MONS

Beffroi de Mons

Repères

Mons est une ville du Hainaut Belge (Wallonie) qui compte 91 000 habitants sur 147 kmm², soit une densité particulièrement faible de 620 habitants/km²
Malgré un taux de chômage de 26% en 2006, l'hyper-centre ville de Mons est à l'hypercentre-ville de Charleroi ce qu'Arras (Pas-de-Calais) est à Lens : il s'y dégage une atmosphère de ville bourgeoise respirant le calme et la volupté un peu compassée d'un passé glorieux.
Cette atmosphère est accentuée par la présence d'un marché populaire le dimanche matin à Charleroi qui crée une joyeuse animation.
Cette ambiance est renforcée par l'absence de stationnement voiture sur la grand-place qui est même, à certaines heures de la journée, interdite aux voitures.
Le temps peu clément de ce dimanche 30 juillet 2007 (averses éparses le matin, temps ensoleillé mais froid l'après-midi) associé au début des vacances estivales se traduisaient par une fréquentation relativement faible de cette grand-place et contribuaient à renforcer l'image d'une ville bourgeoise provinciale assoupie et intemporelle.

Site internet de la ville : http://www.mons.be/

Politique

Le bourgmestre de la ville en 2007 est Monsieur Elio Di Rupo (PS) également Ministre Président de la Région Wallonne.
Cette présidence a certainement aidé pour la reconstruction du Musée des Beaux Arts de Mons (BAM en abrégé pour Beaux Arts Mons) inauguré le 17 mars 2007. Cette reconstruction dirigée par l'architecte parisien Christian Menu, a coûté plus de 8 millions d'euros.

Mobilités douces

Dans l'hypercentre ville, une politique courageuse de limitation de l'usage de l'automobile a été menée : nombreux sens uniques accompagnés de contresens vélo, limitation du nombre de places de stationnement et même absence de stationnement voiture sur la Grand-Place.
Un jalonnement piétonnier a été mis en place comme cela se fait de plus en plus fréquemment dans les villes.

Vélo

Associations cyclistes

  • GRACQ

    Le Gracq (Groupement de recherche et d'Action des cyclistes au quotidien) possède une antenne sur Mons
  • Provélo

    L'association Provélo possède également une antenne sur Mons qui, entre autres, loue des vélos.
    Cette antenne est installée au rez de Chaussée de l'immeuble sis 17, rue de la Poterie.

En consultant le site de cette association le 30/07/07, nous nous sommes cependant inquiétés de constater que les sorties proposées sur le site concernaient l'année 2006. On espère que cette antenne est toujours active et que, seul son site internet est en hibernation.

Contresens vélo

Certes, le site de la ville de Mons possède une rubrique consacrée au vélo. On y apprend que l'ensemble de l'hypercentre a été muni de SUL (sens uniques limités appelés contresens vélo en France), conformément à la loi belge qui rend obligatoire cet aménagement depuis le 01/07/2004. Cependant la périphérie n'est encore qu'en phase d'équipement pour cet aménagement.

Jalonnement cycliste

L'effort consenti pour le jalonnement piéton n'a pas été étendu au jalonnement vélo qui est tout simplement inexistant.
Alors que la Région Wallonne s'enorgueillit à juste titre du réseau RAVeL, on aurait aimé un jalonnement cycliste nous amenant, à partir de la Grand-Place jusqu'au Port de Plaisance du Grand Large, point de départ du Réseau RAVeL. Au lieu de celà, nous n'avons eu droit, pour nous guider, qu'à un plan de l'hypercentre sur lequel le port de plaisance était absent. Etant peu doués pour l'orientation, nous nous sommes inévitablement perdus.

Stationnement vélo

L'hypercentre de Mons est situé sur un promontoire et les rues y ont une forte pente. Ces fortes déclivités ne semblent toutefois ne concerner que l'hypercentre et sont, en tout cas, d'une longueur réduite et n'ont rien à voir avec l'ascension du Mont Ventoux.
On s'est donc étonné de l'absence totale de stationnement vélo dans l'hypercentre-ville.
Là encore, il semblerait souhaitable que la loi, tant en France qu'en Belgique, voire même au niveau européen (l'Europe a bien défini un objectif pour la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité) définisse un taux minimum d'équipements des villes pour ce type d'aménagement. Cela contribuerait probablement à diminuer la carence en stationnement vélo que l'on constate dans de nombreuses villes.

Voies cyclables

On a pu remarquer un magnifique contresens vélo traité en piste cyclable dans une rue fortement pentue. On regrette cependant que cette piste cyclable soit dans le sens descendant. Dans la montée qui est à priori plus délicate pour un cycliste, ceux-ci se retrouvent mêlés à la circulation automobile. Même si cette rue est traitée en zone 30 avec de nombreux plateaux ralentisseurs, il y a peu de chance, étant donné la déclivité importante, qu'un cycliste non dopé atteigne cette vitesse. Il nous aurait semblé préférable d'inverser le sens de circulation à savoir privilégier la piste cyclable pour les cyclistes montant. Mais il y a de fortes chances que le choix ait été fait en adoptant la primauté pour les automobiles.
Le site de la ville nous apprend également que la totalité de l'hypercentre a été mise en zone 30.
Même si quelques pistes et bandes cyclables sont évoquées, l'ensemble de la ville semble cependant souffrir cruellement de l'absence d'un véritable réseau cyclable, en particulier au niveau des pénétrantes : nous avons emprunté un pont qui était visiblement en travaux et qui était totalement dépourvu de voies cyclables.
Fait révélateur, le site de la ville ne fournit aucun chiffre sur la longueur du réseau cyclable.

Pour être objectif, on soulignera cependant que la ville de Mons applique, pour son personnel, l'indemnité kilométrique instituée au niveau national de 0,15 €/km pour les pendulaires (navetteurs) se rendant au travail à vélo pour peu que leur trajet aller-retour ait une longueur minimale de 2 km. On aurait aussi aimé connaître les conditions d'accueil de ces navetteurs à vélo : nature du stationnement vélo, douche possible, etc. . On aurait aussi aimé savoir si la ville de Mons encourage les déplacements professionnels de ses employés à vélo en mettant à disposition de ceux-ci une flotte de vélos.

Tourisme


Hôtel de Ville

Musée des Beaux Arts

Accessibilité

Dès l'entrée du musée, les personnes à mobilité réduite sont guidées à l'aide d'un pictogramme vers l'ascenseur leur permettant d'accéder à tous les étages du Musée (3 étages). Les PMR sont accueillies par un plan incliné dans la rue. Dans le Musée, tout comme au Musée d'Art Moderne de Dunkerque, les escaliers ont été remplacés par des plans inclinés, ce qui laisse le libre arbitre aux PMR d'utiliser soit l'ascenseur, soit les plans inclinés même si ceux-ci sont un peu raides.

Expositions temporaires

Magritte et les autres

l'exposition temporaire "Le surréalisme en Belgique" rassemble plus de 500 oeuvres surréalistes et est incontournable. Elle a lieu au BAM jusqu'au 19 août 2007 alors précipitez-vous à Mons avant qu'il ne soit trop tard.
Cette exposition présente des oeuvres surréalistes depuis la naissance de ce mouvement en Belgique en 1924 jusqu'à aujourd'hui : l'expo comprend des oeuvres du XXI° s dont celles de Jacques Zimmermann (1929- ) qui peut être assimilé à un surréaliste abstrait et dont la texture des tableaux est particulièrement riche.
Elle permet de découvrir, pour la majorité des français, que le surréalisme ne se limite pas à Magritte (1898-1967) tant au niveau des artistes que dans le temps. Elle comporte aussi de nombreuses photos en noir et blanc de toute splendeur. Citons, entre autres de magniques nus de Marcel Lefrancq (1916-1974) dignes des oeuvres de l'antiquité grecque.
Enfin les murs blancs sont émaillées de citations des surréalistes qui rappellent que ce mouvement s'inscrit dans la mouvance révolutionnaire du début du XX° siècle. D'autres citations relèvent plutôt du détournement de proverbes traditionnels telles cet aphorisme d'Achille Chavée (1906-1969) :

"Chassez le naturel, il revient à vélo"

RAVeL 1

Le RAVeL 1 (Réseau Autonome de Voies Lentes) est une voie verte qui traverse la Wallonie d'ouest (Armentières) en est (Liège) en passant par Tournai, Mons, Chareleroi, Namur, Huy et Liège.
Le RAVeL débute à Mons au port de plaisance du Grand Large.
Les ville de Maubeuge et Mons sont à égale distance de Douai (un peu moins de 80 km). Mons est également à un peu moins de 80 km de Lille tandis que Maubeuge se trouve à un peu moins de 90 km de Lille. Bien qu'étant français, si vous souhaitez faire une escapade voiture+vélo d'une journée, je vous conseillerais d'aller à Mons. D'une part, le vieux Mons semble avoir été miraculeusement préservé des destructions au cours des deux grandes guerres mondiales contrairement au centre de Maubeuge qui a été entièrement détruit. D'autre part, le RAVeL bénéficie entre Mons et Thieu d'une surface de roulement en enrobé de bien meilleure qualité que celle de la voie verte de la Sambre (entre autres, revêtement soit caillouteux, soit en sable stabilisé).
Nous vous conseillons d'aller voir les ascenceurs à bâteaux remarquables du canal du centre (actuel et historique) distants d'un peu moins de 15 km du centre de Mons pour le plus proche, d'un peu plus de 20 km pour le plus éloigné.

Un jalonnement déficient

L'un des défauts du RAVeL, constaté en maints endroits,réside dans le jalonnement.
D'une part, celui-ci est trop bas pour un cycliste. Le temps que vous l'aperceviez si vous avez la chance de l'apercevoir, vous l'avez déjà dépassé et, à moins d'une nécessité extrême, vous ne reviendrez pas sur vos pas.
D'autre part, celui-ci est victime soit d'une mauvaise conception avec les plaques de jalonnement ayant disparu du support, soit carrément d'un vandalisme avec le support qui est détruit. On espère, qu'avec l'arrivée à maturité du circuit, une brigade sera, entre autres, chargée de l'entretien du jalonnement particulièrement appréciable pour les marcheurs et, éventuellement, d'un système de jalonnement plus adapté aux cyclistes.
On regrette également l'absence du nom des ponts figurant sur le pont même qui constitue des points de repères importants lors d'une balade à vélo et que nous avons pu observer fréquemment chez les voisins flamands de Belgique.

Ascenseur de Strépy-Thieu

Commencé en 1982 et inauguré en 2002, l'ascenceur de Strépy-Thieu est le plus grand ascenseur funiculaire à bâteaux au Monde. Il permet aux péniches de 1350 tonnes de franchir un dénivelé de plus de 73 mètres existant et assure ainsi la jonction entre le bassin de la Meuse et celui de l'Escaut. Cet ascenceur a permis une augmentation du trafic fluvial puisqu'entre 2004 et 2006, le trafic fluvial a augmenté de plus de 80%.
Cet ascenceur peut se visiter grâce à une ASBL (Association Sans But Lucratif).
On mesure à ce niveau le retard français au niveau du transport fluvial : le réseau fluvial du Nord-Pas de Calais est seulement en train d'être mis aux normes pour le trafic fluvial (péniches de 1350 t) avec rehaussement de nombreux ponts depuis 2006. Quand au Canal Seine-Nord, les travaux n'ont pas encore commencé.

ascenseur à bâteaux de Strépy-Thieu

Canal du centre historique

Ci-contre, l'ascenseur à bateaux n°4 achevé en 1917 et permettant à des péniches de 300 tonnes de franchir un dénivelé de 17mètres.

la Belgique
au Patrimoine Mondial
de l'UNESCO

Les belges ont classé, bien avant la France, une trentaine de leurs beffrois au patrimoine mondial de l'UNESCO, dont celui de Mons.
Ils ont également réussi à faire classer les 4 ascenseurs à bateaux du canal du centre historique au patrimoine mondial.
Ils aimeraient aussi intégrer au patrimoine mondial certains bâtiments Art Nouveau de Bruxelles.
Soyons confiants, ils réussiront à classer l'ensemble du territoire belge au Patrimoine Mondial.