DOUAI (59, Nord, altitude : 24m)
LA CHAISE DIEU (43, Haute Loire, altitude : 1080m)

      Allègre 2006

Distance

820 km

Durée

7 jours

Matériel

Vélo : Orbea Markina
Sacoches arrière : Ortlieb
Poids total des bagages : 17,2 kg

Hébergement

Montant total de l'hébergement pour 8 jours : 80 € environ

Etape 1 : Douai-Soissons via Saint Quentin

Départ : 8h30 environ ; arrivée vers 21h à Soissons

 

Saint Gobain

Altitude moyenne : 200m

Le nom de la ville vient de celui d’un moine irlandais du 7°s, Gobban qui évangélisa la Picardie mais l’histoire ne dit pas si celui-ci buvait de la Guiness.
Afin de casser le monopole de la production de glaces que possédait Venise, Colbert fonda en 1665 la Manufacture Royale des Glaces en débauchant à prix d’or 4 verriers de Murano. La Manufacture appartenait en fait à des particuliers mais recevait des subventions du roi. La Manufacture fut initialement installée dans le faubourg Saint Antoine à Paris. On trouvait dans son Conseil d’Administration deux frères Poquelin, cousins de Molière, qui avaient le monopole des ventes de glace sur la France qu’ils importaient auparavant de Venise. Entre autres mesures protectionnistes, Colbert interdit l’importation des glaces vénitiennes et l’exportation des sables de Creil et de Dieppe que l’on utilisait à l’étranger pour la fabrication du verre. En 1695, la Manufacture du Faubourg Saint Antoine fusionna avec la Manufacture Royale des glaces de France sise à Saint Gobain et celle de Tourlaville près de Cherbourg dont elle utilisera les fours jusqu’en 1832. Les forêts de Saint Gobain et Coucy fournissaient le bois nécessaire aux fours. Mais ces forêts furent rapidement épuisées et on fit alors appel au charbon anglais dès le 18° siècle. Les ouvriers de l’époque sont recrutés dès l’âge de 15 ans comme apprentis et leur formation peut durer près de 10 ans. La journée de travail commence à 5 heures et ne se termine qu’à 19h sans autre repos que les repas. Les ouvriers sont logés à la Manufacture dont les portes sont fermées le soir dès 20h en hiver et à 22h en été.
Les glace qui étaient initialement soufflées sont coulées à partir de 1695. La production des glaces impliquait la manipulation du mercure qui est particulièrement dangereuse.
Au 19° siècle, la Manufacture élargit son champ d’activité en fabriquant de la soude artificielle. Sur les recommandations du grand chimiste français Joseph-Louis Gay Lussac, une usine de soude est construite à Chauny à proximité de Saint Gobain.
En 1830, la Manufacture fut transformée en Société par actions et prit pour nom Saint Gobain en 1858. Pour ceux qui reprochent la collusion entre la recherche et les grandes entreprises, signalons que Gay Lussac fut nommé Président de Saint Gobain en 1843, poste dont il démissionna en 1848, à l’âge vénérable de 70 ans.
A l’heure actuelle, la forêt domaniale de Saint Gobain, avec ses 5080 ha (selon l’ONF) est la deuxième du département de l’Aisne. C’est une forêt de feuillus dans laquelle dominent chênes, hêtres, frênes et bouleaux. 434 ha de cette forêt sont classés en site Natura 2000. Cette forêt abrite en effet pas moins de 9 espèces différentes de chauve-souris cavernicoles. A titre anecdotique, les soldats américains y ont introduit le raton laveur qui est leur animal fétiche.
La forêt de Saint Gobain abrita aussi, de sinistre mémoire, la “Grosse Bertha” pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918).

L'itinéraire passait par Coucy le Château-Auffrique qui possède les ruines d'un château médiéval construit par le Sieur Enguerrand III de Coucy au XIII° siècle et détruit en grande partie par les allemands lors de la Première Guerre Mondiale en 1914-1918. Coucy possède également de magnifiques remparts (photo ci-contre). La route d'accès à Soissons longe d'ailleurs par ces remparts
Pour un nordiste qui vient du pays de la brique qui, en maints endroits, est encore noircie par la combustion du charbon, les maisons en pierre calcaire (ici le calcaire lutécien) respirent une certaine noblesse.
Coucy est un haut lieu touristique qui est fréquenté par les bobos parisiens (Coucy n'est qu'à 132 km de Paris) et est même le lieu de résidence d'"artistes" parisiens. C'est ainsi qu'en surprenant une conversation à la volée, j'ai appris que le chic du chic consistait à résider dans une maison troglodyte.
Les maisons troglodytes sont aussi appelées boves. Elles sont appelées tout simplement des creuttes dans l'Aisne. Elles sont particulièrement abondantes dans le Laonnais et le Soissonnais.


Entrée de Coucy-le-Château

Etape 2 : Soissons-Provins

Soissons

Etape 3 : Provins-Auxerre via Sens

Sens

La ville de Sens peut être considérée comme la capitale du Nord de l'Yonne.
L'Yonne appartient à la région Bourgogne et se situe au nord-ouest de celle-ci. Les habitants de l'Yonne s'appellent les Icaunais.
En terme de sécurité routière, l'Yonne est l'un des départements les plus dangereux de France. Selon l'ONISR (Observatoire National Interministérie de Sécurité Routière), si l'on prend en compte la structure du réseau routier, l'Yonne est le deuxième département le plus dangereux de France avec un risque de mortalité supérieur de 59% à la moyenne nationale (le département le moins sûr étant la Corse du Sud avec risque de mortalité supérieur de 89% !).

Marché couvert

Le marché couvert date de la fin du 19° siècle. C'est un bel exemple, à l'image des Halles de Baltard, de l'architecture de fer et de verre qui apparaît à la fin du 19° siècle.

Cathédrale Saint Etienne

Quelques détails du portail de la cathédrale Saint Etienne de Sens dont la statue de Saint Etienne figurant sur le trumeau.

La construction de la cathédrale Saint Etienne débute en 1140. C’est l’une des premières cathédrales gothiques de France. L’essentiel du gros oeuvre de la nef fut achevé en 1176. En 1200, la façade occidentale orne enfin le bâtiment. La façade est encadrée par deux tours. La tour nord ou tour de Plomb. Celle-ci était coiffée d’un beffroi en charpente revêtu de plaques de plomb qui fut détruit au 19̊ siècle. La tour sud ou tour de Pierre s’élève à 78 mètres. Celle-ci s’écroula le jour du jeudi saint 1267. Elle fut reconstruite au 14̊ siècle et couronnée en 1534 d’un campanile octogonal qui abrite la cloche municipale et deux bourdons, l’un de 16 tonnes appelé la Savinienne et l’autre de 14 tonnes appelé la Potentienne. La nef a une longueur de 113 m et s’élève à 24m. Les plus vieux vitraux datent de 1207. Signe de l’ancienne appartenance de la Bourgogne à l’Angleterre, l’un deux retrace la vie de Thomas Beckett. En 1162, celui-ci fut nommé Archevêque de Canterbury dont la cathédrale a été reconstruite sur des plans proches de celle de Sens par l’architecte Guillaume de Sens. En conflit avec le roi Henri 2, celui-ci fut assassiné en 1170 dans la cathédrale de Canterbury.
La construction du transept débuta en 1340. Mais ses travaux furent interrompus pendant 150 ans. Ce n’est qu’en 1490 que sa construction reprit pour être terminée en 1517. Le coût de réalisation du transept s’éleva à 23 000 livres tournois financés à 80% par les Senonais eux-mêmes au travers des dons des fidèles mais aussi des impôts de l’époque : la gabelle sur le sel et la taille. Les 20% restants proviennent pour 15% de la royauté (Charles VIII puis Louis XII) et pour 5% de l’Archevêque.

Hôtel de Ville

Quelques détails de l'Hôtel de Ville construit en 1905
Cet édifice est construit dans un style éclectique et ressemble à un immense gâteau à la crème Chantilly. Rien à voir avec l'Art Nouveau qui triomphe à la même époque à Bruxelles et Vienne.

On apprécie l’immense place débarrassée de voitures entre la cathédrale et le marché couvert. On a aimé aussi la présence de quelques arceaux vélos sur la place de l’Hôtel de Ville. On a regretté l’absence d’arceaux vélo devant l’Office du Tourisme qui est entouré d’un immense parking voiture. Lorsque nous avons évoqué ce problème auprès de l’hôte d’accueil de l’ODT, celui-ci nous a dit que les cyclistes utilisaient les barrières comme arceaux vélo. Celui-ci a également déploré l’absence de véritables voies cyclables sur la commune.

Auxerre

Tristes trottoirs du bord de l’Yonne

Heureuse surprise, une piste cyclable longe l’Yonne mais uniquement à l’intérieur de la ville.
Après une journée de pédalage, on a envie de se poser sans être obligé d’aller à une terrasse de café. On se dit que le talus enherbé qui longe l’Yonne serait idéal sous le soleil déclinant. On trouve l’herbe un peu jaunâtre mais on l’explique d’abord par la sécheresse du mois de juillet 2006. Mais, après avoir posé ses fesses sur le paillasson, on se rend vite compte qu’il s’agit d’une infâme canisette pour les chiens yonnais de tous poils. Des marcheurs, sac à dos sur l’épaule, ont connu le même désappointement.
Les modes doux seraient ils donc condamnés à une vie de chien ? Le spectacle de l’eau qui coule est-il réservé aux possesseurs ou loueurs de bateaux ?

Etape 4 : Auxerre-Chatillon en Bazois via Vézelay

Mailly-le-Château

Altitude moyenne : 176m

Vezelay

Vézelay constitue la limite sud de l'Yonne.

NIEVRE

Actualité

Retour du charbon et des gueules noires dans la Nièvre

Cette perspective provoque des remous au sein de la population selon l'article "Nièvre : le retour du charbon divise les habitants et la gauche locale" écrit par Alain Faujas et paru dans le quotidien Le Monde daté du 13/09/06. On apprend ainsi qu'un projet de mine de charbon à ciel ouvert associée à une centrale électrique au charbon de 1000 MW (1) (Mégawatts), existe dans le sud de la Nièvre à Cossaye. Ce village se situe à 10 km de Decize et à 20 km de la ville La Machine, pays d'exploitation charbonnière depuis Colbert. Cette dernière ville a vu son dernier puits de mine fermer en 1974 et possède d'ailleurs un musée de la mine.
Ce n'est pour l'instant qu'un projet dont l'initiateur est Jean-François Hénin né en 1944, ancien patron d'Altus, une filiale du Crédit Lyonnais et impliqué dans des scandales financiers au début des années 1990 (2).

Contre :

  • les verts Ceux-ci rappellent que les centrales électriques au charbon émettent deux fois plus de gaz à effet de serre que les centrales au gaz. Or la séquestration du CO2 issue des centrales n'en est encore qu'au stade d'expérimentation et d'étude au Danemark et aux Etats-Unis. Ceux-ci proposent de développer la filière bois déjà bien présente dans le département.
  • Le maire et le Conseil Municipal de la commune concernée (Cossaye) qui a voté à la quasi-unanimité contre le projet. Ces élus ne veulent pas voir leur commune défigurée par un projet dont la durée de vie devrait être de 40 ans : 600 ha de terrains, 6 fermes et trois hameaux touchés,

Pour :

les communistes bien-sûr
En jeu, un investissement qui serait de 1,4 milliard d'euros et 400 emplois à la clé. L'ensemble du département s'est d'ailleurs ému lors d'une assemblée générale extraordinaire le 20 mai 2006 à l'annonce des projets de fermeture des usines DIM à Château Chinon et FACOM à Saint Eloi entraînant la suppression de 230 emplois. Au cours de cette AG, le Conseil Général rappelait que le département avait perdu 600 emplois au cours des derniers mois.
Argument employé : les (énergies) "renouvelables ne sont pas prêtes à prendre le relais" selon Jean-Claude Lebrun, vice-président (PCF) du Conseil Régional

Ne se prononcent pas officiellement :

les socialistes !

Quand au maire de La Machine, il applaudit le projet des deux mains les yeux fermés : "On a vécu avec une centrale électrique et nos forêts ne sont pas noires.... L'étang Grénetier où on lavait le charbon est devenu un agréable plan d'eau".

1 : A titre de comparaison, les nouvelles génération d'éoliennes ont une puissance de 2MW et même 2,5 MW.
2 : On pourra lire sur Jean-François Hénin, un article du réseau Voltaire.

Repères

  • Population en 1999 : 225 000 habitants en baisse de 6% par rapport à 1982
  • Population active en 1999 : 95 000 personnes
  • Superficie : 6817 km²
  • Superficie boisée : 225 000 ha (1 ha par habitant), soit un tiers de l'espace départemental. La Nièvre possède la première chênaie de France. La scierie de Saugy/Loire est la 2° scierie européenne de résineux. La Nièvre possède également des entreprises de seconde transformation du bois : merrains, tonnellerie.
  • L'une des densités de population les plus faibles de France : 33 habitants au km²
  • Taux de chômage : 8.1% au deuxième trimestre 2006 soit un taux inférieur à la moyenne nationale (9%), ce qui situe ce département en 39° position dans la France métropolitaine, le taux de chômage le plus faible étant celui de la Lozère (5,2%) tandis que le Gard arrive en dernière position avec un taux de chômage de 13,2%. Les départements du Nord et du Pas de Calais sont au coude à coude avec des taux de chômage respectifs de 12,5% (92° position) et 12,6% (93° position).

Etape 5 : Châtillon en Bazois-Vichy

Etape 6 : Vichy-Olliergues via Thiers

Etape 7 : Olliergues-La Chaise Dieu

Balades à vélo autour de la Chaise Dieu

La Voulte sur Loire

 

 

ALLEGRE
Championnats du monde de véhicules à propulsion humaine
les 5, 6 et 7 août 2006

 

Participation

145 concurrents âgés de 9 à 69 ans, participaient à ce championnat. Ceux-ci venaient de différents pays d'Europe : Allemagne, Autriche, Danemark, France, Grande Bretagne, Pays Bas, Pays de Galles, Pologne, Portugal, Tchéquie et Suisse. Mais certains participants venaient aussi de Russie et des USA.
Bravo aux 16 femmes qui ont participé à cette compétition à 90% féminine (on est loin de la parité hommes/femmes !).


Danielle Van der Waard

La hollandaise Danielle Van Der Waard (1m78, 65 kg) âgée de 39 ans, est l'une des femmes les plus rapides du monde. Elle roule en Razz Fazz, a été championne du monde 2005 et championne Cyclevision 2006. Performance : 61 km/h en sprint.
Barbara est la deuxième femme au classement d'Allègre et a terminé 37° au classement général.

La manifestation avait aussi ses "groupies top-models" !

Vélos couchés : quelques constructeurs

Beauxdebris

 

Challenge

Challenge est un constructeur hollandais qui, une fois n'est pas coutume, a une version française de son site http://www.challengebikes.com/.
Hors vélos couchés de compétition de haut de gamme, le prix de ceux-ci va de 1500 € à 2800 €.
Le français Rémi Morio (photo ci-dessous) âgé de 53 ans, est arrivé 34° au classement général sur son Challenge Seiran (1800 € pour le modèle standard "Endurance", 2300 € pour le modèle Standard "Super Léger").

 

 

CobraBikes

Parmi le monde des constructeurs de vélos couchés dominés sans partage par les hollandais, soulignons que CobraBikes est un constructeur belge et, plus exactement flamand qui a su attirer dans son écurie la française Barbara Buatois.
Barbara Buatois (1m70, 54 kg) âgée de 28 ans (photo ci-contre), est l'une des stars du vélo couché : elle est championne d'Europe 2005 et 2006 et a fait Bordeaux-Paris (622,5 km) en 2006 dans son vélomobile en 26 heures.
Barbara est arrivée 31° aux championnats du monde d'Allègre et est la première femme du classement.
Le site de CobraBikes est actuellement en construction et ne donne pas d'indication sur ses prix.


© Photo Per Nørgaard sur le site danois du vélo couché http://www.hpvKlub.dk

 


Le modèle Royale, vélo couché à structure carbone
© photo CobraBikes
Flevobike

 

On admirera le design particulièrement soigné de ce modèle "Oké Ja" (photo ci-dessus) de la marque hollandaise Flevobike Technology avec sa barre transversale en alu.
On apprécie également le côté résolument vélo couché urbain de ce modèle avec ses garde-boues, ses pédales en caoutchouc, son éclairage et surtout sa transmission entièrement protégée par un carter.
On félicite le conducteur hollandais Jan Limburg, amateur éclairé qui a couru le prologue avec un Quest mais a effectué au moins deux épreuves avec ce vélo couché de ville : la course de côte et le critérium. Au final, Jan a obtenu une place plus qu'honorable au classement général en terminant 53°.


Greenmachine
©photo Flevobike

Versatile
©photo Flevobike

Apparemment, le modèle Oké Ja n'est plus distribué et a été remplacé par la Greenmachine, version toujours plus sophistiquée du vélo couché urbain qui est vendue au prix de 3420 € TTC.
Flevobike Technology s'est apparemment spécialisé dans le vélo de ville haut de gamme. En témoigne le trike (vélo à trois roues) Versatile qui constitue une réinvention de la voiture à pédales tant par la présence d'une vraie boîte de vitesse que ...par son prix (la bagatelle de 7800 € TTC !). Ce modèle Versatile pèse moins de 40 kg, soit au moins 25 fois moins que la majorité des voitures, mais presque trois fois plus qu'un vélo urbain. On serait curieux de connaître l'effort à fournir au démarrage pour propulser cet engin.

HP Velotechnik

HP Velotechnik est un fabriquant allemand de vélos couchés dont les prix, pour le modèle basique, vont de 1400 € TTC à 2300 € TTC (la TVA allemande est de 16% contre 19,6% en France). HP Velotechnik fabrique également un trike (vélo couché à trois roues) dont le prix, pour le modèle basique est de 2500 € TTC.

Le vélo couché ci-dessus est, une fois n'est pas coutume, le modèle le moins cher qui, dans sa configuration de base, vaut 1400 € TTC.
Ce modèle (16,2 kg en version basique) est résolument urbain avec ses garde-boues et sa chaîne presque intégralement protégée par un carter. L'équipement a été complété dans ce sens par son propriétaire, Arnaud Maudret âgé de 43 ans qui utilise son vélo quotidiennement en Ile de France. Mais Attention, ce qui apparaît comme une spécificité des berlines de luxe allemandes, toutes ces options ont un coût.

  • l'option freins à disques est facturée entre 80€ et 309 € suivant le modèle ;
  • l'option éclairage est facturé entre 120 € et 309 € suivant le modèle ;
  • le sac arrière qui s'adapte parfaitement au siège arrière et a une contenance de 80 litres, est facturé 450 €.
  • le streamer (pare-brise) est facturé 400 €.

Toutes ces options même prises dans leur version la plus simple reviennent ainsi à quasiment doubler le prix de ce vélo couché qui revient finalement à 2400 € avec la TVA allemande, soit 2530 € avec la TVA française.

A ce prix là, vous pouvez vous faire plaisir en achetant pour la modique somme de 27 €, un klaxon HP Velotechnik à air comprimé que vous pouvez recharger avec une simple pompe à vélo et qui vous permettra de trompetter aussi fort que nos chers amis automobilistes.


© Photo HP Velotechnik

Lightning

Ce vélo couché Lightning X2 entièrement caréné ne se contente pas d'avoir une esthétique réussie. C'est aussi une bête de course.
Le suisse Sandro Bollina âgé de 43 ans (1m90, 78 kg) est arrivé 7° au classement général. Il faut dire que c'est un habitué des compétitions : il a été vainqueur du Critérium d'Interlaken en 2006, champion du monde du 1000m et des 3 heures en 1999.
performance : 68 km/h en sprint et 58 secondes au 1000 m (soit une vitesse moyenne de 62 km/h)
Le carénage permet de gagner en vitesse de pointe mais il est souvent lourd et ralentit le coureur dans les côtes.
Les carénés sont favoris dans les prologues et les 200m départ lancé.

M5

M5 est un constructeur hollandais de vélos couchés. Ce constructeur a un revendeur en France qui possède un site internet http://www.m5france.com/.
Le spectre de la gamme de M5 est particulièrement large puisqu'il va des vélos couchés "premier prix", le 20/20 eco d'un poids de 13,8 kg et le City Mate vendus tous deux 1150 € TTC à la bête de course, le M5 Carbon Low Racer qui ne pèse que 8,7 kg et qui coûte entre 3620 € TTC et 4370 € TTC.
M5 a aussi dans sa gamme un vélo couché en titane, le TiCa Low Racer vendu 3620 € TTC et un tandem vendu 3000 € TTC.

M5 fabrique également un Handbike vendu 3000 € TTC


© photo M5

La marque M5 était bien représentée à Allegre puisqu'elle alignait plus de 10% des effectifs avec 15 vélos de la marque présents de différents modèles : le Low RAcer, le City Racer (de 2100 € à 3900 € TTC, les modèles les plus chers étant en titane), le Shock Proof (de 2000 € à 4000 € TTC).

Sur la photo ci-dessus, on peut voir le M5 Low Racer de l'une des vedettes d'Allegre : l'autrichien Helmut Lechner (1m90, 82 kg) âgé de 47 ans. Helmut qui est un ancien champion de descente à ski, a été champion du monde 2004 de sprint sur son M5 (69 km/h). Helmut est arrivé 16° au classement général.
Le premier M5 du classement était piloté par le hollandais Edgard Leijten arrivé 14°.
Sur la même photo, on peut voir le bout de la queue du Razz Fazz (c'est ça les photos de néophytes !) du vainqueur d'Allegre, le hollandais Hans Wessels (1m91, 78 kg) âgé de 37 ans.
Hans Wessel est un gagnant qui roule soit en Quest, soit en Razz Fazz. Il a été vice-champion du monde 2005, a effectué le Paris-Brest-Paris (1200 km) en 65 h en 2003 à bord d'un vélomobile Quest. Performance : 70 km/h en sprint.
Le Razz Fazz est un vélo couché mythique (impossible de trouver son fabricant sur le net). C'est le vélo des champions puisqu'il rafle trois des 10 premières places. Il faut préciser qu'il s'agit du vélo des habitués des compétitions. Citons, entre autres :

Nazca

 

 

Optima

Slyway

Slyway est un constructeur italien dont les vélos couchés ont des prix allant de 1500 € à 3800 €.
Le modèle ci-dessous est le modèle le plus cher : Ultrateam
L'italien Stefano Bonazzoli (photo ci-dessous) âgé de 34 ans est arrivé 35° au classement général sur son Ultrateam.

 

Université de Technologie de Compiègne

Ce vélo couché est un prototype réalisé par des étudiants de l'UTC sous la direction du département Génie des Systèmes Mécaniques dans le cadre d'une TX (projet étudiant, travaux de laboratoire).
En effet, depuis 2001, l'UTC participe à un concours entre grandes écoles de kilomètre départ arrêté (dites, pour faire branché, KIDAM) qui s'effectue en vélo couché, ce type de vélo étant le plus efficace pour cette épreuve.
Thibault Guiraudie, âgé de 21 ans, a terminé 45° au classement général et 5° parmi les 12 prototypes participant à la compétition.

Velokraft

Velokraft est une entreprise dont le siège social est à Cracovie en Pologne qui fabrique des vélos couchés avec un cadre monocoque en carbone.
Le prix des vélos couchés Velokraft va de 2700 € TTC à 3900 € TTC pour le vélo phare de la marque, le NoCom.
L'autrichien Johann Pfeiffer (photo ci-dessus), 41 ans, est arrivé 5° au classement général sur son Velokraft VK2 SF.
Le français Denis Lotte, 37 ans, est arrivé second avec le même modèle. Le VK2 standard (sans carénage arrière entre autres) a un prix qui va de 2800 € à 3350 € ttc suivant le poids de celui-ci (entre 9,7 kg et 8,9 kg avec un frein à disque à l'avant, on peut enlever 300 à 400 g pour chaque modèle sans disque à l'avant).

Et une dernière photo de vélo couché !

Un tandem couché

On apprécie l'équipement visiblement utilitaire de ce vélo couché : garde-boue à l'arrière, éclairage, écarteur de danger et porte-bagages.

Trikes

C'est le nom frime donné aux tricycles couchés
Attention, d'après ce que nous avons pu comprendre, de par la présence de deux roues à l'avant, les trikes ne tournent pas comme un vélo classique à une seule roue et nécessitent de maîtriser, pour tourner, les dérapages contrôlés. Le trike ci-dessous est le modèle Road de la marque américaine Catrike. Son prix est de 2250 US$ (1800 € environ)



Cette marque fabrique 3 modèles dont les prix vont de 2150 US$ (environ 1700 €) à 2350 US$ (environ 1850 €).
Ces prix s'entendent sans les pédales
Le français Yann Colin est arrivé 100° au classement général sur ce trike et 7° parmi les 8 trikes participant à la compétition. Les trois premiers trikes étant des Quests, vélomobiles présentés au Congrès 2006 de la FUBicy, suivis d'un Ice en 58° position, d'un Catrike Speed 2006 en 70° position au classement général, d'un Catrike Speed 2005 en 88° position.
Le premier Quest est arrivé 4° au classement général et était piloté par le hollandais Ymte Sijbrandij âgé de 41 ans (2m, 95 kg) qui est un habitué des compétitions internationales. Il a en effet été vainqueur toute catégories des compétitions 2004 et 2005 de la compétition Cyclevision.

Footbikes

Le footbike désigne en fait, américanisme oblige, une trottinette ou patinette pour adultes. Elle est, de fait, mieux adaptée à la morphologie des adultes mais possède également des freins.
Ce sport possède même son association en france : France Footbike qui compte ...une vingtaine d'adhérents et possède un site internet http://francefootbike.free.fr/.
L'un des principaux constructeurs de footbikes est américain : Kickbike sur lequel vous retrouverez l'adresse des deux revendeurs en France.
Et, si vous êtes nostalgiques des photos de pin-up, il vous faut aller voir le site du revendeur de Gironde Airodin.

Les kickbikes sont vendus en France, selon le modèle, entre 275 € et 399 €, soit le prix d'un vélo de marque d'entrée de gamme.
Un autre constructeur fabrique un footbike un peu moins cher qui porte le nom de "Leader" et est vendu environ 200 €. Vous pouvez le trouver chez les Cycles Zen à Angers (Maine et Loire, 49).
Le premier Kickbike est arrivé 109° au classement général.

ANNEXES

Population des plus grandes villes traversées

Villes Département Population
Auxerre Yonne (89) 40 000
Provins Seine et Marne (77) 12 000
Saint Quentin Aisne (02) 59 000
Sens Yonne 28 000
Soissons Aisne 30 000
Vichy Allier (03) 27 000

Source : Recensement 1999 de la population française sauf pour Sens et Auxerre dont les chiffres sont ceux figurant sur le site du Conseil Général de l'Yonne.
Notons que toutes ces villes ont vu leur population diminuer par rapport à 1982. Ceci est-il lié au phénomène de rurbanisation ou à la concentration sur l'Ile de France et les métropoles régionales, ou à la conjonction des deux phénomènes ?