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BRUGES ET SES ENVIRONS

culture environs Politique de mobilité Bruges pratique Tourisme    

BRUGES-BRUGGE,
la belle aux canaux dormants

Bruges est une ville de 117 000 habitants (en 2008) qui s'étend sur 138,4 km².
Soixante membres de Droit D'Vélo ont visité en septembre 2003 et septembre 2004 Bruges et ses environs dont, entre autres, la ville de Damme.
Bruges est reconnue comme une des plus belles villes médiévales d'Europe, si ce n'est la plus belle.
Pour préserver et accroître son potentiel touristique, cette ville au charme romantique a choisi de réduire drastiquement la place de la voiture au profit des modes de déplacement doux (marche à pied, vélo et cheval). Il est frappant pour un français de voir 200 arceaux vélo sur le Markt, la grand-place de Bruges, arceaux qui, de surcroît, sont tous occupés dans l'après-midi.


photo prise à Knokke-Heist

Politique mobilité
VOIR BRUGES ET MOURIR D'ENVIE ?

Ce texte a été en partie écrit suite à la rencontre de Monsieur Yves Roose, Premier Echevin de la ville de Bruges le 23 décembre 2004

Markt


© Markt (grand-Place) in "Bruges à pied" (Edition de janvier 1990) aux Edtions Van Mieghen

Le parking voiture a disparu du Markt de Bruges en 1995 sans même être remplacé, comme c'est souvent le cas dans de nombreuses villes, par un parking souterrain.

politique vélo repères            

Repères

Paradoxalement, nous commencerons par parler d'une spécificité française : l'émiettement du territoire national en 36 000 communes, soit la moitié des communes de l'ex Europe des 15.
Ainsi Bruges compte 117 000 habitants en 2003, soit plus de la moitié de la population lilloise (191 000 hab.) ou l'équivalent de la population des cantons de Douai Nord et Nord-est, ville de Douai incluse auquel on aurait adjoint Cuincy.
La commune de Brugge s'étend par contre jusqu'à la mer (Zeebrugge) et annexe des territoires ruraux. La superficie de Bruges est de 138 km² (850 hab./km²), soit quatre fois l'aire de la ville de Lille ou l'équivalent des cantons de Douai Nord, Douai Nord-est, Douai Sud, Douai inclus auxquels on aurait adjoint Dechy, Guesnain et Lewarde.
Quand au coeur historique limité par la deuxième ceinture de remparts, il compte 20 000 habitants en 2006 et est à peine deux fois plus grand avec ses 4,1 km2 (1); que celui de Douai (2,2 km2) délimité par les boulevards. Le centre historique de Bruges a été inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 2000

Une quasi mono-industrie touristique :

Chaque mois, la ville héberge l'équivalent de sa population en touristes. Bruges a compté en 2003 1,3 million de nuitées, soit un quasi doublement en 12 ans (700 000 en 1991).

Plans de déplacements successifs

Nous étions venus parler politique vélo avec Monsieur Yves Roose, Premier Echevin de Bruges chargé de la culture et nous avons discuté voitures.
Le lien entre le boom touristique et le premier plan de circulation de la ville qui date de 1992 n'est probablement pas fortuit.

Situation à la fin des années 1980

Bruges est une petite ville de province comme des milliers d’autres. Le centre-ville est asphyxié par les bagnoles : le Markt, la Grand-Place de Bruges est un immense parking comme le montre la photo ci-dessous extraite d’un guide touristique édité en 1990. Seul signe encourageant : on peut observer sur la première page de ce guide, la présence d’un parking vélo équipé de pince-roues, chose quasiment impensable en France à l’époque. Les transports en commun sont moribonds : en 1991 les transports en commun transportent 1,63 millions de voyageurs par an, soit 14 voyage/an/pers. ou encore moins de 0,04 voyage/personne/jour : on peut alors estimer la part modale des transports en commun à un peu plus de 1%.
Aux mêmes maux les mêmes remèdes et les mêmes cris d'orfraie des commerçants ! Ce premier plan visait, comme à Douai, mais avec 10 ans d'avance, à interdire le trafic de transit dans l'hypercentre. Ainsi, depuis 1992, il est impossible de traverser Bruges de part en part.
Pour inciter les automobilistes à se garer à l'extérieur, plusieurs parkings en ouvrage ont été créés. 5 parkings en ouvrage d'une capacité totale de 2500 places dont le parking souterrain en dessous du Vrijdagmarkt (8,70 € /jour en 2005), place dominée par le Konzertgebouw (salle de concert). Le deuxième parking en ouvrage d'une capacité de 1600 places à côté de la gare de chemin de fer. Ce dernier a un prix très attractif (2,50 €/jour) et permet de surcroît d'obtenir un titre de transport en bus pour la journée bénéficiant non seulement au conducteur mais aussi aux passagers et permettant de se rendre au centre ville mais aussi à ZeeBruges.
Dès nos premiers repérages en 2002, nous avions remarqué la taille réduite des bus desservant l'hypercentre. Lorsque nous avions évoqué ce type de bus auprès du SMTD, celui-ci en rejetait l'idée jusqu'à ce qu'apparaisse une "navette révolutionnaire" à l'hiver 2004 !

Une salve contre le stationnement

En 1995, la deuxième phase de ce plan a vu la suppression du stationnement sur le Vrijdagmarkt et sur la Grand-Place de la ville, le Markt, ce qui a permis de donner un nouveau souffle à la ville.
En 2006, le nombre total de places de stationnement sur voirie est d'environ 5 700 (5728 exactement) dans le centre historique (2). A ces places de stationnement sur voirie, il faut rajouter les 4000 places de stationnement en ouvrage dont les deux principaux (Centrum Zand et Centrum-Station) ont chacun une capacité de 1500 places. On a donc en tout 9700 places de stationnement dans le centre historique de Bruges, toutes payantes sauf pour les résidents, soit une densité de stationnement inférieure à 24 places/ha. A titre de comparaison, Douai se vante d'avoir dans son centre ville 9 000 places de stationnement gratuites, soit 44 places gratuites/ha !

Une politique pragmatique

Intermodalité voiture+vélo

Alors que le PDU du Douaisis veut créer des parkings relais éloignés de plus de 3 km du centre ville, Bruges a adopté une politique de "parkings de bord" (abonnement mensuel de 35 €) qui sont au nombre de 6, situés dans le deuxième cercle à l'extérieur des boulevards, gardés et équipés de 65 boxs vélo sécurisés (3) incitant à rejoindre l'hypercentre à bicyclette. Le bilan de deux ans de fonctionnement (octobre 2004 à octobre 2006) démontre que ces boxs à vélos ont trouvé leur public puisqu'ils sont occupés aux deux tiers.
Afin de réduire le stationnement sur voirie et de valoriser les petites maison de quartier populaires, Bruges a également une politique d'acquisition de friches essentiellement industrielles qu'elle aménage en parkings destinés à la population limitrophe.

Deuxième Plan de circulation en octobre 2004

L'hypercentre ainsi que le westbrugge sont devenues zone bleue avec une durée de stationnement limitée à 4h, cette plage horaire apparemment importante ayant été choisie sous la pression du lobby ...des enseignants ! Les places de stationnement de certaines rues du Westbrugge sont même uniquement réservées aux riverains. Les rues principales sont soumises à un stationnement payant (1,40 €/heure) limité à 2 heures.
Mais le contrôle du respect de cette durée est très strict (le montant des amendes est fixé au niveau communal et est compris entre 30 € et 50 €, montant à comparer aux 11 € ridicules pratiqués en France !)
Les habitants de l'hypercentre bénéficient d'une seule place de stationnement gratuite sur l'espace public (nous n'avons pas demandé si ce droit leur était acquis quand ils bénéficiaient d'une place privée). Au delà, ils doivent s'acquitter de 100 € par place supplémentaire.
L'hypercentre est également devenu zone 30 mais sans aménagement spécifique. Il est vrai que de nombreuses rues sont restées pavées avec, parfois, une bande de confort goudronnée pour les cyclistes.

Politique vélo

Bruges a été l'une des pionnières dans l'instauration des contresens vélo, les adoptant dès 1993 c'est à dire dès que la loi les a autorisés. Elle en comptait déjà une cinquantaine en 2003. Depuis la loi fédérale étendant la généralisation de cet aménagement à tous les sens uniques, ce sont 90% de ceux-ci qui sont devenus des sens uniques limités (munis d'un contresens vélo).
Nous avons pu d'ailleurs constater que vers 17h, le nombre de vélos à contresens était aussi important dans certaines rues que le flux de voitures roulant dans le seul sens qui leur était autorisé.

Stationnement vélo

Une politique de pose systématique d'arceaux a également été adoptée dès 1995. Nous avons déjà évoqué les seuls arceaux du Markt qui sont aussi nombreux que l'ensemble de ceux posés par la Mairie de Douai et qui, de surcroît, sont pris d'assaut. Cette politique est poursuivie avec la mutation régulière de places de stationnement VL en parkings vélo.
Actuellement (2), on compte 3557 places de stationnement vélo dans le centre de Bruges soit 30 places de stationnement vélo/1000 habitants, ce qui placerait Bruges à la première place pour ce critère dans le classement de l'hebdomadaire français l'Express en 2003.
Précisons que ce nombre de places de stationnement vélo n'inclut pas ceux de la gare de Bruges évoqué ci-dessous.


parking vélo princier à la mairie de Brugge
photo prise en décembre 2004

Intermodalité Train+vélo

Début des années 2000

On pouvait déjà être impressionné par le nombre de vélos devant l'entrée est de la gare. Mais ceux-ci ne disposaient, à l'époque, que de pince-roues.

2009

Suite à la politique des chemins de fer belges d'équiper en stationnement vélo standardisé de type Verhofste, l'entrée est de la gare centrale bénéficierait dorénavant de 1800 places de stationnement couvertes auxquelles il faut ajouter les 300 places de stationnement vélo en parking souterrain (voir photo ci-dessous) à l'entrée ouest de la gare centrale de Bruges
On regrette cependant que cet aménagement se soit effectué au détriment des arbres (ce n'est pas le quartier Vauban à Freiburg dans lequel les habitants se sont battus pour garder les arbres de l'ancienne caserne !).
A ces 2100 places de stationnement vélo de la gare centrale de Bruges, il faut ajouter les 1 100 places de stationnement vélo de la gare de Sint-Michiels qui fait aussi partie de la commune de Bruges (5), soit, en tout, 3 300 places de stationnement vélo pour les stations de chemin de fer de Bruges (soit plus de 28 places de stationnement vélo/1000 habitants !)


On peut deviner, en arrière plan, de gauche à droite,

  • la cathédrale du Saint Sauveur (Sint-Salvatorskathedraal en flamand), monument gothique en brique avec sa tour de 99 mètres ;
  • le beffroi (belfort en flamand) de Bruges d'une hauteur de 83 mètres ;
  • l'église Notre Dame (Onze-Lieve-Vrouwekerke) avec sa tour de 122 mètres (la plus haute de Belgique) achevée en 1340.

Station vélo

L'entrée ouest possède un garage à vélo souterrain (photo ci-dessus) de 300 places en voie d'achèvement qui servira probablement de station vélo : gardiennage de vélos, location et petites réparations.
Ce garage à vélo souterrain fait cependant l'objet des critiques (6) du parti d'opposition vert (groen) de Bruges, celui-ci est, d'une part, de taille trop réduite, d'autre part régulièrement inondé ! Depuis le 1░ septembre 2008, Bruges appartient en effet à la fédération flamande des stations de vélo (fietspunte en néerlandais) qui comprend 13 villes.
Cette fédération des vélostations s'apparente au système néerlandais OV-Fiets. Bruges met, depuis cette date, à disposition des étudiants 200 vélos en location (0,17 vélos/100 habitants) dont un exemplaire figure sur la photo ci-dessus, pour un tarif de location (2) qui va de 5€/mois à 4€/mois pour une location de longue durée (3mois à 1 an). Le coût de l'opération est assumé en collaboration avec les universités de Bruges. Après l'évaluation de cette premieère phase, le nombre total de vélos en location devrait s'élever à 300.

Un accès au vélos est également autorisé dans les parcs publics et, en particulier, dans les jardins du Vest qui longent la ceinture de canaux et qui constituent une alternative plus agréable aux pistes cyclables du boulevard périphérique.
Une politique de l'Etat Fédéral Belge incitative pour les modes de déplacement alternatifs à la voiture :

Bilan fin 2006

En 15 ans, la situation a radicalement évolué au profit des modes de déplacement alternatifs à la voiture, du moins dans le centre ville historique (binnenstad) délimité grossièrement par le canal qui enserre la ville dans un losange d’environ 430 ha. La place de la voiture, suite aux plans de mobilité successifs a été considérablement réduite. la première mesure symbolique a été d’éradiquer en 1995 la voiture du Markt. Depuis 2004, l’ensemble du stationnement dans le centre ville est payant, les résidents ayant la possibilité d’obtenir une carte de stationnement. L’usage des transports en commun a été multiplié par presque 5 (+ 12% /an !) pour atteindre en 2004, un peu plus de 8 millions de voyages par an (68 voyages/an/personne ou 0,19 voyage/pers./jour). Suite au dernier plan de mobilité de 2004, le flux de voitures dans le centre ville a diminué de 20% en deux ans au profit des cyclistes (+ 5%) et des transports en commun (+ 15%). En 2006, les transports en commun bruggois transportaient donc plus de 9,2 millions de passagers (79 voyages/an/pers. ou 0,215 voyage/pers./jour)

Les cyclistes plus nombreux que les automobilistes dans le centre ville !

En 2006, à l’heure de pointe du matin, entre 7h30 et 8h30, on comptait presque 5200 cyclistes contre un peu moins de 3100 automobilistes !

Le meilleur des mondes ?

Quelques points éminemment positifs

Quelques bémols

Ainsi la politique actuelle semble-t-elle se contenter de contenir l'expansion irrépressible de la voiture. L'un des points faibles semble être une véritable réflexion et une politique des transports publics qui relève plutôt du niveau fédéral belge, politique aussi beaucoup plus coûteuse qu'une politique cyclable et qui implique, entre autres, de réorienter les investissements consacrés à la route au profit du rail (un km de voie de chemin de fer est équivalent à celui d'un km d'autoroute). Cette politique implique également une réflexion approfondie sur l'aménagement du territoire et de remettre en cause le goût créé chez l'européen moyen pour la petite maison dans la prairie.

Pierre KOKOSZYNSKI

Sources

Chevaux sur le Markt

VRIJDAGMARKT

Monument au peuple flamand et donc...à la bicyclette

 

 

PASSERELLE MODES DOUX DANS LE PARC DU VEST


Brug coupure ; Architecte : Jürg CONZETT

 

Tourisme

Arentshuis Fenêtres Gruuthuse Promenade des remparts        

ArentsHuis

Les 4 cavaliers de l'Apocalypse

Dans le jardin (tuin en néerlandais) de la maison Arents, on peut admirer les 4 cavaliers de l'Apocalypse, une oeuvre du sculpteur flamand Rik Poot (Vilvorde 1924 ; Jette 2006) réalisée en n1987.


la Guerre

 


l'Antéchrist

la Famine

 


la Mort

On reconnaît l'antéchrist à l'arc dans sa main gauche et la famine à la balance dans la main gauche du cavalier.
Apocalypse VI
Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne, puis il s'en alla vainqueur, et pour vaincre encore.
[...]
Alors surgit un autre cheval, rouge feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et que l'on s'égorgeat les uns les autres ; on lui donna une grande épée. [...]
Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval noir ; celui qui le montait tenait à la main une balance ; et j'entendis comme une voix, du milieu des quatre Vivants, qui annonçait "Un litre de blé pour un denier, trois litres d'orge pour un denier ! Quand à l'huile et au vin, ne les gâche pas !"
[...]
Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval verdâtre ; celui qui le montait, on le nomme : la Peste ; et l'Hadès le suivait.

Extraits de la Bible de Jérusalem parue aux Editions du Cerf en 1961

Les fenêtres qui parlent


Korte Speelmanstraat

Begijnhof

Gruuthuse

Le palais de Gruuthuse est un bâtiment en L qui appartenait à la dynastie détenant le “gruutrecht” ou droit de gruut. Le gruut était un mélange de fleurs et de plantes séchées destiné à la bière avant que celui-ci ne soit remplacé par le houblon au XIV° et XV° siècles. Le bâtiment fut construit au XV° s. à deux époques, l’aile la plus ancienne datant de 1425. Les seigneurs de Gruuthuse ayant fait le mauvais choix en faveur du roi de France, ceux-ci durent s’exiler en France. En 1628, le bâtiment fut transformé en Mont de Piété puis finalement racheté en 1875 par la ville de Bruges qui en fit son musée.

Le musée contiendrait plus de 2000 objets. Mais malheureusement, le musée est actuellement restauré, la fin de la restauration étant prévue pour 2011. Une part infime des objets est donc visible, ce qui rend le prix d’entrée de 6 € prohibitif à moins que l’on ne soit pris de passion pour les fers à gaufre (wafel en néerlandais).
On jettera cependant un coup d’oeil sur les 4 bouddhas alignés négligemment (photos ci-dessous) contre une palissade en bois blanc dans la cour du bâtiment ainsi que sur l’enseigne en forme de lune (dans certains pays, la lune est un mot masculin comme en allemand par exemple). Enfin, on pourra jeter un coup d’oeil sur le plafond néogothique du hall du musée.
J’oubliais : dans l’une des salles du musée, on peut assister à la projection du film “Movie Toneteando” réalisé en 2006 avec Blanca Li par l’artiste et designer franco-argentin Pablo Reinoso né en 1955 à Buenos Aires qui a réalisé, entre autres, le banc spaghetti. Sur le site de l'artiste, on peut voir les bancs spaghettit ainsi que quelques extraits de la vidéo qui renoue avec les films burlesques du cinéma muet autour du thème de la chaise.

Promenade des remparts

La promenade des remparts (Vest en néerlandais) est un parcours de 7 km que l'on peut faire à pied ou à vélo. Le parcours serait bucolique s'il n'y avait, du moins à l'est de la ville, le bruit des voitures lié à la proximité des voies rapides qui ceinturent la ville.

 

Tour des arbalétriers

Autres sites internet

Pour une galerie de photos du centre de Bruges, vous pouvez consulter la page consacrée à ce site par Ron Reznick. Attention, aucune galerie de photos, aussi fournie soit-elle, ne peut être exhaustive sur Bruges.

Bruges pratique

L'argent en Belgique

Belgique : "si loin, si proche"

Même muni d'une Carte Bleue Visa International, vous risquez d'être surpris par le nombre de commerçants qui n'acceptent pas la C.B..
Le système bancaire belge ne semble pas non plus avoir adopté de façon généralisée la possibilité de retirer de l'argent liquide dans tous les distributeurs automatiques de billets. Vous risquez donc de "galérer" à la recherche d'un DAB qui accepte votre CB.
Moralité : si vous ne voulez pas perdre de temps inutilement, partez avec suffisamment d'argent liquide.

Où se garer ?

Le parking le plus économique est le parking de la gare (station en flamand) : 2,50€ pour 24 heures avec, de plus, le transport public aller-retour gratuit entre le parking et la gare.

Balades à vélo

La balade de Droit d'Vélo Douai en septembre 2003 empruntait l'itinéraire n░2, l'une des cinq randonnées autour de Bruges proposées par la ville et qui figurent sur un dépliant que l'on peut se procurer à l'office de tourisme.
L'itinéraire n░2 emprunte en partie les chemins de halage du canal de Damme qui fut creusé au début du 19░ siècle. Ces chemins de halage constituent une voie verte (voie réservée aux piétons et aux cyclistes). Cet itinéraire comprend aussi des routes de campagne peu fréquentées.
Chacune de ces cinq promenades permettent de découvrir un aspect différent des environs de Bruges. Ces cinq promenades ne sont malheureusement pas balisées ce qui enlève une partie du plaisir de la découverte lors d'un premier parcours. De plus la carte fournie par la ville de Bruges est imprécise.

Cartes et guides cyclables

Location de bicyclettes

Les adresses ci-dessous proviennent de la page consacrée au vélo sur le site officiel de la ville de Bruges

  1. Gare : (station en flamand) 8,80 EUR par jour, 6,32 euros par demi-journée .
    Bicyclettes disponibles auprès du département "Bagages"
    tél. 050/30.23.29
    Attention : la barrière de la langue aidant, nous avons mis du temps pour comprendre que la location de bicyclettes à la gare était réservée aux détenteurs d'un ticket de train !
  2. 't Koffieboontje, Hallestraat 4, tél. 050/33 80 27 : 9,00 EUR par jour; 6,00 EUR par 1/2-journée.  Egalement location de tandems, VTT et fauteuils roulants.
    C'est dans cet hôtel que nous avons loué nos 55 vélos parfaits pour une randonnée à allure modérée : ce sont des vélos munis de quelques vitesses au poignet, d'un pare-chaîne intégral et de freins intégrés dans les moyeux. Les vélos semblent bien entretenus : aucun problème de crevaison pour les vélos loués. La selle est équipée d'une attache rapide, ce qui permet un réglage de celle-ci n'exigeant aucun matériel. Vous pouvez également bénéficier d'une pompe et d'un sandoz sur demande. Les vélos ont également un antivol bloquant la roue arrière, système apparemment suffisant à Bruges, du moins pour l'utilisation en journée.
    Cependant, ce sont des vélos qui supportent mal une allure un peu soutenue : nous avons été au moins deux à remarquer que ceux-ci "berloquaient" à plus de 20 km/h.
    Les vitesses de l'un des vélos ne passaient pas et un autre cycliste devait maintenir la manette de celles-ci pour qu'elles ne sautent pas : il est ici difficile d'impliquer la responsabilité du loueur car les vitesses ne sont en général pas testées de suite et il n'est pas sûr que les emprunteurs signalent systématiquement ce genre d'incident en rendant leur vélo.
    Attention : la location des vélos s'effectue en argent liquide : ce détail peut avoir son importance si vous voulez emmener un groupe important, comme l'était le nôtre.
    Ce loueur a l'avantage d'être polyglotte et de présenter une grande souplesse d'adaptation.
  3. Eric Popelier, Mariastraat 26, tél. 050/34 32 62. 9,00 EUR par jour; 6,00 EUR par 1/2-journée. Egalement location de scooters et tandems. Plan de ville gratuit.
  4. De Ketting, Gentpoortstraat 23, tél. 050/34 41 96 : VTT, city bikes et Holland bikes. 5,00 EUR par jour.
    Le tarif de location semble avantageux. Mais en y passant, nous avons appris que ce magasin de vélos n'en louait qu'une vingtaine (difficile donc si vous voulez emmener un groupe). De plus ce seraient des vélos de ville sans vitesses. Attention, si vous voulez faire une balade un peu longue, le vent du nord peut être violent et les vitesses sont alors appréciées !
  5. Bauhaus Bike Rental, Langestraat 135, tél. 050/34.10.93. 8,68 EUR par jour; 6,20 EUR pour une demi-journée, city bikes et VTT.
  6. Snuffel Sleep-In, Ezelstraat 47-49, tel. 050/33.31.33 : 5 EUR par jour.
  7. E-kar, Vlamingstraat 44-48, tél. 050/33.00.34. Bicyclettes, véhicules électriques, combinaison fauteuil roulant bicyclette.

Signe de la vitalité du secteur, e-kar est un nouveau loueur de vélos qui s'est installé à Bruges en 2004. On peut parler, en ce qui le concerne, d'un spécialiste de la location, étant donné la qualité des vélos loués. On y trouve en effet des Batavus de différents types : le Batavus Genova, vélo hollandais ou vélo de ville par excellence, le Batavus Aventure Exclusive qui constitue un bon vélo de randonnée avec ses 8 vitesses mais aussi un vélo de type vélo pliant. Sur le dépliant publicitaire du loueur, on peut également voir une combinaison vélo+fauteuil roulant de la marque Van Raam, le modèle O-Pair 2 mais nous n'avons pas vu ce vélo en magasin le jour où nous sommes passés (samedi 6 août 2005 dans l'après-midi).
La location d'un vélo y est particulièrement simple : pas de caution à payer, juste une pièce d'idendité (CNI ou passeport ou permis de conduire en gage) qui vous est rendue en fin de balade. Les tarifs dépendent de la durée de location. Contentons nous donc du tarif journalier : 10 €/ jour pour un Batavus Genova, 12 € par jour pour un Batavus Aventure Exclusive.
On peut regretter cependant, au vu de la qualité des vélos loués et donc de leur prix, l'absence d'un antivol de qualité en U : on nous a juste fourni un antivol de type tortillon. Il reste à espérer que les vols de vélo ne sont pas monnaie courante à Bruges.
Nous avons particulièrement apprécié le Batavus Aventure Exclusive que nous avons loué et qui nous a permis d'envisager de faire Bruges, Knokke-Heist (jusqu'à la limite de la réserve du Zwinn) en moins de 4h. Il faut dire que nous avons été "tirés" par un groupe de retraités cyclotouristes sur les chemins de halage. Petit plaisir, le vélo était muni d'un compteur de vitesse affichant l'heure (d'hiver), la vitesse instantannée et la distance parcourue au cours de la balade.

cliquer sur la photo pour accéder au site néerlandais de Batavus
Batavus Bologna, modèle 2005, © site de Batavus

Attention, cette photo est extraite du site de Batavus, http://www.batavus.nl/ et n'est pas contractuelle : le modèle Bologna d'e-Kar n'est pas forcément rigoureusement identique.

cliquer sur la photo pour accéder au site néerlandais de Van Raam Van Raam, O-Pair 2, © site de Van Raam http://www.vanraam.nl/

Même remarque que pour la photo de gauche

Environs

KNOKKE-HEIST

Knokke est la commune balnéaire la plus huppée de Belgique. Les rues y sont encombrées dez berlines de luxe et, en 2005, effet de mode oblige, des 4x4 les plus pollueurs.
Knokke se veut la ville de l'art contemporain parfois très kitch. Au cours de l'été 2005, la balade du bord de mer était envahie par un troupeau de vaches flamandes peinturlurées et ponctuée à intervalles réguliers de caniches géants peints en rouge. On peut aussi y trouver de nombreuses galeries d'art dont la galerie ABSOLUTE ART GALLERY qui expose en 2005, des oeuvres de DIRK DE KEYZER.
Dirk DE KEYSER a inventé une héroïne attachante de femme moderne longiligne avec de petits seins pointus, subtil mélange alchimique de sorcière mutine, de féministe têtue et de quête mystique.

LISSEWEGE

Si vous êtes fatigués par la foule de Bruges, n'hésitez pas à vous rendre à Lissewege, à 12 km au nord de Bruges. De par son éloignement, ce village est beaucoup plus calme que Damme.
Ce petit village est un avant-port de Bruges fondé au XI░ s., suite à l'ensablement du golfe du Zwin. Ce village est typique de la Flandre Maritime avec ses maisons basses en briques blanchies aux volets verts. La tour de 49m de l'Eglise Notre Dame (XIII░ s.), domine, tel un phare, les polders alentour. On peut d'ailleurs monter au sommet de cette tour.
Sur la place qui jouxte l'église, on trouve bien évidemment un café mais on peut aussi admirer des oeuvres d'artistes contemporains (voir ci-dessous l'une des oeuvres exposées en 2003).
Vous pouvez également aller voir la grange aux dîmes (XIII░ s.) de l'ancienne abbaye cistercienne de Ter Doest. Celle-ci se trouve au sud du village.

 

 

 

La place de Lissewege expose au cours de l'été 2005, de magnifiques nus féminins en bronze d'Irénée DURIEZ.

La place de Lissewege expose au cours de l'été 2005, de magnifiques nus féminins en bronze d'Irénée DURIEZ.


©photo Pierre KOKOSZYNSKI

Culture

Artistes

A Bruges, la dentelle sous toutes ses formes

La cité médiévale renoue avec son passé
sous le regard de stylistes et designers

Bruges s'habille de dentelle durant toute la saison hivernale. Pour renouer avec son prestigieux passé de capitale européenne de la dentelle, la Venise du Nord a donné, jusqu'au 1" mars 2009, carte blanche à des stylistes et des designers. Le visiteur découvrira avec enchantement un véritable dialogue entre tradition et modernité.
Tel un jeu de piste, un parcours design et dentelle donne à la visite de cette cité médiévale une résonance originale et inattendue. Les pelouses s'ornent d'immenses napperons blancs. Les moulins sont clôturés par des cercles dentelés et aériens.
Au Musée Gruuthuse, l'une des plus anciennes maisons gothiques, le chien blanc en crochet du designer hollandais Marcel Wanders accueille le visiteur, petit clin d'oeil humoristique au Milou de Tintin, à Bruxelles, ou à la contrebande de la dentelle. En effet, les marchands découpaient la peau des chiens pour y cacher la précieuse dentelle, fort appréciée par la cour française au XV° siècle. Le fauteuil de Marcel Wanders fascine par son opposition fragilité-solidité, et l'ombre accentue le mystère. Dans l'une des salles baroques de la demeure, Merel Boers nous transporte avec ses mannequins suspendus dans le monde merveilleux de Missblackbirdy.


© photo Marc Corbeau

Il faudra gravir quelque quatre-vingts marches pour atteindre la première salle du beffroi, où un jeu de lignes et de courbes de plusieurs chaises en fil ciselé, perchées sur des caisses de transport, contraste avec la rudesse des lieux. Pas moins de cinq musées éclairent le voyageur sur l'histoire de la dentelle. A l'hôpital Saint-Jean, Rudolf Nottrot et Tamar Franck ont tissé, dans l'ancien dortoir des sœurs, une gigantesque toile lumineuse et sonore en hommage à Serena. La légende dit qu'elle partit se réfugier dans les bois près de Bruges, si triste de ne pouvoir épouser son bien-aimé, un sculpteur reconnu, mais trop pauvre. Elle se serait assoupie pour se réveiller au petit matin sous des toiles d'araignées. Des toiles qui, éclairées par les rayons du soleil, l'auraient inspirée pour créer les premières dentelles.
Le Musée des arts et traditions populaires s'intéresse à la découpe au laser utilisée pour les vêtements de cuir ou, plus étonnant, sur ces bêches et cette brouette de Cal Lane devenues dentelles d'acier. Noëlle Cuppens quant à elle, n'a pas hésité à prendre ses aiguilles pour habiller trois arbres de longues robes blanches. Le Musée Gezzel évoque la transparence, le jeu entre ombre et lumière, avec entre autres les appliques, les lustres et les lampadaires de plusieurs artistes qui donnent à l'espace une atmosphère féerique.
Cinq musées tissent ainsi leur trame pour éclairer le voyageur sur les nombreuses facettes de l'histoire de la dentelle. Sans oublier une visite dans la maison-dieu Jérusalem au traditionnel Musée de la dentelle, doté d'une des plus riches collections au monde. ■

CÉCILE URBAIN in le quotidien Le Monde du 20/12/2008

Un vrai-faux événement !


Sint Janshuismolen

 

Guides

Belgique Luxembourg, GUIDES BLEUS HACHETTE 1987

Bruges et les artistes

De nombreux guides recommandent de visiter Bruges en dehors de la période touristique. Vous découvrirez alors le charme envoûtant de "Bruges, la morte", titre d'un roman de Georges Rodenbach.

Rodenbach (1855-1898) est un poète belge d'expression française qui fonda avec Emile Verhaeren, la revue "la jeune Belgique".
Un excellent site lui est consacré sur le web : http://users.belgacom.net/rodenbach/. Vous y découvrirez de nombreux textes de cet artiste autour de Bruges ainsi que les textes d'autres poètes.

Chose curieuse : on ne voit jamais tant de vieilles femmes que dans les vieilles villes. Elles cheminent - déjà de la couleur de la terre - âgées et se taisant, comme si elles avaient dépensé toutes leurs paroles...

Extrait de "Bruges la Morte" de Rodenbach, publié en 1892

Vous pourrez aussi découvrir cette Bruges mythique transcendée par le peintre belge Fernand Khnopff (1858-1921).
Khnopff est le peintre du spleen Baudelairien. On y est fasciné par la peinture d'une bourgeoisie belge naissante, corsetée dans son ennui, sa morgue et son bon goût austère. De nombreux tableaux irradient cependant d'une lumière surnaturelle comme si la seule échapatoire était la mort.
Une magnifique rétrospective lui était consacrée aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles du 16 janvier au 9 mai 2004.
Faute d'avoir vu l'exposition, vous pourrez consulter le catalogue de celle-ci tout en dégustant une Rodenbach (la bière, cette fois-ci). Ce catalogue est à un prix accessible (30 € en couverture souple), un prix qu'on aimerait trouver dans les expos françaises.
Vous pouvez consulter le site des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique : http://www.fine-arts-museum.be/.

Fernand KHNOPFF : UNE VILLE ABANDONNEE (1904)

Pastel et crayon sur papier, marouflé sur toile
Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique
Peinture inspirée librement de la place Hans Memling à Bruges

Bandes dessinées


© vignette in Bruges-la-Morte d'Ersel

Erwin Ersel (Anvers 1963) encore appelé Sels, est un dessinateur fécond de Bandes Dessinées (les mauvaises langues disent qu'il serait stakhanoviste). Parmi ses nombreuses collaborations, on peut citer celle avec Jan BUCQUOY pour la série "Une épopée Française" qui comporte un seul titre "Indochine" publié en 1990 aux Editions Glénat. Il a, entre autres, dessiné la BD "Bruges la Morte" éditée en 1990 dans la collection "Les Villes Tentaculaires" des Editions Himalaya.
Album qui peut être lu ou emprunté à la BM (bibliothè municipale) de Douai.

Romans Policiers

Après Paris et Léo Malet, Barcelone et Manuel Vasquez Montalban, Bruges aurait-il trouvé son auteur de polar en Pieter Aspe (Bruges, 3avril 1953-) , c'est ce que semble nous dire l'article de CLAIRE LEFEBVRE paru dans le quotidien LA VOIX DU NORD du 08/01/09.

Docteur Aspe et Mister Van In : Bruges, vue sur canaux et crimes

Les deux premières enquêtes du commissaire Van In viennent d'être traduites en français. Mais depuis dix ans, les polars de Pieter Aspe se vendent comme des cornets de frites dans la Belgique néerlandophone. Pour l'auteur, comme son héros, c'est à Bruges que tout a commencé.

Pieter Aspe donne rendez-vous au Craenenbourg, vénérable café de la Grand'Place de Bruges. « Ici, la Duvel est bien fraîche », annonce-t-il, dans un français aussi mousseux qu'une bière pression. On sourit en pensant aux Duvel que son personnage, Pieter Van In, biberonne toutes les deux pages. Pieter Aspe relativise : « Pieter (Van In) ne boit pas tant que ça, le roman dure au moins quinze jours ! » Pieter (Aspe) commande un café. Officiellement, il a arrêté la Duvel. Cela dit, les deux Pieter n'ont rien contre une rasade de cognac dans le café. Et c'est Bruges qui trinque avec l'Aspemania : l'office de tourisme propose un circuit « sur les traces de Van In », du Lac d'Amour, où un jeune homosexuel meurt en eaux troubles, à L'Estaminet, où on ne commande plus une Duvel mais une Van In ! Depuis dix ans, dans les 23 enquêtes parues en flamand, mais aussi dans la série télé qui en est tirée, le héros partage souvent la vedette avec la petite Venise du Nord. Que le bijoutier Degroof, cambriolé, soit rattrapé par son passé (Le Carré de la vengeance) ou qu'un terroriste plastique les statues de la ville avant de s'attaquer au beffroi (Chaos sur Bruges). Les tueurs s'y baladent « avec l'indifférence d'un cygne sur les canaux » et les hommes politiques sont « des psychopathes qui tuent le temps sans mobile ».

© image extraite du site flamand http://www.humo.be/

Pieter Aspe, comme son commissaire Van In,
connaît les moindres recoins de Bruges.
Surtout les plus sombres.

Comment Bruges, ville-musée où les Japonais achètent de la dentelle made in China, est-elle devenue une telle machine criminelle ? « Parce que ]e la connais bien... » : avant de devenir auteur de polars à 41 ans, Aspe a été le concierge du Saint-Sang, au cœur du Vieux Burg. Désormais, il vit sur la côte, à Blankenberge. Du coup, Van In se coltine aussi des intrigues du carnaval et des trafics de conteneurs. Il est épaulé par Versaevel, son lieutenant homosexuel, et Hannelore Martens, affriolante substitut du procureur, qui raffole du cappuccino du Mozarthuys, place des Tanneurs. Allez, on vous le dit : Hannelore et Van In auront des jumeaux... kidnappés dans le 13e livre ! Primé en Belgique, Aspe est aussi traduit en Allemagne, Italie, Brésil. En France, nos confrères parisiens parlent du « Simenon flamand». Sa traductrice a renoncé à traduire « Benson im Himmel ! », le juron préféré de Van In, dont même le capitaine Haddock serait jaloux...Mais Hergé n'avait pas pour muse Bruges et sa lumière ambrée. Comme une Duvel.

Critique

Pieter ASPE est un auteur de polars prolixe : 25 romans policiers publies en 2009,depuis 1995, date de son premier polar. Depuis 2000, celui-ci publie deux romans policiers par an.
Auteur prolixe mais aussi genereux pour les themes abordes du moins pour les deux romans lus : "Chaos sur Bruges" et "La qatrieme forme de Satan".
Ainsi dans "Chaos sur Bruges", il renvoie dos a dos les nationalismes flamands et wallons : le debut du roman evoque le sabotage de la statue de Guido Gezelle, l'un des plu grands poètes flamands né à Bruges en 1830 et mort à Bruges en 1899. Il evoque la speculation immobiliere dans laquelle s'est reconverti un ancien club nazi allemand. Ceci lui permet d'evoquer l'histoire trouble de la Flandre lors de l'occupation allemande.
Dans "la quatrieme forme de Satan", 3 themes s'entrecroisent et s'imbriquent : les groupes satanistes, le trafic de drogue et la psychiatrie.
Si les themes societaux sont aussi nombreux dans chaque roman, ce devrait etre pas moins de 75 themes abordes.
On regrette le côté très sitcom de certains dialogues. De plus, même si Bruges est la toile de fond des deux romans lus, on n' y sent pas vraiment vivre la ville et ses ahbitants. Rien à voir, par exemple, avec un auteur de polars tels que Chester Himes qui vivait une relation passionnée et passionnelle avec la ville de New-York et ses habitants.

Aux editions Albin Michel, au prix de 18 € le roman policier

  • « Le Carré de la vengeance » (2007) ;
  • « Chaos sur Bruges » (2008) ;
  • Les masques de la nuit (2009)
  • La quatrieme forme de Satan (2009)