une densité de 147 hab./km².

SRCAE

Eolien

Cette région se caractérise, malgré son fort potentiel (3,3% du potentiel éolien français), par sa faible capacité éolienne : un peu plus de 80 MW fin 2008 (puissance moyenne de 1,8 MW/éolienne), ce qui la classe en 11° ou 12° position au niveau des régions suivant les sites (TWP ou suivieolien).
Fin 2009, la Haute Normandie avait une capacité de 136,5 MW éoliens, soit 3,0% de la capacité éolienne française.
Le Schéma Directeur éolien réalisé par cette région et consultable au format .pdf, outre les restrictions diverses et (a)variées habituelles, en ajoute une supplémentaire : les zones de développement éolien doivent être "favorables au raccordement électrique (10 km autour de chaque poste de livraison). Ainsi, il semblerait exclu de créer un poste de livraison pour raccorder un champ éolien. Malgré toutes ces restrictions, la Haute Normandie aurait un potentiel éolien onshore de 1000 MW (p.70 du SDE), soit 556 Watt/hab..
On est donc loin du volontarisme allemand : à titre d'exemple, la Basse Saxe qui a une densité de population légèrement plus importante que la Haute Normandie, compte déjà fin 2007, 5600 MW de capacité éolienne installés soit 700 MW/habitant. Avec la densité éolienne de la Basse Saxe (un peu plus d'une éolienne pour 10 km²), ce sont 1270 éoliennes qui pourraient être implantées en Haute Normandie et, retard français aidant, des éoliennes de dernière génération d'une capacité de 2 MW, soit un potentiel éolien de plus de 2500 MW.

Premier parc éolien off-shore en Haute Normandie

La Haute Normandie figure cependant sur cete page car c'est la première région française qui devrait avoir un parc éolien offshore. Fin 2009, un parc éolien offshore de 105 MW constitué de 21 éoliennes Multibrid de 5 MW(1), devrait entrer en activité à Veulettes-sur-mer près de Fécamp. Le coût du projet (1) est évalué à 300 millions d'euros (2,86 millions €/MW installé). La production attendue est de 330 GWh/an (facteur de charge de 36%).
Ce parc est le seul parc éolien off-shore retenu suite à un appel d'offre lancé par le gouvernement français en 2004. Celui-ci a été développé par la CECA (Centrale Enertrag Côte d'Albâtre), une filiale de l'opérateur allemand Enertrag.
Ce parc éolien devrait donc voir le jour 5 ans après l'appel d'offres non pas pour des difficultés techniques mais pour des tracasseries administratives. On pourra lire, à ce propos, l'article paru le 28/04/2008 sur le site USINENOUVELLE.com intitulé "Eolien offshore : Enertrag (presque) au bout de ses peines".

Sources

Coût du projet du parc off-shore : article du 14/10/2008 "Permis de construire signé pour les éoliennes offshore d'Enertrag sur le site UsineNouvelle.com.
1 : Multibrid est un fabricant allemand siuté à Bremerhaven spécialisé dans les éoliennes offshore. En 2007, AREVA a effectué une prise de participation à hauteur de 51% dans l'entreprise.

Ile-de-France

Repères

L'Ile de France, avec ses 11,8 millions d'habitants en 2010 est la première région française. Ces habitants sont répartis sur 12012 km², soit une densité de 981 habitants/km².

Languedoc-Roussillon

repères électricité éolien photovoltaïque

Repères

2,58 millions d'habitants en 2008 sur 27 400 km², soit une densité de 94 hab./ km².

1,532 millions de logements en Languedoc-Roussillon en 2005 dont un quart de résidences secondaires.

SRCAE

Une page de la DREAL est consacrée au SRCAE.

Eolien

Le Languedoc-Roussillon a l'un des premiers potentiels éolien avec 6,6% du potentiel éolien français.
Fin 2006, la puissance éolienne installée était de 256,45 MW, soit l'équivalent de plus de 101 kw/1000 hab. Cette puissance la place donc bien au dessus de la moyenne française (26 kw/100 hab.) et dans la moyenne européenne (103,7 kw/1000 hab.). Mais, si l'on prend en compte les chantiers en cours et les permis de construire délivrés, la puissance installée est presque doublée : 453, 55 MW (180 kw/1000 hab.). Enfin, si l'on y ajoute les permis de construire à l'instruction, la puissance est à nouveau doublée : 921,6 MW, soit 366kw/1000 hab., ce qui placerait alors, toutes choses égales par ailleurs, le Languedoc-Roussillon juste derrière le Danemark (578 kw/1000 hab.).
Au 15/04/2008, la capacité éolienne (2) installée était de 280 MW, soit une augmentation de moins de 10% par rapport à l'année 2006. Cette capacité éolienne plaçait cependant en septembre 2007,la région Languedoc-Roussillon au 2° rang en France derrière la région Centre. Si l'on s'intéresse à la puissance installée et aux permis délivrés, on arrive à une capacité de 595 MW (236 kw/1000 habit.) en progression de 31% par rapport à 2006. Si, à la capacité précédente, on ajoute les permis de construction en instruction, on arrive à une capacité totale de presque 1 090 MW (433 kw/hab. mais aussi le chiffre symbolique des 1000 MW correspondant à celui d'un réacteur nucléaire) en progression de 18% par rapport à 2006.
La puissance moyenne (1) des éoliennes du Languedoc-Roussillon était de 1,15 MW, ce qui suppose une marge de progrès importante avec l'augmentation de capacité des éoliennes actuelles (capacité moyenne de l'ordre de 1,75MW en 2007 selon EurObserv'er) . L'énergie délivrée par les éoliennes du Languedoc-Roussillon était estimée à 696 GWh, soit presque 2480 MWh/MW installé (facteur de rendement de plus de 28%) et représentait 12.3% de la consommation électrique domestique régionale.
Fin 2008, la région préservait sa deuxième place avec une capacité éolienne totale de 407 MW selon le site(suivieolien), soit une progression de 26% par an sur 2 ans. Selon le site TheWindPower, Elle rétrogradait en 4° position avec 377 MW. Le parc éolien du Languedoc-Roussillon se caractérise également par la petite taille de ses aérogénérateurs (capacité moyenne de 1,3 MW).
Fin 2009, la région avait 394,5 Mw éoliens, soit 8,8% de la capacité éolienne française et rétrogradait en 5° position régionale en termes de capacité éolienne.

Source

2 : document "l'éolien en Languedoc-Roussillon (situation au 15/04/2008) sur le site de la DRIRE Languedoc-Roussillon.

Photovoltaïque

EDF s'offre une touche écolo dans la Narbonnaise

Les thèmes écologiques : un supplément d'âme pour les collectivités

Dès juillet 2004, la région Languedoc-Roussillon a élaboré un Plan Régional pour les énergies renouvelables et la lutte contre les gaz à effet de serre.
En 2007, cette région dont le budget 2007 s'élève à 962 millions d'euros a décidé de consacrer 16,4 millions d'euros, soit 6,8 €/an/hab. à ce plan régional pour les énergies renouvelables ou 1,7% du budget total de la région. Les sommes consacrées à ce plan sont certes en hausse de 22% par rapport à 2006 (13,4 M€ ou 5,6 €/an/hab.) et ont augmenté beaucoup plus rapidement que le budget total de la région (+ 13%) mais on peut cependant estimer que cet effort reste encore relativement modeste.
Ce plan a contribué à financer, entre autres, 3 000 chauffe-eau solaires individuels. En admettant que le taux de maison individuelles est identique à celui que l'on retrouve au niveau national (1) et que toutes les installations de chauffage solaire individuel ont bénéficié d'une subvention, la région a donc financé l'installation de 0,46% des maisons individuelles utilisées comme résidences principales dont le nombre peut être estimé à 650 000. Plus parlant, il faudra, à ce rythme, 220 ans pour équiper toutes les maison individuelles servant de résidence principale en chauffage solaire !
Même si l'on ne s'intéresse qu'aux nouvelles constructions de maisons individuelles utilisées comme résidence principale, ces 3000 chauffe-eau solaires n'auraient donc équipé qu'une maison neuve sur 3 (2).

P.K.

Sources :

Certaines informations de cet article sont extraites de l'article de F. LABY publié le 08/03/07 sur le site http://www.actu-environnement.com/
L'information sur l'Espagne est extraite du site Mediaterre.

Notes :

1 : 56,6% des logements sont des maisons individuelles au niveau national
2 : 20 000 logements ont été construits en Languedoc-Roussillon entre 1999 et 2005, soit avec les mêmes conventions que précédemment 8 500 maisons individuelles utilisées comme résidence principale.

Limousin

Repères

Le Limousin est la plus petite région française en termes d'habitants après la Corse (310 000 habitants en 2010) avec à peine 743 000 habitants en 2010 (1,2% de la population métropolitaine) sur trois départements (Corrèze, Creuse, Haute Vienne), soit à peine la population de la Communnauté d'Agglomération Lille Métropole. Ces habitants sont répartis sur 17 000 km² (3,1% du territoire métropolitain), soit la densité la plus faible de France (44 hab./km²) après la Corse (36 hab./km²).

SRCAE

Le Conseil Régional du Limousin consacre une page de son site au SRCAE.

SRE

Le SRCAE comprend une annexe consacrée au SRE. On y apprend que le Limousin a pour objectif d'installer 600 MW éoliens à l'horizon 2020 qui correspondent en fait à la quote-part de l'objectif national pour 2020 liée à la surface de son territoire ! Pas de zèle, SVP quand on sait que l'IdF et la région PACA seront quasiment dépourvues d'éoliennes à l'horizon 2020, on a l'impression que l'installation d'éoliennes s'apparente à une punition ou une sanction. Le plateau de Millevaches (1 800 km²) s'apparentant à la "terre sacrée" du Limousin, il est d'ailleurs précisé que ce plateau sacré ne devra pas comporter plus de 50 MW éoliens, soit l'équivalent de 25 éoliennes de 2 MW ou une éolienne pour 72 km², soit au maximum une éolienne tous les 5 km. Le plateau de Millevaches est en effet un désert français avec ses 41 800 habitants, soit à peine 18 hab./km².
Le Limousin s'est cependant fixé un objectif plus ambitieux de 1 500 MW éoliens à l'horizon 2030.

Lorraine

Repères

La Lorraine compte 2,35 millions d'habitants sur 23547 km², soit une densité d'à peine 100 habitants/km² légèrement inférieure à la densité française.

SRCAE

Energies renouvelables

On pourra lire un état des lieux de la production d'énergie dans un document préparatoire au SRCAE.

Eolien

Bien que possédant des conditions de développement moins favorables que les régions maritimes (3,8% du potentiel éolien français), fin 2008, la Lorraine était la première en termes de capacité éolienne totale installée avec 428 MW éoliens installés (3), soit une augmentation de plus de 40% par rapport à 2007. Fin 2007, La Lorraine n'avait en effet que 305 MW installés (4). Fin 2008, la production électrique d'origine éolienne (3) pouvait être estimée à 898 GWh, soit presque 2100 MWh/MW installé ou encore un facteur de charge de presque 24% qui nous semble relativement optimiste. Cette électricité estimée d'origine éolienne constituerait 17% de la consommation électrique domestique, chauffage compris.
Fin 2009, la Lorraine était la deuxième région éolienne française avec 481,6 MW éoliens, soit 10,7% de la capacité éolienne française.

Sources

4 : Article "Energie éolienne en Lorraine" sur le site de la Direction Régionale de l'Environnement de Lorraine, Délégation de bassin Rhin-Meuse.

Midi-Pyrénées

Repères

2,755 millions d'habitants en 2006 sur une surface de 45 348 km², soit une densité relativement faible de 61 hab./km².

SRCAE

Le SRCAE est évoqué sur une page de la DREAL Midi-Pyrénées.

Eolien

La région Midi-Pyrénées a l'un des plus importants potentiels éoliens : 7,0% du potentiel éolien français.
La Région Midi-Pyrénées avait au 01/09/2007 (1) une puissance installée de 83 MW, ce qui en faisait la 11° région éolienne française juste après la Région Nord-Pas de Calais. L'énergie électrique fournie par ces éoliennes était estimé à 173,1 GWh en 2007 (2085 MWh/MW installé soit un rendement de presque 24%) et fournissait 2,8% de la consommation électrique domestique régionale.
En 15 mois, la capacité éolienne installé a quasiment triplé : fin 2008, Midi-Pyrénées avait une puissance éolienne de 253 MW selon le site TheWindPower et de 231 MW selon le site suivieolien. Cette région est donc montée à la 7° place dans le classement des régions éoliennes.
Fin 2009, Midi-Pyrénées avait 293,9 MW éoliens, soit 6,5% de la capacité éolienne française.

Solaire Thermique

Dès 2001, la Région Midi-Pyrénées dépassait le cap des 500 Chauffe-eau Solaires individuels (CESI) installés (546 CESI).
Entre 1999 et 2004, ce sont 3795 CESI qui ont été installés dans le cadre du Plan Soleil, totalisant une surface cumulée de 18 000 m², soit 6,5 m²/1000 hab..

Nord-Pas de Calais

Repères Agriculture biologique Ecoconstruction Energies renouvelables jardinage biologique Associations SRCAE Observatoire Régional du Climat et de l'Energie

Les Pieds Nickelés des énergies renouvelables

Repères

Population : 4.04 millions d'habitants en 2010 sur 12414 km², soit une densité de 326 habitants/km²
1,64 million de logements en 2006 et 1,58 million de ménages.
Le Nord-Pas-de-Calais est la région (1) de province la plus urbanisée et la plus artificialisée (près de 15% du territoire en 2004). A titre indicatif, cela équivaudrait, pour la France Métropolitaine à presque 83 000 km² de surface urbanisée et artificialisée, soit plus que l'ensemble Champagne, Haute-Normandie, Ile de France, Nord-Pas-de-Calais, Picardie (82 000 km² environ) !

Le Conseil Régional consacre chaque année 10M€ aux énergies renouvelables, soit 2,5 €/an/habitant (2 fois moins qu'en Languedoc-Roussillon). Sur ces 10M€ annuels, 2M€ sont consacrés à un partenariat avec l'ADEME destiné à favoriser les énergies renouvelables auprès des collectivités et des entreprises.

Agriculture biologique

Repères



Capucine est une association de consommateurs de produits biologiques créée en 1981 qui revendiquait 300 adhérents en 2004 (adhésion annuelle de 10 € en 2011).
Adresse :
111, Espace Cartigny
72, rue de la Pyramide
59121 Haulchin
Tél. : 03 27 43 32 03
Site internet : http://www.bio-capucine.fr/otd/index.htm

Réseau des AMAP du Nord-Pas de Calais

Le réseau des AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) de la région NPdC n'a pas de logo mais a un site internet : http://www.amap5962.org/site/index.php
On y apprend que la première AMAP de la région NPdC a été créée en 2007. Si l'on se réfère à la carte des AMAP présente sur le site, la région NPdC compterait 40 AMAP en 2013 soit 1 AMAP pour 100 000 habitants alors qu'une AMAP regroupe environ une trentaine de ménages et une centaine de "consomm'acteurs". Les AMAP régionales représentent 2,5% des AMAP nationales, soit une sous-représentation de ce type de circuit court dans notre région qui compte 6,3% de la population française métropolitaine. Même en considérant

Douaisis

Une liste non exhaustive d'agriculteurs biologiques dans le Douaisis

Ecoconstruction

Energie en Nord-Pas-de-Calais

Electricité : état des lieux en 2012

En 2012, la consommation électrique de la région NPdC est de 35,5 TWh tandis que la production électrique y était de 39,6 Twh. La région est donc exportatrice d'électricité essentiellement grâce à la centrale nucléaire de Gravelines.
La capacité éolienne installée est passée de 226 MW en 2008 à 477 MW en 2012, soit une augmentation de 63 MW/an ou de 20,5% par an.
La capacité photovoltaïque a réellement décollé à partir de 2009 où elle était quasiment nulle pour atteindre 75 MW en 2012.

Centrale nucléairede Gravelines

La centrale nucléaire de Gravelines est constituée de 6 réacteurs de 910 MW, ce qui en fait, avec ses 5 460 M, la deuxième plus grande centrale nucléaire d'Europe. Les 5,46 GW nucléaires de Gravelines représentent 8,6% de la puissance électronucléaire française en 2012. La production électrique a été en moyenne de 37,6 Twh au cours des 5 dernières années : le facteur de charge moyen est de 78,6%. En 2012, Gravelines a fourni 31,7 Twh : le facteur de charge n'a été que de 63,3% et ceci correspondait à 80% de l'électrice régionale produite !

Energies renouvelables

éolien photovoltaïque

Eolien

Schéma Régional Eolien du Nord Pas de Calais : un grand foutage de gueule

Potentiel éolien

Densité d'énergie calculée à 50 mètres en Watt/m² (2)
Source : ADEME et Conseil Régional NPdC, Espace Eolien Développement 2003

Les zones blanches du potentiel éolien correspondent aux zones ou la densité d'énergie calculée à 50 mètres est inférieure à 200 watts/m² et donc à priori défavorable à l'implantation des éoliennes d'un point de vue économique dans les conditions de 2002. Malgré cela, le document précisait que "77 % du territoire de la région NPdC est propice.... au développement de l’énergie éolienne. Cette information figure d'ailleurs encore sur

Zones de développement éolien

Grâce aux contraintes que l'Etat de droite s'est ingénié à multiplier, les zones de développement éolien se sont réduites en peau de chagrin avec le temps.

NPdC ZDE 2003

La carte ci-dessus représente la zone de développement éolien élaborée en 2003 (3).

zones de développement éolien en NPdC
Zones du territoire favorables au développement de l'énergie éolienne en 2012 (4)

Le Nord-Pas de Calais qui représente 2,3% du territoire métropolitain,possèdait avec 320 MW éoliens en juin 2010, 6,9% de la capacité éolienne française (4610 MW). Au 01/11/2012, la capacité éolienne s'élevait à 441 MW (5), ce qui ne représentait plus que 6,2% de la capacité éolienne française (7 125 MW) . En presque 2 ans et demi, la puissance éolienne a donc augmenté en moyenne de 14,8% par an.
Le document préparatoire au schéma régional éolien (6) prévoit un potentiel maximal de 1361 MW de puissance éolienne à l'horizon 2020 (7). Si ce potentiel maximal qui n'est cependant pas un un objectif pourtant modeste était atteint en 2020, cela supposerait une puissance installée moyenne annuelle de 115 MW éoliens au cours des 8 prochaines années, soit le doublement du rythme des deux dernières années (à peine 60 MW supplémentaires/an au cours des deux dernières années) !

Eoliennes existantes

parc éolien existant parc éolien en projet

Au 01/09/2007, le Nord-Pas de Calais avait une puissance éolienne installée de 87 MW (1), ce qui la plaçait au 10° rang régional. Au cours du dernier trimestre 2007, 33MW éoliens supplémentaires ont été connectés au réseau, portant la capacité totale à 120 MW fin 2007. Selon RTE, l'électricité annuelle fournie (1) était de 210 GWH, soit entre 2142 MWh/MW installé (facteur de charge de 24,5%) et 2415 MWh/MW installé (facteur de charge (2) de presque 27,6 % !), soit un facteur de charge supérieur à la moyenne nationale (19,5%). , ce qui représentait 3,1% (chiffre du SER) de la consommation électrique domestique.
Fin 2008, le Nord-Pas de Calais a plus que doublé sa capacité éolienne installée avec 260 MW grâce essentiellement au Parc éolien de Fruges (voir ci-dessous). Le Nord-Pas de Calais monte donc dans le classement des régions éoliennes en 6° position.
Au deuxième trimestre 2010, le Nord-Pas de Calais comptait 310 MW éoliens (6,8% de la capacité éolienne nationale) installés en quasi-totalité sur le Pas de Calais : 297 MW soit 96% de la capacité éolienne de la région. Le parc éolien du canton de Fruges, avec ses 140 MW (47%), représente à lui seul, quasiment la moitié du parc éolien du Pas de Calais. En 2009, les éoliennes de la région ont fourni 543GWh, soit environ 1,5% de la consommation électrique régionale


Eoliennes de Fiennes

Projets éoliens

Sur les 226 MW de permis de construire éoliens accordés au 01/09/2007 annoncés par le SER (Syndicat des Energies renouvelables), au moins 173 MW ont déjà été construits en février 2008 dont le parc éolien de Fruges (voir ci-dessus).
D'ores et déjà, au vu des zones de développement éoliens créées dans le Pas de Calais, RTE s'apprête à raccorder au réseau entre 647MW éoliens et 1355 MW éoliens supplémentaires (la barre symbolique du GW éolien "équivalente" à la capacité d'un réacteur nucléaire est donc franchie). Cette capacité éolienne se répartit entre deux grandes régions : les 4 "pays" constitués par l'Audomarois, le Montreuillois, les 7 vallées et le Ternois d'une part (entre 320 MW et 820 MW éoliens) et le Pays d'Artois (entre 327 et 535 MW éoliens).

Sources

Photovoltaïque en Nord-Pas de Calais

Fouquières Lez Lens : Réalisation d'un mur anti-bruit photovoltaïque

Le premier en France, ce mur photovoltaïque déflecteur de bruit de 450 m de long et de 3 m de haut se situe en bordure de l'A 21, à hauteur de Fouquières-Les-Lens. La puissance électrique totale fournie par les 630 panneaux (inclinés à 60°) est de 63 kWc. L'énergie produite est réinjectée dans le réseau EDF en 400 V triphasé. L'étude et le concept de la partie photovoltaïque avec injection de l'électricité dans le réseau EDF ont été élaborés par Sunwatt France. Ce projet a été réalisé en 2001 dans le cadre d'un programme européen Thermie.
Source : Sunwatt France

Source

Jardinage biologique

Associations en Nord-Pas-de-Calais

SRCAE

Les documents préparatoires au SRCAE (Schéma Régional Climat Air Energie) du Nord-Pas de Calais peuvent être consultés sur le site : http://www.nord-pas-de-calais.developpement-durable.gouv.fr/?-SRCAE-.
Le document définitif adopté par le Conseil Régional le 26 octobre 2012 bénéficie d'un site propre : http://www.srcae-5962.fr/

Observatoire Régional du Climat et de l'Energie

logo de l'Observatoire Régional du Climat et de l'Energie en NPdC

Pays de la Loire

Repères

Les Pays de la Loire comptent 3,51 millions d'habitants en 2008 (5,5% de la population métropolitaine) répartis sur 32 100 km² (5% du territoire métropolitain), soit une densité de 108 hab./km².

SRCAE

Le SRCAE est évoqué sur une page du site de la DREAL Pays de la Loire

Repères

La Loire Atlantique (44) est un département qui compte en 2008 1,256 millions d'habitants répartis sur 6815 km², soit une densité de 184 hab./km². Le chef lieu du département est la ville de Nantes.

Nantes Métropole

Repères

La Communauté Urbaine de Nantes Métropole compte en 2007 580 500 habitants répartis sur 523 km², soit une densité de 1109 hab./km².

Déchets

Compostri est une association créée en 2007 et financée par Nantes-Métropole qui s'est fixée pour objectif de développer et favoriser le compostage collectif de proximité : en 2011, celle-ci gèrerait 16 composteurs collectifs sur Nantes-Métropole et 8 composteurs pédagogiques. On aimerait connaître la quantité de déchets gérés annuellement par ces composteurs collectifs.

Eolien

Fin 2009, les Pays de la Loire possédaient 260 MW éoliens (5,8% de la capacité éolienne nationale).

Picardie

Repères :

La Picardie regroupe trois départements : l’Aisne (02), l’Oise (60) et la Somme (80)
1,89 million d’habitants en 2006 (soit moins que le seul département du Nord : 2,6 millions d’habitants en 2004) sur 19 400 km², soit une densité de 96 habitants/km²

SRCAE

Le SRCAE de Picardie a son site propre : http://www.srcae-picardie.fr/public/

Eolien : la première région française ?

C’est du moins ce que semble indiquer la lettre du SER (Syndicat des Energies Renouvelables) de décembre 2007.
Au 01/09/07, la puissance éolienne installée était de 193 MW, plaçant la Picardie au 5° rang régional, derrière la Lorraine (208 MW). Ces éoliennes fourniraient par an 472 GWh (2446 Mwh/MW installé soit un facteur de rendement de 28%) et 11,1% de l’électricité domestique régionale.
Cependant, si on prend en compte les permis de construire accordés en juin 2008, la Picardie devrait avoir une puissance installée de 773 MW sur 14 sites, faisant de la Picardie le leader régional de l’éolien. Sans oublier que 18 zones de développement éolien sont en cours d’étude et 10 autres en cours d’instruction.
La Compagnie du Vent, filiale de Suez, contribue pour un quart, à l’augmentation de la puissance installée : d’ores et déjà, celle-ci a obtenu le permis de construire pour 43 éoliennes représentant une capacité totale de 78,6 MW. Mais deux autres permis de construire pour la Compagnie du Vent sont en cours d’instruction. Si ces permis sont accordés, ce seront donc 59 éoliennes pour une puissance totale de presque 112 MW et un investissement de 155 M euro (1,4 M€/MW installé) qui devraient être installés par la Compagnie du Vent.
Fin 2008, la Picardie conserve sa 5° place avec 282 MW installés selon le site TheWindPower et atteindrait la 4° place selon le site suivieolien avec 340 MW installés.
Fin 2009, la Picardie conquiert la première place en termes de capacité éolienne avec 633.3 MW éoliens (14,1% de la capacité éolienne française).

département Aisne Oise Somme
population en milliers 537 793 564
superficie en km² 7369 5860 6170
densité en habitants/km² 73 135 91,5
capacité éolienne en MW (1) 210 119,5 331
densité éolienne en kw/km² 28 20 54

Zoom sur Fienvillers

Bien que la connexion électrique des 5 éoliennes Ecotecnia (3) de la Compagnie du Vent ait été réalisée en août 2007, l’inauguration de ce parc éolien n’a eu lieu qu’en juin 2008.

Fienvillers est une commune rurale de 548 habitants (46 hab./ km² !) à 12km à l’est de Doullens. Elle appartient à la Communauté de Communes du Bernavillois qui, bien que regroupant 24 communes, ne compte que 5236 habitants (33 hab./km²), soit moins que la seule ville de Doullens (6280 habitants).

Le premier parc éolien off-shore en Picardie ?

La Compagnie du Vent a déposé une demande d’occupation du domaine public maritime auprès des préfets de la Somme et de la Seine Maritime pour son projet off-shore en Mer des deux-côtes : 140 éoliennes pour une puissance totale de 705 MW (5MW/éolienne) et un investissement total de 1,4 milliard d’euros (2M€/MW installé)

Sources

Poitou-Charentes

Repères

La région Poitou-Charentes compte 1,77 millions d'habitants en 2010 (2,9% de la population métropolitaine) répartis sur 25 800 km², soit une densité de 69 hab./km² inférieure à celle de la France métropolitaine.

Provence-Alpes-Côte d'Azur

Repères

La Région PACA, avec ses 4,9 milions d'habitants en 2010 (8% de la population métropolitaine), est, hors Ile-de-France, la deuxième région française après la région Rhône-Alpes. Ces habitants sont répartis sur 31 400 km² (5,7% du territoire métropolitain), soit une densité de 156 hab./km², soit une densité supérieure à celle de la France métropolitaine et ce malgré la présence de certaines zones montagneuses.

SRCAE

Le SRCAE est évoqué sur le site de l'ORE.

Rhône-Alpes

Repères

La région Rhône-Alpes est la première région française (hors Ile-de-France) en terme de population avec 6,12 millions d'habitants en 2008 sur 43 700 km², soit une densité de 137 hab./km².

Production électrique

En 2009, selon RTE(7), la région Rhône-Alpes a produit 112,3 TWh d'électricité (21,6% de la production française). Cette production provenait du nucléaire (84,8 TWh soit 75,5% cad la moyenne nationale), des centrales thermiques (2 TWh), du grand hydraulique (14,8 TWh) et des ENR (671 GWh, soit à peine 0,7 TWh cad 0,6%). Selon la région (5), en 2010, la région aurait produit 1,7 TWh d'électricité d'origine renouvelable ce qui équivaut à 1,5% d'électricité d'origine renouvelable, toutes choses étant égales par ailleurs. Cette électricité d'origine renouvelable provient de la petite hydraulique (8) et de la microhydraulique (1182 GWh), de l'éolien (367 GWh), du biogaz électricité ( 83,6 GWh) et du photovoltaïque (68,5 GWh).

SRCAE

Le SRCAE Rhone-Alpes a son site propre : http://srcae.rhonealpes.fr/

Eolien

La Région Rhône-Alpes a longtemps boudé l'énergie éolienne. Fin 2002, celle-ci comptait à peine 4 MW installés, soit l'équivalent de 2 aérogénérateurs actuels de puissance moyenne (2MW). Depuis, on note un certain frémissement avec 138 MW installés, selon Suivieolien, uniquement dans les départements de la Drôme et de l'Ardèche, ce qui place cette région en 10° position.
Notons, à titre anecdotique, les deux éoliennes de 3 MW exploitées par EDF qu'on imagine fort bien à côté de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (4 réacteurs nucléaires d'un capacité totale de 3600 MW).
Fin 2009, la régions Rhône-Alpes avait 140,9 MW éoliens (3,1% de la capacité éolienne française). En 2010, la capacité éolienne était de 150 MW (5) répartis sur 97 éoliennes (puissance moyenne de 1,54 MW) concentrées essentiellement dans la Drôme (57) et l'Ardèche (38), les deux départements au sud de la région qui bénéficient des vents du sillon rhôdanien. On notera l'excellente productivité de ces éoliennes : en 2010, ces 150 MW éoliens ont produit 366 GWh, soit un facteur de charge remarquable de presque 28% (27,85%). Au 22/11/2011, la capacité éolienne totale était de 162,35 MW selon le site Suivieolien.
L'objectif du Schéma Régional Eolien serait de 1200 MW (on en est loin !), soit 6,3% de l'objectif éolien terrestre français à l'horizon 2020 (19 GW ou 19 000 MW) sur un territoire qui représente 7,9% du territoire français. Mais le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) aimerait le porter à 1400 MW (6).

Solaire thermique

Fin 2005, la surface cumulée de capteurs solaires était en Rhône-Alpes de 74 000 m² ou de 12,3 m²/1000 hab., ce qui était inférieur à la moyenne nationale (14 m²/1000 hab.).
Fin 2010, la surface cumulée de capteurs solaires est de 270 000 m², soit une augmentation de 265% en 5 ans, ce qui correspond à une augmentation moyenne annuelle de presque 30% (29,5%).

Solaire Photovoltaïque

Fin 2006, la puissance cumulée devrait atteindre 762 kwc (kw crête) ou 135 Wc/1000 hab., soit en dessous de la moyenne nationale qui est de 226 wc/1000 hab.

Nucléaire

La région Rhône-Alpes est l'une des régions les plus nucléarisées de France avec 14 réacteurs nucléaires (24% des réacteurs français) d'une pusisance totale de 13,47 GW, soit 24,1% de la capacité nucléaire française. Ces 14 réacteurs sont répartis sur 4 centrales : Cruas-Meysse en Ardèche (4x915 MW), le Tricastin dans la Drôme (4x915 MW), Le Bugey dans l'Ain (2x 910 MW + 2x888 MW) et Saint Alban dans l'Isère (2x 1335 MW). Ce triste panorama serait incomplet si l'on oubliait l'usine d'enrichissement d'uranium de Pierrelatte dans la Drôme.

Savoie

Repères

373350 habitants en 1999

Solaire Thermique

La Savoie s'enorgueillit d'être le premier département, avec l'Alsace, pour la surface de capteurs solaires/ habitant. Fin 2005, la surface cumulée de capteurs solaires thermiques était de 16600 m², soit 40m²/1000 hab.. La moyenne française était alors de 14m²/1000 hab..
Fin 2007, la surface cumulée de capteurs solaires thermiques (4) était de presque 30 600 m² (soit un quasi-doublement en 2 ans) répartis sur plus de 2500 installations (6,7 installations solaires thermiques pour 1000 hab. ou 77 m²/1000 hab.).

Solaire photovoltaïque

Fin 2006, le parc photovoltaïque cumulé installé en Savoie était de 479Wc (soit 1,2 Wc/hab.). Cette puissance place la Savoie bien au dessus de la moyenne nationale (0,52 Wc/hab.) et, toutes choses étant égales par ailleurs, au 6° rang européen à hauteur de Chypre (1,27 Wc/hab.) mais très loin du Luxembourg (51,4 Wc/hab.) et, plus significativement de l'Allemagne (37,16 Wc/hab.).
Le 1° juin 2005, Chambéry a inauguré la Centrale des Monts : 1000 m² de capteurs solaires pouvant fournir 100 kwc.

Sites internet

Source

Article "La Savoie, premier département français pour le solaire thermique" écrit le 20/11/2007 sur le site Enviscope Rhône-Alpes
1 : la lettre du SER (Syndicat des Energies Renouvelables) n°11 de décembre 2007 qui n'est malheureusement pas téléchargeable en consultant le site du SER en août 2008.
Attention : Les chiffres fournis par le SER concernant la production électrique des éoliennes en 2007 sont nettement supérieurs à ceux fournis par EurObserv'er : 4,7 TWh contre 4,2 TWh selon Eurobserv'Er (+ 12%) et 4,0 TWh selon RTE (+ 18%). 2 : Bilan 2007 de RTE en Nord-Pas-de Calais.

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Repères historiques

Quelques sites internet

Sigles

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