Ce site est constitué en partie du site de Droit d'Vélo pour la période allant de juin 2002 à novembre 2005.
Agenda
vendredi 25 mai 2012
Enfin la pollution estivale !
Qui dit soleil dit malheureusement pollution. En consultant le site d'Atmo-Nord Pas de Calais, j'ai découvert que la région avait à nouveau été victime d'un épisode de pollution aux PM10 pendant six jours consécutifs, du 20 au 25 mai 2012 avec une acmé le 24 mai 2012 : ce jour-là, l'indice ATMO de l'ensemble de la région était de 10, soit le pire indice qui soit. Ce sont les villes de Douai, Valenciennes et Hornaing qui ont ouvert le bal dès le dimanche 20 mai à 17h avec un niveau de pollution supérieur au seuil d'information (concentration supérieure à 50 µg/m3). On remarquera que deux de ces stations (Douai Theuriet et Valenciennes Wallon) sont des stations dites de trafic : on peut donc fortement soupçonner les voitures diesel comme principales responsables. Malgré un espoir émis par Atmo-NPdC le 21 mai 2012 de voir cet épisode se terminer le lendemain, celui-ci s'est renforcé pour atteindre le niveau d'alerte (concentration supérieure à 80 µg/m3) dès le 23 mai 2012 à 18h. Au vu des prévisions de Météo France, on peut s'attendre à ce que cet épisode de pollution perdure jusqu'au mardi 29 mai 2012, soit pendant 10 jours consécutifs ! Devra-t-on créer une échelle plus importante allant jusqu'à 12 pour indiquer que l'air est plus que pollué ? Je comprends un peu mieux mon sentiment de fatigue en plein air même si celui-ci est probablement multifactoriel. Une fois de plus, il s'agit de laisser rouler le bon peuple en paix. Une telle pollution de l'air appellerait des mesures drastiques, exigerait une publicité affichée partout de façon à ce que l'ensemble de la population soit informée. Or rien de tout cela, les vieux et le personnes fragiles n'ont qu'à tousser et crever discrètement.
On se réjouit de l'abaissement des seuils d'information et d'alerte abaissés respectivement de 80 µg/m3 à 50 µg/m3 pour le seuil d'information et de 120 µg/m3 à 80 µg/m3 pour le seuil d'alerte depuis le décret n°2010-1230 du 21/10/2010 afin de se conformer à la réglementation européenne. Mais ce décret s'apparente à un coup d'épée dans l'air s'il n'est pas accompagné des mesures précisant les modalités d'information auprès du public le plus large et surtout des modalités de lutte contre cette pollution.Pierre KOKOSZYNSKI
lundi 21 mai 2012
Sur 40 km, le vélo plus véloce qu'un TER !
Je devais me rendre à l'Ecole Polytechnique de Villeneuve d'Ascq. J'ai du, pour cela, partir de mon domicile douaisien à 6h50. On a donc une durée du trajet de 1h 48 minutes pour 38 km, soit une vitesse moyenne de 21 km/h. Je suis rentré à vélo chez moi vers 10h24. Mon compteur de vélo indiquait un temps de parcours de 1h38 minutes, soit une vitesse moyenne de 23 km/h !Dés pipés ?
Je le reconnais. A cause du stress, je suis parti à 6h50 de mon domicile alors qu'à vélo, je pouvais rejoindre facilement la gare de Douai en me contentant de partir à 7h. Ensuite, un mauvais repérage de l'itinéraire à vélo entre Lille et le pôle universitaire de Villeneuve d'Ascq m'a fait estimer le trajet à 40 minutes. On attend d'ailleurs impatiemment que, dans le cadre de la construction du grand stade qui s'accompagne de la création concommittante d'une myriade de places de stationnement voiture en ouvrage, la piste cyclable de la route de Tournai sur Villeneuve d'Ascq soit enfin finalisée. Or, muni d'une carte, ce trajet ne dure en fait que 30 minutes à vélo. J'aurais donc pu prendre le train de 7h39 qui arrive à la gare de Lille-Flandres à 7h58. Dans ce cas, j'aurai pu partir de mon domicile à 7h30. Notons que j'ai pratiqué l'intermodalité train+ vélo mais, même si j'avais pratiqué l'intermodalité TER-métro, cela n'aurait pas changé ma date de départ. On a donc un trajet d'une durée minimum de 1h en utilisant les transports en commun ou en pratiquant le mixte TER+vélo.-
mardi 15 mai 2012
malades motorisés : vers une médecine à deux vitesses ?
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vendredi 11 mai 2012
Douai : un grand pas vers la piétonnisation ?
Le projet initial d'aménagement de la place d'Armes proposé par la municipalité proposait une remise en double sens de circulation de cette place douaisienne centrale avec, pour premières victimes, les arbres de cette place. L'un des travers actuels d'aménagement est en effet la création de places entièrement minérales particulièrement suffocantes et insupportables dès que le soleil se montre. Mais peut-être est-ce volontaire afin d'inciter les badauds à se précipiter aux terrasses des cafés ? Avant tout, un citadin ne se doit-il pas de consommmer pour montrer sa citoyenneté ? Foin des places où l'on peut se reposer sous un arbre à deviser tranquillement !
Mais je m'égare. Vincent Choplain, patron du temple du disque, ancien Président de l'Union du Commmerce Douaisien et actuellement Vice-Président de cette union, lance un pavé dans la mare et propose une piétonnisation élargie à une partie du centre ville de Douai dans le quotidien "La Voix du Nord" de ce jour. Celui-ci veut donner du poids à la piétonnisation
"Mais pas uniquement de la Place d'Armes, car sinon le piéton va se diluer. Il faut lui proposer un vrai plan de piétonnisation cohérent"
Selon lui, je cite l'article, la place d'Armes doit devenir le point central et le point d'animation d'un grand espace piéton, la charnière essentielle aus différents axes de la ville : cette piétonnisation inclurait la rue de Bellain, la rue de la Mairie et une partie de la rue de Paris.
Fin de l'autodénigrement ?
L'un des refrains exaspérants les plus communément entendus serait que Douai est une ville morte contrairement à ses voisines Cambrai, Valenciennes, Arras, Lens. On a enfin droit au discours lucide et objectif d'un commerçant. Selon Vincent Choplain :
« Tous les centre-villes souffrent énormément. Les administrations quittent les coeurs de ville, les médecins et les autres professions libérales partent en zones franches urbaines, et les clients achètent de plus en plus par le biais d'Internet. À Douai, la fréquentation souffre, il y a un manque d'animations et la ville s'est paupérisée. »
photo prise le lundi 14 mai 2012 vers 12h20
Source
Article de Christophe Benoît : "Vincent Choplain prône une piétonnisation de la plce d'Armes complète et élargie pour relancer l'animation en centre ville in le quotidien "La Voix du Nord du 11 mai 2012. mercredi 9 mai 2012
Vers un avenir radieux et radioactif ?
ON EST VERT
Pas d’affolement, ce n’est qu’une aile volante au-dessus de la centrale du Bugey, pas un Boeing, hein? A l’heure du survol de cet OIG (objet identifié Greenpeace), mercredi 2 mai, le journal Le Monde nous donnait des nouvelles rassurantes du Japon: intégralité du parc nucléaire arrêté, réacteurs 1 et 3 de Fukushima inaccessibles en raison de la radioactivité, risques d’explosion d’hydrogène, fuites et problèmes insolubles de stockage. Le soir même, Nicolas Sarkozy, devant 17 millions de Français, était encore plus rassurant: «Le tsunami, le tsunami ! C’est pas la faute au nucléaire!» Et François Hollande achevait de nous tranquilliser : «On ferme Fessenheim, qui est sur une faille. » Y a plus de faille dans le nucléaire français. Anne Lauvergeon, ex-patronne d’Areva, soudaine star des médias (pensez, « la femme qui résiste », intitulé modeste de son livre !), nous avait expliqué pendant toute la campagne à quel point le nucléaire de gauche était plus sûr que le nucléaire de droite. Enfin, François Hollande précisait que lui, Président, n’était pas tenu par l’accord que son parti avait signé avec les Verts, qui avaient d’ailleurs pris bien soin de choisir la candidate au plus petit potentiel électoral possible, pour ne pas gêner. L’écologie dans les choux, la France va donc pouvoir poursuivre tous ces grands choix industriels qui lui ont tellement bien réussi depuis trente ans et qui dessinent un avenir radieux: agriculture chimique, périurbanisation, grande distribution. Nucléaire et béton ? Ils vont en bateau : nos valeureux champions Bouygues et Vinci démarrent le magnifique sarcophage géant de Tchernobyl, qui va assurer cent ans de tranquillité. Cent ans, c’est épatant, pile-poil l’espérance de vie de nos enfants !Vincent Remy in Télérama n° 3252 du 09/05/12
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dimanche 6 mai 2012
Victoire de François Hollande, Défaite de l'écologie !
Ce dimanche, suite à l'annonce de sa victoire, François Hollande tenait sa première allocution vers 20h du parvis de la cathédrale de Tulle en Corrèze. Le soir même, vers minuit, François Hollande s'exhibait à 450 km de Tulle, place de la Bastille à Paris devant des milliers de supporters. Cet exploit coûteux en euros (30 000 €) et en émissions de CO2 (2) a été rendu possible grâce à deux jets privés spécialement affrêtés pour ce VIP, des Falcon 900 loués 30 000 € (champagne ou plutôt kérozène pour tout le monde !) : chez ces gens là, Monsieur, on ne se déplace jamais seul mais avec une meute de journalistes ce qui explique la location de deux avions . On peut à ce niveau parler de continuité dans le changement. La Merkozye a été remplacée par le Merholland : Madame Angela Merkel est en effet aussi prodigue en gaz à effet de serre. Son empreinte CO2 se montait en effet à 445 tonnes en 2011 alors que l'empreinte CO2 moyenne des allemands est de 11 tonnes environ. Hollande devrait prendre une mesure symbolique au début de son mandat en décrétant une baisse de 30% de la rémunération présidentielle et de celle des ses ministres. Ne pourrait-on éviter ce genre de frasques avionesques incompatibles avec une incitation envers le peuple à économiser l'énergie ? Comment peut-on inviter les français à utiliser les transports en commun et, par ailleurs, user et abuser des voyages en avion comme s'il s'agissait d'une virée à vélo ? Il y a fort à parier que Jean Marc Ayraut, maire de Nantes et pressenti comme futur premier ministre du nouveau gouvernement aura son aéroport de Notre Dame des Landes qui fait pourtant l'objet d'une vive contestation. Tout cela est un mauvais présage pour la prochaine conférence de Rio sur le climat.Pierre KOKOSZYNSKI
Sources
- En se référant au site Conklin & de Decker qui indique les émissions de CO2, ce premier voyage présidentiel a provoqué 6,28 tonnes d'émissions de CO2 (chaque avion émet 3,14 tonnes de dioxyde de carbone par heure, ce qui correspond à la durée approximative du vol), soit les émissions moyennes annuelles d'un Français !
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samedi 5 mai 2012
Le japon dénucléarisé ?
C'est en tout cas le cas à partir d'aujourd'hui puisque les 54 centales nucléaires du pays sont dorénavant toutes fermées alors que l'électricité d'origine nucléaire représentait, avant la catastrophe de Fukushima du 11 mars 2011, 30 % de la consommation électrique du pays. -
vendredi 4 mai 2012
Flic, derrière ton uniforme, tu restes un citoyen !
La photo ci-contre a été prise au magasin Décathlon de la route de Cambrai à Lambres, le vendredi 04 mai 2012 vers 11h.

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jeudi 3 mai 2012
Frédéric Nihous chasse pour Sarkozy
L'Observateur du Douaisis du jeudi 3 mai 2012, consacrait une pleine page de photos à Frédéric Nihous, Président du mouvement CPNT(Chasse Pêche Nature et Tradition), le lobby des chasseurs, venu faire campagne pour Nicolas Sarkozy dans la région d'Arleux (1), terre convertie au FN (Front National). Peu de textes accompagnent cette pleine page mais peut-être ce sinistre individu n'a-t-il pas grand-chose à dire si ce n'est des maximes qui fleurent bon le terroir du type :
"Notre drogue à nous c'est le canard et le pinard et non le pétard"
Notes et sources
- Le canton d'Arleux compte 18 500 habitants répartis sur 87 km², soit une densité de 213 habitants/km². Le canton d'Arleux a un conseiller général communiste depuis 40 ans : Emile Beauchamp à partir de 1973 suivi de son fils, Charles Beauchamp depuis 1992. Lors du premier tour des élections présidentielles du 22 avril 2012, la quasi-totalité des communes ont accordé la première place à Marine Le Pen, candidate du Front National, les scores allant de 20,3% des suffrages exprimés pour Estrées à 36,7% pour Aubigny au Bac dont Frédéric Nihous est originaire selon l'article de l'Observateur du Douaisis.
- la citation de Frédéric Nihous a été légèrement modifiée, nous dirions complétée avec le pinard
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samedi 28 avril 2012
Main basse sur le lait
C'était le thème de l'émission Terre à Terre de France culture à 7h
ce samedi dans laquelle Ruth Stegassy avait invité un membre de l'ONG canadienne
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Cette association a acquis ses lettres de noblesse grâce à un rapport sur les accaparements de terres dans les pays en voie de développement, spoliations cachées sous des baux à long terme (100 ans) qui privent les agriculteurs locaux de terres cultivables et qui sont destinées à nourrir le bétail des pays du nord mais aussi et surtout à alimenter nos moteurs en agrocarburants. Plus étonnant, en fin d'émission, l'animateur de l'ONG Grain précisait que le retour à une agriculture plus respectueuse du respect des sols pourrait contribuer en partie à l'absorption des émissions de CO2. Une méthode certainement plus efficace que l'ingénierie climatique sur laquelle gambergent des savants fous consistant à balancer des tas de saloperies dans la mer et les océans. -
vendredi 20 avril 2012
Vers une voie verte de la basse Deûle enfin continue
Le site de l'association DAV (Droit au Vélo) a mis un lien vers un article du quotidien "La Voix du Nord" qui annonce des améliorations pour la voix verte de la Basse Deûle qui relie le bois de la Deûle autour de la citadelle de Lille à Comines en Belgique et qui a aussi une liaison avec le RAVeL à hauteur de Deûlémont via le pont rouge. Celle-ci a également une liaison avec la voie verte de la Lys (24 km entre Armentières et Halluin) toujours à hauteur de Deulémont.Sources
Article "La voie verte de la Basse Deûle s'enrichit d'un nouveau chemin" de Caroline Mocellin paru dans l'édition de ce jour mercredi 18 avril 2012
Le mythe de l'éternelle jeunesse s'écroule !
Et ce, malgré le VIAGRA. L'INSERM vient en effet de publier sur son site un article sur l'espérance de vie en bonne santé (espérance de vie sans incapacité encore appelée EVSI) dans les 27 pays de l'UE (1) au cours des années 2008 à 2010. Une seule conclusion s'impose. Les politiques justifient le recul de l'âge à la retraite (65 ans, voir même 67 ans) par l'allongement de la durée de la vie (en moyenne 3 mois par an depuis le XVIII° siècle)qui était, en France en 2009 de 78 ans pour les hommes et de 85 ans pour les femmes contre respectivement 76,7 ans pour les hommes de l'UE 27 et 82,6 ans pour les femmes de l'UE 27. Mais l'EVSI elle n'était en France la même année que de 62,7 ans pour les hommes et 63,3 ans pour les femmes (61,3 pour les hommes et 62 ans pour les femmes de l'UE 27). A l'heure où l'on parle de plus en plus de souffrance au travail (mot qui a pour éthymologie le mot latin tripalium qui était un instrument de torture), la fin de vie au travail a toutes les "chances" (sic !) de se transformer en véritable torture. Il suffit ne serait-ce que d'évoquer le développement exponentiel des TMS (troubles musculo-squelettiques) ces dernières années.Sources et notes
- 1 : l'EVSI est calculée en Europe chaque année depuis 2005. Cette action est dirigée par la France sous la coordination de l'INSERM.
lundi 16 avril 2012
Ce qui est bon pour le vélo est bon pour tous les modes actifs !
Ce lundi, l'un des gérants de "La Papethèque", sise à Douai, a remercié l'association Droit d'Vélo pour son action en faveur de la création de voies cyclables. Celui-ci se déplace en effet régulièrement à trottinette et apprécie de pouvoir emprunter les voies cyclables qui sont plus rapides que les trottoirs. L'un de mes voisins, Jean-Yves D., qui se déplace en fauteuil roulant, m'indique également qu'il emprunte les voies cyclables pour se déplacer dans Douai car la surface de roulement est plus régulière et cela lui permet d'éviter les nombreux ressauts des rebords de trottoir.vendredi 13 avril 2012
Auto, te absolvo !
Paresse intellectuelle, nous sommes allés voir une personne hospitalisée à Dunkerque en prenant notre voiture au lieu de nous renseigner sur les transports en commun. Arrêt tabac à l'aller et arrêt carburant au retour : 1h45 minutes pour le parcours. Au retour, vers 19h, sur l'autoroute, on a pu voir le spectacle hallucinant d'une circulation dense, saturée, un quasi-bouchon sur le réseau autoroutier de la base multimodale de Dourges jusqu'à Englos dans le sens nord-sud et est-ouest.
Ce même jour, le quotidien "La Voix du Nord" revenait, dans un article, sur l'épisode de pollution de fin mars 2012 dont la durée et l'étendue étaient en fait minimisées : l'article parle d'un épisode de pollution de 10 jours du 21 au 31 mars alors que celui-ci a connu des soubressauts au début du mois d'avril. Le sous-titre de l'article parlait également Que pouvait-on y lire ? En gros, c'est pas de notre faute, c'est la faute aux autres, aux sales étrangers : polonais, hollandais, belges, anglais et allemands (vous le savez bien, ce peuple irresponsable qui a renoncé au nucléaire et fait cracher à fond la caisse ses centrales thermiques au charbon) qui nous balançaient, grâce aux vents, leurs sales microparticules cancérigènes. En fait si, on serait quand-même un peu responsable par notre passion pour les feux de bois de retour du boulot ! J'ai ainsi appris que le nord qui est un quasi-désert en termes de forêt usait et abusait des feux de cheminée. De la bagnole, il n'en est absolument pas question. Bref, braves gens, continuez à rouler tranquillement de façon irresponsable, bête et méchante. Engouffrez-vous à pieds joints dans les bouchons quasi-permanents. Laisez-vous flatter et endormir par les candidats aux présidentielles qui vous promettent, l'un un gel des prix du carburant pendant trois mois (on veut bien acheter l'électeur mais il ne faut quand-même pas que ça coûte trop cher !), l'autre la gratuité de l'examen du code qui, dorénavant, serait pratiquement une épreuve intégrée au BAC. Bref, on nous conforte dans le fait que la seule mobilité serait la mobilité automobile (quid des transports en commun ?) et que le droit à la mobilité se réduit au droit à l'automobilité.Oxydes d'azote : carton rouge aux automobilistes
Il faut attendre la fin de l'article pour qu'enfin la circulation automobile soit remise en cause avec la pollution au dioxyde d'azote (NO2) dont les émissions sont dues à 71% au transport routier.Sus aux faibles et aux sportifs
Des mesures drastiques de réduction automobile dans le cas d'épisode de pollution comme cela tend à se généraliser dans le reste de l'Europe ? Que nenni, une invitation aux sportifs, aux personnes fragiles, sensibles, femmes enceintes, fumeurs, asthmatiques à se terrer chez eux, à "adapter leur comportement ou traitement".Pierre KOKOSZYNSKI
Source
article "Fin mars, les vents tournaient et les cartes d'Atmo passaient au rouge" de Stéphanie Fasquelle paru dans le quotidien "La Voix du Nord" du 13/04/2012-
vendredi 6 avril 2012
Coup de pub pour l'éolien à la veille des élections présidentielles
Un article du quotidien "Le Monde" nous apprend le résultat de l'appel d'offres lancé par le gouvernement pour la construction de parcs éoliens en mer en France. Eric Besson a annoncé que les heureux lauréats étaient EDf associé à l'électricien Dong Energy et spécialiste de l'éolien off-shore pour trois parcs et à Alstohm(Fécamp en Seine Maritime, Courseullesd sur Mer dans le Calvados et Sain Nazaire en Loire Atlantique), l'espagnol Iberdrola associé à Areva pour le parc de Saint Brieuc et Technip spécialisé dans les plate-formes pétrolières. Le grand perdant serait GDF Suez associé à Siemens. Siemens serait-il puni pour avoir rompu avec Areva en 2009 et avoir renoncé au nucléaire en 2011 ?
L'éolien off-shore hors de prix ?
Le communiqué présent sur le site du MEDD nous apprend que ce premier appel d'offres contribue à l'installation d'une capacité d'un peu moins de 2 000 MW (1928 MW) et constitue un investissement de 7 milliards € soit 3,63 millions/MW installé. Faute de précision, on ne sait si le coût de l'investissement inclut l'ouverture des usines destinées à fabriquer sur place les aérogénérateurs. Dans la négative, le coût de l'éolien offshore serait quasiment trois fois plus élevé que celui de l'éolien terrestre (on compte environ 1,25 million €/MW installé pour l'éolien terrestre).L'arbre qui cache la forêt
Rappelons que la France s'était fixé pour objectif une capacité de 10 500 MW éoliens terrestres pour la fin de l'année 2012. Au rythme actuel du développement du parc éolien terrestre qui était d'à peine 6,7 GW fin 2011, on peut espérer 7,7 GW éoliens terrestres fin 2012, soit une capacité inférieure de plus de 25% à l'objectif pourtant modeste fixé. On peut en effet rappeler qu'en terme de densité éolienne terrestre calculée en MW par unité de surface, la France est, au sein de l'UE, un pays en voie de développement : seuls les pays de l'Europe Centrale et Orientale, la Suède et la Finlande ont un résultat encore plus médiocre que la France.
publicité parue dans le quotidien "Le Monde" du 24 février 2012
au format 140 mm x 216 mmSources
article de Jean-Michel Bezat "Parcs éoliens en mer : EDF 3, Iberdrola 1, GDF Suez zéro" mardi 3 avril 2012
Bagnoles partout, sécurité nulle part !
A l'heure de mon passage vers 11h15, on pouvait compter 13 véhicules stationnés sur cette bande cyclable. Spectacle affligeant en pleine semaine du développement durable qui avait lieu du dimanche 1° avril 2012 (c'est probablement un gag pour le début de la semaine du DD !) au samedi 7 avril 2012. Il s'agit probablement d'une convocation collective par une entreprise qui envisage d'embaucher de nouveaux collaborateurs. On serait curieux de savoir si un accès à l'entreprise par les transports en commun a été joint dans le cadre de cette convocation et si les horaires de cette réunion étaient compatibles avec ceux des transports en commun. Mais cette incompatibilité éventuelle avec les TC est peut-être voulue par le futur employeur car un collaborateur ne se doit-il pas d'être dévoué corps et âme à son entreprise et être disponible 24h/24 et donc, de fait, disposer d'une bagnole. Même si la compatibilité avec les transports en commun était possible, il y a probablement une révolution culturelle qui ne s'est pas encore faite dans le peuple et le coût du carburant que propose de geler le candidat François Hollande en cas d'éclection (une mesure populiste en diable !) n'est probablement pas encore assez cher.
photo de la bande cyclable sur la D 549 entre Fâches-Thumesnil et Lesquin prise le 03/04/2012
Pierre KOKOSZYNSKI
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dimanche 1° avril 2012
Fin de l'épisode de pollution
C'est le communiqué d'Atmo Nord-Pas de Calais qui annonçait la fin d'un épisode de pollution de 11 jours consécutifs sur la région NPdC ce jour à 17 heures.
Hi,hi,hi ! C'était un gag, un poisson d'Avril puisque la pollution aux microparticules a repris de plus belle les 3 et 4 avril 2012. -
jeudi 29 mars 2012
Tout baigne ... dans la pollution !
Atmo Nord Pas de Calais nous apprend que le niveau d'alerte à la pollution aux PM10 (concentration supérieure à 80 µg/m3) est enfin dépassé sur l'ensemble des villes de la région appartenant au réseau et donc sur l'ensemble de la région. Malgré le rafraîchissement du vendredi 30 mars, la situation ne s'améliore que très lentement puisque, ce vendredi, 7 villes ont un indice atmo supérieur ou égal à 7 (Armentières, Arras, Calais, Douai, Dunkerque, Lens et Saint Omer) et Boulogne a même un indice Atmo encore égal à 8. Ce vendredi 30 mars, le niveau d'information pour les particules fines (concentration en PM10 supérieure ou égale à 50 µg/m<sup>3</sup> en moyenne glissante sur 24h) était maintenu.42 000 morts par an ... le gazole est-il assez cher pour nos poumons ?
Comme le rappelle le blog Oil Man dans son article du 29 mars 2012 "42 000 morts par an ... le gazole est-il assez cher pour nos poumons ?", l'une des causes principales est l'exception française (une de plus qui vient s'ajouter au nucléaire, entre autres) avec une dieselisation exagérée du parc automobile liée à une taxation moindre du diesel.
Une société idéale exigerait une plus grande prise de conscience et un plus grand civisme du peuple. En cas de beau temps, un esprit altruiste voudrait que l'on utilise les déplacements actifs (vélo, marche à pied) et les transports collectifs, voire qu'on pratique le covoiturage au lieu de commencer par sortir les voitures décapotables et les motos particulièrement nombreuses aux stationnements vélo ce jour là à Lille, voire même les trois roues dignes de la guerre des étoiles. Ce sont d'ailleurs les recommandations qu'effectue, en cas d'épisode de pollution, Atmo Nord Pas de Calais.
Cependant, l'esprit civique étant la chose du monde la moins bien partagée, des mesures de restriction de la circulation automobile en cas d'épisode de pollution devraient figurer dans la loi française. Ces mesures existent déjà dans la plupart des pays européens (1). Or la France, n'en est, en 2012 qu'au stade de l'expérimentation du péage urbain et encore uniquement dans certaines métropoles volontaires.
photo prise le 29 mars dans l'enceinte du siège central d'une administration publique (2)Pour une alternative cycliste crédible
J'aime rentrer de Lille à Douai à vélo par beau temps même hyperpollué. J'emprunte habituellement la rue du Faubourg de Douai pour sortir de Lille dont le site propre aux Transports en commun, la Liane, est autorisé aux vélos. Un coup d'oeil sur une carte m'a invité bêtement à tester le parcours empruntant la rue d'Arras suivie de la rue du Faubourg d'Arras. Inévitablement, on peut observer la concentration de policiers au pied des tours des immeubles des quartiers sud (mais je m'égare). J'arrive à la rue du Faubourg d'Arras, une avenue large qui pourrait facilement supporter des pistes cyclables de part et d'autre de la rue mais qui, actuellement en est dépourvue. La largeur de cette avenue incite aux vitesses excessives. Et inévitablement, ce qui devait arriver, arriva : le rétroviseur d'une voiture heurta mon guidon ! Heureusement, sans incident notable. Moralité ? J'espère que le programe d'aménagements cyclables de LMCU passera à la vitesse supérieure et que la rue du Faubourg d'Arras fait partie des priorités en termes d'aménagements cyclables. L'habitude est mauvaise conseillère. Je roule trop souvent comme un usager du V'lille sans casque, ni gilet fluorescent (et pourtant je possède celui de l'AdAv rappelant la distance de déplacement d'un cycliste) ni écarteur de danger. Cet incident devrait m'inciter à corriger mon attitude.Pierre KOKOSZYNSKI
Sources
- communiqué d'Atmo NPdC du 29 mars 2012
- 1 : Même dans un pays aussi individualiste que l'Italie, un péage urbain à destination des véhicules les plus polluants a été introduit dès 2008 à Milan, capitale économique de l'Italie. En janvier 2012, ce péage a été généralisé à l'ensemble ds véhicules motorisés afin de réduire le flux automobile de 20% à 30%. Le grand gagnant de cette mesure est le VLS (vélo en libre service) local, le BikeMi, qui a vu ses locations progresser de 50% selon une nouvelle parue dans la revue Web du GRACQ, Politiques Cyclables n°96.
- 2 : Ce roadster qui ne peut que transporter deux passagers,a un prix TTC de 17 800 € hors options, soit le prix d'une berline de taille moyenne. Il est particulièrement choquant de constater qu'un seul article (http://www.lerepairedesmotards.com/essais/3-roues/brp-can-am-spyder.php)parmi les nombreux consultés sur le web indique la consommation d'essence et donc les émissions de CO2 de cet engin. Malgré son faible poids de 360 kg, ce monstre a une consommation comprise entre 8,5l et 10l de SP 95, soit des émissions de CO2 comprises entre 196 g/km et 230 g/km, ce qui place ce véhicule dans les plus mauvais élèves : l'avant dernière catégorie en 2012 avec un malus de 2 300 €, le malus le plus élevé étant de 3600 € pour les véhicules émettant plus de 231 g CO2/km. Nous sommes effrayés par le slogan de la maison mère canadienne BRP (Bombardier Produits Récréatifs) spécialisée dans les "véhicules motorisés récréatifs" aussi polluants qu'inutiles et bruyants dont le slogan est "Le monde est notre terrain de jeu".
- Bonus-malus 2012 : page du site du MEDD
mercredi 28 mars 2012
Trop beau trop tôt ?
Une collègue a la voix rauque. En sortant ce matin, le ciel était d'un bleu glauqe et laiteux. En consultant le site d'Atmo Nord Pas de Calais, un communiqué nous apprend que le seuil d'information pour les PM10 (concentration en PM10 supérieure ou égale à 50 µg/m3 en moyenne glissante sur 24h), est dépassé sur l'ensemble de la région depuis le 21 mars 2012, soit depuis plus d'une semaine avec des indices Atmo alarmants, supérieurs ou égaux à 8 sur Arras, Douai, Lens et Valenciennes hier et aujourd'hui auquel il faut ajouter la ville d'Armentières hier. Le n°277 de Valeurs Mutualistes, magazine des adhérents MGEN titre en couverture "pollens, aliments, acariens...DEMAIN TOUS ALLERGIQUES". L'article commence par une phrase qui débute par "Si la pollution atmosphérique explique en grande partie la recrudescence allergique" mais se poursuit par "un autre phénomène intervient également : le développement de l'hygiène et des environnements de vie aseptisés". Certes, il faut rechercher la complexité et éviter les caricatures. L'article précise d'ailleurs que l'obésité grandissante est un facteur de risque d'allergie important en particulier dans le développement des asthmes allergiques. La photo de couverture illustre parfaitement ce cas avec un obèse portant un masque perdu dans un champ de fleurs (Ah putain de nature qui gâche la vie : vive les univers bétonnés et artificialisés, les printemps silencieux, incolores et inodores !). Cependant je crains que la complexité ne nuise aux politiques de résorption de la pollution de l'air comme c'est le cas pour la France qui se fait régulièrement épingler à ce sujet par l'UE.
Pierre KOKOSZYNSKI

© couverture du n°277 de "valeurs mutualistes"-
vendredi 23 mars 2012
SMTD : crise permanente et structurelle ?
C'est ce que semble indiquer un article (1) de Christophe Benoit paru dans le quotidien "La Voix du Nord" de ce jour relatant le vote du budget au Syndicat Mixte des Transports du Douaisis qui couvre un périmètre comportant presque 200 000 habitants. En effet le budget prévisionnel 2012 qui est de 32 millions € (plus de 160 €/an/habitant) présente un déficit de 562 300 € (1,8% du budget). Ce budget est en augmentation de plus de 45% par rapport à celui de 2005, le seul disponible sur le site du SMTD, soit une augmentation moyenne annuelle de 5,5%/an. On pourra remarquer que cette augmentation de budget est trois fois plus rapide que celle de l'inflation (2) qui n'a été que de 14% (2%/an en moyenne) entre janvier 2005 et janvier 2012. Le SMTD compte engranger 20,8 millions de VT, 2,5 millions de recettes de billetterie et demander un effort de 2,6 millions € à la CAD et aux collectivités locales. La différence entre les recettes et le budget diminué du déficit est quand-même de presque 6,7 millions € ! On aurait aimé que l'article précise l'origine de ces recettes diverses. On remarque également que les recettes de billetterie représentent moins de 8% du budget.Source
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vendredi 16 mars 2012
Printemps du vélo
Ai aperçu aujourd'hui sur le boulevard Pasteur à Douai, une jeune femme en triporteur Nihola. Etant donné le côté exotique de ce type de vélo (origine danoise) et le coût de ce vélo (2300 € pour un vélo neuf), on peut présumer qu'il ne s'agit pas seulement d'un effet de mode mais d'une conversion au vélo pour des motifs autres que l'envolée des prix du carburant qui atteindrait jusqu'à 2 € le litre dans certaines stations parisiennes.Arceaux de la gare de Douai ; chapitre 3
Pour reprendre une expression de mon collègue et aussi ami, Lydr2Douai, ces arceaux tout en inox made in Belgium sont sobretbeaux et surtout beaucoup plus résistants que les arceaux précédents qui avaient été installés par Ingerop.
Gare de Douai, photos prises le 18/03/2012 
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vendredi 2 mars 2012
Douai : Flics Ripoux
Vendredi 02/02/2012, vers 16h, une voiture de la police nationale se gare sur le trottoir est de la rue de Paris (théoriquement réservé aux piétons) à l'intersection avec la Place d'Armes. Selon les dires d'un commerçant du quartier interrogé, ce type de stationnement est fréquent de la part de la Police Nationale.
A trois moments différents, j'effectue une photo de la voiture de police en stationnement dont l'une avec les trois policiers.
Lors de la troisième tentative, ceux-ci m'interpellent, procèdent à un "contrôle d'identité". Ce contrôle d'identité s'est accompagné d'une palpation, ceux-ci m'ont fait vider les poches de ma veste dans mon sac, ont emprunté l'appareil photo numérique dont ils ont effacé toutes les photos de la voiture de police en stationnement sur le trottoir. Sauf erreur de ma part, ceux-ci ont sorti eux-mêmes la carte nationale d'identité de mon portefeuille.
Lors de l'interrogatoire informel, des insinuations sur mon haleine qui aurait été avinée, selon eux, ont été faites par l'un des policiers. Une menace de mise en garde à vue a aussi été prononcée. A leur demande, je leur ai répondu que j'étais enseignant.
De mémoire et approximativement, d'autres propos qui ont été tenus à mon égard : "Vous avez l'air de quoi avec votre chapeau (je porte un chapeau en cuir de marque Barmah) ; "Vous êtes toujours en activité (professionnelle) ?" ; "Qu'est-ce que vous apprenez à vos jeunes ?"
Un cycliste qui remontait à pied le sens unique de la rue de Paris a visiblement compris la situation. Celui-ci a fait une remarque sur la voiture de police en stationnement sur le trottoir. Les policiers l'ont "invité" à suivre sa route.Le cycliste enragé
Lutte musclée contre le stationnement sauvage
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jeudi 1° mars 2012
On the Drug road
Sortie d'une grippe compliquée d'une bronchite, c'était l'occasion par une journée grise d'emprunter la route du tabac, histoire, comme dirait ce cher Président de DDV, d'entretenir ma bronchite chronique. L'harmonisation européenne étant loin d'être terminée, le prix du tabac entre la France et la Belgique allant du simple au double, il est "rentable" d'aller s'approvisionner à la frontière belge, juste après Mouchin, en nicotine, acétone, acide cyanhydrique, ammmoniac, arsenic, benzène, cadmium, goudron, mercure, plomb et autres dizaines de substances CMR (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques) liées au tabagisme. Contradiction du néo baba-cool aux trois quarts chauves qui prend son vélo entre Douai et Mouchin pour assouvir son addiction. 52 km aller-retour en un peu moins de 2h20, c'est à dire à environ 22,4 km.h-1, soit à un rythme soutenu sans être celui d'un cyclosportif ni celui du Delyr2Douai, l'anagrammme d'un accroc sympa du vélo dont on ne sait s'il pédale plus vite qu'il ne parle ou le contraire (j'espère qu'il ne m'en voudra pas).
Tout drogué est indifférent à son environnement. J'ai donc emprunté route de Tournai : D917 suivie de la D 938. Une route pleine de bruits, de camions, de fureurs, de pollutions et de dangers. Entre Orchies et Tournai, celle-ci est même surnommée la route de la mort par la présence de boîtes de nuit et des nombreux accident mortels qui pimentent l'histoire de cette route.
Les aménagements cyclables y sont discontinus et, quand, ils existent, peu fonctionnels ou inadaptés. On a tout d'abord la noria de rond-points (pas moins de 7 !) entre la rue Saint Michel et l'intersection avec la rocade nord (A21). Cette partie qui a été récemment refaite est la "mieux conçue" : des voies de circulation automobile réduite à une seule voie de circulation par sens et une légère et symbolique protection de voies cyclables trop étroites à l'aide d'un "boudin" collé à même le goudron : ceux-ci sont parfois décollés par une voiture ivre. Par principe, j'emprunte la voie automobile dans les ronds points qui est beaucoup plus rapide que la vague bande cyclable collée à la périphérie du rond-point.Match car interurbain/petite reine : vélo toujours gagnant ?
Lors de mon retour, j'ai été dépassé entre Orchies et Coutiche par un car du réseau arc-en-ciel. Je l'ai à nouveau dépassé au feu rouge de Coutiches. J'ai à nouveau dépassé un car du réseau arc-en-ciel à Frais-Marais (quartier nord de Douai). A l'entrée de Douai, je suis retombé sur un car de cette ligne que j'ai "accompagné" jusqu'à la Place Carnot. N'étant pas observateur et d'un naturel timide (j'aurais effectivement pu demander au chauffeur au cours de son arrêt Place Carnot, s'il ne m'avait pas croisé 3 fois lors de son trajet), j'ai préféré consulter les horaires sur la page consacrée au Réseau Arc en Ciel, réseau du Conseil Général du Nord. Et le timing est cohérent : la probabilité est quasi-certaine que ce soit le même car entrevu à chaque fois.le cycliste enragé
samedi 18 février 2010
Fête au vélo à Arras
A ville chic, garage à vélo cher ?
Le nouveau garage à vélo de 18 places sécurisé et fermé qui a été ouvert en septembre 2011, a été inauguré à la gare d'Arras à 11h ce jour là pour le prix mirifique de 195 234 € (presque 11 000 € la place de stationnement vélo) payés à égalité par la SNCF, le Conseil Régional et la Communauté Urbaine d'Arras. Cet abri vélo a été inauguré en présence de Dominique Planque, élu EELV du Conseil Régional et Président de la Commission Transport. et de Paulo Serge Lopes, conseiller régional EELV délégué à la mission vélo.
L'AG de l'association DAV nous a permis de voir ce nouvel aménagement. En fait, le modèle du garage à vélo est le nouveau modèle standard adopté dans les gares de la région NPdC auquel on a ajouté 9 places non sécurisées mais couvertes mais aussi les toilettes. Ces toilettes ont l'atout, malgré leur côté bunker et abri antiatomique, de ne pas être le modèle JC Decaux et surtout de comporter, "au verso", deux urinoirs d'accès libre et gratuit, réhabilitant ainsi les vespasiennes ou toilettes publiques.

nouveau garage à vélo de la gare d'Arras comportant 18 places sécurisées, 9 places non sécurisées mais couvertes et des toilettes.la personne au second plan est un adhérent de l'antenne d'Hazebrouck de l'association DAV. Assemblée Générale de l'association Droit au Vélo
Cette AG a eu lieu de 14h à 18h à l'espace ATRIA en face de la gare d'Arras.Philippe Delrue Président
A l'issue de son assemblée générale, le nouveau Conseil d'Administration de l'ADaV a élu Philippe Delrue comme nouveau Président.
Philippe Delrue est probablement l'un des fondateurs de l'ADAV et qui, de fait, a connu le développement inexorable de cette association vénérable qui doit fêter ses 30 ans cette année. Au cours de ces 30 ans, Philippe a été maintes fois au bureau de l'ADAV (peut-être même en a-t-il été un membre permanent) mais est aussi un militant local en tant que correspondant local de l'ADAV à Lambersart dont le maire est Philippe Daubresse (élu UMP). Il y a fort à parier que sa volonté inébranlable, son caractère inflexible et un certain humour sans que jamais, celui-ci ne se départissent de sa voix calme et douce ont été, tout comme pour les autres membres de l'antenne de Lambersart, des qualités indispensables pour faire avancer la cause du vélo auprès de la grande gueule qu'est Philippe Daubresse que l'on peut qualifier de Killer (on pourrait même parler de serial-killer pour ses opposants politiques).
Philippe Delrue, élu Président de l'ADAV en 2012
Il y a fort à parier que sa volonté inébranlable, son caractère inflexible et un certain humour sans que jamais, celui-ci ne se départissent de sa voix calme et douce ont été, tout comme pour les autres membres de l'antenne de Lambersart, des qualités indispensables pour faire avancer la cause du vélo auprès de la grande gueule qu'est Philippe Daubresse que l'on peut qualifier de Killer (on pourrait même parler de serial-killer pour ses opposants politiques). Celui-ci a été un représentant de l'ADAV au sein du Conseil d'Administration de la FUB et a participé régulièrement, voire systématiquement au Congrès de la FUB. Mais Philippe est aussi à l'aise dans les situations protocolaires et stratégiques que dans les opérations coup de poing qu'il continue à pratiquer et dans les manifestations festives à vélo qu'il ne rate que rarement (Carnaval à vélo, Caravanne Vanne, fête européenne du vélo). Tout ceci ne l'empêchait pas de demeurer un acteur bénévole toujours présent et actif aux stands de l'ADAV. Enfin le portrait serait incomplet si l'on ne précisait qu'il ne se passe pas un jour sans que Philippe n'évoque avec ténacité son approche de la mobilité dans la PQR (Presse Quotidienne Régionale). A l'image de ces héros romains, il y a de fortes chances que celui-ci ait accepté en toute humilité sans cependant quitter son vélo, la présidence de l'ADAV non pas pour sauver la République ADAVienne mais pour l'accompagner dans son développement qui devrait se concrétiser par le seuil symbolique des 2000 adhérents, seuil qui ne saurait tarder.
Pierre KOKOSZYNSKI
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samedi 11 février 2012
Commmunication synchronisée des associations de cyclistes
Coup sur coup, sont arrivées dans ma boîte aux lettres 3 revues d'informations cyclistes.- le journal de la FUB Vélocité n°114 de janvier-février 2012 le 10 février 2012 ;
- le journal de l'association régionale NPdC "Droit au Vélo" l'heurovélo n°68 de janvier 2012 le 11 février 2012;
- le même jour, la lettre de Droit d'Vélo Douaisis n°56 hiver 2011/2012 dans ma boîte courriel , le seul trimestriel qui paraît tous les 4 mois et qui, on n'en attendait pas moins, est de fait, un peu plus étoffée : 8 pages au lieu des 4 réglementaires. Mais tout réglement n'est-il pas conçu pour être enfreint ? Signalons que DDV Douaisis est une association particulièrement écologiste qui diffuse sa revue essentiellement par internet (plus écolo que moi, tu meurs !).
mercredi 8 février 2011
Pic électrique, pic de l'absurdie
Ce mercredi 8 février, la consommation électrique a connu un nouveau pic historique à 19h avec une puissance instantannée de 101 700 MW. Comble de l'absurde, alors que nos gouvernements prévoyaient une exportation d'électricité vers l'Allemagne suite à la décision de ce pays de renoncer à l'énergie nucléaire, la France a du une nouvelle fois importer de l'électricité d'Allemagne pour faire face à ce surcroît de consommation, ce qui fait doucement rigoler nos voisins allemands.Des choix stratégiques ammenant à un TITANIC électrique ?
Un article du FAZ rapppelle qu'alors que l'Allemagne compte 81,5 Millions d'habitants, soit 18 millions de plus que la France (63,5 M. hab.), celle-ci se contente, pendant cette même vague de froid, d'une puissance électrique instantannée deux fois moindre : 50 MW contre 100 en France. Et le FAZ d'en rajouter une louche, en précisant qu'au cours de cette phase de pénurie, le prix du kWh électrique a atteint des sommets en bourse en France : 0,34 € le kWh, soit un prix trois fois plus élevé qu'en France. Un article du Monde révèle même que ce même kWh a même frôlé 2 euros le kwh sur la Bourse européenne de l'électricité Epex Spot. Rappelons que, ce jour là, la France a importé 138,5 GWh, soit 6,2% de sa consommation totale (2 249,5 GWh).
Eric Besson a beau se gargariser des capacités d'exportation de la France en électricité, notre pays se contente d'exporter de l'électricité nucléaire de base à bas prix pendant les périodes creuses et d'importer de l'électricité très chère en période de pointe.
On lira ou on relira avec intérêt l'excellent dossier sous forme de dossier papier ou de montage diapo, effectué par l'association Negawatt qui analysait le pic électrique de 2009.samedi 04 février 2012
Les chiens aboient, les éoliennes tournent
A chaque vague de grand froid, on a systématiquement droit au discours sur le spectre du tout éolien et de la situation catastrophique qui en résulterait. C'était le cas ce matin à France Culture aux informations de 8:00. Grosso modo, une vague de froid s'abat sur la France signifiant la présence d'un anticyclone et donc l'absence de vent : la France serait alors privée d'électricité. Pour pallier à cette crise éventuelle, chaque GW éolien devrait donc être "doublé" par un GW thermique fonctionnant à l'énergie fossile (l'uranium ici n'est jamais considéré par la quasi-totalité des journalistes comme une énergie fossile). Là encore, on a droit à la confusion entre centrales thermiques au charbon, au fuel et centrales combinées au gaz considéréées toutes les trois comme polluantes alors qu'une centrale thermique au gaz émet trois fois moins de gaz à effet de serre qu'une centrale au charbon.journée du 03 février 2012 : consommation et production électrique instantannée en MW consommation heure fuel et moyens de pointe heure charbon heure nucléaire heure hydraulique heure éolien heure minimum 80400 04:30 724 02:00 3046 17:15 58776 01:00 2708 04:30 1707 23:15 moyenne 89400 2213 3701 5947 8955 2187 maximum 95830 19:00 4613 09:15 4378 07:00 59464 06:00 13273 19:00 3013 00:00 écart en % 19% 537% 44% 1% 390% 77%
On a déjà montré sur ce blog, à partir de la production électrique mensuelle, que la production électrique d'origine éolienne, bien qu'intermittente, suivait assez bien la demande en électricité : plus faible en été au moment où la consommation électrique est réduite mais plus importante en automne et hiver quand la consommation électrique est plus importante.
Le journaliste évoquait la faible contribution des énergies renouvelables (inférieure à 5%) lors de cette vague de grand froid, omettant de fait la production d'origine hydroélectrique qui a contribué le 3 février à hauteur de 10% à la consommation électrique ce jour là.vendredi 03 février 2012
Murs végétaux
Cette semaine, Stéphane Deligeorges interviewait dans l'émission "à voix nue" sur France Culture, Patrick Blanc (Paris 1923 ; -), inventeur et concepteur des murs végétaux. Friedrich Hundertwasser (1928-2000) a en quelque sorte inventé les toitures végétalisées et même le beau concept d'arbre aux fenêtres : "l'arbre-locataire". On peut considérer en partie que Patrick Blanc a prolongé le concept avec le concept des murs végétaux.
Patrick Blanc fait partie de ces êtres surdoués tels que les rêvent nos dirigeants à la fois botaniste , chercheur au CNRS, où il est spécialiste des plantes de sous-bois tropicaux mais aussi homme d'affaires avisé maîtrisant parfaitement son image de marque et sa communication : il se teint, entre autres, les cheveux en vert. En consultant son site, on apprend qu'il a à son actif, presque 130 murs végétaux à travers le monde tant dans des lieux publics que privés : musée des arts premiers du quai Branly à Paris, musée Nausicaa à Boulogne sur mer, mais aussi banques, boutiques de luxe, centres commerciaux, parkings et hôtels. Ce génial inventeur ne rechigne donc pas au "greenwashing" développé par les entreprises privées. Le concept de mur végétal (la plus importante de ses oeuvres est le mur de la cour du 21, rue d'Alsace à Paris qui a une hauteur de 27 mètres et une superficie de 1 400 m²) est en fait impropre : il s'agit plutôt d'une superstructure constituée de PVC et de feutre à proximité des murs porteurs capable d'accueillir des plantes susceptibles de pousser sur une surface verticale, les solutions nutritives étant fournies par le haut au moyen d'électrovannes et répartis par capillarité par le feutre. Patrick Blanc prétend que ces murs végétaux ont une durée de vie de 30 ans (apparemment, la première réalisation serait le mur végétal de la Cité des sciences et de l'industrie de la Villette réalisé en 1986 qui a donc actuellement plus de 25 ans).Atouts du mur végétal
Le mur végétal Mur Végétal joue le rôle de volant thermique, réduisant les besoins de climatisation en été et de chauffage en hiver, d'isolant phonique et participen comme tous les végétaux, à la lutte contre la pollution de l'air.Limites du mur végétal
Actuellement, le mur végétal est coûteux, de l'ordre de 500 €/m² selon un article d'Ekopedia : à titre indicatif, le mur végétal de la photo ci-dessous peut être estimé à 140 000 € au minimum. Son coût élevé actuel en limite son usage à des réalisations de prestige ou de communication. Ce type de réalisation pourrait donc s'effectuer pour les collectivités au détriment d'autres réalisations moins prestigieuses mais d'une utilité sociale aussi grande. Apparemment, Patrick Blanc semble, à l'image des alchimistes du moyen-âge, garder jalousement son savoir et son savoir-faire sans souci de faire école et ayant même déposé le brevet de mur végétal. Cependant, malgré la volonté de préservation du monopole, la notion de mur végétal a fait des émules. On espère que, la concurrence aidant, le coût de ces murs végétaux baissera et que ceux-ci se banaliseront.
La série de 5 émissions peut être écoutée sur le site de l'émission et même podcastée.
mur végétal de 30m x 11,5 m sur la façade nord des Halles d'Avignon, réalisation de Patrick Blanc en 2005
Site de Patrick Blanc : http://www.murvegetalpatrickblanc.com/mardi 31 janvier 2012
Douai : les double-sens vélo à peine créés, tout de suite adoptés !
Ai aperçu cet après-midi, vers 17h, une mère de famille avec un bébé dans le siège bébé à l'arrière, qui empruntait le double-sens vélo de la rue des écoles. J'aurais probablement du la rattraper pour lui demander son ressenti, son vécu et ce qu'elle pensait de cette opportunité d'emprunter cette rue à double sens.jeudi 26 janvier 2012
Premières rencontres nationales du vélo
Le ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement et le groupe de travail sur le développement de l’utilisation du vélo organisent les premières rencontres nationales du Vélo à Paris aujourd'hui. A l'issue de cette journée, Thierry Mariani, ministre délégué aux transports annoncera ensuite les mesures du Plan national vélo moins de 100 jours avant les élections présidentielles dont le premier tour a lieu le 22 avril 2012 !La faute aux bobos écolo à vélo ?
C'est du moins ce qui semble se dégager à la lecture de la presse quotidienne de ce jour. Dans le cadre de ces premières rencontres nationales du vélo, la presse quotidienne nationale a publié un certain nombre d'articles. On en trouve pas moins de trois sur le site "lemonde.fr" dont un article scandaleux résultant d'un pseudo recueil d'appels à témoignages dans lequel ne figurent que 6 réactions, soit celle d'à peine un français sur 10 millions ! Rappelons que, pour être fiable, un échantillon statistique doit comporter plusieurs milliers de personnes. Sur les six témoignages, un seul est favorable aux cyclistes! Et pourtant le danger principal pour les piétons et, en particulier, les piétons âgés, demeure la bagnole et les deux-roues motorisés. En 2010, 485 piétons ont été tués dans des accidents de la route, soit en moyenne plus de 9 tués par semaine (9,3). Les piétons tués représentent 12% des victimes de la route. Parmi ces 485 victimes, 2 l'ont été suite à une collision avec un vélo : ce sont certes deux de trop mais cela ne représente qu'à peine 0,4% des cas et n'a, à priori, aucun sens statistique. Les 483 autres piétons tués l'ont été dans une collision avec un véhicule motorisé, principalement un véhicule léger (268 cas, soit 55% des cas).
A quand des villes sans bagnoles dans lesquelles les cyclistes ne seront pas obligées de rouler sur les trottoirs pour assurer leur sécurité ?Pierre KOKOSZYNSKI
Sources
- article "Pour les voitures et les piétons, "cohabiter avec le vélo est stressant" publié le 26/01/2012sur le site "lemonde.fr"
mardi 10 janvier 2012
le retour du laitier mais à vélo !
Un article de ce jour sur le site de
évoque la petite entreprise de Joël Gerez. Cet entrepreneur de Laval (Mayenne) qui a la quarantaine et qui travaillait auparavant dans la logistique, a décidé de se reconvertir, depuis 2010, dans la livraison à domicile de produits locaux dont certains sont bio à l'aide de deux triporteurs. Le premier qui a été fabriqué sur place par un artisan local, est muni d'un caisson isotherme initialement prévu pour le transport de produits médicaux et, bien sûr, d'une assistance électrique (il transporte jusqu'à 120 kg de marchandises !).
Cette enquête est réalisée avec le soutien de la DGITM (direction générale des infrastructures, des transports et de la mer) – Ministère de l’Ecologie, du Développement durable des Transports et du Logement, et de la Coordination interministérielle pour le développement de l’usage du vélo.
Enquête nationale 2010/2011
Les politiques en faveur des cyclistes et des piétons
dans les villes françaises
Initiée en 2007 avec la FUB (Fédération française des associations d'Usagers de la Bicyclette), elle constitue un élément de l'Observatoire des mobilités actives, que construit progressivement le Club des villes et territoires cyclables. Elle sera désormais reconduite tous les ans.
Le Club s’est entouré d’experts pour l’élaboration de la méthodologie : le Certu et Frédéric Héran, CLERSE/IFRESI, Université de Lille 1, et pour l’analyse des résultats : Bruno Monjaret, directeur général de MTI Conseil (Mobilité-Territoire-Intermodalité).
Pour en savoir plus, consulter la page du site "2012, l'année du vélo, le vélo entre en campagne" du site du club des Villes et Territoires Cyclables. Un communiqué de presse a été publié ce jour et la synthèse de cette étude (14 pages) est consultable au format .pdf.-
jeudi 5 janvier 2012
Logements, ça chauffe !
Les outils actuellement en place pour réduire la consommation énergétique et les émissions de CO2 des logements en France (réglementation thermique, écoprêt à taux zéro, crédit d'impôt développement durable) permettront d'abaisser les besoins d'énergie primaire du parc résidentiel de 8,5 % en 2020 par rapport à 2008. C'est à peine mieux que ce qui aurait été fait sans aucune politique énergétique (- 7 %). Et c'est très loin des objectifs de la loi Grenelle (- 38 % en 2020). Le Centre international de recherche sur l'environnement et le développement
, qui a produit ces chiffres à la demande du ministère de l'Ecologie, souligne la nécessité de mesures supplémentaires, comme l'obligation de rénovation ou (feu) la taxe carbone.
Sources et documents
- Brève parue dans la lettre d'information d'Alternatives Economiques du 05-01/2012
- pour les courageux, le rapport remis a été publié par le Commissariat Général au Développement Durable dans la revue Etude & Documents n°58 de novembre 2011 sous le titre "Evaluation des mesures du Grenelle de l'Environnement sur le parc de logements".
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jeudi 29 décembre 2011
Lille deviendra-t-il l'Amsterdam du Nord, voire de la France ?
C'est du moins ce que laisse espérer un article paru dans le quotidien "La Voix du Nord" de ce jour intitulé "L'avenue Kennedy en chantier à partir du 10 janvier : huit mois de travaux pour en faire une autoroute à vélos".
On y apprend que la chaussée de l'Avenue Kennedy d'une longueur d'environ 450 m, qui est actuellement une pompe à bagnoles constituée de 4 voies voitures à sens unique sera profondément remaniée au profit des modes actifs. Le nouvel aménagement d'un coût de 1,2 millions d'euros qui devrait être opérationnel en septembre 2012, soit un an après le lancement du V'Lille, restreindra les voies de circulation à deux voies automobiles au profit de trottoirs plus larges et d'une triple piste cyclable (simple d'un côté, double de l'autre). Eric Quiquet, élu vert et Vice-Président chargé des transports à LMCU parle même de "première autoroute cyclable en coeur de ville". On attend impatiemment de voir les résultats pour confirmer ce jugement et on espère que ces pistes cyclables seront plus larges que celles proposées par la Municipalité de Douai dans le cadre de l'aménagement des boulevards. Rappelons que LMCU s'est fixé l'objectif ambitieux, dans le cadre du PDU 2010-2020, d'atteindre une part modale du vélo de 10% contre à peine 2% en 2006.Pierre KOKOSYNSKI
Afficher Lille Avenue Kennedy sur une carte plus grande vendredi 29 décembre 2012
Nourrir ou conduire : les pays riches ont choisi !
Un article paru dans le n°309 de janvier 2012 d'Alternatives Economiques intitulé "Main basse sur les terres du sud" évoque le rapport publié en 2011 par
intitulé "Land Rights and the rush for lands" . Cet article nous apprend qu'entre janvier 2 000 et novembre 201, 2 042 transactions d'achat de terres agricoles de grande échelle (plus de 200 hectares) ont été répertoriées dans le monde au profit de multinationales ou d'états mais aussi des "élites" locales et au détriment de l'agriculture locale des pays du sud, pour une surface totale de 203,4 millions d'hectares, soit 4 fois la superficie de la France
60% des achats de terres du sud pour les agrocarburants
Plus exactement 58,8%, soit 119,6 millions d'hectares (plus de deux fois la France). L'article précise qu'il s'agit en général des meilleures terres en termes de qualité des sols et de proximité des routes.lundi 26 décembre 2011
Pédales et flons-flons
Le journal de France-Culture de 8h évoquait ce matin, en fin d'émission le manège de vélocipèdes du Musée des Arts Forains à Bercy. Ce musée créé par Jean-Paul Favand, qui n'accueille habituellement que sur réservation, est ouvert exceptionnellement du 26 décembre 2011 au 2 janvier 2012 aux particuliers. La particularité et l'originalité remarquables de ce manège résident dans le fait qu'il est actionné grâce aux 20 usagers du manège. Selon Monsieur Favand, le manège peut atteindre jusqu'à 75 km/h (émotions fortes garanties).
© photo extraite du site du musée des arts forainsjeudi 22 décembre 2011
Douai : balade nocturne proposée par Droit d'Vélo
Une première pour l'association et un succès relatif avec une quinzaine de participants venus découvrir la "magie" féérique et électrique de Douai pendant les fêtes. On est cependant loin des masses critiques rencontrées dans certaines villes, ce qui suppose un rendez-vous régulier. Ce tour d'une quinzaine de km permettait entre autres, de découvrir la création de pistes cyclables dans la rue de Cuincy à Douai entre du rond-point ouest du pont d'Esquerchin jusqu'à l'entrée de Cuincy. Cette piste cyclable de 550 mètres environ terminée, on aura donc une continuité cyclable entre les mairies de Douai et de Cuincy. La rue Jean Jaurès à Cuincy qui prolonge la rue de Cuincy, est en effet en zone 30 avec la présence de plateaux ralentisseurs. Il reste à espérer que cela incitera de nombreux habitants à enfourcher plus régulièrement leurs vélos.
Le parcours empruntait également le rond-point de Cuincy sur la RN43 qui était éteint ce soir-là bien qu'il ne s'agisse pas d'une action du Clan du Néon. On ne sait cependant si cette absence d'éclairage avait un lien avec un accident automobile qui avait lieu ce soir là sur cette nationale qui connaît des accidents récurrents entre le centre commercial de Flers et Douai.
Traversée du pont sur le Boulevard Lahure à Douai
ci-dessous quelques vues de la Place Carnot en décembre 2011 

lundi 19 décembre 2011
Douai : forum des vélotesteurs à l'hôtel de ville
A l'invitation de la municipalité, une quinzaine de vélotesteurs étaient présents pour effectuer le bilan d'une expérience de 6 mois de ce dispositif autour du Maire, de Jean Etienne Regniez, le "Monsieur Vélo" des services techniques de Douai, de Benjamin Choisel, le Directeur de la Voirie de Douai et du maire, Jacques Vernier. La réunion a duré deux heures afin de permettre à chacun des vélotesteurs de s'exprimer, ce qui n'était pas toujours facile bien que Jacques Vernier ait joué le grand maître de cérémonie ou l'instituteur, distribuant la parole et frappant de ses lunettes sur la table lorsqu'il estimait que l'ambiance devenait trop bruyante (on l'imagine très bien tapant de la cane à pommeau). Jean-Luc Rochat, journaliste au quotidien "La Voix du Nord" et un journaliste de l'Observateur du Douaisis assistaient à cette réunion.
Zone 30 en phase de rôdage
La quasi-généralisation des doubles sens cyclables dans la zone 30 suscite des débats. Certains riverains se seraient plaints du danger couru par les cyclistes en particulier dans la rue Mongat, une rue allant jusqu'à rédiger une pétition. L'usage des double-sens cyclables semble également délicat dans quelques autres rues : la rue des vierges, la rue de la Chartreuse, la rue du gouvernemt et la rue de la Chartreuse.Vélocastration ?
Jacques Vernier a proposé aux vélotesteurs l'idée saugrenue de supprimer éventuellement quelques doublesens cyclables à leur demande. De même que tout ce qui n'est pas interdit n'est pas forcément autorisé, il a été précisé que tout ce qui est autorisé n'est pas forcément obligatoire. Ainsi, les cyclistes qui se sentiraient éventuellement en danger dans un double sens cyclable, ne sont pas obligés de l'emprunter. Force est de constater qu'en chaque citoyen sommeille un délateur. Ainsi, selon certains vélotesteurs, le problème ne résiderait pas dans les vélotesteurs qui sont des citoyens au dessus de tout soupçon adultes, voire même chenus et responsables mais dans les jeunes cyclistes qui sont, bien entendu, casse-cou et irresponsables.Pédaler ou polluer ? il faut choisir !
Le cas du CES Streinger dont dépend la Résidence Gayant situé Avenue du 4 septembre a été évoqué. Cette situation explique l'aménagement prioritaire en zone 30 de l'ensemble des rues du quartier de la MJC de Douai. Après plusieurs demandes, la rue Culenaere devrait également enfin bénéficier d'un double sens cyclable. Il a été précisé, qu'aux heures d'entrée et de sortie du collège, une volée de cyclistes envahissait les trottoirs, ce qui agace profondément les piétons. On peut cependant remarquer que la présence de parents-taxis est relativement incompatible avec la pratique du vélo. L'idéal serait également de remplacer le stationnement bilatéral dans cette rue par des voies cyclables. Plus globalement, une réflexion devrait être menée dans la plupart des établissements scolaires sur la sécurisation des itinéraires d'accès à ces établissements par les modes de déplacement actifs.
campagne de sensibilisation
Un consensus s'est cependant dégagé pour estimer que la généralisation des double sens cyclables était un aménagement encore trop récent pour tirer un premier bilan. Cette nouvelle mesure devrait s'imposer en douceur avec un minimum de fair-play tant de la part des automobilistes que des cyclistes. La municipalité s'apprête à lancer une campagne de communication et de charme sur les zones 30 et les DSC à l'image de celle du PIAF qui avait choqué au moins une élue du Conseil Municipal.aménagement des rond-points
Trois types d'aménagement cycliste existent pour les rond-points.- absence d'aménagement cyclable pour les rond-points dont la petite taille implique de fait une réduction de la vitesse (ces rond-points sont particulièrement nombreux à Nantes) : dans ce cas aucun aménagement cyclable ne s'impose
- aménagement cyclable avec un anneau cyclable à l'extérieur du rond-point : c'est le choix effectué la plupart du temps par le Conseil Général du Nord
- aménagement cyclable avec un anneau cyclable à l'intérieur du rond-point et à la périphérie de celui-ci.
Chemins de halage
Une supperposition de gestion devrait être signée entre la ville de Douai et VNF (Voies Navigables de France) pour les chemins de halage de la dérivation de la Scarpe. Ceci assurerait une traversée sécurisée et rapide du Pont d'Esquerchin par les cyclistes. On espère qu'à terme, une superposition de gestion sera signée pour l'ensemble des chemins de halage du Douaisis, ce qui permettrait de se déplacer à vélo en toute sécurité d'Aubigny au Bac à Auby. Rappelons que ce projet, du moins entre Douai et Auby figurait dans le PDU adopté en 2002.Travail de haute couture pour certains aménagements
C'est le cas pour le débouché de la rue Hyacinthe Corne sur la rue des Wetz. L'étroitesse de ce débouché (3 mètres) a amené la municipalité à prévoir différents aménagements pour sécuriser la sortie des cyclistes de cette rue.Il y a vert et vert
Non, il ne s'agit pas de politique mais de la couleur des pistes cyclables du Douaisis. Jacques Vernier a tenu, faisant référence à ce que l'on pouvait effectivement observer à l'étranger (Belgique, Hollande, Allemagne) a une homogénéité dans la couleur du revêtement des PC. La couleur verte choisie par le SMTD a donc été aussi adoptée à Douai. Mais, contrairement à la peinture verte du SMTD imperméable et glissante les jours de pluie, un nouveau revêtement vert a été choisi pour les PC de Douai que les vélotesteurs et tous les cyclistes sont priés de tester
Idéal : une ville sans panneaux et sans voitures
Contrairement aux automobilistes, les cyclistes peuvent traverser de part en part et en tous sens l'axe constitué par la place d'Armes, la rue de la Mairie, la rue de Paris et la rue de Bellain. Certains cyclistes auraient aimé que tous ces parcours soient matérialisés au sol par un petit ruban verts. Monsieur Choisel, Directeur de la Voirie, a rétorqué que, dans ce cas, c'est l'ensemble du carrefour qui peut être peint en vert et a, de fait, opposé un quasi-refus à cette proposition. On notera qu'aux Pays Bas, dans certaines zones à trafic modéré tant au niveau du nombre de voitures que de la vitesse du trafic, on teste l'absence de toute signalisation routière. On rappellera également, que dans la plupart des villes des Pays Bas, le stationnnement sur voirie est inexistant our réservé aux riverains et remplacé par des parkings en ouvrage aux entrées de la ville.Et pourquoi pas des vélotaxis à Douai ?
Lors de la fête de l'énergie organisée par les espaces info-énergie du 15 au 21 octobre 2011, on a pu voir rouler à Douai des vélotaxis. Vincent H. (alias DJ Vince) a proposé que ces vélotaxis circulent toute l'année à Douai (c'est le cas à Lille) et proposent leurs services pour ammener les clients des parkings de Douai vers la zone de chalandise constituée par la Croix de Douai. Un remake écolo de la navette du centre ville qui a fait un flop pour des raisons d'éonomie budgétaire du SMTD ?
Un axe cycliste nord-sud dans l'hyper-centre de Douai
Les cyclistes pourront bientôt traverser l'axe commercial du nord au sud. Après l'instauration de la zone 30, il restait une discontinuité dans les double-sens cyclables dans la rue de Paris entre la rue de la Mairie et la rue de la Comédie. Cette "erreur" devrait être réparée grâce à la suppression du couloir bus à l'extrémité nord de la rue de Paris. Monsieur Vernier n'a pas précisé si cette suppression du couloir bus était liée à un changement d'itinéraire ou si cette suppression était liée au caractère ridicule et surréaliste de ce couloir bus d'à peine 50 mètres.
Bilan de 6 mois d'activité : DDV sort grand vainqueur
A la fin de la réunion, un document synthétique et particulièrement dense a été distribué aux participants. Celui-ci recensait pas moins de 85 remarques sur les aménagements cyclables. Cependant, en le consultant un peu plus précisément, on remarque que ce document couvre les années 2010 et 2011, soit bien avant l'instauration des vélotesteurs. 44 remarques sont antérieures à l'instauration des vélotesteurs. Parmi celles-ci, 29, soit pratiquement les deux tiers, émanent de l'association locale DDV. Si on s'intéresse aux remarques effectuées depuis l'instauration des vélotesteurs, on constate que, là aussi, au moins 60% des remarques émanent de membres de Droit d'Vélo : 11 de DL alias Didier Leroy, membre du bureau de DDV, 10 de PK alias Pierre KOKOSZYNSKI et 5 de BD alias Babeth Delzenne elle aussi membre du bureau de DDV. Trois autres vélotesteurs se distinguent pas un nombre de remarques important : 5 pour VH alias Vincent Harduin, 5 pour MLH (?) et 3 pour JLS (?). On peut donc estimer que la municipalité ne peut pas se passer de la force de proposition et d'action de DDV et des membres motivés de cette association.forum ou boîte noire ?
Je fais partie de ces vélotesteurs qui auraient aimé l'instauration d'une liste de diffusion des vélotesteurs pouvant se transformer en forum de discussion. Il me semble en effet que ce type de forum pourrait être utile par la confrontation des points de vue, l'union faisant la force. On retrouve là les limites de ce type de réunion. Un autre participant a estimé par contre que sa boîte courriel était déjà envahie de courriels et qu'il n'était donc pas favorable à ce type d'idée. Cependant aucune discussion n'a été prise par l'intermédiaire d'un vote.Voie en site propre du "tramway", sujet tabou ?
Rappelons que le "tramway" de Douai qui devait avoir tous les avantages : peu cher mais bénéficiant d'un guidage magnétique, n'a pas encore obtenu l'homologation de son système de guidage fantôme. La société néerlandaise APTS avait en effet réussi le pari de vendre auprès de Jean-Jacques Delille, un système de guidage magnétique inopérant à Eindhoven mais que, dans le cadre d'un contrat léonin, le SMTD s'engageait à financer grâce à la signature de JJD. Aux dernières nouvelles, APTS étant incapable de mettre au point ce système de guidage, c'est une autre société qui est chargée de cette mise au point. Cette mise au point est si aléatoire que la décision de l'extension de la ligne A de "tram" de Lewarde jusqu'à Aniche s'est faite sur le principe d'une voie en site propre, le véhicule étant guidé ou pas. Autre fait révélateur : la voie en site propre qui était autrefois réservée au "tram" Evéole a vu son usage étendu aux autres bus du SMTD. Or, dans bien des cas, sur le parcours du tramway, soit les bandes cyclables sont trop étroites, soit elles sont tout simplement inexistantes. Il est, dans ce cas, beaucoup plus sécurisant de rouler à bicyclette sur le site propre des transports en commun, ce qui se fait à Lille sur la LIANE. C'est ce que me disait naïvement un vélotesteur âgé de 73 ans (probablement le vétéran) : "je n'ai pas osé poser la question mais peut-on rouler à vélo sur la voie du tram ?". Or cette question essentielle n'a pas été posée au cours de la réunion.Contexte : rapport parlementaire sur la sécurité routière
Une mission d'information relative à l'analyse des causes des accidents de la circulation et à la prévention routière était présidée par le député cyclophile Armand Jung et avait pour rapporteur Philippe Houillon, député UMP. Celle-ci a remis son rapport le 19 octobre 2011 à l'Assemblée Nationale.
Dans un entretien accordé dans le n° 113 de novembre-décembre 2001 du journal Velocité (pp 9 à 11), Armand Jung nous apprend que les députés ont failli proposer l'interdiction des double-sens cyclables à peine généralisés dans les zones 30. Monsieur Jung, en fin stratège, a réussi in extremis à ce que cette interdiction soit remplacée par la proposition n°38 " Evaluer le dispositif des doubles sens cyclables".
Ce rapport de plus de 300 pages dont 130 pages d'annexes comporte un article sur la place des vélos dans le trafic qui figurait dans le numéro de Vélocité indiqué ci-dessus et dont nous donnons un extrait ci-dessous.
La place des bicyclettes dans le trafic
Généralement peu sanctionnée – voire ouvertement tolérée – la circulation des vélos sur les trottoirs adresse un mauvais signal : d’abord en ce qu’elle ôte au trottoir son caractère de « sanctuaire » pour les piétons, tout particulièrement les personnes âgées et les enfants ; ensuite, parce qu’elle incite le cycliste à se considérer comme exonéré du respect des règles communes du code de la route ; enfin, parce qu’elle suscite l’imitation chez les conducteurs de deux-roues motorisés, ce qui constitue un danger mortel pour les piétons.
Plusieurs membres de la mission ont exprimé des réserves quant à la banalisation des voies de circulation à contresens destinées aux cyclistes, les « double-sens cyclables » institués, en particulier dans les « zones 30 », par le décret n°2008-754 du 30 juillet 2008 portant diverses dispositions de sécurité routière. En effet, ces aménagements transgressent le "tabou" du sens interdit et peuvent entraîner, par effet de surprise, des réactions non maîtrisées des autres usagers de la route. En outre, bien que le code de la route l'interdise expressément, il n'est pas rare que les usagers des deux-roues motorisés se croient autorisés à emprunter ces voies, ce qui fait changer de nature le risque induit.
On peut donc juger souhaitable qu'une évaluation de ce mode de circulation soit menée avant d'en poursuivre l'extension dans les zones urbaines. Dans le cadre de cette étude, il conviendra de ne pas se focaliser sur l’accidentalité induite par de tels aménagements car au-delà du risque direct d’accident qu’ils peuvent entraîner, ils contribuent à rendre l’espace partagé moins sécurisant en créant de nouvelles sources de tension. En d’autres termes, même si l’enfant ou la personne âgée qui n’ont pas l’habitude de regarder des deux côtés avant de traverser une voie à sens unique ne sont pas renversés par le cycliste, le choc émotionnel que peut occasionner son irruption brutale n’est pas à négliger. La mission a eu connaissance de situations – sans doute extrêmes – où des personnes âgées finissaient par renoncer à sortir de chez elles de peur d’être renversées sur un trottoir par un patineur, un usager de trottinette, un cycliste ou un scootériste.
Enfin, la sécurité de tels aménagements pour les cyclistes eux-mêmes n’est pas formellement établie, l’effet de surprise pour les automobiles pouvant entraîner des collisions qui leurs sont forcément défavorables du fait de leur vulnérabilité.dimanche 18 décembre 2011
Douaisis et déchets verts : écologie ou économie ?
Symevad
Le Symevad (Syndicat Mixte d'Elimination et de Valorisation des Déchets) du Douaisis a été créé le 01/01/2007. Celui-ci est opérationnel sur 3 collectivités regroupant 82 communes : la CAD (Communauté d'Agglomération du Douaisis : 35 communes, 152 200 habitants en 2008), la CAHC (Commununauté d'Agglomération Hénin-Carvin : 125 300 habitants en 1999) et la Communauté de Communes Osartis (29 600 habitants en 1999). En tout, ce sont 312 000 personnes en 2006 qui sont dans le périmètre du SYMEVAD. La question du ramassage des déchets verts sur le territoire de la CAD fait la une du quotidien "La Voix du Nord" avec deux articles le dimanche 18/12/2011 et, au moins trois articles dans l'édition du lundi 19/12/2011. Le SYMEVAD a pour président Martial , Maire de Lambres-Lez-Douai et Vice-Président à la Communauté d’Agglomération du Douaisis.152 200 petits composteurs en herbe ?
La collecte des déchets verts ne sera plus assurée gratuitement en porte à porte sur le territoire de la CAD à partir du 01/01/2012. Trois solutions seront proposées : soit ils traiteront eux-mêmes leurs déchets verts via le broyage (?) ou le compostage, soit ils iront porter leurs déchets verts à la déchetterie, soit ils loueront un bac de déchets verts de 240 litres pour un coût annuel de 40 €. Cette décision a été votée à la majorité par le Conseil Communautaire de la CAD qui comprend 80 membres avec 15 voix contre et 2 abstentions. Cette décision a été ardemment défendue par Martial VANDEWOESTYNE, Président du SYMEVAD. Selon lui, il fallait d'instaurer une taxe « dont le montant soit suffisamment dissuasif pour inciter les habitants à réduire leurs déchets. L'objectif, c'est d'avoir un jour des jardins zéro déchet, grâce au compostage, au broyage des végétaux, au séchage de l'herbe pour faire du paillage. » Selon lui, la CAD serait l'une des seules collectivités de France à assurer une collecte des déchets verts en porte à porte. « Le coût réel d'une collecte de déchets verts est de 85 € par foyer et par an. »
D'une part, il n'est pas certain que la diversité des solutions proposées (apparemment trois) soit garante d'efficacité et de gain en ce qui concerne la collecte. A priori, cette collecte devrait avoir la même durée si de nombreux irréductibles optent pour le bac tout en ayant un moindre tonnage.
D'autre part, Martial VANDEWOESTYNE joue à l'idiot. En effet celui-ci parle de broyer les déchets verts. Mais un broyeur domestique non seulement est cher mais rarement efficace. Pour avoir testé celui-ci sur des branchages de mon potager, celui-ci se contente de couper les branchages en petits bouts quasiment imputrescibles et donc inutilisables dans le cadre d'un compost et peut-être même dans le cadre d'un four à bois. Comme le rappelle le dernier numéro de "La Maison Ecologique", la quantité d'émissions de microparticules cancérigènes (PM10 et PM 2,5) est fonction de la qualité du bois : si celui-ci n'est pas suffisamment sec, la combustion est très malsaine.
A bas les pelouses !
D'autre part, bien qu'habitant Douai, je dois probablement être sous-doué car, après 4 années, je n'obtiens toujours pas un compost satisfaisant en particulier dans un bac à compost en plastique. La réalisation d'un compost de qualité exige un équilibre subtil des composants. Quand on sait que les tontes de pelouse (le cas dominant de la plupart des ménages ayant un jardin) sont à éviter dans un compost ainsi que les thuyas et autres saloperies de résineux, on risque de voir se multiplier les monceaux de pourriture nauséabonds au fond des jardins sans aucun intérêt pour la planète. De plus, un compost se doit également d'avoir un dosage correct en humidité, doit être retourné assez régulièrement ce qui exige un certain temps. Un compost est utile pour les foyers qui ont un potager. Ce n'est pas le petit jardin d'agréement avec ses quatre fleurs et les trois plantes d'appartement qui pourront utiliser et valoriser ce compost.Vive le collectivisme !
J'ai rencontré dernièrement un élu d'Auberchicourt qui me disait que les accédants à la propriété souhaitaient avoir une maison isolée au milieu de leur terrain. Première aberration sociale : le voisin est forcément un emmerdeur que l'on rencontrera éventuellement lors de la fête des voisins. Deuxième aberration écologique : la mitoyenneté limite en fait les pertes en énergie. Troisième aberration énergétique : y en a marre des mecs qui passent leur samedi après-midi assis sur leur tondeuse autotractée à tondre leur pelouse, ce qui constitue un gâchis gratuit de carburant, une pollution de l'air mais aussi une pollution sonore. L'une des solutions consisterait à limiter drastiquement la taille des parcelles constructibles qui se fait d'ailleurs au détriment des terres agricoles, de l'ancienne zone maraîchère du marais de Sin entre autres.Pierre KOKOSZYNSKI
Repères
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Site du Symevad : http://www.symevad.org/
Ce site est édifiant. Alors que le SYMEVAD veut limiter la collecte des déchets verts, on n'y trouve aucun conseil pour le compostage, aucune référence bibliographique sur le compostage, aucun lien vers un site de conseil sur le compostage. Le mot d'ordre serait-il "do it your self", "l'imagination au pouvoir", "réinventez le monde", "réenchantez le monde" ou "démerdez vous" ?
Un guide composteur pour un conseil ? Les coordonnées de deux guides composteurs (bénévoles) figurent seulement sur le site du SYMEVAD, l'un à Courcelles lez Lens, l'autre à Noyelles Godault. On imagine mal que ceux-ci se déplacent à leurs frais dans le Douaisis ! Et pourtant, rien qu'en 2009, la CAD aurait formé 37 guides composteurs sur la moitié des communes de la CAD (18) : Bugnicourt, Douai, Erchin, Estrées, Faumont, Ferin, Flers en Escrebieux, Flines les Râches, Goeulzin, Hamel, Lauwin Planque, Marcq en Ostrevent, Râches, Raimbeaucourt, Roost Warendin, Sin le Noble, Villers au Tertre,Waziers - http://www.compostage.info/index.php : Un site wallon utile pour faire vos premiers pas dans le compostage réalisé par une personne qui a suivi, elle aussi, la formation de l'ASBL http://www.comitejeanpain.be/
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Site du Symevad : http://www.symevad.org/
samedi 17 décembre 2011
Manifestation à Phalempin contre la marchandisation du vivant

manifestation de Phalempin du samedi 17 décembre 2011Les agriculteurs sèment le trouble
pour conserver le droit de... semerHier, des agriculteurs ont semé du blé dans le centre de Phalempin pour critiquer Thierry Lazaro , rapporteur du projet de loi. Hier, des agriculteurs ont semé du blé dans le centre de Phalempin pour critiquer Thierry Lazaro, rapporteur du projet de loi.
« Qui sème des lois "à la con"
récolte du blé sur son gazon. »La colère se lit sur les banderoles déployées, sur les visages fermés des agriculteurs. Hier matin, ils se sont rassemblés à Phalempin pour critiquer, à grands renforts de slogans, une proposition de loi adoptée le 28 novembre dernier par le Parlement. Et qui remet en cause, selon eux, « un droit ancestral de ressemer une partie de leur propre récolte », d'une année sur l'autre.
« On subventionne le travail des semenciers, c'est normal », reconnaît Bernard Coquelle, cultivateur à Auberchicourt. Il craint pourtant qu'à terme, toutes les semences soient taxées. « Et là, ça pourrait vite chiffrer », assure Antoine Jean. « Ça coûtera bientôt plus cher de replanter ses semences que de les acheter. On tend vers le monopole des semenciers. » Alors hier, pour marquer les esprits, ils ont sorti l'artillerie lourde : un semoir au beau milieu des espaces verts de la ville. « Prenez des graines de blé et jetez-les où vous voulez ! » Une action qui visait Thierry Lazaro, député-maire UMP de Phalempin et rapporteur du projet de loi à l'Assemblée nationale.
Car, dans les semaines à venir, les agriculteurs devront verser une taxe aux semenciers, dès lors qu'ils réutiliseront des semences protégées par le certificat d'obtention végétale. Jusqu'à présent, la Contribution volontaire obligatoire (CVO) n'était imposée que pour le blé. « La nouvelle loi étend cette taxe à 21 espèces », râle Antoine Jean, responsable de la Confédération paysanne du Nord - Pas-de-Calais. « Ça pourrait vite chiffrer »
Mais l'atelier semence ne suffisait pas. Les agriculteurs sont donc partis à l'assaut de la permanence parlementaire de l'élu, histoire de lui cracher leur indignation au visage. Et pour lui remettre le prix « Sauvons les riches », une mallette remplie de faux billets de 500 euros. Seulement sur place, l'ambiance a rapidement tourné au lynchage. Thierry Lazaro, hué et attaqué de toutes parts, n'a pas souhaité prolonger l'entretien, « avec ces gens de mauvaise foi ».
« Dès lors qu'on se sert d'un produit protégé, c'est normal qu'il y ait rétribution aux semenciers », argumente le député-maire.
Une attitude « scandaleuse », aux yeux d'Antoine Jean. « Il suffit de payer très cher la première fois qu'on achète une variété auprès des semenciers, mais je ne vois pas pourquoi ils devraient toucher des royalties sur ces graines ad vitam æternam. » Pour protéger l'industrie semencière française, « actuellement dans le trio de tête de la semence internationale », selon Thierry Lazaro. Un argument que n'entendent pas les agriculteurs. « On veut faire pression avant l'élection présidentielle », prévient Antoine Jean. Parce que cette loi sur les semences de ferme a été « votée en catimini ». Et qu'ils n'en veulent pas.MARIE DELATTRE
in le quotidien "La Voix du Nord" du 18/12/2011Nord: une centaine de manifestants
Environ 120 personnes (police et organisateurs) ont manifesté samedi à Phalempin (Nord) contre une loi obligeant les agriculteurs à payer pour réutiliser les semences industrielles, un hold-up sur le travail paysan selon eux, a constaté une journaliste de l'AFP.
contre la loi sur les semences de ferme
A l'appel de la Confédération Paysanne du Nord/Pas-de-Calais, élus locaux écologistes (note du webmestre : EELV) et habitants ont assisté à une démonstration d'agriculteurs réclamant le droit de semer et d'échanger ce qu'(ils ont) récolté dans (leurs) champs et (leurs) jardins.
La loi adoptée fin novembre par l'Assemblée nationale est un hold-up sur le travail des paysans, a estimé Bernard Coquelle, agriculteur membre de la Confédération paysanne.
Selon ce texte, une redevance devra être versée par les agriculteurs qui sèment les graines provenant d'une partie de leur récolte précédente, pratique traditionnelle du monde paysan, lorsque ces semences proviennent de variétés sélectionnées par les industriels. La loi ajoute 20 espèces (seigle, colza, moutarde...) au blé, déjà concerné par cette mesure depuis 2001.
Or, les semences développées par les industriels ont au départ été puisées dans un stock large d'espèces et de variétés, sélectionnées depuis des centaines d'années par les paysans, et cela sans rien payer, a rappelé M. Coquelle.
Les promoteurs de la loi insistent sur la nécessité de financer la recherche, mais en achetant une partie de nos semences aux semenciers, nous (y) contribuons déjà, a souligné M. Coquelle, dénonçant par ailleurs les liens entre semenciers et fabricants de pesticides.
Demain, cela coûtera plus cher de réutiliser sa semence que de devoir l'acheter, a estimé Antoine Jean, porte-parole régional de la Confédération paysanne. Selon le syndicat, le surcoût pour les paysans français pourrait atteindre 100 à 300 millions d'euros au total.
La Confédération paysanne appelle à des actions de désobéissance civile, pour empêcher la promulgation des décrets d'application de la loi.
On a le devoir de désobéir quand on s'attaque au droit sacré de l'homme de cultiver la terre, a estimé Janine Petit, élue régionale EELV, pour qui le droit des paysans à resemer garantit de conserver la biodiversité.dépêche ©AFP du 17 décembre 2011 16h09

Bernard Coquelle
Repères
La proposition de loi relative aux Certificats d'obtention végétale avait été votée en première lecture au Sénat le 13 juillet 2011, elle a été adoptée le 28 novembre 2011 à l'Assemblée Nationale et publiée au JO le 10 décembre 2011.jeudi 15 décembre 2011
France : nuke for ever
Une dépêche de l'AFP publiée dans le quotidien "Le Monde" nous apprend que l'OPECST (Observatoire Parlementaire d'Evalutation des Choix Scientifiques et Technologiques) vient de rendre le rapport sur "la sécurité nucléaire, la place de la filière et son avenir" . Certes l'article est intitulé "Un rapport parlementaire prône une réduction de la part du nucléaire". Cependant, la lecture de l'article dément le titre. En effet, on y lit que le rapport prône une "trajectoire raisonnée" de sortie du nucléaire dont la part dans la production d'électricité française passerait d'environ 75 % aujourd'hui à "50 ou 60 % vers 2050, et 30 % vers 2100". Autrement dit, malgré Three-Miles Ilsland en 1979, Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011, on continue comme avant.
Comment peut-on arriver à un tel simulacre, à une telle parodie de débat démocratique ? Tout simplement en nommant une commission dont les deux rapporteurs sont deux pronucléaires notoires, à savoir le député PS Christian Bataille et le sénateur UMP Bruno Sido.
Christian Bataille est un député de la circonscription de Cambrai. Christian Bataille est appelé "député EDF" dans l'article en p. 59 du dossier du Canard Enchaîné intitulé "Nucléaire, c'est par où la sortie" publié en octobre 2011. Le même article précise que le fameux OPECTS (Office Parlementaire des Choix scientifiques et Technologiques) "n'a de scientifique que sa conviction pronucléaire" et organise des colloques au sein du Palais Bourbon parrainés par AREVA et EDF comme en 2003 sur le thème des déchets radioactifs.
Quand à Bruno Sido, il fait partie de ces nombreux cumulards, mal français puisqu'il est à la fois sénateur de Haute Marne et Président du Conseil Général de ce département rural de 188 000 habitants en 2006. Or, la Haute Marne a le triste privilège d'accueillir à Bure à la limite de la Lorraine et de la Champagne, un "laboratoire scientifique" d'étude d'enfouissement des déchets radioactifs dits HAVL (Haute Activité à Vie Longue) et MAVL (Moyenne Activité à Vie Longue), c'est à dire les déchets les plus dangereux. Certains prétendent que ce laboratoire scientifique n'est qu'un leurre pour faire de Bure une poubelle nucléaire souterraine. Les opposants appellent ce laboratoire "scientifric" car il procurerait 20 millions d'euros à chacun des deux départements ruraux concernés : la Haute Marne et la Meuse (194 000 habitants), ce qui a de quoi faire taire toute velléité de contestation chez la plupart des élus.mercredi 7 décembre 2011
"Record" de l'éolien français
Les données publiées par Réseau de Transport d'Electricité (RTE) montrent que le parc éolien français a atteint ce matin une puissance de production de 4 453 MW en fonctionnement sur un parc installé de 6 576 MW. C'est la première fois que la France atteint une puissance éolienne instantanée aussi élevée.
Le mercredi 7 décembre 2011, en début de matinée, au moment où la consommation électrique est particulièrement élevée en cette période de l'année, l'énergie éolienne a produit 6% de notre électricité.
N'en déplaise aux détracteurs de l'éolien qui ne considèrent que les cas très rares d'anticyclones sur toute la France avec, effectivement dans ce cas, un arrêt de la production éolienne. Sauf que les éoliennes sont plus productives en période hivernale, c'est à dire pendant la période où les besoins en électricité sont les plus élevés.Sources
Article "le parc éolien français a battu un record de production" du 7 décembre 2011 sur le site notre-planete.infomardi 29 novembre 2011
Société schyzophrène, société suicidaire
La conférence de Durban : après nous, le déluge !
C'est pratiquement le titre d'un article de Rue 89 pour cette conférence qui a lieu du 28/11/2011 au 09/12/2011 en Afrique du Sud, troisième conférence après celles de Copenhague et de Cancun qui a théoriquement pour objectif de penser l'après-Kyoto qui se termine en décembre 2012. Sauf qu'on a l'impression d'assister à un poker menteur : aucun état ne veut prendre des engagements avant qu'un autre n'en ait pris.Sources
- article "Climat : la conférence de Durban pour les nuls et les étourdis" de Thibaut Schepman paru le 29/11/2011 dans le quotidien en ligne "Rue 89" ;
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samedi 26 novembre 2011
Assemblée Générale de Droit d'Vélo
J'espère que, lors de cette AG qui a lieu à 15h à l'espace Camille Guérin de Douai en présence de Madame Prouvost, conseillère municipale de douai et Présidente du SMTD (Syndicat Mixte des Transports du Douaisis) le réaménagement des Boulevards de Douai sera évoqué.Boulevards de Douai : colère et frustration
Le mensuel municipal "Douai, Notre ville" de février 2011 évoquait, dans les pages 5 à 7, l'aménagement des boulevards périphériques de Douai d'une longueur de 7,5 km. Il y était écrit que les bandes cyclables qui s'apparentent plus à des pistes cyclables, auraient une largeur de 2 m. Une fois de plus et ce, depuis 15 ans, j'ai pris mes désirs pour des réalités. En effet, pour les aménagements cyclables, nos politiques ont l'habitude volontaire de confondre le contenant et le contenu comme si on annonçait le poids total d'un bocal en omettant d'annoncer le poids de son contenu. Autrement dit, il s'agit de publicité mensongère ! On arrive en effet preque à une largeur de 2 mètres si on inclut la zone tampon avec le stationnement automobile matérialisée par des briques rouges en fait inutilisable si on veut éviter le coup de la portière qui s'ouvre et le rebord du trottoir. Mais la bande roulante n'a qu'une largeur effective de 120 cm. Cette largeur n'est effectivement pas problématique à l'heure actuelle où la part modale du vélo est réduite (3 à 4% au maximum). Peu de chances, dans ces cas de doubler un autre cycliste. Sauf que ce type de réaménagement, crise des finances publiques obliqe, aura la durée de vie d'une centrale nucléaire (30 ans au moins !). Or tout plaide pour un accroissement de la part modale du vélo : explosion du prix du pétrole avec le pic pétrolier, lutte contre le réchauffement climatique, refus du Conseil Général de financer le transport scolaire des lycéens, activité physique bienfaitrice pour la santé, politique de modération de la vitesse automobile dans les agglomérations. L'objectif de 10% de part modale du vélo, quoique modeste, semble réaliste. Qu'en sera-t-il alors avec ces pistes cyclables exigües qui rendent difficile le doublement d'un cycliste par un autre cycliste ? Cet amnénagement est d'autant plus choquant qu'on peut observer Boulevard de Liège et rue de Lille, un terre-plein central inutile qui aurait pu être utilisé pour atteindre une largeur plus confortable de 2 mètres pour les pistes cyclables.
Bref, on se fout de nous, les cyclistes d'aujourd'hui et surtout ceux de demain. Des millions d'euros dépensés par la CAD pour un aménagement minable, du moins pour les cyclistes. A titre indicatif, le réaméngament du boulevard de Liège et de la rue de Lille d'une longueur de 500 mètres, aura coûté 1,75 millions € (3,5 millions € le km !). Celui du Boulevard de la République (750 mètres) a un coût de 3,9 millions € (5,2 millions € le km !).
Douai, novembre 2011, Boulevard de la République, côté nord
Douai, Boulevard de Liège le 26/11/2011 ; © photo Pierre KokoszynskiCertes, avant et après l'aménagement, pour les techniciens de la voirie, l'emprise au sol des aménagements cyclables est la même (2 mètres) avec, cependant, dans le cas de l'aménagement antérieur, une largeur fonctionnelle de 150 cm si on déduit les largeurs respectives du caniveau et de la ligne blanche discontinue. Cependant, l'effet visuel du nouvel aménagement est non seulement catastrophique en termes de largeur disponible apparente mais la largeur disponible est effectivement aussi réduite à cause de l'effet de mur lié à l'apparition d'un stationnement voiture latéral auparavant absent matérialisée par la bande pavée de 50 cm (voir photo ci-dessus).
Là aussi, on est étonné par la largeur de la bande centrale décorative (plus de 2 mètres) qui aurait pu servir en partie à la création de pistes cyclables plus confortables en termes de largeur.
Enfin, on regrette la disparition des peupliers d'Italie censés être malades. Comme dit le proverbe, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Ceux-ci seront probablement remplacés par des arbres plus "civilisés" pour un milieu urbain.
Douai, Boulevard de la République, situation antérieure aux futurs aménagements
photo prise le 13/12/2011Compte-rendu
Une quarantaine de personnes ont assisté à l'AG de DDV du 26 novembre 2011 au cours de laquelle Victor Sion, Président de l'association a assuré, avec un certain plaisir , un one-man show, une performance de pas moins de trois heures entrecoupée par quelques pauses assurées par le trésorier, Jean-Michel Beaude. Faute de nouvelles candidatures, l'ancien bureau composé de 11 membres a été reconduit à l'unanimité.
Deux élus étaient présents, dont Françoise Prouvost, conseillère municipale de la ville de Douai, Vice-Présidente à la CAD mais aussi Présidente du SMTD ainsi que Frédéric Chéreau, conseiller municipal de Douai et conseiller régional. Jean-Etienne Regniez, le "Monsieur Vélo" de la ville de Douai, assistait aussi à cette AG. Alain Segond, maire de Râches, Président du S.I.V.O.M.de Douai Nord et Ouest, Vice-Président de la Communauté d'Agglomération du Douaisis mais aussi Vice-Président du SMTD, brillait par son absence.Quelques informations
- La Maison du vélo de la gare de Douai devrait voir le jour en 2013 ;
- En attendant cette maison du vélo promise en 2012, les arceaux foireux du SMTD devraient être remplacés prochainement par la municipalité de Douai par des arceaux made in Belgium ;
- Madame Prouvost, Présidente du SMTD a proposé à l'association de discuter avec les 46 communes adhérentes au SMTD ;
- De même, après 15 ans de politique cyclable à Douai, la municipalité devrait enfin décider de "sacrifier" certaines places de parking voiture au profit du stationnement vélo, mais ceci, en concertation avec les commerçants du Douaisis (est-ce vraiment possible ?). Une vélorution se préparerait-elle à Douai sans vélorutionnaires ?
- Françoise Prouvost a également rappelé que le PDU serait actualisé en 2013 en se basant, on l'espère, sur les résultats de l'enquête ménage-déplacement effectuée au cours de cet hiver. On a hâte de connaître l'évolution des parts modales des différents modes de déplacement : véhicule particulier, transports en commun qui ont bouffé l'essentiel du budget du premier PDU mais aussi marche à pied et vélo. Comme on l'a déjà dit, l'enquête ménage-déplacements pendant l'automne et l'hiver n'est pas favorable aux modes doux même si ce mois de novembre a été particulièrement doux.
Finances
Contrairement à la part communale de la taxe d'habitation qui a connu une hausse vertigineuse entre 2002 et 2011 (+62% pour un couple sans enfants), la subvention accordée à DDV par la ville de Douai baisse d'année en année en € constants : elle était en 2011 de 180 € alors qu'elle était déjà de 160 € en 2002, soit une augmentation de 12,5% bien inférieure au montant de l'inflation (+17,7% selon l'INSEE). Cependant, l'association a toujours su s'autonomiser par rapport à la subvention municipale au travers du marquage de vélos subventionné (646 €) esentiellement par le SMTD (600 €) CAD, des adhésions (186 adhérents en 2011). Entre les deux AG, 250 vélos ont été marqués pour la plupart dans 8 collèges du Douaisis (181 vélos marqués).
Dans le même registre, Jackie Avenel, premier Président de l'association, s'est étonné du peu d'implication de la municipalité dans les différentes manifestations auxquelles a participé Droit d'Vélo : fête européenne du vélo, campagne "cyclistes, brillez", semaine du développement durable.Le vélo réservé aux enfants pauvres de surcroît ?
Chaque année, lors de la semaine de la mobilité, DDV organise une animation avec des collèges de Douai proposés par la ville. Or, seuls trois collèges sont concernés : le collège Jules Ferry, le collège Gayant à Frais-Marais et le collège Canivez. Deux de ces collèges (Canivez et Gayant) sont des collèges classés "ambition-réussite" (sic !). On s'étonne de l'absence, dans cette animation des collèges Streinger et Châtelet.Projets ?
- Distribution de gilets fluorescents dans les collèges. L'un des problèmes majeurs est effectivement le manque de visibilité des cyclistes et l'absence d'éclairage fixe sur les vélos des jeunes. Il semblerait que la distribution d'éclairage mobile ne soit pas très efficace car celui-ci serait soit revendu immédiatement, soit perdu.
- Proposition d'une véloécole à destination des scolaires. On espère que ces différentes actions finiront par déboucher sur des vélobus.
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Une ville pour tous mais sans 4x4 !
Douai : aménagements cyclables sous-dimensionnés
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Une vélorution peut-elle avoir lieu dans une seule ville ?
C'est pas sain à Sin !
Les participants à l'AG apprécient la généralisation des double-sens cyclables dans l'hypercentre de Douai et la politique volontariste de la ville. Ainsi, le cas de Sin le Noble a été évoqué par Antoine Guérard. L'élection de Christian Entem en 2008 a vu l'apparition des premiers arceaux vélo dans la commune. Et puis, .....plus rien depuis ! Antoine G. a en particulier évoqué le scandale du pont de Sin interdit aux vélos qui n'est toujours pas résolu. La gare de Sin le Noble qui serait de plus en plus fréquentée, ne possède pas de garage à vélo. De nombreux sens uniques pourraient aussi être utilement complétés de double-sens cyclables. -
ça coince à Cuincy !
Même problème à Cuincy (une vingtaine d'adhérents de DDV sur cette commune), en particulier dans la zone 30 du quartier des quinsions. Malgré des entrevues avec le maire et les services techniques de la municipalité, les double-sens cyclables n'ont toujours pas vu le jour. -
Carton rouge aux communistes
Héritage du passé minier, le Douaisis se caractérise par ses nombreuses municipalités communistes : Aniche, Auby, Bruille lez Marchiennes, Ecaillon, Lewarde, Somain, Waziers. Certes, DDV est retourné en terre de mission à Aniche cette année. Les élus communistes ont fait leur tour de goguette à vélo entre Waziers et la place d'Armes le 30 octobre 2010. Monsieur Bruneel aurait aussi défendu la qualité des aménagements cyclables sur la prolongation de la voie de "tram" entre Guesnain et Aniche après avoir fait capoter le projet initial pour préserver les places de stationnement voiture sur la place du village qui compte moins de 2 800 habitants (les commerces de proximité ne peuvent-ils être fréquentés à vélo). Ce soutien aux modes actifs a été salué par Jackie A. qui adore jouer avec les paradoxes. Cependant, si l'on excepte Auby qui a posé des arceaux vélos dans le cadre de la réfection de la grand-place en 2006, on n'observe pas la moindre once d'un début de politique cyclable ne serait-ce que pour le stationnement vélo. Dans le meilleur des cas, ces villes n'ont en effet que des pince-roues appelés par les cyclistes des voile-roues. Un bilan en mi-teinte
Pierre KOKOSZYNSKI

Frédéric Chéreau et Jacques Dewailly membre du bureau de Droit d'Vélo
Jean-Etienne Regniez, le "Monsieur Vélo" de la ville de Douai
Victor Sion, Président de DDV depuis 2006
Jackie Avenel, Président de DDV de 1996 à 2001Sources et Repères
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Que lit-on dans le référentiel "Recommandations pour les aménagements cyclable" édité par le CERTU en 2000 ?
p. 37 : "Une piste cyclable doit avoir une largeur supérieure à 150 cm [.....]. Les pistes cyclables réalisées en milieu urbain mesurent le plus souvent entre 2m et 2,50m."
article de Jean-Luc Rochat "Un nouvel espace urbain en création rue de Lille - boulevard de Liège" publié le 07/08/2011 dans le quotidien "La Voix du Nord" ;
- article "Réfection des boulevards : République en chantier jusqu'à fin juillet" de Stéphanie Labdant publié dans le quotidien "La Voix du Nord" du 20/07/2011.
- Selon un bilan provisoire sur les mois de septembre, octobre et novembre, édité par Météo-France à la date du 28/11/2011, "la France a connu un automne 2011 exceptionnellement chaud et extrêmement sec sur une grande partie du pays et remarquablement ensoleillé. Moyennée sur l’ensemble de la saison, la température devrait dépasser d’environ 2,2 °C la moyenne de référence 1971-2000, positionnant l’automne 2011 au second rang des automnes les plus chauds depuis le début du XXe siècle, derrière 2006 (+2,8 °C) et devant 2009 (+1,5 °C). Les pluies de l’automne ont été très largement déficitaires en dehors de la zone méditerranéenne. La température mensuelle de novembre devrait dépasser de près de 2,9 °C la moyenne de référence 1971-2000. Novembre 2011 devrait ainsi se situer au second rang des mois de novembre les plus chauds depuis le début du XXe siècle, derrière novembre 1994 (+3,3 °C) et devant novembre 2009 (+2,7 °C). "
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jeudi 17 novembre 2011
centrale photovoltaïque à Renault Douai
C'est le contenu d'un article en p.7 d'un article de Laurent Goudet paru dans l'Observateur du Douaisis du 17/11/2011, intitulé "Renault Douai s'équipe de panneaux photovoltaïques. Ci-dessous, quelques éléments d'information tirés de l'article et d'autres sites d'information.60 MW de puissance photovoltaïque sur les sites Renault en France
La pose de 450 000 m² de panneaux photovoltaïques réalisée par l'entreprise espagnole
ont débuté en juin 2011 et devraient être terminés en février 2012.
Les centrales solaires photovoltaïques concernent les sites de Douai (85 000 m² ; 12 MW) et MCA Maubeuge (85 000 m² ; 12 MW) dans le Nord, Flins dans les Yvelines, Batilly (2300 salariés) en Meurthe et Moselle, Sandouville et Cléon en Seine Maritime.
Les panneaux solaires vont couvrir les Centres de Livraison et d’Expédition des usines de Douai, Maubeuge, Flins, Batilly et Sandouville, ainsi que les parkings du personnel de Maubeuge et de Cléon. Ainsi les panneaux photovoltaïques assurent un triple rôle : publicité verte reprise par l'ensemble de la presse qui n'est pas sans lien avec la recherche sur les véhicules électriques faite par le groupe Renault-Nissan (39 milliards € de CA pour Renault en 2010), protection des véhicules contre les intempéries mais aussi revenus tirés de la vente d'électricité verte à EDF. On notera que seuls 65% du parc de véhicules sera protégé à Renault Douai car la puissance maximale des centrales photovoltaïques est limitée à 12 MW en France (à titre de comparaison, la centrale solaire d'Andasol en Espagne a une puissance de 150 MW !).Quelques remarques et réflexions
mercredi 16 novembre 2011
Prix Pinocchio 2011
La fédération
France en partenariat avec le
(Centre de Recherche et d'Information pour le Développement) ont décerné les prix Pinocchio 2011, quatrième édition de cet événement avec la participation de 13 000 internautes (0,02% de la population française métropolitaine). Les lauréats sont
Plus vert que vert
Le lauréat de cette catégorie est le groupe Vinci (33,4 milliards € de CA en 2011) pour le projet d'aéroport Notre Dame des Landes dont il est le concessionaire. La création de cet aéroport à environ 30 km de Nantes devrait stériliser 2000 ha de terres agricoles, soit l'équivalent de plus de 36 exploitations agricoles (2). Dans le cadre du greenwashing, Vinci a proposé la création d'une AMAP sur le site de l'aéroport et d'une ferme de démonstration en face des parkings.Une pour tous, tous pour moi
Le lauréat de cette catégorie est le groupe sucrier Tereos (3,6 milliards € de CA en 2010) qui a un contrat d'exploitation d'une durée de 25 ans sur 100 000 ha au Mozambique. Or, 70% de la population de ce pays vit en dessous du seuil de pauvreté. Ce pays qui est l'un des plus pauvres de la planète (PIB inférieur à 1€/jour/hab. en 2010) a connu des émeutes de la faim en septembre 2010 qui ont provoqué 10 morts et 443 blessés.Mains sales, poches pleines
Le lauréat de cette catégorie est la Société Générale (21,7 milliards de CA en 2009) pour son rôle dans le financement de deux centrales nucléaires. La SG coordonne en effet un consortium de banques privées qui finance, à hauteur de 1,1 milliard d’euros, la construction du réacteur Angra 3 au Brésil, centrale dont les conditions de sécurité semblent défaillantes alors que celle-ci est à 130 km de Rio de Janeiro et à 220 km de Sao Paulo. Boum, boum, boum : il semblerait que cette banque aimerait également participer au financement de la centrale nucléaire de Jaitapur en Inde, sur un site à la jonction entre trois plaques tectoniques.Prix spécial du Jury
Ce prix a bien évidemment été décerné à Total (159 milliards € de CA en 2010) pour l'extraction de sables bitumineux au Canada, de pétrole au Nigeria ou le permis d'exploitation de gaz de schiste que l'entreprise vient de décrocher aux Etats-Unis. On aurait pu également rappeler l'explosion le 21 septembtre 2001 de l'usine AZF à Toulouse.
lundi 14 novembre 2011
Nord : des élus accros au goudron
Je viens de découvrir entre Montigny en Ostrevent et Pecquencourt, deux communes pourtant munies d'un échangeur avec l'ancienne N455 la création d'un nouveau ruban de goudron qui constitue en quelque sorte une redondance avec l'ancienne RN 455.dimanche 13 novembre 2011
Tout le monde a entendu parler du yaourt aux fraises qui avait parcouru des milliers de km. Malheureusement, tout continue à se passer comme si ce scandale n'avait jamais été dénoncé. Ce matin, en passant rue Léo Lagrange à Douai, siège des Brasseurs de Gayant, j'ai pu apercevoir 3 camions immatriculés en Roumanie remplis de bouteilles de 75 cl. Il est fort probable que ces bouteilles de verre aient été fabriquées en Roumanie et aient fait un voyage de plus de 2280 km (distance Douai-Bucarest et un voyage de plus d'une journée) à moins que la déréglementation n'incite à faire appel à des chauffeurs roumains sous-payés. Les chauffeurs de ces trois camions attendaient dans le brouillard automnal de ce dimanche matin, l'ouverture de la brasserie qui n'a lieu que le lundi matin. On peut supposer que ces chauffeurs sont payés au lance-pierres et on ose espérer que leurs camions ne repartiront pas à vide.
: loin du fût aux lèvres !Consignes
Rappelons qu'en Belgique, les bouteilles de bière sont consignées (terme exotique de "vidange"). C'est le cas aussi en Alsace qui soigne sa différence. Le Nord-Pas de Calais possède encore de nombreuses brasseries : au moins une vingtaine selon Wikipédia sans compter les microbrasseries (une soixantaine recensées par le site http://www.biere-france.com/. Pourquoi ne pourrait-on envisager une standardisation des bouteilles our l'ensemble des brasseries de la région permettant une récupération plus rentable des bouteilles consommées localement ?-
samedi 12 novembre 2011
Des designers écolo ?
on pouvai entendre aujourd'hui dans l'émission Terre à Terre
de France Culture diffusée entre 7h et 8h, deux designers nantais Victor Massip et Laurent Lebot. Ces deux designers ont fondé en 2000 le bureau d'études Faltazi (site internet : http://www.faltazi.com/). Cette émission avait un côté enthousiasmant. Ceux-ci ont gambergé, en partenariat avec la marque Rowenta (rachetée par SEB en 1988)sur la conception d'appareils électroménagers intégrant plus la notion d'écoconception et, plus particulièrement sur les fers à repasser et les aspirateurs. Cela va sans dire que leurs aspirateurs n'utilisent pas de sac. Ceux-ci ont également "déliré", dans le cadre d'une carte blanche accordée en 2010 par l'associationsur la conception d'une cuisine intégrée écologique,
. Cette cuisine intégre le tri sélectif des déchets (verres, papiers, ombricomposteur et déchets ultimes) et la récupération de certaines eaux usées dans la cuisine. Cette cuisine intégrée bénéficie, de la part de Faltazi, d'un site qui lui est entièrement consacré http://www.ekokook.com/.
mercredi 9 novembre 2011
Ile de France : conversion timide à l'intermodalité train + vélo
La lettre d’information du GRACQ "Politiques cyclables" n°87 nous apprend que la région Ile de France développe le projet Véligo destiné à développer l'intermodalité vélo-transports en commun(métro, tram, train, RER, Tzen, ).
Dans le communiqué de presse du 6 juillet 2011 du STIF (Syndicat des Transports d'Ile de France), on peut lire qu'une première expérimentation de 18 mois consistera dans la pose, avant la fin du premier semestre 2012, de 760 places de stationnement vélo sécurisées et vidéo-surveillées. Cette pose concerne 16 communes d'Ile de France réunissant une population totale de presque 839 000 personnes, soit à peine une place de vélo sécurisée pour 1000 habitants. Le coût de ces 760 places de stationnement vélo sera de 1,63 million euros (soit un coût d'environ 2145 €/place de vélo sécurisée).
Le coût de la consigne à vélo s'élèvera à 20 € par an pour l'usager. Cette expérimentation s'inscrit dans le cadre du Schéma Directeur du stationnement vélo aux gares et stations d'Ile de France élaboré en 2010. Ce schéma directeur a pour objectif la mise à disposition de 20 000 places de stationnement vélo sécurisée à l'horizon 2020, soit 1,72 place de stationnemnet vélo pour 1000 habitants (1).Financement
Selon la page du STIF consacré au système Veligo, le système est financé à 50% par le STIF et à 50% par la région IdF dirigée par le socialiste Jean Paul Huchon (1946- ). Le financement s'élève au maximum à 500 €/place pour un abri couvert et à 1800 €/place pour une consigne collective accessible par un pass navigo. Mais si ces abris vélo qui doivent répondre à un cahier de charge rigoureux (entre autres, être situés à moins de 70 mètres de la station de transport en commun) sont de plus accessibles par des itinéraires cyclables continus (2), ces financements s'élèvent alors respectivement à 700 € et à 2000 €.Une guerre de retard ?
On ne peut que se réjouir de cette initiative. Cependant celle-ci nous semble timide pour le nombre de places offertes (1,72 places/ 1000 habitants) soit 8 fois moins qu'à Amsterdam (13,5 places/ 1000 habitants). Celle-ci nous semble également modeste pour la conception du stationnement des vélos. La plupart des pays d'Europe du Nord (citons, entre autres, l'Allemagne, la Belgique, les Pays Bas et la Suisse) ont en effet adopté le principe de la vélostation qui assure non seulement le gardiennage mais aussi les petites réparations, la location de vélos à un coût moins prohibitif que le système Decaux et une boutique. Nous sommes d'autant plus surpris que le vélo connaît un regain de pratique en IdF
Nous sommes également surpris par l'emphase de la communication. le communiqué du 06/07/2011 n'hésite pas à dire que ces 20 000 places de sationnement vélo correspondent à une multiplication par 5 du nombre de places offertes dans le cadre de l'intermodalité. Or, en 2007, on annonçait déjà 7 500 places de stationnement vélo dans le cadre de l'intermodalité. Dans ce cas, on n'aurait même pas un triplement de l'offre. Mais peut-être certains stationnements antérieurs ne répondent plus au cahier des charges actuel.
On note également que ce nombre de 20 000 semble un chiffre mythique : celui-ci correspond aussi au nombre de V'Lib, système pourtant beaucoup plus cher mais dont le coût est occulté par la publicité (une sucette Decaux pour un vélo !).
Bref, une fois de plus, Paris n'est pas la France et ne peut servir d'exemple du moins pour la politique en faveur des déplacements à vélo. Il vaut mieux, en l'occurence, se tourner vers Strasbourg.Pierre KOKOSZYNSKI
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samedi 5 novembre 2011
Un exemple performant d'AMAP
Dans l'émission Terre à Terre
de Ruth Stegassy diffusée ce jour, Jocelyne Fort, maraîchère de 56 ans en SCEA (Société Civile d'Exploitation Agricole) présentait son parcours l'ayant ammené à choisir le modèle des AMAP. Contrairement à sa revendication du titre de paysanne, on peut parler, en ce qui la concerne de chef d'une entreprise agricole constituée d'un domaine maraîcher de 20 hectares dans le Gard.
agriculture biologique et capitalisme
La conversion à l'agriculture biologique de cette maraîchère en conventionnel au début des années 1990 est un choix opportuniste : il s'agissait de mieux valoriser les produits de la ferme. A l'époque, celle-ci livrait sa production en Suisse non pas à cause du franc suisse fort mais parce que la demande en produits biologiques y est plus importante. Mais la production biologique n'échappe pas aux normes du marché. Produits trop petits ou trop gros et donc refusés avec, pour destination finale dans ce cas, le compost. C'était en particulier le cas des melons bio produits qui étaient trop gros au regard du prix du kg de melon bio (4 € le kg). Bilan des courses, c'est la faillite mais le rebond pour cette femme d'entreprise dynamique qui décide de se tourner vers le système des AMAP à 100%. Ce sont donc 300 paniers qui sont livrés chaque semaine à Marseille au prix de 28,5€ le panier, soit un chiffre d'affaires de plus de 440 000 € permettant d'employer à plein temps 5 salariés en CDI et de rembourser les emprunts du redressement financier de l'exploitation. Cette agricultrice rappelle que le maraîchage traditionnel avec livraison en gros (marché de gros, MIN, centrales d'achat, etc.) est quasiment contraint d'employer des saisonniers. Ce sont donc au moins 7 personnes qui vivent de l'exploitation (lors de l'interview, Jocelyne parle de 8 personnes à temps complet sur l'exploitation), soit une personne pour 28 600 m² ou 2,86 ha.Atouts et contraintes des AMAP
- Un lien fort avec la clientèle qui peut se terminer en amitié
- Une sécurité pour le producteur : lors d'une année, la neige était tombée dans la région interdisant toute livraison. Les AMAPIENS ont cependant payé leur panier.
- Une grande fidélité des AMAPIENS : selon Jocelyne, on observe un taux de fidélité à l'AMAP de 80% d'une année sur l'autre, la plupart des non renouvellements étant liés aux déménagements.
- La vente en AMAP oblige à une diversification agricole. Alors qu'auparavant, l'exploitation se contentait de produire 5 fruits et légumes, ce sont maintenant plus d'une centaine de produits différents (peuchère !) qui sont produits sur la ferme.
Une implication forte
Jocelyne a précisé qu'elle participait à des journées de formation au goût dans le système scolaire, de la maternelle à l'université. Celle-ci assurerait aussi des formations expresses (deux jours soit 48h chrono!) pour les porteurs de projet. Ceux-ci sont probablement des surdoués capables d'assimiler et d'intégrer deux ans d'expérience par heure de cours ! Celle-ci aurait aussi décidé de financer (apparemment ce n'est pas encore fait)
une émanation de la Confédération Paysanne qui vient au secours des paysans en difficulté.
Essaimage
Selon cette vieille routière, ce sont au moins 5 jeunes qui, après avoir travaillé sur l'exploitation, ont créé eux-mêmes leur propre AMAP. Ces 5 jeunes étaient tous auparavant des éducateurs. L'esprit de révolte et d'innovation aurait-il déserté les universités au profit des travailleurs sociaux ?Limites des AMAP
A l'écoute de l'interview, on se rend compte que la clientèle actuelle de cette AMAP est constituée essentiellement de Catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP +) : une majorité d'enseignants et de professionnels de la santé, bref de fonctionnaires et même un Directeur de Chambre d'Agriculture qui, visiblement, gère sans état d'âme ses contradictions. Les rares titulaires du RSA et les quelques étudiants (on imagine un achat groupé entre plusieurs étudiants à moins qu'ils ne soient des herbivores et fructivores acharnés) semblent servir de caution à l'AMAP.Concurrence
Le système des AMAP a fait des émules et en particulier la notion de panier. La SNCF distribue, par exemple, dans certaines gares, des « paniers ». Même, certaines enseignes de la grande distribution se seraient converties aux « paniers ».Avenir de l'exploitation
Jocelyne espère refiler le bébé à un jeune ingénieur agronome.Limites de l'émission
Les AMAP sont à la fois un système jeune et mature. Qui dit maturité dit quasi-obligatoirement scissions : lors de l'altertour 2011, on a ainsi appris qu'il existait au moins 4 structures distribuant des paniers sur Marseille :- les AMAP¨historiques,
- le CREAMAP, émanation du fondateur des AMAP, Daniel Vuillon
- Les PAMA (paniers marseillais) qui nous accueillaient dans le cadre de l'altertour ;
- des entreprises opportunistes de vente par correspondance de paniers sur Marseille. On aurait aimé connaître les convergences entre ces différentes structures mais aussi les différences au delà des conflits de personnatlité toujours très importants dans ce type de structure.
Intérêt de l'émission
L'intérêt essentiel de l'émission résidait dans la présentation d'une structure économique viable dans le système économique français actuel. On est loin de l'expérience idyllique, utopique et un peu bisounours de certaines AMAP telles qu'elles peuvent exister dans la région NPDC. C'est en particulier le cas d'une AMAP du Douaisis créée par deux jeunes distribuant 30 paniers par semaine au prix de 15 €. Ceux-ci exploitent 3000 m², vivent actuellement dans une caravane- que les technocrates appellent habitat léger de loisir- mal isolée, sans eau courante ni électricité. Pour l'instant, l'un des membres du couple bénéficie encore du RSA. Le « parrain » de cette AMAP, n'hésite pas, pour justifier cette structure, à remettre en cause 70 ans de lutte sociale : sécurité sociale, SMIC, etc.Radio TEPCO nous ment
Fukushima : Tepco toujours aussi peu transparente
Des relevés indépendants démontrent que la compagnie minimise systématiquement ses données
persistance de la culture de la dissi- La découverte de xénon à la centrale de Fukushima, mercredi 2 novembre, et le flou des informations données rappellent la précarité de la situation sur le site du pire accident nucléaire depuis Tchernobyl et confirment à quel point la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, renâcle à tirer les leçons d'une crise à l'issue toujours incertaine.
A l'aube, les techniciens ont commencé à injecter de l'acide borique dans le réacteur 2, après avoir relevé la veille la présence de xénon 133 et 135 à un niveau de radioactivité jugé faible, de 6 à 10 becquerels par mètre cube (Bq/m3).
Jeudi, Tepco a attribué la présence de ces isotopes, dont la durée de demi-vie ne dépasse pas respectivement cinq jours et neuf heures, à une «fission nucléaire spontanée ». L'entreprise, qui a renforcé la surveillance des réacteurs 1 et 3 par crainte d'incidents similaires, a ajouté qu'il n'y avait aucune variation des indicateurs de température, de pression et de radiations et, surtout, que la criticité - synonyme de réaction non contrôlée et auto-alimentée - n'avait pas été atteinte. Le gouvernement a demandé à l'Agence japonaise de l'énergie atomique (JAEA) de mener une enquête complémentaire.
Le même jour, cependant, Shinya Nagasaki du centre de recherche sur le nucléaire à l'université de Tokyo, interrogé par la télévision NHK appelait à la plus grande prudence en demandant que les informations fournies par Tepco soient vérifiées. D'après Kunihiko Takeda, spécialiste de l'enrichissement d'uranium, le risque de fission ou de criticité reste élevé, car l'eau injectée pour refroidir les réacteurs facilite ce type de réactions.
Le nouvel incident confirme la persistance de la culture de la dissimulation, si souvent critiquée, du secteur nucléaire japonais. Mercredi, le porte-parole du gouvernement, Osamu Fujimura, a critiqué l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) qui a attendu presque une journée pour signaler au gouvernement la détection du xénon. La préfecture de Fukushima a également réagi, précisant que ni l'Etat ni Tepco ne l'avaient informée du problème.
Une situation qui ne devrait pas rassurer la population. Depuis plusieurs semaines, des éléments confirment que la gravité de l'accident dépasse les évaluations officielles. Du strontium a été découvert le 12 octobre à Yokohama, au sud de Tokyo, et des mesures de radiations, réalisées au niveau du sol ou à 1 mètre de hauteur, dépassent parfois 1 microsievert par heure (uSV/h) dans la capitale, bien au-delà des relevés officiels, autour de 0,06 microSV/h, réalisés à 18 m de hauteur.
Un organisme français a relevé des rejets dans l'océan de césium 137
LTRSN, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, organisme français, a par ailleurs annoncé le 27 octobre que les rejets de césium 137 dans l'océan entre mars et la mi-juillet atteignaient 27000térabecquerels (TBq), un chiffre vingt fois supérieur aux estimations de Tepco, qui a refusé de commenter.
20 fois supérieurs aux estimations de Tepco
Le 20 octobre, une étude menée par l'Institut norvégien de recherche sur l'air estimait à 35 800 TBq la quantité de césium 137 rejeté dans l'atmosphère, 42% de celle émise au moment de Tchernobyl et le double des estimations des autorités japonaises. Cette étude signalait des émissions de xénon le 11 mars, juste après le séisme, « peut-être à cause de dommages causés aux structures».
Ce point confirmerait que l'accident nucléaire n'est pas uniquement dû au tsunami, comme l'affirme Tepco, mais que les problèmes ont pu commencer juste après le séisme.
Tepco a par ailleurs obtenu, vendredi, l'accord définitif du gouvernement pour le déblocage d'une aide de 900 milliards de yens (8,3 milliards d'euros) destinée à financer une partie de l'indemnisation des victimes de l'accident.»© article de Philippe Mesmer paru dans "Le Monde" du 05/11/2011
Auby : un château pour maison du peuple
C'est ce que nous apprend le quotidien "La Voix du Nord" à l'occasion de l'inauguration officielle du nouvel hôtel de ville dans un article de Stéphanie Labdant intitulé "Dans l'ancien château, le nouvel hôtel de ville se dévoile". Ce bâtiment municipal qui faisait auparavant office de médiathèque pour la commune a été détruit lors d'un incendie en 2005. Il a depuis été rénové et réhabilité en un superbe bâtiment qui sert de nouvelle mairie.Ce bâtiment, bien que non classé aux monuments historiques, a une hisoire prestigieuse. Son existence remonte au XVIII° siècle et il aurait eu pour premier propriétaire la Marquise de Leyde, dame du Forest et d'Auby. Ce bâtiment fut racheté en 1921 par la Compagnie Minière de l'Escarpelle qui en fit un centre de formation des galibots-mineurs. Le bâtiment fut enfin racheté par la Municipalité aux Houillères en 1968.
L'ancienne mairie continuera à abriter Mais la beauté a un coût : 4,5 millions d'euros dont à peine 388 500 € de subventions soit un coût pour le contribuable aubygeois d'un peu plus de 4,1 million €, soit 537,50 € par aubygeois. La question étant posée sous cette forme, on aurait aimé savoir si les aubygeaois eussent été aussi enthousiastes.Sources
historique du nouvel hôtel de ville d'Auby : Article "Le futur hôtel de ville sera empreint d'une histoire chère (sic !) aux habitants" écrit par un correspondant local de presse dans l'édition du 21/07/2011 du quotidien "La Voix du Nord" -
jeudi 27 octobre 2011
Evolution ou vélorution ?
Ai aperçu aujourd'hui vers 11h45 une mère à vélo avec deux enfants (un à l'avant et un à l'arrière) remontant le double sens unique de la rue Hyacinthe Corne à Douai. -
dimanche 23 octobre 2011
Top 20 des mégapoles cyclables ?
La boutique en ligne
nous apprend, par courriel que le bureau d'études danois Copenhagenize Consulting adhérent à l'ECF (european Cyclists Federation), a réalisé un classement mondial en 2011 des mégapoles cyclables (un de plus !) avec, bien évidemment, pour faire sérieux (sic !), un indice associé à chaque mégapole. Nous vous livrons, à titre indicatif, ce classement.
- 1 : Amsterdam (Pays Bas) : 54
- 2 : Copenhague (Danemark) : 52
- 3 : Barcelone (Espagne) : 45
- 4 : Tokyo (Japon) : 41
- 4 : Berlin (Allemagne) : 41
- 6 : Münich (Allemagne) : 40
- 7 : Paris (France) : 39
- 8 : Montréal (Québec) : 38
- 9 : Dublin (Irlande) : 37
- 10 : Budapest (Hongrie) : 36
- 10 : Portland (USA) : 36
- 10 : Guadalajara (Mexique) : 36
- 10 : Hambourg (Allemagne) : 36
- 14 : Stockholm (Suède) : 33
- 15 : Helsinki (Finlande) : 31
- 15 : Londres (Royaume Uni) : 31
- 16 : San Francisco (USA) : 30
- 16 : Rio de Janeiro (Brésil) : 30
- 16 : Vienne (Autriche) : 30
- 20 : New-York (USA) : 29
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jeudi 20 octobre 2011
L'article ci-dessous est paru dans
du jeudi 20 octobre 2011.
La sécurité des cyclistes en pointillés le long du tram
De Douai à Guesnain, à bicyclette... sur les pistes cyclables (1), quand il y en a. Sur cet axe, être cycliste n'est pas toujours une partie de plaisir. Les aménagements sont loin d'être satisfaisants et la sécurité des usagers est bien souvent compromise.L'interview de JEAN-MICHEL SZATNY , MAIRE PS de DECHY
Que pensez-vous des aménagements pour les cyclistes sur votre commune au niveau de la voie de tram? La bande cyclable (1) n'est pas continue sur Dechy.
Forcément, les cyclistes sont obligés de rouler plus près des véhicules. Nous avons instauré une zone 30 lorsque labande cyclable (1) s'arrête. Mais je comprends que ça ne soit pas évident de rouler près des véhicules même si leur vitesse est limitée.
Envisagez-vous des aménagements supplémentaires pour protéger les cyclistes ?
Il n'y a pas de solution miracle. Nous avons prévu de nouveaux aménagements sur la commune. D'ici 2013, entre la Croix de pierre et la mairie, Il y aura une zone réservée aux cyclistes et aux piétons. Ça sera un moyen de plus pour sécuriser les piétons et les cyclistes.
Recevez-vous des plaintes de vos administrés concernant la sécurité de la piste cyclable.
Non, pas vraiment. Je n'étais pas maire quand les bandes cyclables (1) ont été décidées avec le SMTD. Les piétons se plaignent plus. Surtout en ce moment avec les travaux du gaz. Un trottoir est complètement inutilisable. Je comprends leur gêne.Propos recueillis par Chloé Capelain
Des bandes cyclables (1) le long de la voie tram, oui. Mais des bandes cyclables (1) en pointillés. De Douai à Guesnain, se mettre en selle n'est pas évident. Le 28 septembre, à Dechy, un cycliste de 40 ans roulant sur la voie tram a été percuté par une ambulance des sapeurs-pompiers (édition de l'Observateur du Douaisis du 29 septembre). Les vélos sont bel et bien interdits sur la voie réservée au tram Eveole. Mais qu'en est-il exactement des conditions de circulation des cyclistes ? Quelles sont leurs habitudes et pourquoi ? « On ne peut plus rouler, c'est dangereux ! », peste François. A 81 ans, le Sinois est encore bien alerte. Sans permis de conduire et pas convaincu par la voiturette, l'octogénaire ne se déplace qu'à bicyclette, et ce depuis des années. Pour lui comme pour de nombreux cyclistes, le chemin entre Douai et Guesnain, le long de la voie tram, s'avère être un véritable périple : esquiver les scooters, surveiller ses arrières, se faire frôler par les automobilistes... Une plaie on vous dit.Les flops des aménagements
Quel constat sur la route ? L'arrivée du tram a nécessité des aménagements, forcément. Par endroits la chaussée se rétrécit. Limitation 30km/h et... pas de bande cyclable (1). Quelques mètres plus loin, la limitation de vitesse repasse à 50km/h, la voie est plus large et une bande cyclable (1) apparaît. Le problème est bien là. Des bandes cyclables (1) en pointillés. Des dizaines de mètres d'aménagement pour les vélos, puis plus rien. Et ce, de Douai à Guesnain. De quoi faire tourner bourrique les cyclistes qui ne savent plus trop où pédaler pour être en sécurité.
Un vrai casse-tête et une bonne dose d'inconvénients. Quand il y a unebande cyclable (1), les cyclistes y vont.“C'est dangereux. On se fait frôler par les voitures. Une fois on m'a accroché au guidon, et je suis tombé... ”
François, cycliste
Au risque d'y croiser quelques conducteurs de mobylettes indisciplinés. Soit. Mais quand la bande cyclable (1) disparaît brusquement, que faire ? Rester sur la route ? « C'est dangereux, martèle François. On se fait frôler par les voitures. Une fois, on m'a accroché au guidon, je suis tombé et le chauffeur ne s'est même pas arrêté... » Des dizaines d'années de pratique du vélo, et une chute. A 81 ans, on voit les choses autrement. Pour l'octogénaire, c'est fini. Il ne prend plus ce risque. La route est trop étroite. Alors il passe son temps à monter et descendre de son vélo. Pas de bande cyclable (1) ? C'est donc sur le trottoir, pied à terre, que François poursuit son chemin.Le vélo à la main, ou sur la voie tram
Regardez là, avec la voiture garée sur le trottoir... », s'agace-t-il. Les places de stationnement semblent faire défaut également et certains automobilistes ne se gênent pas : hop, sur le trottoir. Sur la route, François craint l'accident. Sur le trottoir, le voilà contraint de repartir sur la route, vélo à la .main, ou de frôler les murs à cause des voitures qui se garent de façon anarchique. L'homme est agacé mais habitué. Il fait avec. D'autres cyclistes, d'autres habitudes. Alors que la bande cyclable (1) n'est plus, nombre de cyclistes empruntent le trottoir...toujours en selle. Là, ce sont les piétons qui font les gros yeux, évidemment. Et si ce n'est pas le trottoir, c'est la voie tram. Une voie bien large mais tout à fait interdite. A vrai dire, les cyclos font ce qu'ils peuvent. On en finit presque par se demander s'il n'est pas plus aisé d'abandonner son vieux biclou, et de prendre le tram ou la voiture...Delphine Kwiczor in L'observateur du Douaisis du 20/10/2011
Remarques
- 1 : Dès qu'on parle vélo, on note une inculture générale chez les français et donc aussi chez les journalistes et les hommes politiques. Dans l'article on parle de pistes cyclables alors qu'il s'agit en fait de bandes cyclables. Une piste cyclable est séparée matériellement de la voirie contrairement à une bande cyclable qui n'est séparée sur la voirie que par un trait de couleur. Nous avons donc laissé le premier terme impropre de piste cyclable dans l'article et avons remplacé les autres par bandes cyclables. De plus, les bandes cyclables présentes sur la voie du TCSC (Transport en Commun en Site Propre) ne sont que virtuelles. Leur largeur est ridiculement étroite. Le CERTU (Centre d'Etudes sur les Réseaux, les Transports, l'Urbanisme et les Constructions Publiques) recommande en effet une largeur minimale de 150 cm hors marquage au sol pour les bandes cyclables, ce qui est loin d'être le cas sur le parcours du "tram" quelque soit l'endroit. On notera, qu'avant la réalisaion du TCSP, des pistes cyclables existaient effectivement sur cet axe. On a donc ici clairement une régression en terme de promotion des déplacements à vélo.
Les V'lille, un four comme dans tout l'enfer français ?
On peut remarquer que ce V'Lille flambant neuf n'a pas fait long feu : à peine plus d'un mois, le V'lille ayant été inauguré le 18 septembre 2011. L'inscription "longue durée" sur ce vélo de location n'indique malheureusement pas la durée de vie du vélo mais précise qu'il s'agit d'un vélo de location de longue durée et non d'un vélo en libre service. On peut certes regretter le vandalisme. C'est cependant un état de fait avec lequel il faut malheureusement composer. Il y a un an, en février 2010, LMCU lançait, sous l'impulsion de Vinciane Faber, élue verte et "Madame Vélo" de LMCU un concours de design pour des abris à vélo. J'espère qu'on passera rapidement de la conception à la réalisation pour le plus grand bien des V'lille mais aussi des vélos particuliers. L'un des problèmes des anciennes maisons est en effet l'absence de local vélo.

photos d'un même V'Lille prises le 20/10/2010 face au théâtre Sébastopol, rue de Solférino à Lille Loi sur le stationnement vélo résidentiel : un flop ?
C'est ce que semble déplorer le numéro 112 de Vélocité (septembre-octobre 2011), journal de la FUBicy, tant dans l'éditorial de Geneviève Laferrère, nouvelle Présidente de l'association que dans un article en p.20 intitulé "Stationnement dans les immeubles : un décret d'application presque vide". Frédéric Héran, chercheur à l'IFRESI, a dénoncé dans un rapport de 2003, l'impact négatif du vol de bicyclettes qu'il considère comme le second frein au développement du vélo en ville. Il semble que le gouvernement actuel se contente essentiellement d'effets d'annonce sur les déplacements à vélo considérés comme un mode actif mais n'est toujours pas passé à l'acte.V'lille contre vélo ?
De l'utilité d'un VAE
J'essaie, quand je reviens de Lille, d'effectuer le retour à vélo. Seclin-Douai : 24 km à une vitesse moyenne d'un peu plus de 25 km.h-1, soit la vitesse limite d'assistance au pédalage d'un vélo à assistance électrique. Je reconnais que les conditions étaient plus que favorables : petit air frais viviviant (13°), absence de vent et même peut-être un léger vent du nord qui vous pousse délicatement dans le dos, un moral au plus haut, un dénivelé favorable (en particulier la descente entre Thumeries et Ostricourt munie d'une piste cyclable) et une randonneuse (Orbea Markina) achetée il y a 5 ans au prix d'un VAE de moyenne gamme (1550 €). Ce que je considère comme un exploit personnel fera certainement rire mes amis cyclotouristes qui roulent volontiers à une moyenne de 30 km.h-1 sur des distances bien plus importantes. Mais cette remarque constitue en fait un certain agacement face à l'engouement pour le VAE. Il me semble que, toutes choses étant égales par ailleurs, j'aurais fait mieux mais avec un VAE de haut de gamme de type matra i-step dont le prix est supérieur à 2000 €. De plus, je n'ai pas à changer de batterie tous les trois ans (durée de vie moyenne d'une batterie Li-Ion) qui vaut la bagatelle de 550 €.Pierre KOKOSZYNSKI
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vendredi 14 octobre 2011
Les V'Lille envahiraient-ils Douai ?
J'ai aperçu ce soir, vers 18h, un V'Lille dans la rue Saint Vaast qui descendait prestement vers la gare en empruntant la voie d'Eveole, comme cela se pratique à Lille sur le parcours de la liane. Malheureusement, un ami m'a accosté et je n'ai pas pu le suivre jusqu'à la gare. On ose espérer qu'il ne s'agit pas d'un Vélo en libre service (il aurait casqué un maximum) mais d'un vélo de location longue durée, flotte 9 fois plus nombreuse que celle des VLS. Quoiqu'il en soit et bien qu'étant indulgent vis à vis de Martine Aubry (Maire de Lille et présidente de LMCU) et d'Eric Quiquet, Vice-Président de LMCU chargé des transports, je regrette que LMCU (Lille Métropole Communauté Urbaine) se la soit jouée perso contrairement à d'autres régions ou plutôt pays. Ainsi, tant en Allemagne, quen Belgique et en Hollande, on trouve des vélos de location dans de nombreuses gares du pays avec un abonnement unique indépendant du lieu de résidence de l'usager : Call a Bike en Allemagne, filiale de la Deutsche Bahn (chemins de fer allemands), Blue-Bike en Belgique etOV-fiets aux Pays Bas. Mais cela ne relève cependant pas de Martine Aubry qui, pour l'insant, n'est qu'une candidate à la candidature pour les primaires socialistes en vue de déterminer un présidentiable. Il nous reste à compter sur le lobbying de l'association Droit au Vélo et sur le volontarisme de certains élus régionaux.
Pierre KOKOSZYNSKI
PS : J'espère ne pas choquer Brigitte Bonaffé Leriche, conseillère municipale à Douai qui s'était émue de la publicité qu'elle estimais sexiste pour le Piaf, système de stationnement à Douai. Peut-être me pardonnera-t-elle pour cette publicité indirecte en faveur d'un mode écologique et actif contrairement à la bagnole.

V'lille, photo prise le 14 octobre 2011Les policiers premiers bénéficiaires du V'lille ?

photo prise sur le parterre de la gare de Lile Flandre le 14/10/2011 vers 15h -
mardi 11 octobre 2011
le stationnement vélo à Douai fait couler beaucoup d'huile
Encore un stationnement vélo avec un taux d'occupation de 400 %. Record à battre ! A priori, on peut estimer ce type de stationnement familial sympathique sauf qu'il exige un antivol en tortillon (avec un antivol en U de grande largeur, on peut attacher au maximum 2 vélos) et qu'il fait le bonheur des voleurs.

photo prise le 11/10/2011 vers 12h40 à Douai, au débouché de la rue des Ferroniers sur la rue Jean Bellegambe -
samedi 8 octobre 2011
Une enquête ménage-déplacements défavorable aux modes doux
Une information plus précise est arrivée aujourd'hui dans ma boîte aux lettres. On trouve enfin une information concernant cette EMD (Enquête Ménage Déplacement) sur le site du SCOT.67 communes concernées
La précédente EMD avait eu lieu en 1996, c'est à dire il y a déjà plus de 15 ans. L'EMD de 1996 concernait uniquement le périmètre du SMTD. On espère que le bilan de l'EMD de 2011 étudiera aussi l'évolution des déplacements à périmètre constant.On y trouve les 35 communes de la CAD (Communauté d'Agglomération du Douaisis : 152 190 habitants, 60% de la population ), les 21 communes de la CC (communauté de communes) Coeur d'Ostrevent menacée d'éclatement (72510 habitants, 28% de la population), les 7 communes de la CC Espace en Pévèle (12 770 habitants, 5% de la population), la communauté de communes la moins dense du périmètre avec 161 habitants/km², les 2 communes de Coeur de Pévèle (Orchies et Beuvry : 10 010 habitants, 4% de la population) ainsi que les communes de Corbehem (2 220 habitants, 1% de la population) et Brebières (4930 habitants, 2% de la population).

© carte réalisée par le SCOT du grand DouaisisPériode d'enquête : tous en bagnole ?
La période d'enquête a effectivement lieu du 12 octobre 2011 au 04 février 2012, soit en plein hiver, c'est à dire pendant la période la plus défavorable aux modes actifs (marche à pied, vélo) et, plus particulièrement au vélo. Même si nous sommes nombreux à nous réjouir de l'apparente embellie de la bicyclette au cours de l'été indien, il faut avoir un petit vélo dans la tête pour continuer à se déplacer à bicyclette en plein hiver à moins que celui-ci ne soit particulièrement doux contrairement aux deux hivers précédents.Pierre KOKOSZYNSKI
V'Lille : record de délits ?
J'ai appris par un proche des élus de LMCU (Lille Métropole Commmunauté Urbaine) qu'à ce jour, sur les 704 V'Lille installés le 16 septembre 2011, 34 V'lille avaient déjà "disparu", soit en à peine moins de 23 jours. Si le nombre de vols de V'Lille continue à ce rythme, cela veut dire que la flotte devra être entièrement renouvelée au bout d'à peine 1 an et 4 mois. -
jeudi 6 octobre 2011
Velostatisfaction
L'article du portrait du weqmestre de ce site paru dans l'hebdomadaire "L'observateur du Douaisis" daté du 06/10/2011, étant tronqué sur le site de cet hebdomadaire, je me permets de le reproduire in extenso.Pierre Kokoszynski, un cycliste militant
Voila un cycliste militant. Pierre Kokoszynski, qui a été durant de longues années président de Droit d'Vélo continue son combat. Via son blog, ce professeur de mathématiques relève toutes les anomalies et les points noirs du réseau cyclable douaisien. Régulièrement alimenté en textes et en photos, son blog est devenu une référence, une mine d'informations pour les amateurs de deux roues qui ne veulent pas prendre de risques. Son engagement correspond à la mission des vélotesteurs initiés par la municipalité avant l'été. Dans un récent article, Pierre Kokoszynski dénonçait « l'absence de concertation réelle avec les cyclistes et leur association représentative sur la circulation à vélo dans le Douaisis lors de la réalisation de la ligne 1 du Transport en commun en site propre ». Il est vrai que les représentants du monde cycliste dénoncent depuis de nombreux mois les dangers de la traversée du pont de Sin. D'ailleurs aucune solution satisfaisante n'a été proposée depuis. « J'aimerais un réel respect des modes de déplacement actifs (marche à pied, vélo) et que les règles ne soient pas détournées par des ficelles grossières telles que les pseudo zone 30 que l'on rencontre sur la ligne 1 entre Douai et Guesnain. » Et de dénoncer que les boulevards de Douai restent très dangereux pour les cyclistes. « Trop souvent, les vélos manquent de visibilité », explique-t-il. Le carrefour rue des Wetz serait également dangereux pour les cyclistes. Ce militant demande aussi un effort auprès des hypermarchés. Il réclame l'installation de véritables arceaux qui permettent aux cyclistes d'attacher son vélo par le cadre, et non par la roue. « Les équipements de type pince-roues ou plie-roues sont déconseillés », selon l'expert. Et Pierre Kokoszynski de remarquer que Douai est la seule mairie à faire un effort pour les cyclistes. « A Aniche et Somain, il n'y a aucune place consacrée aux vélos. C'est comme si les cyclistes n 'existaient pas. Seule la commune de Râches fait un effort. »
Laurent Goudet
ci-contre l'éphèbe Jon Kortajerena né en 1985 à Bilbao,
photographié par Jean-Baptiste Mondino pour une campagne publicitaire de JPG.
Pour aller plus loin
Au delà de ce court texte percutant, vous pouvez consulter la balade proposée pour découvrir quelques problèmes relatifs à la circulation à vélo. -
samedi 1° otobre 2011
VAE : le complexe de l'automobiliste
Nouveau scénario facteur 4
En primeur sur les media, Ruth Stegassy avait invité dans son émission Terre à Terre
du samedi matin à 7h sur France Culture , un représentant de l'association Negawatt afin qu'il présente le nouveau scénario Facteur 4 qui couvre la période 2010-2050.
Pays de l'OCDE : écotartuffes
Cancer de l'étalement urbain
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vendredi 30 septembre 2011
Sas vélo et voitures


Sas vélo de la rue du Pont Saint Vaast à Douai ; photos prises le 30 septembre 2011 30% des automobilistes ne respectent pas le sas vélo !
J'étais agacé par le non respect des sas vélo et ne me contentais pas du point de vue "xénophobe" de Monsieur Jacques Vernier qui prétend que les sas vélo ne sont pas respectés essentiellement par les voitures du Pas de Calais car ce type d'aménagement leur est inconnu. J'ai voulu en avoir le coeur net en effectuant un comptage le vendredi 30 septembre 2011 entre 7h30 et 8h30 au carrefour constitué par la rue des Wetz et la rue du pont Saint Vaast. Ayant mal choisi ma position initiale, je n'ai effectué qu'un comptage partiel de 30 minutes concernant le respect du sas vélo de la rue des Wetz côté sud. La position idéale consiste à s'appuyer contre la façade du restaurant "les braises" pour avoir une vision globale des trois sas vélo.Configuration des sas vélo
Les trois sas vélo sont de longueur variable allant de 270 cm pour celui de la rue du Pont Saint Vaast à 440 cm pour le sas vélo de la rue des Wetz, côté nord ie Lycée Châtelet en passant par 350 cm pour celui de la rue des Wetz, côté sud ie Centrale fermière. Notons que, une fois n'est pas coutume, le sas vélo de la rue du Pont Saint Vaast réalisé par le SMTD dans le cadre du TCSP (Transport en commun en site propre) est le mieux conçu car il est muni d'une bande cyclable d'accès au sas vélo. Notons également une anomalie pour le sas vélo de la rue des Wetz, côté sud : le sas vélo ne recouvre que la voie automobile de droite. Par contre, la voie automobile de gauche destinée au tourne à gauche est dépourvue de sas vélo.
Le sas vélo de la rue du Pont Saint Vaast semble globalement bien respecté : presque 90% des automobiliste respectent ce sas vélo (34 automobilistes sur 38). La situation se détériore par contre sérieusement pour les sas vélo de la rue des Wetz puisque 30% des automobilistes n'y respectent pas le sas vélo. Je dois à ce propos faire amende honorable et considérer que le non respect semble indépendant du type de voiture malgré ma haine des 4x4 en ville.Usage des sas vélo
On remarquera que certains cyclistes ne profitent pas de l'opportunité du sas vélo, soit parce qu'ils ne peuvent y accéder comme c'est le cas dans la rue des Wetz, soit par manque d'information. A titre d'information, la cycliste qui utilise le sas vélo sur la photo ci-dessus est une adhérente à Droit d'Vélo Douaisis. On espère que la finalisation des double-sens cyclables par la municipalité de Douai sera suivie de la réalisation d'une plaquette vélo comportant le plan des voies cyclables et rappelant les devoirs mais aussi les droits des cyclistes. Ce type de carte des aménagements cyclables est diffusé dans la métropole lilloise.Le vélo ferait-il du surplace ?
J'en ai profité pour compter le nombre de cyclistes : 55 cyclistes ont emprunté ce carrefour en une heure. Ce résultat est à comparer aux comptages effectués dans la rue des Malvaux au cours du mois de septembre en 2008 (46 cyclistes en une heure) et 2009 (59 cyclistes en une heure). Si l'on considère que le comptage de 2011 concerne 4 voies et non une seule comme les années précédentes, on peut estimer que le lobby du vélo qui espère toujours une embellie dans la pratique cycliste, se tromperait. Il y a cependant une différence notoire par rapport aux comptages ds années précédentes qui ont eu lieu entre 17h et 18h contrairement au comptage de cette année qui a eu lieu entre 7h30 et 8h30 mais je ne dispose pas d'informations sur l'évolution de la pratique cycliste au cours de la journée. Pour avoir une vue plus objective, on aimerait que l'Observatoire des Mobilités qui devrait exister dans tout PDU (Plan de Déplacements Urbains) mette en place à la fois un comptage automatique des vélos mais aussi un comptage manuel en partenariat avec Droit d'Vélo Douaisis. A titre d'information, ce type de partenariat existe déjà depuis plus de 10 ans (depuis 1998) dans la région de Bruxelles Capitale entre la région et l'association Provélo.Pierre KOKOSZYNSKI
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jeudi 29 septembre 2011
Unanimisme politique pour le fric facile
Un article de Laurent Goudet paru dans l'hebdomadaire "L'Observateur du Douaisis" de ce jour, reprend les informations parues dans le quotidien Libération du 21/09/2011 sur les emprunts toxiques contractés par les collectivités dont une carte interactive.
On y apprend ainsi que, sur le grand Douaisis (territoire du SCOT), Douai (UMP), Lallaing (PCF), Sin le Noble (PS), Somain (PCF), Hornaing (sans étiquette) et Waziers (PCF) sont tombées dans le piège des emprunts toxiques. Les communes communistes se seraient-elles converties au capitalisme sauvage ? Selon Libération, Waziers aurait contracté plus de 2 millions d'euros d'emprunts toxiques qui provoqueraient un surcoût évalué à 206 000 €, soit 27 €/habitant. Le maire de Waziers conteste l'information parue dans Libération en révélant que la commune a 9 millions d'euros de dettes (1176 €/habitant) mais reconnaît cependant que certaines de ces dettes sont à taux variable.Jean-Jacques Delille, le grand flambeur
L'article de LG nous apprend qu'en 2007 et 2009, c'est à dire sous la présidence de JJD qui travaille actuellement dans une filiale du Crédit Agricole, la CAD (Communauté d'Agglomération du Douaisis a souscrit 2 emprunts toxiques pour un montant total de presque 22 M€ dont les remboursements s'étalent jusqu'en 2035. Ces deux emprunts ont un surcoût total de 10,3 M€, soit presque 68 €/habitant.
Le SMTD n'est pas en reste puisque, selon Libération, le SMTD (Syndicat Mixte des Transports du Douaisis) dont le Vice-Président est Jean-Marie Marquaille, élu PS d'Aniche, a contracté deux emprunts toxiques d'un montant total de 15 M€, dont certains auprès de la banque DEXIA qui a, depuis, fait faillite. Ces emprunts qui ont été contractés en 2006 et 2007, c'est à dire sous la présidence de JJD, pourraient entraîner un surcoût total de 4,6 M€ (23 €/habitant). Signalons que le SMTD est l'une des rares AOT (Autorités Organisatrices des Transports) a avoir choisi la régie directe contrairement à la plupart des autres AOT qui optent pour la délégation de service public.

Sources et compléments d'information
- 1 : Article de Laurent Goudet repris en grande partie sur le site de l'Observateur du Douaisis sauf pour la fin de l'article concernant le SMTD (Syndicat Mixte des Transports du Douaisis) ,
- 2 : Carte interactive du site du quotidien Libération
- 3 : le surcoût correspond en fait au surcoût par rapport aux intérêts calculés au moment de la signature initiale
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mercredi 28 septembre 2011
Voirie partagée : que fait la Police Nationale ?
Nous nous réjouissions le 1° septembre 2011 de la création du double sens cyclable dans l'axe commercial de Douai constitué de la rue de Bellain et de la rue Saint Jacques, sauf que celui-ci n'est respecté

photo prise le 17/09/2011 à Douai, rue Saint Jacques vers 10h30 photo prise le 28/09/2011 à Douai, rue de Bellain vers 16h20 - ni par les camions de livraison,
Cécile D., membre du bureau de Droit d'Vélo Douaisis, me racontait le vendredi 18/09/2011 que, même si ce DSC était utile, il était pratiquement impraticable : elle a pu observer jusqu'à 4 camions de livraison sur cde double-sens cyclable. Rappelons que, parmi les mesures proposées dans le cadre du PDU, figurait une centrale de livraison destinée à fournir les différents commerces au moyen de véhicules motorisés plus adaptés en centre ville. Belle idée mais apparemment trop belle et trop utopique qui n'a jamais vu le jour ! - ni par les voitures qui ne respectent pas non plus le cheminement piétonnier,
- ni par les motos.
Que dit le Code de la route ?
V.P. et pistes cyclables
Sont désormais des contraventions de 4e classe, sanctionnées par une amende forfaitaire de 135 € :
- le stationnement sur un emplacement réservé aux personnes handicapées ;
- la circulation, l’arrêt ou le stationnement dans les couloirs de bus, les voies réservées aux taxis ou les pistes cyclables.
V.P. et bandes cyclables
Extrait de l'article R 417-10
I. - Est considéré comme gênant la circulation publique l'arrêt ou le stationnement d'un véhicule :
1° Sur les trottoirs, les passages ou accotements réservés à la circulation des piétons ;
1° bis Sur les voies vertes, les bandes et pistes cyclables ainsi qu'en bordure des bandes cyclables ;
2° Sur les emplacements réservés à l'arrêt ou au stationnement des véhicules de transport public de voyageurs, des taxis ou des véhicules affectés à un service public.....
4° Sur les emplacements réservés à l'arrêt ou au stationnement des véhicules de livraison l'autorité investie du pouvoir de police peut toutefois définir par arrêté les horaires pendant lesquels le stationnement est autorisé ;
5° Dans les zones de rencontre, en dehors des emplacements aménagés à cet effet ;
6° Dans les aires piétonnes, à l'exception des cycles sur les emplacements aménagés à cet effet.
IV. - Tout arrêt ou stationnement gênant prévu par le présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe (montant minimal de 35 €)
Extrait de l'article R417-11
I. - Est également considéré comme gênant tout arrêt ou stationnement :
1° D'un véhicule sur les chaussées, voies, pistes, bandes, trottoirs ou accotements réservés à la circulation des véhicules de transports publics de voyageurs, des taxis ou des véhicules d'intérêt général prioritaires ;
3° D'un véhicule sur les emplacements réservés aux véhicules portant une carte de stationnement de modèle communautaire pour personne handicapée, ou un macaron grand invalide de guerre (GIG) ou grand invalide civil (GIC).
II. - Tout arrêt ou stationnement gênant prévu par le présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe (135 € minimum).
P.K. membre de la FFCC (Fédération Française des Cyclistes en Colère)
Source et compléments d'information
- point 8 de la page du MEEDDM (Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer) consacrée au nouvelle mesures du Code de la Route adoptées en Juin 2003 intitulée : "les nouvelles mesures, la loi du 12 juin 2003 en 10 points"
- Selon le site http://droit-finances.commentcamarche.net/, cet article est en vigueur à ce jour et ce, depuis le 19 décembre 2010. L'article R417-11 est, toujours selon ce même site, en vigueur à ce jour, et ce depuis le 12 juillet 2003.
- ni par les camions de livraison,
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mardi 27 septembre 2011
Jour du dépassement global


image extraite de l'article
"Terre mère nourricière : le jour de honte est arrivé" publié sur le site
http://www.notre-planete.info/ -
lundi 26 septembre 2011
L'été indien qui règne à Douai serait-il le printemps du cyclisme au quotidien ? C'est, du moins une approche suggestive et qualitative qu'il faudrait à tout prix confirmer par des comptages.Eté indien à Douai

Ci-contre le retour des pin-up avec la publicité pour une marque de lingerie de luxe, qui envahit les murs de nos villes au mois de septembre de cette année 
photo prise en gare de Douai le 26 septembre 2011 vers 16h30. Ce cadre qui porte son ordinateur portable dans le dos s'apprête à monter dans le train de Lille. Celui-ci a acquis son brompton il y a deux mois. Commentaire : "Se déplacer à vélo en brompton, c'est super !". Celui-ci m'a également demandé si je faisais partie de l'association DAV qui rayonne sur l'ensemble de la région NPDC. Je lui ai répondu que je faisais partie de l'association Droit d'Vélo Douaisis même si je suis également adhérent à l'Association DAV. L'union faisant la force, Quand DDV se décidera-t-elle enfin à être l'une des multiples antennes de l'association DAV ?

photo prise le samedi 24 septembre 2011, jour de marché sur la place Saint Amé à Douai J'ai appris par le propriétaire que ces deux magnifiques Cruisers de marque Intercycles ont été achetés il y a 15 ans. Ces deux bicyclettes, après s'être doré la pilule sur les plages du Touquet, ont finalement été rammenées à Douai. Belle évolution du vélo de loisir qui devient enfin un vélo au quotidien. J'ai fait remarquer au propriétaire que, s'il tenait à rouler encore pendant 15 ans sur ces vélos, il serait préférable qu'il adopte un antivol plus sûr que l'antivol tortillon actuel.
Il faut modérer cependant notre enthousiasme car une minorité (?) est encore acccro à la voiture comme l'indique la photo ci-dessous où l'on peut voir pas moins de 3 voitures en stationnement sauvage à l'entrée du marché au détriment de la circulation des piétons et, en particulier, des piétons munis de caddies.

photo prise le samedi 17 septembre 2011, jour de marché, vers 9h40 à Douai, Place Saint Amé -
jeudi 22 septembre 2011
Semaine de la mobilité : dernier jour
La ville de Douai réussira-t-elle le défi de terminer les double-sens cyclables ce soir ?
Ce qui est certain, c'est que le personnel du Service de la Voirie met les bouchées doubles. Du moins l'intégralité des rues que je fréquente habituellement est, cet après-midi, muni d'un double-sens cyclable : rue Gambetta, rue Jean Bellegambe, rue des Blancs Mouchons, rue des Ecoles , rue des Ferronniers et rue du béguinage.Pierre KOKOSZYNSKI
printemps à Hazebrouck : retour des Hirondelles
C'est ce que nous apprend le quotidien "La Voix du Nord" de ce jour à l'occasion de la sortie programmée par l'association DAV (Droit au Vélo) en fin de journée, sortie qui devrait être accompagnée par des policiers à vélo : il ne s'agissait pas bien sûr des volatiles mais des policiers.JFG la terreur des cyclistes, récidive !
On pouvait lire le texte ci-dessous signé par Jean François Guybert dans la rubrique "BONJOUR" de l'édition douaisienne du quotidien "La Voix du Nord" de ce jour.Des dangers du vélo
Prendre son vélo pour circuler en ville, je ne pratique pas. Ce qui ne m'empêche pas d'apprécier la démarche. Avec un soupçon de réserve toutefois. Car, à bien y regarder, l'exercice n'est pas sans danger. Pour preuve, l'autre soir, j'ai failli mettre sur le capot de ma voiture un brave cycliste qui remontait une artère douaisienne à contre-sens. La rue étant en sens unique, j'ai d'abord regardé à droite si personne n'arrivait, n'imaginant pas que le danger viendrait de l'autre côté. Le cycliste, s'il avait un casque sur la tête, n'avait ni lumière sur sa bécane ni éléments réfléchissants. Alors oui popur partager la chaussée mais partageons aussi les règles basiques de sécurité.Source
Article : "Dix ans après un premier essai infructueux, la police d'Hazebrouck patrouille à nouveau... à vélo !" de M.J. dans "LA VOIX DU NORD" du jeudi 22/09/2011 -
mardi 20 septembre 2011
Douai : fébrilité dans les aménagements cyclables ?
J'ai pu constater que le double sens cyclable dans la partie ouest de la rue des Ferronniers avait vu le jour et que deux nouveaux doubles-sens cyclables allaient apparaître : l'un rue Gambetta, siège de la Direction de la Voirie, l'autre rue Hyacinthe Corne (la peinture verte y a été posée aujourd'hui à l'intersection avec la rue des Wetz) : enfin l'arrêt de 15 ans d'illégalité dans cette rue où j'habite et que j'ai toujours emprunté dans les deux sens.Boulevard Breguet : boulevard du crime ?
En partant du supermarché Leclerc vers le centre ville, je me méfie énormément de l'intersection en V avec le boulevard de la République. Très souvent, je me place dès le départ sur la voie de gauche. Quand ça n'est pas le cas, je tends le bras gauche et je regarde derrière moi. Aujourd'hui, j'étais plongé dans mes pensées. Je roulais donc machinalement sur la bande cyclable du boulevard Bréguet. Au moment de bifurquer vers le boulevard de la République, j'ai été frôlé par une voiture et ai échappé de justesse à un accident. J'espère que cette bifurquation sera sécurisée avec le réaménagement des boulevards de Douai.
Afficher Douai intersection Bd Bréguet Bd de la République sur une carte plus grande -
dimanche 18 septembre 2011
Inauguration de la voie verte Dainville Saulty
Certes, cette voie verte sur l'ancienne voie ferrée Arras-Doulens n'est pas finalisée entre Wailly et Dainville à cause de la présence d'une usine SEVESO. Cependant, cette voie verte financée, pour 40%, par le Conseil Régional NPDC et le Conseil Général du Pas de Calais est remarquable dans sa réalisation. Non seulement, c'est la première voie verte de la région NPDC réalisée en enrobé sur la région : ceci permet la cohabitation des cyclistes, des PMR (personnes à mobilité réduite) et des rollers. Mais encore, on n'y trouve aucune barrière pénalisante à chaque intersection : ce problème est particulièrement même sans aigu, entre autres pour les vélos à trois roues (les trike pour les snobs), les parents munis d'une remorque enfant et les cyclistes au long cours mêdme munis de sacoches vélos (ne parlons même pas de remorque). Mais aussi la voie verte est à niveau avec les chaussées traversées (juste une invitation à descendre de vélo à certaines intersections) : pas de voilage de la roue en perspective. De nombreuses aires de repos plus allant du simple appui permettant de souffler un peu en position verticale à l'aire de repos digne de ceux d'une autoroute : bancs, poubelles et même abris couverts en cas de pluie. Enfin, un jalonnement a été prévu pour les personnes mal voyantes, constitué de tasseaux de bois le long de la voie, sur une partie de la VV. D'une part, on peut se poser la question de l'accès aux personnes mal voyantes sur cette voie verte. D'autre part, j'avoue avoir été incommodé, en tant que cycliste, par la présence de cette délimitation de la voie verte : selon moi, il y a un risque de chute en cas d'étourderie (fréqueantation importante entre autres impliquant de nombreux dépassesements. Ceci s'expliquerait-il par la présence de cette VV en milieu rural qui évite de s'attaquer aux deux-roues motorisés, par une concertation fructueuse avec l'association DAV (Droit au Vélo) de la région NPDC, par la nomination d'un Monsieur Vélo (Paulo Serge Lopez, élu EELV) au sein de la région, par la conceration respectueuse avec Luc Coveliers, le correspondant régional de l'AF3V (Association Française des Véloroutes et Voies Vertes), par l'action efficace de Karine Boissou, chargée de mission environnement auprés de Dupilet, Président du Conseil Général du Pas de Calais, ou par le constat que les seules voies vertes rencontrant un succès populaire étaient les voies vertes de qualité ?
groupe de l'association DAV sur la route de Berneville qui n'est fermée actuellement que le dimanche
Le coût de 2,5 millions € pour 12 km de voies vertes d'une largeur de 3 mètres, réalisées (environ 210 000 €/ km) a été critiqué en cette période de crise économique. Cependant, il faut relativiser. D'une part le projet de cette voie verte a pris naissance en 2 001, soit 10 ans avant sa réalisation. D'autre part, il faudrait comparer avec le coût d'une voirie autobmobile.
Paulo Serge Lopez, chargé de Mission Vélo au Conseil Régional NPDC
Quelques autres photos sur Picasa
Karine Boissou, chargée des questions d'environnement au Cabinet du Président du Conseil Général du Pas de Calais, Dominique Dupilet.
La petite tête blonde est son fils, Simon, 2ans et demi qui profite de façon ultime d'être sur le siège bébé à l'avant du vélo (16 kg déjà !).
Voie verte Dainville Saulty Pierre KOKOSZYNSKI
Revue de presse
Article "Voie verte, plus de 12 km" sous forme de brève en p. 9 dans le magazine du Conseil Régional n°8 de Novembre&Décembre 2011. L'article est plus que succint mais mérite le coup d'oeil pour la superbe photo du ciel du Nord avec, en prime, trois cyclistes. De gauche à droite, Karine Boissou avec son fils Simon, Pierre Kokoszynski ie le webmestre de ce site et Michel Anceau. -
Jeudi 15 septembre 2011
Lambres lez Douai : oxymore
On peut lire dans l'hebdomadaire "L'observateur du douaisis" du 15 septembre 2011 le titre suivant "Création d'un parking rue du Maréchal Leclerc" suivi immédiatement d'une photo avec le commentaire suivant : "Une réalisation respectant le développement durable". On peut lire dans l'article qui suit :
Afin de libérer les trottoirs de la rue du Maréchal Leclerc, la commune a prévu la création d'un parking provisoire en matériaux recyclés. Cette solution va permettre d'ici quelques jours de docer ce secteur d'un parking prévu pour une quarantaine de véhicules et ainsi éviter le stationnement gênant pour le déplacement des piétons. -
lundi 12 septembre 2011
Osez, osez le vélo !
Tout semblerait-il indiquer que le vélo a le vent en poupe malgré la politique timorée des édiles ? Le mois de septembre est un mois idéal pour les cyclistes surtout quand il ressemble à un été indien. Peu de pluie et une température clémente donnent à ce mois un petit air de fin de vacances et incitent les citadins à se déplacer à vélo. Cas frappant, le bar tabac l'Expresso, 434 rue de Paris à l'intersection avec la rue du Kiosque. On pouvait voir ce jour là vers 18h40, 3 vélos en stationnement plus ou moins improvisé utilisant le mobilier urbain (barrières anti-stationnement voiture, poteau directionnel). On notera qu'auparavant un stationnement vélo existait à cet endroit avant que ce bar ne se dote d'une terrassse couverte afin de conserver sa clientèle fumeuse.
Le lendemain 13 septembre 2011, vers 11h20, on pouvait voir également 9 vélos en stationnement dans la rue de Paris entre la rue de la mairie et la rue de la Comédie dont un seul sur un arceau vélo. Deux raisons à cette situation. D'une part, le manque crucial d'arceaux vélo. D'autre part, les cyclistes sont presque aussi feignants que les automobilistes et préfèrent se garer le plus près possible de leur point de chute.
photo prise le 12/09/2011 vers 18h40 face au bar tabac "l'expresso", au 4314, rue de Paris

Douai, face au n°82 de la rue de Parisphotos prises rue de Paris le 13 septembre 2011 vers 11h20 
autre point de vue de la photo en haut à droite -
dimanche 11 septembre 2011
Tu n'as rien vu ni à Tchernobyl ni à Fukushima
De retour de Fukushima, Corine Lepage a effectué une série d'interviews sur les suites de l'accident nucléaire de Fukushima, l'un dans Rue 89, l'autre dans le quotidien gratuit "20 minutes" pour les gens pressés.Sources et repères
- Corinne Lepage née en 1951 à Boulogne-Billancourt. Elle acquiert sa notoriété en défendant les collectivités bretonnes dans le procès de l'Amoco Cadiz en 1978 dans le cadre du cabinet d'avocats Huglo-Lepage. Elle a été ministre de l'Environnement de 1995 à 1997 sous le gouvernement Juppé. Elle est foncatrice et Présidente du club de réflexion CAP 21 (Citoyenneté, Action, Participation pour le XXI° siècle) devenu en 2000 un parti politique. Elle est aussi fondatrice et Présidente du CRIIGEN (Centre de Recherche et d'informations Indépendantes sur le Génie Génétique). Corinne Lepage peut être considérée comme une écologiste de droite (opinion du webmestre) et donc en concurrence avec le Parti "Les Verts" devenu depuis EELV.
- Les informations concernant Corinne Lepage sont extraites de l'article de Wikipédia consacré à cette personne politique.
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samedi 10 septembre 2011
Les automobilistes sont-ils illettrés ou goujats ?
Je voulais prendre un 4x4x s'étant arrêté sur le sas vélo de la rue Merlin de Douai. J'ai du me contenter d'une voiture arrêtée sur le sas vélo de la rue adjacente juste après avoir tourné à gauche ! Il serait inéressant de connaître la proportion d'automobilistes respectant les sas vélo !
photo prise le samedi 09 septembre 2011 vers 15h40Pierre KOKOSZYNSKI
Nucléaire/pétrole/gaz de shiste : De Charybde en Scylla
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vendredi 09 septembre 2011
Nationalités différentes et autres cultures
Rue des Wetz côté sud, vers 9h30, je m'apprête à tourner à gauche dans la rue du Pont Saint Waast. Un automobiliste belge dans sa berline de luxe s'arrête et, par un signe de la main, m'invite à effectuer ce mouvement. Un gros porc-épic de la rue des Wetz peu sympthique mais adepte de chasses en Afrique (son couloir est plein de "trophées") klaxone ce barbare qui a osé s'arrêter pour laisser passer un malheureux cycliste.le cycliste enragé
Dérives immobilières et urbaines
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samedi 3 septembre 2011
Vélo + bio + libido :
un cocktail pour futurs centenaires ?Dans son livre La Vie et le Temps, publié au printemps aux éditions Flammarion (350 p., 20 €), Frédéric Saldmann précise : "Douze rapports sexuels par mois augmentent de dix ans l'espérance de vie."

illustration extraite de la page "PAGES D'ÉCRITURE N°35 Août 2006" sur le site de Michel Volkovitch(1947-), éminent traducteur d'écrivains grecs et anglais Source
article "Faire souvent l'amour permet aussi de rallonger son espérance de vie" publié par Mélina Gazsi dans le quotidien "Le Monde" du 3 septembre 2011.Malgré le temps, rien ne s'en va !
Malgré le temps, rien ne s'en va, surtout pas les souvenirs les plus crades. Etant prié de prendre une année sabbatique, Dans un accès de faiblesse, l'idée de proposer mes services au conseil d'administration élargi de Droit d'Vélo Douaisis fort de 11 membres dont plus d'un(e) est sympathique. Heureusement, j'ai rencontré Jackie A. ce matin qui s'apprêtait à aller travailler dans sa multinationale. Jackie A. s'est arrogé le titre local (entendons douaisien) de Benoît XVI de l'écologie, de Jacques Attali de la pensée alternative et de Nicolas Sarkozy de la stratégie militante, de Philippe Meyer de l'écriture. A chaque fois que je le vois, j'ai la désagréable impression qu'on l'intéresse uniquement que si l'on s'intéresse à Lui. Cette rencontre fortuite fut une piqûre de rappel salutaire. J'ai déjà donné 5 ans à ce jeu sadomasochiste. Je préfère encore éructer seul dins min coin, être un cycliste solitaire et un jardinier ermite que de récidiver au bureau de DDV Douaisis.Pierre KOKOSZYNSKI
vendredi 2 septembre 2011
Nul n'est censé ignorer la loi,
Nul n'est censé respecter la loi ?Les faits se sont produits rue des Wetz à l'intersection avec la rue du Pont Saint Waast ce jour à midi pile. Apercevant une voiture de Police au carrefour, je me dis que, contrairement à mes habitudes exécrables, je devrai respecter le feu rouge. M'approchant du carrefour, je constate que cette voiture de police est arrêtée sur le sas vélo. Je leur indique gentiment qu'il s'agit d'un sas vélo sans rappeler l'utilité d'un tel aménagement. Seul commemntaire de l'un de ces deux charmants policiers : "J'imagine que vous faites partie de la Fédération Douaisienne des Usagers de la bicyclette !".
Le cycliste enragé

CAD : un regard désespérément tourné vers le passé ?
La CAD (Communauté d'Agglomération du Douaisis) emploie 255 personnes dont .... 96 archéologues (37,6% du personnel !). Si on considère que ces ciffres ne prennent pas en compte les archéologues bénévoles, on peut alors se demander si, dans ces 96 emplois, il n'y a pas d'emplois fictifs ou d'emplois clientélistes. Nous proposons aussi de rebaptiser la CAD : Communauté d'Archéologie du Douaisis avec, dans le rôle d'Astérix, Monsieur Christian Poiret.CAD ou CCadaFi ?
La Communauté d'agglomération du Douaisis serait-elle la Communauté d'Agglomération des Cadeaux Fiscaux. C'est la question que l'on peut se poser quand on sait que, suite aux travaux du contrôleur de gestion de la CAD, celle-ci a pu récupérer 160 000 € supplémentaires en 2010 et 760 000 € en 2011 dont 700 000 € rien que pour la seule usine Renault de Douai qui concernait un "rappel fiscal sur les 4 dernières années". Ces 700 000 € seraient dus à une erreur sur la valeur locative de Renault. Or, Monsieur Christian Poiret n'a été élu président de la CAD qu'en mai 2009 suite à la démission de Jean-Jacques Delille. On savait déjà que, sous la présidence de Jean-Jacques Delille, le SMTD naviguait à vue et était incapable de préciser la fréquentation des transports en commun du Douaisis. On découvre maintenant que JJD aurait également "navigué à vue" à la CAD dont il était président jusqu'au 03 avril 2009, date à laquelle il a démissionné de tous ses mandats électifs. On connaissait déjà sa réticence à faire passer le Versement Transport versé par les entreprises à son maximum, ce qui a été fait par ses successeurs eu égard aux finances catastrophiques du SMTD. On peut se demander si les 175 000 euros annuels auxquels Renault Douai avait échappé seraient liés à un aveuglement complaisant pour le premier employeur du Douaisis (5100 salariés) ou s'ils étaient liés à l'hyperactivité de JJD digne de notre Président, Nicolas Sarkozy.La CAD cancre du développement durable ?
Pierre KOKOSZYNSKI
Source
- article d'Anne-Lise TENEUL "L'hôtel communautaire va être agrandi pour réunir tous les services de la CAD dans le quotidien "La Voix du Nord" du 02/09/2011.
- nombre de salariés de Renault Douai : communiqué de presse "L'usine Renault Douai célèbre ses 40 ans" du 15/09/2010
Trafic de cartes de GIC ?

photo prise à Douai, rue Hyacinthe Corne, le vendredi 2 août 2011jeudi 1° septembre
Semaine européenne de la mobilité : jour J - 21
Un magnifique double-sens cyclable a fait son apparition à Douai dans la rue de Bellain et la rue Saint Jacques, deux rues commerçantes. Rappelons que ce double-sens vélo avait été proposé par l'association Droit d'Vélo il y a plus de 6 ans et alors refusé par la Municipalité. Ce signe encourageant indique que même les "archéomaires" peuvent évoluer. On espère qu'après les mois d'été langoureux, le Service de la Voirie de Douai mettra les bouchées doubles pour concrétiser l'ensemble des double-sens vélo de l'hypercentre ville avant la fin de la semaine européenne de la mobilité. Monsieur Jacques Vernier, maire de Douai avait en effet promis de façon péremptoire lors de la réunion des vélotesteurs du 23 mai 2011, que l'hyper centre ville serait mis en zone 30 et les doublesens vélo créés (à 14 exceptions près) d'ici un mois. Or, on a pu constater que la mise en zone 30 des rues concernées s'est faite à dose homéopathique cet été : en plus des deux rues citées, seules la rue Saint Jean et une partie de la rue du clocher Saint Pierre actuellement en travaux ont été mises en zone 30 et vu la création de double-sens vélo. On admire la parfaite maîtrise de la stratégie de communication de Monsieur Vernier. La création de la zone 30 avait déjà été annoncée dans le mensuel municipal "Douai notre ville" de Janvier 2011. La création des vélotesteurs a été l'occasion d'un coup médiatique. On imagine que la finalisation de la zone 30 et des doubles sens qui y sont liés feront à nouveau l'objet d'un nouveau coup médiatique.
Pierre KOKOSZYNSKI
Pour aller plus loin
Un travail remarquable de cartographie des aménagements cyclables de Douai a été effectué par Didier (alias Lydr2Douai) sur le site de Droit D'Vélo Douaisis. Probablement partisan du moindre effort, Lydr2Douai attend certainement que l'ensemble des DSC en projet soit finalisé pour actualiser la carte (dernière mise à jour le 10 août 2011). Deux solutions :
- vous consultez la page concernée sur le site de DDV Douaisis et vous avez en prime le nom des panneaux routiers dédiés aux panneaux cyclables.
- Vous pouvez aussi accéder directement à cette carte.

photo ci-contre : double-sens cyclable de la rue de Bellain pris à .... "contresens" par un cycliste.
photo prise le 03/09/2011.-
mercredi 31 août 2011
Première vision des V'Lille en liberté
De sortie à Lille cet après-midi, j'ai pu apercevoir les premiers V'Lille en liberté en dehors des photos officielles avec Martine Aubry. On peut se demander si la dénomination de V'Lille si proche homophoniquement de celle du V'Lib parisien n'est qu'un hasard étant donné les visées présidentielles de Martine Aubry, Maire de Lille mais aussi Présidente de la Communauté Urbaine de Lille.
photo prise le 31 août 2011 sur la Place du Général De Gaulle à Lillew jeudi 25 août 2011
Echange d'amabilités
samedi 13 août 2011

© dessin de Plantu du 30/11/1990 reparu dans Le Monde 2 du 13 août 2011
© dessin de Plantu paru dans Le Monde 2 du 13 août 2011Des poids lourds de plus en plus lourds
Les écologistes s'insurgent contre une entorse aux objectifs du Grenelle
Le 4 août, en plein été, un arrêté signé le 4 août par le ministre des transports, Thierry Mariani, révisait le calendrier des obligations imposées pour faire rouler des poids lourds de 44 tonnes (chargement compris) au lieu de 40 tonnes.
« On s'éloigne de plus en plus des engagements du Grenelle et de l'esprit de la loi d'orientation Grenelle 1», regrette Gérard Allard, expert ès transports durables au sein de la fédération France Nature Environnement (FNE). La Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) s'est, par contre, félicitée de la parution de l'arrêté.
De quoi s'agit-il ? Le 17 janvier, un précédent arrêté ministériel autorisait la circulation de poids lourds de 44 tonnes (sur 5 essieux) pour le transport de produits agricoles et agroalimentaires. Mais il assortissait cette autorisation d'un certain nombre de mesures contraignantes : en auraient été exclus, à partir du 1" octobre, les camions mis en circulation avant le 1" octobre 2006. Le nouvel arrêté repousse cette exclusion à 2014. Le transport à 44 tonnes reste cependant interdit aux véhicules mis en circulation avant le 1" octobre 2001.Compétitivité
Le passage du plafond de 40 à 44 tonnes répondait à une demande du monde agricole visant à faire baisser les prix du transport. « Mais nous n'avions pas bien anticipé deux phénomènes, reconnaît-on au ministère des transports. D'abord l'engouement des chargeurs pour le 44tonnes; ensuite l'incapacité des transporteurs à investir et à renouveler leur parc dans un si bref délai »
«Ce qui est certain, c'est qu'en autorisant des camions plus lourds, on améliore la compétitivité du transport routier par rapport aux modes alternatifs comme le fluvial ou le ferroviaire», déplore Gérard Allard.
La betterave, cheval de Troie des camionneurs
« C'est exact, mais il est absurde d'opposer les différents modes de transport : pour transporter des betteraves de l'exploitation agricole à l'usine de sucre, sur quelques dizaines de kilomètres, on ne passera jamais par le rail, note-t-on (1) au ministère des transports. Le ministère assure ainsi vouloir tenir bon sur une autre disposition de l'arrêté de janvier, elle aussi contestée par les transporteurs routiers : l'obligation d'un sixième essieu sur les 44 tonnes, à partir de 2014 pour les véhicules neufs et de 2019 pour l'ensemble du parc de camions. Une mesure destinée à préserver le réseau routier d'une dégradation accélérée par le passage de super poids lourds.Extraits de l'article "Les obligations imposées à la circulation de poids lourds de 44 tonnes repoussées"
publié sous la plume de Gilles Van Kote dans le quotidien "Le Monde" du 13/08/2011Sources et notes
- 1 : On ne peut que s'étonner de l'hypocrite faiblesse de l'argumentation du Ministère des Transports. Justifier le passage des 40 tonnes aux 44 tonnes par le transport des betteraves relève de l'absurde. La production et la récolte betteravière est en effet limitée tant dans l'espace (2 régions seulement sur 12 sont concernées : Nord-Pas de Calais et Picardie) que dans le temps : à peine 3 mois et demi (2).
- 2 : durée de la campagne betteravière : 103 jours en 2010 selon l'article "Campagne betteravière 2010 : des surfaces de betteraves en croissance chez Tereos" du 15 septembre 2010 sur le site d'agriavis.com.
dimanche 7 août 2011
Réfection de la rue de Lille et du boulevard de Liège
Jean-Luc Rochat consacrait dans le quotidien "La Voix du Nord" de ce jour un article à cette réfection.
Cette partie de la RD 917 a été rétrocédée à la commune de Douai au début de l'année 2011. L'article rappelle que la voirie a été dégradée par le flux de poids lourds. Le montant de la rénovation de ces 500 mètres de voirie est de 1 750 000 € (3,5 millions €/km). Le département se devant de rétrocéder une route en bon état, 48% du coût de la rénovation (840 000 €) sera pris en charge par le département, le reste étant assuré par la CAD et la ville de Douai. Inévitablement, un nouveau rond-point verra le jour à l'intersection avec la rue de Roubaix.Quelques commentaires
- On se réjouit de la création de deux pistes cyclables unidirectionnelles de part et d'autre de la voirie assurant enfin une continuité des voies cyclables sur les boulevards en lieu et place d'une piste cyclable bidirecitonnelle créée par le SMTD sur une partie de cette voirie, les pistes cyclables bidirectionnelles étant une aberration en milieu urbain. On regrette cependant l'absence de vue à long terme pour ce type d'aménagement ou de concertation entre les différents organismes. La piste cyclable bidirectionnelle du SMTD est en effet détruite moins de 9 ans après sa création, ce qui constitue un gâchis de l'argent public.
- On se réjouit de la contiguïté de la piste cyclable avec la voie de circulation automobile, ce qui assure une meilleure visibilité du cycliste. Sauf erreur de ma part, sur certaines portions du boulevard périphérique de Douai qui devrait être entièrement rénové, la piste cyclable sera cachée des automobilistes par le stationnement, ce qui est particulièrement accidentogène.
- On se réjouit de la création de trottoirs dignes de ce nom qui, on l'espère, ne serviront plus de vitrine d'exposition pour le concessionnaire automobile Toyota installé sur cette portion de voirie.
- On espère que, contrairement aux travaux du SMTD, l'enrobé utilisé pour la piste cyclable ne sera pas peint en vert, ce qui le rend particulièrement glissant en cas de pluie (voir, entre autres, le billet d'humeur du samedi 6 août 2011) mais que l'enrobé choisi sera de couleur verte.
- On espère que le doublement des voies de circulation sur environ 25 mètres de part et d'autre du giratoire créé afin, selon Benjamin Choisel, de "maintenir le flux du giratoire", ne se fera pas au détriment des pistes cyclables qui disparaîtraient alors. Cette aberration est en effet souvent rencontrée ailleurs sur les boulevards (cf, par exemple, le rond point à l'intersection du Boulevard de la République avec la rue de Hénin). On espère également que le choix se portera sur un petit rond-point plus sécurisant pour les modes actifs (vélo et marche à pied).
- Le PDU prévoyait un centre de dépôt destiné à limiter le flux de camions dans le centre-ville : les camions déchargeaient leur marchandise destinée aux commerces du centre-ville dans cet entrepôt, la livraison étant assurée ensuite par des véhicules de plus petite taille. Plus que la gêne occasionnée par la livraison par camions des commerces du centre-ville, ces camions constituent un véritable danger (nombreux angles morts) pour les modes actifs (marche à pied, vélo). On s'étonne que cette propostion n'ait toujours pas connu un commencement de réalisation. Toujours dans le cadre du PDU, un budget important a été consacré à la finalisation du périphérique extérieur à Douai afin de limiter le flux de transit. On espère que des mesures drastiques seront prises tout comme à Lille, afin de limiter le trafic de transit des camions à travers Douai. Sinon, il y a fort à parier que les travaux de réfection de la voirie devront à nouveau être envisagés dans un avenir proche.
Pierre KOKOSZYNSKI
vendredi 5 août 2011
Chronique de livres sur la bicyclette
Quoi de mieux pour découvrir le monde proche ou lointain que la bicyclette. Si vous ne voulez pas vous contenter de pédaler mais confronter votre expérience à celle d'autres cyclistes, le quotidien "Le Monde" du vendredi 5 août 2011 évoque deux livres traitant de la bicyclette."Journal à bicyclette" de David Byrne
David Byrne né en 1952, est le cofondateur du groupe New Wave "Talking Heads". Celui-ci préfère traverser les villes rencontrées lors de ses tournées à l'aide d'un vélo pliant et non de roues pliantes comme l'écrit Raphaëlle Rérolle dans son article "Les échappées belles de David Byrne". David Byrne écrit en effet que le vélo permet de "regarder les choses depuis un point de vue proche de celui des piétons, des marchands ou des petits vendeurs". Selon Raphaëlle Rérolle, le principal intérêt du livre résulte dans la relation dialectique qu'entretient l'homme avec l'espace urbain.
Le livre ("Bicycle Diaries") publié aux Etats Unis en 2009 a été traduit en français et publié en mai 2011 aux Editions du Seuil dans la collection "Fictions et Compagnie". Ce livre de 389 pages illustré de photographies de l'auteur est vendu 23 €.
Notons que David Byrne est aussi designer et s'est amusé à concevoir des arceaux vélos originaux qui changent de l'esthétique fonctionnelle des arceaux vélo traditionnels."Le cycliste perdu" de David V. Herlihy
Tout pratiquant du cyclisme, y compris le cycliste quotidien a un souvenir ému de l'époque héroïque des premiers tours de France, compétition créée par le journal "l'auto" en 1903. Nous avons tous lu ou vu ne serait-ce qu'un livre, des photos ou une bande dessinée. L'article "Aux temps héroïques" écrit par Raphaëlle Leyris dans le quotidien "Le Monde" du 05/08/2011 et consacré au livre "The lost cyclist" nous rappelle que, dès 1892, un américain, Frank Lenz, tenta un premier tour du monde à vélo de 32 000 km. Après deux ans de voyage, sa trace est perdue en Turquie. Le journal "Outing" qui sponsorisait ce premier tour du monde à vélo, envoie alors un deuxième cycliste, William Sachtleben, à la recherche de Lenz. Selon la critique littéraire Raphaëlle Leyris, cette histoire "s'apparente autant au roman d'aventure qu'au polar".
Le livre "The lost cyclist" de 392 pages publié par David V. Herlihy est traduit en français aux éditions "JC Lattès" et est vendu 21,50 €.mardi 02 août 2011
Train + vélo = galère
Ayant des amis à Lyon, j'ai choisi de différer mon retour à Douai au mardi afin d'éviter les retours de fin de congé, connaissant les difficultés de voyager avec un vélo. Gare de Lyon Part Dieu, 11h environ. J'ai racheté un jeu de clès allen que j'avais oubliées chez moi à l'aller. Je peux démonter les deux roues du vélo que je fourgue dans le sac prévu à cet effet. En fait, un seul compartiment contenant l'une des roues peut fermer. Malgré le démontage des deux roues, le vélo de randonnée refuse de rentrer dans la housse vélo standard de 120 cm x 90 cm. La voiture du TGV dans laquelle je dois monter s'arrête quelques mètres plus loin. Un voyageur compréhensif m'aide en transportant le vélo vaguement mis dans sa housse tandis que je me trimballe avec mes 6 autres sacs : 4 sacoches vélo, la sacoche d'ordinateur (modernité oblige) et la sacoche des roues. A peine rentré dans la voiture, le controleur me rappelle qu'il pourrait confisquer le vélo pour mise en danger de la vie d'autrui et m'obliger à le laisser sur le quai de la gare. Une séparation non seulement douloureuse après plus de 1000 km de compagnonage intime au cours de ce mois de juillet mais aussi coûteuse : au moins 70 € pour rapatrier son vélo à domicile via la SERNAM(1). Dans ces cas-là, mieux vaut la jouer profil bas et même au bêta. Celui-ci me rappelle que le vélo n'est admis que s'il est intégralement dans sa housse. Je montre ma bonne volonté en démontant partiellement le porte-bagage afin qu'il puisse tourner sur ses axes. Peine perdue, la randonneuse persiste à refuser de rentrer dans la housse trop exigüe. J'utilise un sandoz pour avoir un paquet approximativement ficelé. Bien que le contrôleur soit particulièrement tatillon, ce que j'ai appris par la suite par d'autres voyageurs, l'essentiel était de pouvoir monter dans le train. Pendant un certain temps, tel un vélophile, je reste à côté de mon vélo démonté avant de rejoindre ma place. L'argument avancé est, qu'en cas d'accident, le client blessé peut se retourner non seulement contre moi mais aussi contre la SNCF. Comme tout le monde le sait, un vélo d'une quinzaine de kilogrammes qui tombe fait autant de victimes qu'une enclume ! L'essentiel consiste à pouvoir monter dans le train car, ensuite, un compromis est trouvé : le vélo sera attaché à l'une des portes de la voiture à l'aide du sandoz sauf à l'un des points d'arrêt où, justement, la descente se fait par cette porte.Double pénalité pour les cyclorandonneurs respectueux
Ce jeu de charme (faut-il conseiller de mettre un cycliste particulièrement sexy ?), de naïveté et de modestie s'apparente à la roulette russe. Le club étroit des cyclorandonneurs conseille de faire appel au site de la Deutsche Bahn (DB en abrégé : société de chemins de fers allemande qui n'est plus nationale). Rassurez-vous, comme toute société transnationale qui se respecte, celle-ci a une version française. Effectivement, la DB a un sens commercial aigü puisqu'elle propose dans les options de parcours le transport du vélo bien, qu'en territoire français, elle ne puisse accepter la transaction financière.Une durée trois fois plus longue
Le trajet en TGV Lyon-Douai se fait d'une traite sans changement en 2h53. Par contre, le trajet en train acceptant le vélo dure 8h45 (2) et implique cinq étapes avec, à chaque fois, au moins, à priori un changement de quai, voire, à Paris, de gare : Lyon-Dijon ; Dijon-Paris-Bercy ; Paris-Gare du Nord-Amiens ; Amiens-Arras et, enfin Arras-Douai.Un trajet plus coûteux
Mais, me direz-vous, pour un adepte de la lenteur qu'est un cyclorandonneur, une durée de trajet trois plus longue en train ne devrait pas faire peur et permettrait de découvrir la France profonde et éternelle. Sauf que la même destination (Lyon-Douai) en TER peut s'avérer plus chère qu'en TGV : 87 € pour le TGV pris le 02/08/2011 à 11h27 contre 105,1 € pour un voyage en TER.La SNCF persiste et signe
On pourrait imaginer un compromis et considérer que, sur chaque parcours, un certain nombre de TGV puisse accepter les vélos moyennant un supplément de 10 € comme c'est le cas sur certains TGV : même avec ce supplément, la solution TGV s'avère moins chère à certaines heures. Or, à priori, ce n'est pas le cas pour les TGV Marseille-Lille. Pire, la SNCF développe actuellement les TGV à deux niveaux dont aucun n'accepte les vélos, ce qui a fait l'objet d'une lettre conjointe de la FUBicy, de la FNAUT, de la FFCT et de l'AF3V à la Direction de la SNCF.Sources
- 1 : on pourra lire à ce sujet l'article très intéressant "Emporter son vélo dans le train" de notre consoeur, l'association DAV(Droit au Vélo) d'influence régionale et dont le siège social est à Lille.
- 2 : test effectué sur le site de la DB avec un départ le mardi 16/08/2011
mercredi 06 juillet 2011
Douai : un manque certain de stationnement vélo
Ci-dessous, deux photos prises ce jour Place du Marché au Poisson à Douai vers 12h


Douai, Place du marché aux Poissons le mercredi 06 juillet 2011 vers midi mardi 05 juillet 2011
A quand un jalonnement spécifique au vélo ?
J'ai fait l'aller-retour Douai-Villers au Tertre en voiture pour acheter deux bottes de paille chez un ami paysan. Pour ce trajet, je n'emprunte plus l'ancienne RN45 car l'alternance zone 30/zone 50 sur le parcours du BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) Evéole me semble ingérable. J'ai donc emprunté l'ancienne Rn 43 et le nouveau contournement de Cantin. Au retour, la signalisation routière invite à prendre, pour Douai, le contournement de Cantin qui fait l'objet de la fierté du département. La signalisation routière pour l'ancien tronçon de la RN43 n'indique que Cantin. Or, le contournement de Cantin est visiblement interdit aux cyclistes ou du moins particulièrement dangereux avec sa myriade de camions à moins de rouler sur la bande d'arrêt d'urgence. Un cycliste étranger, même disposant d'une carte, sera donc perplexe face à la signalisation routière actuelle et risque d'emprunter le contournement, ce d'autant plus que, l'endroit étant désert, il est impossible de se renseigner auprès d'un quelconque quidam. Cas d'école, me direz-vous ? Que nenni, il m'est arrivé régulièrement de connaître cette mésaventure, pour ne citer que la région nord, dans la métropole lilloise et la métropole dunkerquoise où la signalisation routière vous envoie systématiquement sur les voies rapides.lundi 04 juillet 2011
Douai-Lens : match nul train/vélo ?
Pour rejoindre le jury de délibération du bac au Lycée Auguste Béhal à Lens qui débutait à 9h, j'ai du prendre le train de 7h29, soit un parcours, en empruntant le train, d'1h31 minutes, ceci sans compter le trajet domicile-gare de Douai . Etant d'un naturel angoissé mais peu peu prévoyant, je suis en effet parti de chez moi à 7h09. Je comptais en effet retirer de l'argent à un Distributeur Automatique de Billets en panne. Ensuite, le distributeur automatique de billets de la gare de Douai étant capricieux, je ne savais pas s'il accepterait ma carte bleue. Ce fut le cas aujourd'hui. Dans la négative, j'aurais du faire la queue pour accéder au guichet. Par contre, j'ai décidé de rentrer à vélo en empruntant de façon totalement illégale, les chemins de halage du canal de la Souchez entre Vendin le Vieil et Courrières puis de la Deule entre Courrières et Douai. Le trajet Lens-Douai à vélo a duré 1h28 minutes.dimanche 3 juillet 2011
Aix : enterrement du VLS
L'article "V’Hello mis en échec : le coûteux rétro-pédalage de la mairie d’Aix" du Progrès de Lyon de ce jour nous apprend que la ville d'Aix met fin au bide monumental du VLS d'Aix (le V'hello) qui avait été dénoncé par la Cour des Comptes. Les 200 VLS V'Hello dont le coût annuel était de 650 000 € (3250 €/VLS/an !) qui avaient été mis sur la voie publique en juin 2007, ont finalement été retirés de l'espace public en mai 2011 faute d'adhérents : le nombre d'abonnés a diminué de moitié entre 2008 (300 abonnés) et 2011 (plus que 143 abonnés) au moment de la résiliation du contrat. Mais l'histoire ne s'arrête bien sûr pas là puisque la ville devra payer une indemité à JC Decaux pour un contrat rompu au bout de 4 ans alors qu'il avait une durée de 13 ans. Cet échec prouve que l'adoption d'un VLS n'est qu'un élément d'un système vélo mais certainement pas la solution miracle pour relancer la pratique cycliste.
Aix échangerait-il ses v'hello
C'est du moins le raccourci qu'ose faire le site aixeninfo.fr dans l'article du 20 avril 2011 intitulé : "Aix échange ses V'Hello contre de la Vidéosurveillance à 1,5 millions d'euros". On y apprend que, lors du conseil municipal du 11 avril 2011, tandis que celui-ci renoncait au VLS qui n'avait jamais dépassé l'hypercentre-ville, ce même conseil adoptait l'extension de la vidéosurveillance : "la ville met la main à la poche à hauteur de 1,5 millions d'euros pour lancer la vidéo surveillance (24 caméras) dans les quartiers, soit 10,5 €/habitant pour la vidéosurveillance.
contre de la vidéosurveillance ?
jeudi 30 juin 2011
morgue des 4x4
Sas vélo du feu de la rue du gouvernement. La roue d'un toyota Land Cruiser dont la taille est comparable à celle d'un vélo de ville mordait sur le sas vélo. Je m'installe devant ce 4x4 monstrueux et montre par de nombreuses mimiques mon mécontentement. Le conducteur mécontent descend la vitre et réprouve mon mécontentement. Ce gros porc, du moins physiquement, ne connaît visiblement toujours pas la signification des sas vélo (peut-être fait-il partie de ces êtres incomplets qui jouent probablement au golf mais qui ne sont, au grand jamais, montés sur un vélo). Alors j'éclate pour le plus grand plaisir des clients attablés au bar du coin. Deux regrets :- le premier est de ne pas avoir tutoyé ce sale bourge comme si je respectais son fric à hauteur de son 4x4 ;
- le deuxième est d'avoir systématiquement une décharge d'adrénaline dans ce type de situation comme si je n'étais pas dans mon bon droit.
mercredi 29 juin 2011
Quelques brèves cyclistes
10h : récupération de mon vélo de randonnée
Je suis allé récupérer ma randonneuse chez le vélociste Dominique Cucheval à Auby. C'est l'occasion rare de tester les transports publics du Douaisis. 29 minutes pour me rendre de mon domicile rue Hyacinthe Corne à Douai chez Cucheval au 47, rue Léon Gambetta à Auby en utilisant la ligne 4 du réseau Eveole dont 19 minutes à pied pour rejoindre l'arrêt Ecole des Mines. On notera que le site du SMTD n'est pas très convivial et très intuitif dans la recherche d'un itinéraire. Croyant que l'arrêt école des mines était le terminus de la ligne 1 du "tramway", je me suis d'abord rendu devant le lycée Edmond Labbé pour découvrir qu'en fait cet arrêt se trouvait rue d'Esquerchin. Malgré le détour effectué, le trajet à pied était conforme au temps indiqué par Google (18 minutes) pour 1,4 km car je marche relativement vite.Des transports publics sûrs ?
Nous étions 9 personnes à monter à bord à l'arrêt Ecole des Mines. Le fait que le conducteur du bus, l'oreillette vissée sur l'oreille, n'ait cessé de dialoguer avec l'un de ses collègues pendant toute la durée du trajet, m'a quelque peu troublé au moment où le gouvernement insiste sur les risques du téléphone au volant même avec un kit mains libres.
Vélocistes et supermarchés du sport
En entrant chez Cucheval, je suis étonné de la nuée de vélos à réparer, qui envahit le moindre recoin et même, peut-être, l'espace privatif. Je m'en étonne auprès de Cucheval. Celui-ci me répond que plus personne ne veut réparer les vélos. Voyant un magnifique VTT Décathlon tout suspendu avec avec freins hydrauliques, je lui pose la question "même Décathlon ?". Celui-ci me répond alors : "surtout Décathlon". J'apprends que le VTT mentionné serait encore sous garantie, aurait très peu servi mais a un problème de freinage que Décathlon ne voudrait pas résoudre dans le cadre de la garantie. Les freins hydrauliques n'auraient pas été purgés. Ce défaut de purge en coûtera 80 € à son propriétaire qui a voulu faire des économies à l'achat du vélo.15h : Douai, rue du Canteleu
Un camion est garé sur l'un des rares endroits de la piste cyclable (double sens cyclable) de la rue du Canteleu, warnings clignotants, semblant indiquer un arrêt bref. Le temps de sortir l'appareil photo de mon sac à dos, de chercher une étiquette du gracq autocollante (ceci n'est pas une place de parking), de la coller sur le pare-brise, de prendre une nouvelle photo, plus de cinq minutes se sont probablement écoulées. Mais le chauffeur n'était toujours pas revenu !

Douai, rue du Canteleu, mercredi 29 juin 2011 vers 15h 16 h : boulevard des Alliés et contrôle de gendarmerie
Contrôle de gendarmerie sur le Boulevard des Alliés à Sin le Noble. Devinez donc à quel endroit les gendarmes invitent les automobilistes à se garer le temps du contrôle. Sur la piste cyclable à l'ouest du Pont de Sin ! ça pédale dans la choucroute !20 h : rue de cambrai et feux rouges
lundi 27 juin 2011
EPR de Flamanville :
Bouygues préfère le ferrailleur polonais au soudeur sénégalais
© photo Kenzo Tribouillard AFPmorts pour le nucléaire
L'article du quotidien "Le Monde" "EPR de Flamanville : Bouygues rompt un contrat avec un sous-traitant" publié le 27/06/2011 avec l'AFP sur le site LEMONDE.FR nous apprend que trois accidents mortels du travail se sont produits sur le chantier depuis le début de l'année. Le 24 janvier 2011, un jeune homme de 37 ans qui travaillait comme intérimaire sur le chantier depuis deux ans (1) pour la société normande Normetal, a fait une chute mortelle de plus de 10 mètres. Cet accident du travail mortel a entraîné l'ouverture à Cherbourg d'une enquête en flagrance Le 11 juin 2011, un salarié de 32 ans de la société Endel, filiale de GdF-Suez, était lui aussi victime d'une chute mortelle de plus de 10 mètres. Lors de la semaine du 20 au 26 juin 2011, un ouvrier qualifié d'Areva est mort d'un accident de la route en quittant le chantier.
EPR et bateaux poubelle : même fonctionnement ?
Selon ce même article, Bouygues a rompu son contrat avec Atlanco, une société dont le siège social est à Chypre et qui employait au black des immigrés polonais. 1 : complément d'information sur l'article publié dans le quotidien "La Manche Libre".jeudi 23 juin 2011
Mac Vernier et JackDo
On peut lire en effet la présentation de cette action sur le site de GL events, entreprise de conseil :Le magazine municipal n°110 de juillet/août 2010 est arrivé dans ma boîte aux lettres. Que vois-je avec horreur en page de couverture dans la rubrique vie sportive ?
"les petits jeux McDo" le jeudi 21 juillet
Le titre de page de garde ainsi que l'article sont illustrés par des enfants circulant à vélo. On peut lire également qu'il y aura un atelier McDo "bouger, c'est gagné" repris de la campagne officielle "Bouger pour sa santé".
Bouger pour sa santé mais pas bouffer pour crever !
Le site http://www.lespetitsjeuxmcdo.fr/ de cette première campagne de l'un des spécialistes de la malbouffe nous apprend qu'une soixantaine de ville accueilleront ce "village olympique" qui se déplacera à travers la France du 30 avril au 30 juillet 2011. C'est sans surprise qu'on découvre que cette action de greenwashing ou d'écoblanchiment de McDo est soutenue par le CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français). En effet, toute personne un peu curieuse a déjà entendu parler de la prévarication qui règne dans les comités olympiques tant nationaux qu'internationaux. La Région Nord-Pas de Calais fait partie du podium des régions qui ont succombé au partenariat public-privé puisque pas moins de 9 villes accueillent cette opération, juste après la région PACA (11 villes) mais avant la région Rhône-Alpes (8 villes). Ces 9 villes de la région NPdC sont Arras, Boulogne/mer, Calais, Carvin, Douai, Hazebrouck, Hénin-Beaumont, Longuenesse et Merlimont. On ne s'étonne pas que les villes "de droite" (Arras, Calais, Douai, Merlimont) fassent de la publicité gratuite pour une multinationale (22,7 milliards US$ en 2008 (1), soit pratiquement 16 milliards € dont 3,3 milliards € en France (2) soit 53 €/an/français !). On est cependant surpris de constater que les cinq autres villes socialistes aient accepté de jouer le jeu de Mc Donald's même s'il est vrai que le PS du Pas de Calais est un PS vieillissant et bouffi qui a perdu son âme et qui fait l'objet de scandales à répétition (cf affaire Dalongeville à Hénin-Beaumont). La métropole lilloise qui a probablement décliné l'offre de participation à cette promotion, sauve heureusement l'honneur du département du Nord. Car le but de Mc Donald's est clair : profiter de la suppression des publicités pour le tabac et l'alcool dans les enceintes sportives pour s'engouffrer dans ce créneau laissé vacant en profitant d'un vide juridique.
"Dans le cadre de ses partenariats, McDonald's met en place des rendez-vous lui permettant de créer un lien affectif avec les familles et les enfants. C'est dans cette optique que la marque a fait appel à l'agence Alice Événements, groupe GL events, pour concevoir et organiser cet événement.
Dans le cadre d'une tournée olympique destinée aux enfants, l'enjeu est multiple : introduire la marque dans l'univers de nouveaux sports, lui donner une légitimité, etc…"Espace public à vendre
On savait déjà que la construction du nouveau Centre Hospitalier de Dechy relève d'un partenariat public-privé (PPP).1 : conversion US$/€ avec le taux de change au 25/06/2011
Sources
mercredi 22 juin 2011
France, les automobilistes indignés ?
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week-end de Pentecôte des 11,12 et 13 juin
Piège à cyclistes

Douai, rue des écoles, photo prise le lundi 13 juin 2011Petite anecdote : quand j'ai évoqué le problème avec l'un des travailleurs du chantier en indiquant que ces plaques mal jointes constituaient un piège pour les cyclistes et pour les piétons mal voyants, celui-ci m'a pratiquement rigolé au nez en affirmant qu'il y avait peu de chance qu'un cycliste se paie le trou. C'est ignorer que cette portion de rue est souvent embouteillée aux heures d'entrée et de sortie d'école et qu'un cycliste coincé entre deux automobilistes peut être obnubilé par les voitures et non la chaussée. La catastrophe de Fukushima n'aurait non plus jamais du se produire !

Douai, rue des écoles, photo prise le lundi 13 juin 2011 samedi 11 juin 2011
DSK versus FUKUSHIMA
Dans sa chronique sur France Culture du mercredi 09 juin 2011 à 7h56 (1), Philippe Meyer évoquait le contraste entre le battage médiatique autour de l'affaire DSK et le lourd silence qui entoure la catastrophe de Fukushima.
Philippe Meyer faisait un éloge de l'économiste suisse Laurent Horvath qui suit quasiment au jour le jour, le déroulement de la catastrophe de Fukushima sur le site http://www.2000watts.org/ (2). Notons que cette chronique quasi-quotidienne est relayée dans la presse suisse par le quotidien "Le Temps" dans la rubrique "Fukushima, un suivi au quotidien"
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mercredi 8 juin 2011
"Une histoire du vélo utile"
c'était le thème de l'émission
"La marche de l'histoire"
animée par Jean Lebrun avec, comme invitée Catherine Bertho Lavenir, Professeur d'histoire culturelle à l’Université Sorbonne Nouvelle Une gageure de parlet de 200 ans d'histoire à partir de la draisienne en à peine 30 minutes mais une émission cependant sympathique à réécouter et, si plus d'affinités, à podcaster. Le site de l'émission : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/la-marche-de-l-histoire/Il faut sortir du concombre
Depuis la chute du mur de Berlin, nos voisins d'outre-Rhin n'ont jamais occupé les journaux télévisés comme ce lundi 30 mai. Ils sont présents dans la moitié des sujets, au risque de nous embrouiller. « Dans l'actualité ce soir, la crise sanitaire du concombre prend encore de l'ampleur en Allemagne », annonce David Pujadas. Résultat, « l'Allemagne dit non au concombre », selon Laurence Ferrari. Sur France 2, le présentateur philosophe. « Plus que jamais, le monde est un village. Il n'y avait pas eu d'effet Tchernobyl, il y a bien un effet Fukushima. L'Allemagne devient la première grande puissance industrielle à tourner le dos au concombre. » Laurence Ferrari insiste. «Arrêter le concombre d'ici 2022, c'est un virage radical. » «A 180 degrés », complète France 2. David Pujadas y va au canon. « Cette décision sonne comme un coup de semonce dans le monde du concombre et pour l'économie en général. Ya-t-il une raison politique à ce revirement ? » Sur i>Télé, Anne Lauvergeon, présidente d'Areva (numéro 1 mondial du concombre), lui répond : c'est « une décision politique ». Arnaud Boutet, correspondant de TF1 en Allemagne, développe. «Après un week-end où les opposants au concombre ont défilé dans toutes les grandes villes allemandes, la coalition gouvernementale a cédé à la pression de la rue. » Même pression sur France 2. « L'Allemagne décide de tirer un trait sur le concombre. La pression populaire était trop forte et Angela Merkel, qui voulait il y a six mois encore prolonger la durée de vie des concombres, a du faire volte-face. » Survient l'allocution officielle de la chancelière. « La Commission a démontré que notre système doit et peut changer », traduit TF1, sans préciser s'il s'agit de la Commission d'éthique des cucurbitacées ou de la Commission sanitaire des bactéries intestinales. Puis déboule l'inévitable micro-trottoir. «Autrefois, je soutenais le concombre. Mais j'ai changé. J'ai des enfants et je suis pour l'arrêt », dit l'une. « Ça va nous revenir très cher, ce n'est pas une bonne idée », dit l'autre. France 2 estime en effet que « l'abandon du concombre va coûter près de 4 milliards d'euros par an aux Allemands ». Quand ils n'auront plus un radis, ils regretteront leur décision. En attendant, une question préoccupe l'ensemble des rédactions. David Pujadas : « Le choix allemand peut-il relancer le débat en France ? » Pas pour François Fillon, Premier Ministre du gouvernement français). « Ce n'est pas le choix que nous faisons. Nous pensons que le concombre est une solution d'avenir », déclare-t-il sur toutes les chaînes. i>Télé tend un micro à une autre grosse légume, Alain Juppé, (Ministre des affaires étrangères du gouvernement français) . « Vous savez que nous avons beaucoup de mal à vendre nos modèles de concombres de nouvelle génération. Pourquoi ? Parce qu'ils ont un degré maximum de sûreté qui les rend plus chers que les autres. » Et toutes les chaînes de souligner que « la décision de l'Allemagne est une aubaine pour les anticoncombres français »... Arrêtez vos salades ! semble protester Gilles Leblanc, professeur à l'Ecole des mines, invité de Soir3. Selon lui, l'Allemagne, qui détient déjà une avance technologique et industrielle dans le domaine des légumes alternatifs, possédera bientôt la même avance dans celui du démantèlement des concombres. Et la France sera dans les choux.
centrale nucléaire de Gravelines (Nord de la France), © photo de Douchet Quentin sur WikipediaLa chronique télé de Samuel Gontier in Télérama n°3204 du 8 juin 2011
lundi 6 juin 2011
Maudits rond-points
vendredi 3 juin 2011
Vélib' : succès ou échec ?
jeudi 2 juin 2011
Jour de l'ascension : les vélos à l'assaut de l'hôtel de ville ?

photo prise rue de la Mairie à Douai le jeudi 02 juin 2011 vers 20h30mercredi 1° juin 2011
Fukuchimères
Article "Fukuchimères" écrit par Thierry Salomon, Président de l'association
en page 12 in La Maison Ecologique N°63 • JUIN-JUILLET 2011 L'auteur récapitule d'abord troix catastrophes humaines majeures de ces 25 dernières années :- Catastrophe de Tchernobyl en Ukraine, le 26avril 1986à 1 h 24 min
- Deep Water Horizon au large du Golfe du Mexique, le 20 avril 2010 vers 22 heures
- Fukushima Daiichi au nord-est du Japon, le 11 mars 2011 vers 16 heures
"Tchernobyl, Deep Horizon, Fukushima. Trois créatures technologiques qui soudain échappent à leurs créateurs, trois noms de modernes chimères. Oui, toutes trois sont semblables à la Chimère des mythes anciens, fille du dieu Typhon, ouragan destructeur, et de la monstrueuse Échidna, visage séduisant mais corps de serpent. Des chimères, qui comme dans la mythologie, crachent le feu et dévorent les humains. Trois noms de catastrophes différentes mais pourtant semblables : à la base, des erreurs humaines de conception et d'exploitation, puis des fuites aussi insidieuses qu'invisibles, des conséquences ensuite sur des décennies, des impacts sur des milliers de kilomètres carrés, des dégâts par milliards de dollars et surtout des drames humains que nul argent ne réparera. Et, à chaque fois, cette effarante croyance de l'humain toujours persuadé de tout maîtriser. Tchernobyl, Deep Water Horizon, Fukushima. Trois noms qui resteront comme le symbole de nos vanités, de nos Fukuchimères." P.S.mardi 31 mai 2011
Fukushima : des mômes privés d'enfance
« Combien de temps faut-il pour savoir
Dans la ville de Fukushima, le degré d'inquiétude des parents se devine à la manière dont ils habillent leurs enfants. Ceux qui viennent des familles angoissées par la radioactivité marchent vers l'école la tête protégée par une casquette, nez et bouche masqués, le corps couvert par des tissus imperméables lavés tous les soirs. Les autres vont tête et bras nus. «Parfois, ceux qui prennent des précautions veulent faire comme leurs camarades », explique Miyuki Sato […].
si on a un cancer de la thyroïde?»
Naotoki Hatsuzana, ll ansDes normes à géométrie variable
Le 20 avril 2011, il a été décidé que le seuil de radioactivité acceptable était fixé à 20 millisieverts annuels [....] dans les zones contaminées […] . Ce seuil, en dessous duquel aucune évacuation n'est considérée comme nécessaire, est vingt fois supérieur à la norme habituellement admise. Il coïncide aussi avec celui toléré pour les travailleurs du secteur nucléaire.
[….] Une partie de la population de Fukushima, ville-préfecture connue pour la placidité de ses 300000 habitants, s'est mise à bouillir à cause des deux calamités que lui a envoyées la centrale. Ce nom en commun d'abord qui vaudra à la cité de rester associée à la catastrophe nucléaire alors qu'elle se situe à plus de 60 km des réacteurs de Fukushima Daiichi. Ces nappes de particules radioactives ensuite, qui obligent les quartiers du nord et de l'est de la ville-et leurs écoles-à vivre pour des mois près du seuil des 20 millisieverts.
« Le gouvernement a changé la norme parce qu'il ne veut pas payer notre évacuation », dénonce Kanako Nishikata, mère de deux enfants qui s'apprête de sa propre initiative à déménager. « Nos fils et nos filles ne peuvent plus s'aérer dans les parcs. A l'école, ils passent les journées dans les classes fenêtres fermées, et ne sortent même plus pour les récréations», explique son amie Miyuki Sato. « On nous dit que ce n 'est pas dangereux pour pouvoir les traiter comme des cobayes. Comme personne ne connaît les effets d'une longue exposition à une faible radioactivité, on mène l'expérience sur nos enfants », s'emporte Tomoko Hatsuzana qui, en deux mois, a lu tout ce qui s'écrit sur le sujet.
Les trois femmes ont mis leur indignation en commun au sein du Réseau de Fukushima pour sauver les enfants des radiations mis en place par Seiichi Nakate, un travailleur social qui se revendique militant antinucléaire. Avec tous les moyens modernes de la mobilisation - SMS, Twitter, Facebook -, celui-ci est parvenu à donner forme à un mouvement inédit au Japon [….]. Le réseau a déposé du sable irradié des cours de récréation au bureau des affaires scolaires de la mairie de Fukushima. Il est allé manifester jusqu'à Tokyo.
Dans les réunions publiques, il interpelle sans répit Shunishi Yamashita, un spécialiste de l'université de Nagasaki venu conseiller la préfecture. Celui-ci répète inlassablement que le seuil des 20 millisieverts n'est pas dangereux et qu'il faut se résigner à cette décision. «Je suis devenu l'ennemi public de Fukushima, soupire-t-il dans son bureau à la préfecture. Pourtant, au début, cela se passait mieux. Je suis arrivé mi-mars dans une ville terrifiée, où on pouvait expliquer ce qui était risqué et ce qui ne l'était pas. Et puis les mouvements antinucléaires s'en sont mêlés, les rumeurs ont circulé sur internet. […..] De fait tournent en ligne les bruits les plus affolants notamment sur les contrôles des aliments qui seraient truqués pour ne pas paniquer les populations.
Le soir, après avoir remis une lettre de sa main en forme d'appel au secours à la France, Tomoko Hatsuzana invite à partager chez elle la nourriture « détox » comme elle dit, soigneusement choisie pour éviter toute contamination. A table, Naotoki, son fils de 11 ans, profite de la présence de visiteurs pour poser la question qui le taraude : «Combien de temps faut-il pour savoir si on a un cancer de la thyroïde ? » La terreur de l'enfant est décuplée par l'angoisse de sa mère.
On tente de le rassurer par une série d'arguments qui s'attirent une cinglante contre-offensive maternelle. « Vous aimeriez, vous, que vos enfants soient exposés à 20 millisieverts par an ? » Non. A fortiori dans une ville qui a réagi aussi lentement que celle de Fukushima. Dans les écoles les plus exposées, les travaux de décontamination commencent seulement, deux mois après la rentrée de classes qui a lieu début avril. Les premiers centimètres du sable des cours de récréation, pollués au césium 137(1), vont être raclés puis enterrés dans des fosses creusées à côté de ces terrains. Interpellée sur ce délai si long, la municipalité a répondu qu'elle avait eu besoin de faire des études pour trouver la meilleure solution.
Pas mieux préparée à cette situation, la ville voisine de Koriyama a, elle, agi plus vite, mais dans la plus totale improvisation. Les écoles s'y retrouvent aujourd'hui avec des monticules de sables radioactifs, soigneusement bâchés, au beau milieu de leurs cours de recréation. Personne ne sait où les évacuer. Le gouvernement a annoncé, vendredi 27mai, qu'il paierait tous les travaux nécessaires à la décontamination. Et, pour déminer la contestation, il a accordé une victoire symbolique aux parents : les seuils acceptables pour les enfants seront ramenés à un millisievert annuel «dès que possible», a affirmé le ministre de l'éducation. [...]quasi-totalité de l'article de Jérôme Fenoglio "A Fukushima, l'air du soupçon"
1 : le césium 137 a une période de demi-vie de 30 ans, c'est à dire qu'il perd la moitié de sa radioactivité au bout de 30 ans. On estime que la plupart des produits radioactifs sont inoffensifs au bout de 10 périodes (ils n'ont plus alors que le millième de la radioactivité initiale), c'est à dire au bout de 300 ans !
paru dans le quotidien "Le Monde" daté du 31 mai 2011Complément
http://www.hisashimurayama.com/slideshow3.html : un port-folio plein de tendresse et de pudeur sur une zone condamnée pour des centaines d'années dans le meilleur des cas. Des portraits de nature mais aussi de personnes qui, pour certaines, ont leurs ancêtres qui ont vécu dans cet endroit depuis des centaines d'années malgré les tremblements de terre et les tsunami !lundi 30 mai 2011
Allemagne : union nationale pour la sortie du nucléaire,
Les radios publiques hexagonales répétaient l'info de l'article publié par le journal allemand "DER SPIEGEL" : "Schwarz-Gelb beschliesst Atomausstieg 2021" (la coalition jaune-noire a décidé de sortir du nucléaire d'ici 2021". Rappelons que la coalition rouge-verte qui était arrivée au pouvoir en 2000, avait décidé l'abandon progressif du nucléaire. En septembre 2010, L'an dernier, la coalition CDU-CSU-FDP au pouvoir à Berlin avait décidé d'étendre la durée de vie du parc nucléaire vieillissant au-delà des dates de fermeture prévues. Las (pour AREVA et consorts), la catastrophe de FUKUSHIMA a eu raison de cette volonté de prolongation. Ce sont donc les 17 réacteurs nucléaires allemands encore en service d'une capacité totale de 21 GW qui sont condamnés. D'ores et déjà, 8,5 GW nucléaires constitués des 7 plus vieux réacteurs (durée d'activité de 33 à 37 ans) et du réacteur nucléaire de Krümmel (durée d'activité de 28 ans) victime de pannes à répétition, seront définitivement arrêtés d'ici la fin de l'année 2011. Tous les autres réacteurs nucléaires seront arrêtés d'ici 2021 avec une prolongation à 2022 pour le réacteur Neckarwestheim 2 mis en activité en 1989 (il aura alors 33 ans d'activité).
les irréductibles gaulois cernés par des pays antinucléaires !
Selon certains pays ont inscrit dans leur loi nationale le non-recours au nucléairee : ce sont le Danemark, la Grèce, l'Irlande et la Norvège.
L'Autriche s'est prononcée par référendum pour une sortie définitive du nucléaire.
La Belgique possède 7 réacteurs nucléaires en activité d'une capacité totale de 5,9 GW répartis sur les centrales de Doel et Tihange. La Belgique s'est prononcée pour une sortie progressive du nucléaire.
L'Espagne possède 8 réacteurs nucléaires en activité d'une capacité totale de 7,45 GW. Ces 8 réacteurs en activité sont répartis sur les centrales d'Almaraz, d'Asco, de Cofrentes, de Santa Maria de Garona, de Trillo et de Vandelos. En 1984, l'Espagne a adopté un moratoire sur la construction de nouvelles centrales nucléaires.
Deux articlesdimanche 29 mai 2011
Vilaines Eoliennes ?
Alors que nous roulions sur la D 601 à hauteur de Grande Synthe (21 000 habitants en 2008), ma belle-mère qui a gardé son côté vilaine gamine, n'a pas pu s'empêcher d'indiquer qu'elle trouvait que les 5 éoliennes de Mardyck d'une capacité totale de 12 MW n'étaient pas belles. Je dédie donc cette série de photos de la forêt pylônes (HT, THT) prises à deux pas de la polyclinique de Grande Synthe à Marie-Claude. Remarquons que, contrairement aux éoliennes de Mardyck qui sont hors de vue du village de Grande Synthe protégé dans son écrin de verdure, ce n'est par contre pas le cas des pylônes électriques.Pierre Kokoszynski
photos prises à Grande Synthe à l'est de la D 601


photo de la zone commerciale de Grande Synthe prise du sudChamp éolien de Mardyck
Le champ éolien de Mardyck fait partie de l'expérimentation sans suite de Total dans l'éolien. Ce parc éolien inauguré le 14 novembre 2003 est constitué d'une éolienne GEWind de 3 MW, de deux éoliennes Nordex de 2,5 MW de deux éoliennes Vestas de 2 MW. Selon l'article "Le test grandeur nature de Total, la ferme éolienne de Mardyck" publié le 10/11/2009 sur le site internet, ce parc éolien de 12 MW aurait fourni 29,5 GWh (facteur de charge de 28,0%) en 2008 contre une moyenne annuelle de 24,7 GWh de 2005 à 2007 (facteur de charge de 23,5%). Le facteur de charge annuel moyen est donc de 24,6% au cours de 2005 à 2008, soit un excellent facteur de charge à priori supérieur à la moyenne nationale. Cependant, la France ayant décidé de torpiller l'énergie éolienne, les éoliennes sont proscrites sur la quasi-totalité du littoral de la région NPdC dans le schéma régional éolien.
Selon le site http://www.suivi-eolien.com/, le département du Nord ne posséderait que de 22 MW de capacité éolienne fin mai 2011, le deuxième champ éolien étant celui du Quesnoy d'une capacité de 10 MW (5 éoliennes Repower de 2MW) qui est la propriété d'EdF (greenwashing ?).samedi 28 mai 2011
J. Avenel l'a rêvé, Le Cateau Cambrésis l'a fait
Offices de Tourisme et location de vélos
Depuis la création de Droit d'Vélo Douaisis en 1996, Jackie Avenel, premier Président de l'association, réclame avec insistance et persistance-jusqu'à maintenant en vain-, la possibilité de louer des vélos à l'OT de Douai. A l'occasion de la fête européenne du vélo, l'article "L'office de tourisme loue des vélos, pour découvrir Le Cateau autrement" publié par le quotidien "La Voix du Nord" sous la plume de Marlène Vitel, évoque de façon critique, la location depuis octobre 2010 de deux vélos munis de 6 vitesses par l'OT du Cateau-Cambrésis devant le Musée Matisse pour une journée ou une demi-journée.Repères
Le Cateau Cambrésis : environ 7100 habitants en 2008 ;
Musée Matisse ouvert tous les jours de 10h à 18h ; fermé le mardi, le 1er novembre, le 1er janvier et le 25 décembre ;-
mercredi 25 mai 2011
La Suisse sans nucléaire !
La Suisse fermera progressivement ses centrales nucléaires d'ici à 2034
Le gouvernement suisse a annoncé mercredi 25 mai 2011 l'abandon progressif du nucléaire d'ici à 2034. Cette décision a déjà été saluée par l'Autriche. Mercredi à Berne, à l'issue d'une réunion à huis clos, les sept membres du Conseil Fédéral (gouvernement) ont tranché en faveur d'une « nouvelle stratégie énergétique » qui prévoit le non-remplacement des cinq centrales nucléaires du pays d'une capacité totale de 3,22 GW, à la fin de leur période d'exploitation, évaluée à environ 50 ans. Le réacteur de Beznau-I (canton d'Argovie) mis en service en 1969, devrait être découplé du réseau en 2019. Puis viendra la fermeture de Beznau-II et de Mühleberg (canton de Berne) en 2022, celle de Gösgen (canton de Soleure) en 2029 et de Leibstadt (canton d'Argovie) en 2034. Deux autres options étaient en balance : le maintien des installations avec un éventuel remplacement des réacteurs les plus anciens ou l'abandon anticipé de l'énergie atomique. La ministre de l'énergie s'est félicité d'avoir choisi « ce qui est bon pour l'avenir du pays » Environ 56% de la production électrique en Suisse provient des barrages hydroélectriques, 39% de l'atome et 5% de centrales thermiques conventionnelles et autres installations.Scénario de sortie du nucléaire
Pour sortir du nucléaire, le gouvernement table sur des économies d'énergie, le développement massif de la force hydraulique et des énergies renouvelables, sur la construction de centrales à gaz et le maintien des importations d'électricité.Coût de sortie du nucléaire
Les coûts de cette réorientation pourraient représenter de 0,4% à 0,7% du PIB par an, soit 2,2 à 3,8 milliards de francs suisses (3 milliards d'euros) avec une possible hausse de 10% à 15% du prix du courant. Le Conseil Fédéral estime avoir choisi la bonne stratégie étant donné l'« augmentation prévisible du prix de revient du courant nucléaire » qui, à long terme, devrait faire perdre à l'énergie atomique ses avantages concurrentiels par rapport aux énergies renouvelables. Le dossier a été transmis au parlement qui devra confirmer ces orientations.Le débat fait rage
La droite centriste salue « une décision courageuse » qualifié par EconomieSuisse, la Fédération des entreprises suisses et l'UDC (droite populiste) d’ « irresponsable » et mettant en danger l'approvisionnement énergétique du pays. Les verts et les socialistes auraient souhaité une sortie du nucléaire plus rapide. Trois jours après le séisme de Fukushima, l'IFSN (Inspection Fédérale de la Sûreté Nucléaire) était chargée de tirer les leçons de Fukushima. Les experts ont relevé des points faibles en particulier dans les centrales de Beznau et Mühleberg, où les piscines de stockage des combustibles sont jugées « insuffisamment » protégées contre les séismes et les inondations, sans que cela représente un « danger immédiat ».Quasi-totalité de l'article d'Agathe Duparc in le quotidien «Le Monde» du 27/05/2011
Une brève écrite en collaboration avec l'AFP, est en libre accès sur le site LeMonde.fr daté du 25/05/2011 samedi 21 mai 2011
Qualité de l'air : la France condamnée par l'UE :Fatalit'air ?
La Commission européenne a décidé, jeudi 19 mai, de poursuivre la France devant la Cour européenne de justice pour non-respect des règles communautaires sur la qualité de l'air. En cause : la pollution aux microparticules, qui peut provoquer de l'asthme, des troubles cardio-vasculaires, des cancers du poumon, et serait à l'origine de plus de 40 000 décès prématurés chaque année dans l'Hexagone. Cette assignation était attendue.Paris [...] avait reçu, en juin 2010, un avertissement de Bruxelles. [...]« La France n 'a pas pris à ce jour de mesures efficaces pour remédier au problème», souligne la Commission. Le «plan particules» présenté par le gouvernement en juillet 2010 n'a donc pas convaincu.
La France pourra-t-elle inverser rapidement la tendance et échapper à de lourdes amendes ? Pas sûr, souligne Joëlle Colosio [...]. Quelle est la particularité de la pollution aux particules fines ?
[…..] Pour les microparticules, [….],le problème, c'est que ce n'est pas un simple gaz, avec une source fixe, comme des cheminées d'usine, sur lesquelles il suffirait d'installer un dispositif.
Les particules fines sont un aérosol qui se décompose et se recombine au gré des déplacements de masses d'air, selon les conditions météorologiques. Ony trouve aussi bien des résidus de pollen que du sable du Sahara ou des bactéries. Elles peuvent être émises par letransport.l'industrie, l'agriculture, avoir été produites sur place ou venir de loin... Il n'y a pas de solution simple contre les microparticules. Il faut engager une multitude d'actions locales, régionales, nationales.
La pollution automobile n'est-elle pas un facteur majeur ?
En ville, un tiers des microparticules est généré par les transports, jusqu'à 70% près des grands axes. Les filtres à particules ont été déployés à partir de 2005, mais le parc automobile se renouvelle lentement, cela va prendre quinze à vingt ans. Il reste 6 à 8 millions de véhicules âgés de plus de vingt ans en circulation! Il faut aussi travailler sur une mobilité qui ne repose pas uniquement sur la voiture, mais cela suppose des infrastructures longues à développer.
Le plan particules évoque des pistes comme l'interdiction de brûler les déchets végétaux... N'est-ce pas agir à la marge ?
Non, le brûlage de déchets verts est une vraie source d'émission par les particuliers. On travaille aussi, grâce à un crédit d'impôt, au renouvellement des appareils de chauffage au bois : les cheminées à foyer ouvert rejettent beaucoup de particules fines. Dans une ville comme Grenoble, cela peut représenter de 30 % à 40 % des émissions. D'autres mesures concernent l'agriculture, avec la proposition d'utiliser pour l'épandage des outils qui plaquent les particules au sol ou de couvrir les fosses à lisier, mais sans obligation. Finalement, qu'est-ce qui peut agir rapidement?
La piste principale, c'est la création de zones d'action prioritaire pour l'air (ZAPA), dans lesquelles des agglomérations vont pouvoir interdire, à partir de 2012, l'accès aux véhicules les plus polluants. Dans les 180 zones de ce type qui existent déjà dans huit pays européens, on a constaté des baisses de la concentration moyenne en microparticules allant jusqu'à 12 %. C'est compliqué à mettre en oeuvre, mais cela donne de vrais résultats à court terme.
interview par Grégoire Allix de Joëlle Colosio, Joëlle Colosio, chef du service qualité de l'air à l'ADEME
article "Pollution de l'air : il n'y a pas de solution simple" publié dans le quotidien "Le Monde" du 21/05/2011. Cet article est ici reproduit dans sa quasi-totalité.Pour aller plus loin
On pourra lire le communiqué de presse IP/11/596 de l'UE publié le 19 mai 2011 intitulé :
"Environnement: la Commission assigne la France devant la Cour de justice pour manquement aux règles de l'UE en matière de qualité de l'air"
On y apprend que : "Depuis l'entrée en vigueur de la législation, en 2005, les valeurs limites applicables aux PM10 ne sont pas respectées dans 16 zones de qualité de l'air en France. Les zones concernées sont Marseille, Toulon, Avignon, Paris, Valenciennes, Dunkerque, Lille, le territoire du Nord Pas-de-Calais, Grenoble, Montbéliard/Belfort, Lyon, le reste de la région Rhône-Alpes, la zone côtière urbanisée des Alpes-Maritimes, Bordeaux, la Réunion et Strasbourg. La France a certes demandé une prolongation de délai pour la réalisation des objectifs, mais la Commission estime que les conditions ne sont réunies que pour Strasbourg."vendredi 20 mai 2011
La Voix du Nord serait-elle écologiquement réactionnaire ?
On pouvait lire dans l'édition de Douai d'aujourd'hui de ce quotidien régional, rubrique Bonjour, le billet d'humeur suivant :
BONJOUR ? Sémantiquement correct
"Lui aussi doit s'inventer, s'adapter aux nouvelles réalités : le langage fait parfois fausse route de prime abord. Vous faites du vélo, de la marche ? Madame, monsieur, sachez que vous ne vous déplacez pas (plus) de manière « douce », mais au contraire « active ». C'est nouveau. Moins gnangnan. Et ne dites pas que vous empruntez un contre-sens cyclable, l'orthodoxie langagière veut qu'on parle aujourd'hui de double-sens pour vélo. Moins connoté « infraction » aux yeux de la police. Ces ajustements racontent assez bien l'époque, susceptible à souhait, où rien n'est plus urgent que de ne point froisser qui que ce soit. Parfois, on ferait bien la peau au sémantiquement correct, m*** alors !"F.B.I.
J'imagine bien, au vu des initiales choisies par ce journaliste (Fabien Bidaud ?) , une taupe infiltrée dans le journal par l'Automobile Club (*). Ce journaliste se présente comme un Don Quichotte défendant le conducteur sobre conduisant avec, dans une main, son téléphone portable et, dans l'autre, une cigarette qui peste contre ces anarchistes de cyclistes qui ne respectent pas le code de la route et ces ignobles piétons ne traversant pas sur les passages qui leur sont dédiés. Je plains sincèrement ce journaliste frustré qui, faute de pouvoir s'attaquer au politiquement correct (mais peut-être est-ce salutaire ?), en est réduit à s'attaquer aux modes actifs qui ne polluent ni ne tuent.Pierre KOKOSZYNSKI
* : on pourra lire à ce sujet l'argumentaire grossier et grotesque selon moi, présenté par l'Automobile Club face à la mise en zone 30 de la ville de Strasbourg.samedi 14 mai 2011
Inconscience
Aperçu aujourd'hui dans la rue Saint Vaast, un cycliste dont le fils entourait le cou de son père par les bras, le père retenant d'une main son fils par le derrière et par derrière et roulant de l'autre. Une situation potentiellement grave en cas d'incident de la circulation.Pierre KOKOSZYNSKI
mercredi 11 mai 2011
Le cycliste invisible, épisode n°100
Un cycliste a été percuté par un véhicule rue d'Esquerchin. « C'est déjà la troisième fois et ça arrivera encore. » Les riverains ne sont pas étonnés par l'accident qui s'est produit ce mercredi 11 mai à l'angle de la rue d'Esquerchin et de la rue des Vierges à Douai. La rue d'Esquerchin est à sens unique. Les cyclistes y circulent à contresens sur une voie réservée. Ce mercredi donc vers 10hl5, une voiture a percuté un cycliste alors même qu'elle tournait à gauche pour s'engager dans la rue des Vierges. Une seconde d'inattention de l'automobiliste ou du cycliste et l'accident est inévitable. Le choc a été violent au vu des dégâts sur l'automobile : phare et pare-brise brisés. Heureusement, le cycliste s'en tire avec des blessures légères. Il a été transporté par les pompiers de Douai au centre hospitalier de Douai.Article de Bruno Place in l'Observateur du Douaisis du 12/05/2011
Quelques commentaires
L'article semble renvoyer dos à dos le cycliste et l'automobiliste. Or, ici, dans cette situation comme dans les précédentes, l'erreur incombe sans conteste à l'automboliste.- la rue est en zone 30. Cette vitesse, si elle était respectée, aurait du permettre à l'automobiliste de pouvoir s'arrêter pile avant la collision.
- Un usager qui tourne à gauche (ici l'automobiliste) doit laisser la priorité à celui qui va tout droit quel que soit son mode de déplacement, y compris les cyclistes. Ici, cette règle n'a pas été respectée.
- Le double-sens cyclable de la rue d'Esquerchin existe depuis plus de 5 ans. De plus, ce double-sens cyclable est fortement fréquenté car il est sur l'itinéraire des étudiants de l'Ecole des Mines entre la résidence rue du Kiosque et l'établissement scolaire rue Charles Bourseul.
On peut concevoir que, lors de sa création, certains automobilistes aient pu être surpris par des cyclistes à contre-sens. Cette excuse n'est ici pas qacceptable étant donné la fréquentation et l'âge de ce double-sens cyclable. Il reste donc à supposer que cet(te) automobiliste a un cerveau reptilien de dinosaure ou méprise profondément les cyclistes en estimant que son tas de tôle le (la) protègera d'une collision avec un cycliste.
Afficher Douai_ruedesquerchin_est sur une carte plus grande
samedi 7 mai 2011
Douai, Place des vélos perdus
C'est le nouveau nom que l'on pourrait donner à la place de la gare au vu des dégradations régulièrement constatées sur les "arceaux vélo" installés par le SMTD. Ces arceaux vélo s'apparentent effectivement à des distributeurs automatiques et gratuits de vieux vélos ou de roues, faute d'un Maison du Vélo promise en 2002 et toujours dans les cartons en 2011, soit près de 10 ans après !

Photo prise le samedi 07 mai 2011 :
il suffit ici de soulever légèrement le biclou muni par ailleurs d'un antivol symbolique pour s'offrir un vieux biclou".Le propriétaire de ce VTT a, pour avoir compris une mésaventure qui lui est probablement déjà arrivée, qu'il valait mieux avoir un antivol en U. Mais, manque de chance, la roue avant devait probablement être équipée d'une attache rapide. Merci à Décathlon ! 
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vendredi 6 mai 2011
Course poursuite dans le double-sens cyclable de la rue de la Mairie :
La Voix du Nord du 07 mai 2011 DOUAI : Un policier légèrement blessé dans une collision avec une voiture Un accident de la circulation s'est produit hier, vers 10 heures dans la rue de la Mairie, à hauteur de la rue des Minimes. La collision a opposé une Citroën Xsara Picasso et un policier en moto. D'après le commissaire, les deux policiers remontaient la piste cyclable pour tenter d'arrêter un homme en scooter qui faisait la même chose, « alors que ces pistes sont réservées aux deux-roues non motorisés », précise le commissaire. Au stop de la rue des Minimes, la conductrice n'aurait pas vu le motard avant de redémarrer. Il aurait alors cherché à l'éviter sans y parvenir. Le choc a fait tomber le policier. Il a été transféré au centre hospitalier par les pompiers de Douai. La conductrice, très choquée, y a également été conduite, pour observation.
Nul ne peut transgresser la loi !Article de Mélanie Démarest in le quotidien La Voix du Nord du 07 mai 2011.
Perte de confiance dans les média
Ci-dessous, le même incident relaté par Laurent Goudet dans l'Observateur du Douaisis du 12/05/2011 Douai : Un motard de la police percuté par une voiture
L'accident a eu lieu rue de Paris à Douai. L'accident a eu lieu le vendredi 6 mai dernier, rue de Paris. Un motard de la police prend en chasse un scooter. Ils empruntent la piste cyclable en contre sens. Le scooter parvient à passer le carrefour en évitant de peu un véhicule venant de la droite. La conductrice stoppe, puis redémarre. Le policier ne parvient pas à éviter le véhicule. Il est très légèrement blessé et la conductrice est surtout choquée.
Note du webmestre : au vu de la photo parue dans le quotidien La Voix du Nord, la version de la VDN est la plus vraisemblable. dimanche 1° mai 2011
Fives : les cyclistes ne sont pas à la fête
La brigade accidents de Lille lance aujourd'hui un appel à témoins, concernant un accident qui s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche 1er mai, vers 0 h 05, rue Pierre-Legrand à Lille-Fives. Un cycliste a été renversé à hauteur du numéro 223, face au café "Mikael". Une voiture semblant être une Renault a pris la fuite. Le cycliste est dans le coma à l'hôpital, depuis. Les policiers appellent toute personne disposant d'informations à les contacter au 03 62 59 83 88 ou 83 91. Hasard malheureux, cet après-midi, un autre cycliste a été renversé par une voiture à Fives, rue du Long-Pot. La victime souffre de fractures. Le conducteur d'une 205 qui l'a renversé a également pris la fuite.Article paru dans le quotidien La Voix du Nord du 03 mai 2011
Afficher fives sur une carte plus grandejeudi 28 avril 2011
SARKOZY cancre ou truand ?
Quelques propos tenus par Nicolas Sarkozy lors de son déplacement en Corrèze pour défendre la filière bois :- "Nous avons multiplié l'éolien par 18" : le mandat présidentiel de Sarkozy commence mai 2007. Fin 2006, la capacité éolienne française était de 1567 MW, fin 2010, celle-ci était de 5660 MW, soit une multiplication par 3,6 ( + 38% par an) cinq fois plus faible que ceux annoncés par le Président de la République. La capacité indiquée sur le site "Suivi Eolien" début mai 2011 est de 5853 MW. Même en tenant compte de l'objectif du Grenelle qui est une capacité de 25 000 MW à l'horizon 2020, cette capacité serait multipliée par 16 par rapport à 2006 et non 18. De surcroît, selon une étude du cabinet Xerfi publiée le 03 janvier 2011, cet objectif ne serait pas atteint. Ce cabinet prévoit en effet la continuation du rythme actuel : intallation d'un GW éolien/an (500 éoliennes de 2 MW). Si on y ajoute l'appel d'offre pour 3000 MW éoliens offshore annoncé le 25/01/2011 (1) par Nicolas Sarkozy pour le deuxième trimestre mais toujours pas lancé, on arrive donc à 18700 MW éoliens. Si l'ensemble de l'éolien offshore prévu dans le Grenelle (6 GW ou 6 000 MW) était implanté, on arriverait à 21 700 MW, soit une multiplication par 14 par rapport à 2006.
- Sortir du nucléaire reviendrait à "se couper un bras". Celui-ci a ressorti l'affirmation absurde déjà utilisée , à propos d'une éventuelle sortie du nucléaire, lors de ses voeux au monde rural le 18 janvier 2011 :"Nous n'allons pas revenir à la bougie".
- "La France peut être à la fois leader du nucléaire et des énergies renouvelables." Dans le cas des énergies renouvelables, il est un peu tard quand, comme la France, on a 10 ans de retard par rapport à d'autres pays européens tels que l'Allemagne, le Danemark ou l'Espagne à cause d'une croyance au tout nucléaire. La France, tant par la taille de sa population que par la taille du pays,. La France bénéficie de conditions climatiques exceptionnellement favorables aux énergies renouvelables : deuxième potentiel éolien après le Royaume Uni, une partie méditerranéenne propice au solaire tant photovoltaïque que thermique, la forêt française avec ses 15 millions d'ha (150 000 km2) est la première forêt feuillue d'Europe et permettrait la production d'énergie à partir de la biomasse. Tous ces atouts naturels associés à la taille de la population française et à la superficie du Pays pourraient effectivement faire de la France un leader des Energies Renouvelables s'il n'y avait cette fois irrationnelle dans le "tout nucléaire".
Pierre KOKOSZYNSKI
Informations extraites de l'article "Sarkozy : sortir du nucléaire reviendrait à se couper un bras" publie sur le site LEMONDE.FR le 28/04/2011 1 : On se souvient de l'appel d'offre lancé par le gouvernement en février 2004 concernant la réalisation de centrales d'éoliennes en mer. Le groupe allemand Enertrag avait déposé un projet au large de Veulettes-sur-Mer, à moins de 3 km de la centrale nucléaire de Paluel. Initialement, ce projet ambitieux envisageait la construction d'un parc éolien de 102 km² d'une puissance comprise entre 567 MW et 945 MW. Ce projet appelé "centrale éolienne de la Côte d'Albâtre" fut finalement ramené à 105 MW (21 éoliennes de 5 MW. Sans cesse annoncé mais sans cesse repoussé, le projet éolien de Veulettes-sur-Mer n'est toujours pas réalisé plus de 7 ans après l'appel d'offres!

centrale nucléaire de Paluel (4x1330 MW) construite de 1977 à 1986
Afficher Paluel sur une carte plus grandelundi 25 avril 2011
Vive l'été, bonjour la pollution !
Le site Atmo NPdC nous apprend (rubrique Médiathèque, sous-rubrique Actualité) que la région NPdC a connu à la fin du mois d'avril a connu 6 jours continus de pollution importante de l'air du 21 au 26 avril 2011 dont 5 jours aux microparticules (le niveau d'information de 80 microgramme/m3 pour les PM 10 y a été dépassé) et un jour pour l'ozone (le niveau d'information de 180 microgramme/m3 a été dépassé).

écopotager du Raquet, © photo Pierre KOKOSZYNSKIL'automobile est la meilleure ennemie de l'homme
samedi 23 avril 2011
Amendes de stationnement et mobilité
Article d'Olivier Razemon publié dans le quotidien "Le Monde" du samedi 23 mars 2011Certains maires voudraient pouvoir fixer le montant
L'automobiliste qui se gare sur une place payante est confronté à une forme de pari. S'acquitter de la somme (2 euros ou 3 euros l'heure dans les grandes villes, voire 3,60 euros dans le centre de Paris) ou s'exposer à une amende forfaitaire-tout au plus 11 euros, quels que soient le lieu et temps de stationnement ? D'après les chiffres du Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques (Certu), un organisme qui dépend de l'Etat, les conducteurs se fient volontiers à leur bonne étoile. «Le paiement spontané à l'horodateur se dégrade. Aujourd'hui, seul un usager sur trois paie son dû », souligne Danièle Vulliet, chargée d'étude sur le stationnement au Certu.
porté à 17 euros cet été
Les stratégies d'évitement sont multiples, du commerçant qui verse in extremis une pièce dans le parcmètre au riverain coutumier des tolérances locales en passant par l'habitué qui connaît sur le bout des doigts le parcours des équipes de verbalisateurs. Le montant de la sanction pour dépassement de temps n'a pas bougé, en euros courants, depuis 1986. Il devrait être porté à 17 euros au cours de l'été, et non à 20 euros comme cela avait été envisagé. [...]"La moyenne de l'amende en Europe, 24 euros, demeure supérieure au tarif envisagé", souligne M'™ Vulliet.Certaines collectivités demandent une dépénalisation
Des municipalités, qui salarient des agents chargés du contrôle mais ne perçoivent qu'une part des recettes, défendent une décentralisation du montant de l'amende. Chaque ville fixerait le prix de la sanction. «Il serait logique que la maîtrise de l'espace public soit gérée par les autorités locales», avance Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg et président du Groupement des autorités responsables de transport (GART), qui rassemble 280 collectivités territoriales de toutes sensibilités. Le tarif: «De l'ordre de 25 euros, une vraie incitation à respecter le stationnement payant. » A Paris, le montant idéal serait «de 35euros», selon Yves Contassot, conseiller de Paris et président de la Saemes, société de parkings parisiens. Pour décentraliser son montant, il faudrait retirer l'amende de la liste des infractions pénales. Une hypothèse qui ne semble guère enchanter les services de l'Etat. « Je ne sais pas si c'est l'intérieur ou Bercy qui résiste », lâche M. Ries. Le ministère de l'intérieur préfère mettre en avant l'imminente généralisation du procès-verbal électronique, qui fait l'objet d'expérimentations locales depuis 2008. Dans les villes où ce système est déjà en place, les agents parcourent les rues avec une tablette informatique en guise de carnet à souche. Ils effectuent leur tâche rapidement, sans être soumis aux pressions des contrevenants : toute infraction relevée est transmise automatiquement, comme pour les excès de vitesse constatés par radar automatique.[...] Dans les villes concernées, le taux de paiement spontané augmente : une bonne nouvelle pour les services de l'Etat.
de l'infraction de stationnement
Le dispositif permet enfin de réduire singulièrement «la part des anges » : les amendes annulées à la suite de la pression d'un élu. Pour Roland Ries, le PV électronique « améliorerait certes l'efficacité du recouvrement, mais il suppose un important investissement des collectivités».[...]Amende de stationnement et transfert modal
Le stationnement devrait être, non un droit, mais un service public», souligne Jacques Legaignoux, au Centre d'études techniques de l'équipement, un organisme dépendant du ministère de l'écologie. Or les actions en matière de stationnement, au-delà d'une question financière, agissent sur les politiques urbaines : « Circulation, revitalisation des espaces publics, cadre de vie, santé», énumère Mme Vulliet. Par ailleurs, souligne M. Ries, «des études montrent l'influence du stationnement sur le choix de prendre, ou non, une voiture, pour se rendre en ville ».vendredi 22 avril 2011
La région NPdC ne respecte pas la qualité de l'atmosphère
Respirez ! mais pas trop. Au regard du droit européen sur la qualité de l'air, le Nord-Pas de Calais fait figure de mauvais élève. Et « 2011 est parti très fort » selon ATMO, l'association chargée de la surveillance. Le 21 mai 2011, la région enregistrait son vingtième jour de pollution (1) depuis le début de l'année. Entre 2007 et 2010, les seuils d'émission fixés par l'UE, de microparticules fixés à 50µg/m3, plus de 35 jours par an ont été systématiquement dépassés à Dunkerque, Valenciennes et Lille (2). La France pourrait donc subir des pénalités financières importantes : 30 millions d'euros d'emblée puis 300 000 € par jour.
Pour le ministère du développement durable, « on n'en est pas à ce stade-là ». Pourtant, Simon Williamson, avocat en droit public ne voit pas « pourquoi la France aurait un traitement privilégie ». Six pays de l'Union sont déjà assignés devant la cour européenne de justice pour les mêmes faits. (3)
La France a bien demandé une exemption pour la région, refusée le 17 décembre « au motif qu'il n'a pas été démontré que cette valeur limite serait respectée en 2011 ». Traduction : les efforts ne sont pas suffisants. Et les pollutions venues d'autres pays n'expliquent pas tout. Aucune agglomération de la région n'a, par exemple, postulé aux ZAPA (zones d'actions prioritaires pour l'air). Dans ces zones expérimentales, à partir de 2012, la circulation des véhicules les plus polluants doit être restreinte en centre-ville. « On va être obligé d'y passer, d'après Aymeric Blanchet, directeur de l'APPA NPdC (Association pour la prévention de la pollution atmosphérique). Elles existent dans 180 villes européennes, y compris en Italie ». « C'est une mesure cosmétique et discriminante », dénonce Eric Quiquet, vice-président (Verts) de Lille Métropole. Emmanuel Cau, vice-président (Verts) au conseil régional estime qu'il n'existe pas de « solution miracle ».Article de Fanny Destombes paru le 22avril 2011 dans le quotidien 20'
Etude
L'institut régional
a lancé il y a six mois un programme intitulé « Elisabeth » Quatre mille personnes à Lille et à Dunkerque seront suivies pour définir l'incidence sur la santé de l'exposition aux polluants.
Compléments d'information
- 1 : La phrase n'est pas suffisamment précise. Au regard de la législation européenne, il s'agit du seuil de dépassement de 50 microgramme/m3 d'air pour les PM 10. Quand on consulte la sous-rubrique "actualités" de la rubrique "médiathèque" sur le site d' ATMO, on constate que le seuil d'information de 80 microgramme/m3 (Indice ATMO de 8) a été dépassé au moins 16 jours depuis le début de l'année. Il s'agit donc probablement du seuil d'information qui a été dépassé pendant 20 jours depuis le début de l'année. On peut donc estimer que le seuil de 50 microgrammes/m3 pris en compte par l'UE qui correspond à un indice ATMO de 6, a été dépassé pendant plus de 20 jours. Le seuil d'alerte, quand à lui, est fixé à 125 microgramme/m3.
- 2 : les 3 villes citées correspondent en fait aux 3 villes dont les résultats figurent dans le registre de l'UE, ce qui ne signifie absolument pas que les autres villes de la région ne sont pas concernées. Nous nous sommes en effet penchés sur les bilans annuels de la qualité de l'air au cours des 5 dernières années (2006 à 2010) que l'on peut trouver sur le site
. Nous nous sommes intéressés pour chacune de ces années, aux jours où l'indice ATMO était supérieur ou égal à 6 (taux de PM 10 supérieur ou égal à 50 microgrammes/m3 ou taux d'ozone supérieur ou égal à 130 microgrammes/m3).
Légende du tableaunbre d'années moyenne médiane rang Béthune 1 33,4 31 5 Calais 0 21,2 23 7 Douai 3 41,8 41 3 Dunkerque 1 30,8 31 6 Lens 2 37 31 4 Lille 5 50,8 52 1 Valenciennes 4 45 45 2
- nombre d'années : nombre d'années au cours desquels plus de 35 jours ont connu un indice ATMO supérieur ou égal à 6 ;
- moyenne : nombre moyen de jours sur les 5 années avec un indice ATMO supérieur ou égal à 6 ;
- médiane : nombre médian de jours sur les 5 années avec un indice ATMO supérieur ou égal à 6. Par exemple le nombre médian de 31 jours signifie que l'on a deux années qui ont connu plus de 31 jours dont l'indice ATMO supérieur ou égal à 6 et 2 années avec moins de 31 jours dont l'indice ATMO était supérieur ou égal à 6.
- 3 : A priori, il semblerait que la Belgique, Chypre, l'Espagne, l'Italie et le Portugal fassent partie de ces 6 pays. Un Communiqué de presse de l'UE du 06/04/2010 nous apprend que la Belgique a été assignée devant la Cour Européenne de justice pour manquement aux règles de l'UE en matière de qualité de l'air en ce qui concerne les PM10. Les 4 autres pays l'ont été le 24/11/2010 (communiqué de presse de l'UE du 24/11/2010) toujours pour le non respect des limites pour les PM10.
Extrait du communiqué de presse de l'UE du 28/10/2010
La France ne respecte pas
les normes de qualité de l'air édictées par l'UELa Commission enjoint à la France et à la Hongrie de se conformer aux règles de l'Union européenne en matière de qualité de l'air.
La Commission européenne demande instamment à la France et à la Hongrie de se conformer aux normes de l'Union européenne en matière de qualité de l'air. À ce jour, ces États membres n'ont pas remédié de manière efficace au problème des émissions excédentaires de minuscules particules en suspension dans l'air appelées «PM10». Sur recommandation de M. Janez Potocnik, membre de la Commission chargé de l'environnement, un avis motivé est donc adressé à ces pays. La France et la Hongrie disposent d'un délai de deux mois pour prendre les mesures qui s'imposent. Si ces États n'adoptent pas les mesures nécessaires, la Commission pourrait les poursuivre devant la Cour de justice de l'Union européenne. [...] Il ressort des informations dont dispose la Commission que, depuis 2005, les valeurs limites applicables aux PM10 ne sont toujours pas respectées dans un certain nombre de zones en France et en Hongrie. La France et la Hongrie avaient demandé des reports de délai, mais la Commission avait estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour toutes les zones de qualité de l'air qui n'étaient pas en conformité avec les normes. La France a demandé une nouvelle prorogation du délai. Cette demande fait encore l'objet d'un examen par la Commission.
Extrait du Communiqué de presse de l'UE du 20/11/2009 :Des retards qui se comptent en années pour les PM 10
Un premier avertissement écrit a été adressé à l'Autriche, à la Belgique, au Danemark, à la Grèce, à la France, à la Hongrie, à la Slovaquie et à la Roumanie pour les retards enregistrés dans le respect des exigences en matière de qualité de l'air. La législation européenne fait obligation aux Etats membres d'introduire des valeurs limites pour les PM10 au plus tard en 2005. Ces limites, qui portent à la fois sur la concentration en PM 10 annuelle (40 microgramme par m3) et sur la concentration journalière (50 microgrammes par m3) ne doivent pas être dépassées plus de 35 fois au cours d'une même année civile.
Tout pays peut demander à être exempté jusqu’en juin 2011des obligations concernant les valeurs limites applicables aux PM 10 , mais ces exemptions sont soumises à un certain nombre de conditions. Les États membres doivent en effet démontrer qu’ils ont pris des initiatives visant à faire en sorte que les normes soient respectées pour la nouvelle échéance et qu’ils appliquent un plan d’amélioration de la qualité de l’air prévoyant les mesures correspondantes de réduction des concentrations pour chaque zone de mesure de la qualité de l’air.
L'Autriche, la Belgique, le Danemark, la Grèce, la France, la Hongrie et la Slovaquie ont demandé un report de délai, mais la Commission estime que les actions qu'ils ont menées jusqu'ici laissent à désirer. En effet, les rapports sur la qualité de l'air fournis par ces Etats membres pour 2008 révèlent des dépassements continuels des valeurs limites dans plusieurs zones. La Commission considère dès lors que ces sept Etats membres ne remplissent pas leurs obligations. Quand à la Roumanie, elle avait été avertie qu'elle aurait à adresser une notification avant la fin du mois de mars 2009, mais elle ne l'a pas fait. C'est pourquoi la Commission lui adresse un premier avertissement par écrit.
L’anhydride sulfureux en France
Par ailleurs, la France se voit également adresser un dernier avertissement écrit pour manquement à ses obligations en matière de respect des valeurs limites pour l’anhydride sulfureux (SO2). Bien que la Commission ait adressé à la France dès juin dernier un premier avertissement concernant les mesures mises en œuvre en vue d’assurer le respect des valeurs limites applicables à l’anhydride sulfureux , les rapports révèlent la persistance de dépassements dans cinq zones industrielles. Il s’agit de Fos-sur-Mer, de Rouen, de Lacq, de l’estuaire de la Seine et de la région Rhône-Alpes, zones pour lesquelles des dépassements de la concentration d’anhydride sulfureux ont été constatés en 2005, 2006 et 2007. Si rien n’est fait, on voit mal comment la France pourrait se conformer à la législation européenne avant 2012. Un dernier avertissement écrit lui a donc été adressé.
jeudi 21 avril 2011
Aménagement des boulevards de Douai
Quand on veut couper un arbre, on dit qu'il est malade !
L'aménagement de de la partie nord du boulevard de la République a commencé par la coupe d'arbres sur la partie nord du boulevard de la république (pourquoi faut-il toujours que l'aménagement d'une voirie s'accompagne systématiquement d'une coupe d'arbres). , la presse locale revient sur l'aménagement des boulevards périphériques de Douai : un article en page 10 de l'Observateur du Douaisis du 21/04/2011 évoque le sujet et nous apprend que les 43 peupliers d'Italie du Boulevard de la République d'une hauteur vénérable seront tous abattus. Un article du quotidien "La Voix du Nord" du dimanche 24/04/2011 revient également sur le sujet. L'article le plus complet est cependant celui paru en pages 5, 6 et 7 dans le mensuel municipal "Douai, notre ville" paru en Février 2011 téléchargeable au format .pdf.20 000 véhicules/jour sur les boulevards périphériques de Douai
C'est ce que rappelle l'article de l'Observateur du Douaisis dont 700 poids lourds dont on doute sérieusement qu'il aient tous pour destination la desserte des commerces locaux.PDU : un coup d'épée dans l'eau !
Si l'on consulte le diagnostic du PDU (Plan de Déplacements Urbains) publié en février 2000, on constate malheureusement qu'il n'y a eu aucune amélioration en 10 ans et même une aggravation pour le trafic poids lourds. Ce diagnostic indiquait déjà que les boulevards de Douai avaient, dans les années 1990, un trafic compris entre 20 et 25 000 véhicules/jour mais moins de 600 camions. Une pierre de plus dans le PDU du Douaisis dont l'échec le plus remarquable est son vrai-faux tram "Evéole" dont toute la France rigole.mercredi 20 avril 2011
Le cycliste invisible, suite
Après-midi : stop de la rue de la tour de Bourgogne avec la rue Paul Hayez. J'attends que les voitures me permettent de traverser le boulevard alors qu'une voiture est derrière moi. L'automobiliste encore plus pressé que moi de s'insérer dans la circulation autmobile s'avance dangereusement de l'arrière de mon vélo à tel point que j'ai fini par crier ! Et oui, je n'ai plus de sonnette. Mais je crains que, pour confirmer ma présence, j'aurai du utiliser un airzound (klaxon vélo pneumatique).lundi 18 avril 2011
Transformation du site en caverne d'Ali Baba
De moins en moins de textes, de plus en plus de liens divers.
Ce matin, lors des infos sur France-Culture de 8h, à l'occasion de la conférence des donateurs pour Tchernoby concernant le financement d'un nouveau sarcophage de Tchernobyl, commentaire de Marie-Hélène Mandrillon, hisotrienne de l'environnement au CNRS et à l'EHESS, qui affirme que, 25 ans après Tchernobyl, les politiques et les industriels n'ont toujours rien appris ni compris des catastrophes nucléaires.
Ce matin encore, écoute de Jean-Pierre FARKAS, journaliste d'origine hongroise né en 1933 dans l'émission de France Culture "La Fabrique de l'Histoire" à l'occasion du 50° "anniversaire" du Putsch des Généraux en Algérie qui a eu lieu du 21 au 26 avril 2011.
l'évocation de la guerre d'Algérie évoque inévitablement le petit roman de Georges Pérec "Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?" où il est question en fait du bon vieux solex.

Georges PERECdimanche 17 avril 2011
Une boucle des 3 cavaliers impossible à boucler !
La boucle des 3 cavaliers d'une longueur de 22 km est à cheval sur deux communautés d'agglomération : la CAD (Communauté d'Agglomération du Douaisis) et la CACH (Communauté d'Agglomération Hénin-Carvin). Le coût de réalisation de cette boucle a été de 900 000 € (41 000 €/km), soit un coût relativement faible. Mais trois ans après son inauguration en 2008, cette boucle n'est toujours pas finalisée. Et l'absence de jalonnement sur les parties non aménagées rend plus que problématique le parcours de cette boucle.
Ce jour-là, je voulais refaire le parcours effectué le 3 avril 2011 avec l'association Droit d'Vélo mais en le complétant par la partie ouest qui n'avait pas été parcourue avec l'association. Cependant, à hauteur d'Ostricourt, je me suis perdu et ai finalement du renoncer à terminer la boucle.
chevalet d'Evin-Malmaison, © photo Pierre KOKOSZYNSKIsamedi 16 avril 2011
Coutances : des vélos à assistance électrique en leasing
C'est l'expérience décrite en page 4 du n°110 (mars-avril) de Vélocité, le journal de la Fubicy qui vient d'arriver dans ma boîte au lettres. J'avais en effet renouvelé mon abonnement trop tard.
Coutances, sous préfecture de la Manche, met à la disposition de ses 9 500 habitants, 50 VAE (vélo à assistance électrique) en location longue durée (soit 1 VAE pour 190 habitants ou encore 0,5 VAE pour 100 habitants). Ainsi, un habitant qui loue un VAE pour 180 € par an, pourra acquérir ce VAE au bout de 4 ans pour la modique somme de 720 € . Cette action de la municipalité bénéficie de subventions de l'ADEME et extra-municipales. L'article précise que la location de VAE peut se justifier par un relief relativement accidenté de la ville. Cette proposition semble couronnée de succès puisqu'en mars 2011, 34 vélos étaient loués à l'année, 14 au trimestre et deux seulement au mois.La FUBicy : décerne
le "guidon d'or" à Chambéry et le "clou rouillé" à Saint-Avold en Moselle
Lors de son congrès du 16 avril 2011, la FUBicy (Fédération des Usagers de la Bicyclette) a décerné ce jours son guidon d'or à Chambéry et son "clou rouillé" à Saint Avold.Chambéry
Chambéry reçoit les félicitations de la Fub pour son partenariat avec des élèves de BTS construction métallique du lycée Monge qui ont conçu et réalisé une passerelle cyclo-piétonne. L'agglomération (126 000 habitants) a financé cette nouvelle infrastructure ainsi que les pistes cyclables attenantes. Le nouvel itinéraire permet de rejoindre un établissement scolaire en évitant un carefour dangereux et une route à forte circulation.Saint Avold
Le clou rouillé revient à la ville de Saint-Avold (17 000 habitants) "pour le non-respect de la loi, qui oblige à prendre en compte le vélo dans les aménagements de voirie réalisés dans le centre-ville, et le refus d'appliquer le décret du 30 juillet 2008 sur les double-sens cyclables dans les zones 30 (lire l'article de la FUB sur le sujet)"
Egalement nominés pour le clou rouillé : Lyon pour la non généralisation des doubles-sens cyclables en zone 30, l'une des plus étendues d'Europe. Un comble pur la ville qui a lancé le premier système de vélos en libre-service, Vélo'v.
La ville de Reims a aussi été montrée du doigt "pour le manque d'aménagements cyclables, notamment lors de la réalisation du tramway". Le lancement réussi du tram rémois, le 18 avril 2011, devrait avoir réhaussé l'image de la capitale du champagne.
Sources
Communiqué de presse de la FUB-
mercredi 13 avril 2011
mobilités douces : l'Etat montre-t-il l'exemple ?
Une visite au rectorat de Lille, 20, rue Saint Jacques, m'a permis de découvrir le garage à vélo de cet organisme public. Le rectorat dispose apparemment de nombreuses places de stationnement voiture. Le garage à vélo est lui, par contre, exilé dans un coin aux murs lépreux. On ose espérer que cet endroit est éclairé l'hiver. Ce garage à vélo ne dispose que de 18 pince-roues que les cyclistes appellent fort justement des voile-roues. Mais apparemment, la confiance règne puisque la quasi-totalité des vélos (12 à 11h45) n'étaient soit pas attachés ou l'étaient de façon symbolique et inefficace.
Cette visite du garage à vélos du rectorat fut l'occasion de découvrir le modèle Amazone Trendy de ®SPARTA (photos ci-dessous). Ce vélo dont le prix conseillé est de 850 € est muni de 7 vitesses, d'une dynamo dans le moyeu et équipé d'office de deux sièges enfant, un à l'avant et un à l'arrière. Le poids de ce vélo serait supérieur à 16 kg !Garage à vélo du rectorat de Lille, photos prises le 13/04/2011 

Quelques vues du SPARTA, Amazon Trendy



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vendredi 8 avril 2011
Au boulot à vélo plutôt qu'en auto !
Dans un communiqué du 8 avril 2011, le
demande à rencontrer Madame Christine Lagarde, Ministre de l'Economie afin de promouvoir les déplacements domicile-travail à vélo sur le modèle "cycle to work" du Royaume Uni.
jeudi 14 avril 2011
les ZAPA : un nouveau moyen de lutte contre la pollution automobile
L'acronyme ZAPA désigne une zone d'action prioritaire de l'air.
Après de nombreux pays (Allemagne et Italie entre autres), l'Etat Français expérimente enfin les ZAPA : zones dans lesquelles les véhicules les plus polluants, en particulier au niveau des microparticules, seront interdits.8 collectivités pionnières : hâte-toi lentement !
Ces 8 collectivités pionnières ont en fait postulé pour l'étude d'impact d'une ZAPA financée à 70% par l'Etat. Ces 8 villes sont la ville de Paris, Plaine Commune, Clermont Communauté, Nice Côte d’Azur, Grenoble Alpes Métropole, le Grand Lyon, Communauté de Pays d’Aix, Communauté Urbaine de Bordeaux.Source
page consacrée aux ZAPA sur le site du MEDD (Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable)mercredi 6 avril 2011
Costume chic pour vélo choc

costume Strellson et vélo Bianchi "fixie" conçu pour Strellson-
dimanche 03 avril 2011
Hommage à Maurice GARIN
Dans le cadre du futur Paris-Roubaix, un article de ce jour du quotidien LA VOIX DU NORD rendait hommage, sous la plume de Christian CANIVEZ, à Maurice Garin (1871,1957).

vendredi 1° avril 2011
Bientôt une vignette vélo ?
La vignette automobile pour les véhicules particuliers a été supprimée en 2001 par Laurent Fabius sous le gouvernement Jospin. Le site de l'association Droit au Vélo lilloise nous apprend que Christine Lagarde, Ministre de l'Economie de François Fillon s'apprête à instaurer une taxe sur les vélos. Cette taxe sur les vélos existe déjà dans certains pays, la Suisse en particulier et s'élève environ à 5 CHF (environ 4 €). Sachant qu'il y a plus de 30 millions de vélos en France, cette taxe, si elle était du même ordre que celle pratiquée en Suisse, rapporterait plus de 120 millions d'euros, un vrai pactole pour un gouvernement qui n'a cessé de faire des cadeaux aux riches et dont la taxe bonus-malus sur les automobiles est déficitaire. Mais un coup dur pour les modes doux et pour les écolos bobos dont certains possèdent jusqu'à 6 vélos. Ceux-ci ont tout intérêt à se convertir au quad !
Après la phrase "l'écologie, ça suffit" (2) prononcée au salon de l'agriculture par Nicolas Sarkozy le 6 mars 2010, cette taxe s'apparente à une condamnation du vélo ("le vélo, ça suffit") et semble enterrer définitivement le Grenelle de l'Environnement !
Pierre KOKOSZYNSKI
1 : Le bonus-malus automobile a coûté 147 millions d'euros en 2009 (3) à l'Etat Français : 71 millions pour le bonus-malus lui-même et 76 millions pour de recettes fiscales en moins pour la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers). En 2009, cette mesure a coûté 306 millions d'euros (184 pour le bonus-malus, 122 pour la TIPP), soit pratiquement 5 € par an et par habitant, ce qui correspond à la moitié du budget nécessaire pour une politique cyclable un tant soit peu ambitieuse.
2 : La phrase exacte pronnoncée par Nicolas Sarkozy lors du salon de l'Agriculture le 6 mars 2010 était en fait : "« Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement, parce que là aussi ça commence à bien faire."Source
Coût du bonus-malus : CGDD (Commissariat Général au Développement Durable), point n° 53 de mai 2010lundi 28 mars 2011
Douai, Jacques Vernier et la petite reine :
bientôt un couple fusionnel ?On l'espère avec l'arrivée du printemps et la première concrétisation des zones 30 promises pour le premier semestre 2011. La première zone concernée est le quartier coincé entre le Boulevard Paul Hayez et la rue de Cambrai, qui abrite la piscine des glacis et la MJC. On peut en effet estimer qu'il s'agit d'une priorité. Il restera à sécuriser la traversée du Boulevard et à créer un stationnement vélo mieux sécurisé pour la piscine et la MJC si l'on veut inciter les douaisiens à venir plus nombreux à vélo dans ces deux lieux.
Comme il se doit, les zones 30 sont dorénavant accompagnées de double sens vélo. Ce sont donc 600 nouveaux mètres de double-sens vélo qui sont apparus avec la mise en zone 30 de ce quartier.
Jacques Vernier et Droit d'Vélo Douaisis deviendront-ils "un grand couple heureux" sous les hospices de Benjamin Choisel, le Directeur de la Voirie ? Pour l'instant, il manque dans le trousseau la Maison du Vélo. Cette Maison du Vélo promise en 2002 dans le cadre du PDU, n'a toujours pas vu le jour depuis maintenant presque 10 ans !Pierre KOKOSZYNSKI

Afficher douai_ruedarleux sur une carte plus grandeQuelques détails de l'aménagement


Douai, rue d'Arleux à hauteur de l'intersection avec la rue de Cambrai, mars 2011 
Douai, partie nord de la rue d'Arleux, mars 2011samedi 26 mars 2011
Particules radioactives au Japon,
Tchernobyl automobile en Nord-Pas de Calais
© dessin de Plantu paru dans le quotidien Le Monde du 26 mars 2010 Fukushima, silences coupables
C'est le titre d'un article publié par les correspondants du quotidien dans le journal daté le 27/03/2011. Cet article passionnant peut se retranscrire aisément à la situation française. Vers midi, en remontant la rue de la Mairie à Douai qui n'a pourtant rien à voir avec la Montagne Sainte Geneviève qu'affectionnait Jacques Vernier, le Maire de Douai quand il était jeune et circulait à vélo, je me suis senti essoufflé arrivé à hauteur de la Caisse d'Epargne. J'ai émis alors plusieurs hypothèses. Serait-ce lié à ma consommation tabagique, à la non-prise de mon antidépresseur pendant deux jours ou à la nuit agitée qui précédait ou à la pollution aux microparticules ?
Probablement une conjonction des quatre raisons même si, malgré mes excès tabagiques, je me sens rarement essoufflé après un parcours d'à peine un km.
Région Nord Pas de Calais : un mois de mars chaud et donc pollué :
J'ai donc contacté le site d'Atmo NPdC. J'y ai découvert que le niveau d'information de 80 microgrammes/ m3 pour les PM10 avait été dépassé sur l'ensemble de la région Nord Pas de Calais pendant au moins 10 jours au cours de ce mois. Le niveau de microparticules PM10 était même de 100 microgrammes/ m3 ce vendredi à la station Douai-Theuriet vers 22 heures (dormez bien braves gens !).
Au moins un jour sur trois victime d'une pollution aux microparticules
Moralité, c'est le printemps, profitez-en, déplacez-vous à vélo, accompagnez vos enfants à l'école en patins, en trottinette, à bicyclette mais ne les emmenez surtout pas en bagnole, ou pire, en 4x4 à l'école à moins que vous désiriez vous débarasser de vos parents qui vous évoquent tatie danielle ou, peut-être, qui sait, de vos affreux rejetons !Pierre KOKOSZYNSKI
vendredi 11 mars 2011
Vivement la maison du vélo !
Le lundi 28 février 2011, je suis allé à la gare de Douai pour voir le stationnement vélo. Or, le stationnement vélo conçu par le bureau d'Etudes Reichen et Robert, réalisé par Concept Urbain et choisi à l'époque par Jean-Jacques DELILLE n'est absolument pas fonctionnel : sur 13 arceaux vélo installés au plus tôt en 2007 (26 places de stationnement vélo) , il ne subsiste plus que 7 arceaux fonctionnels, les autres ayant été détruits. La situation est telle que, ce vendredi 21 mars 2011, vers 17h45, on comptait autant de vélos (6) sur les arceaux du SMTD que de vélos en stationnement sauvage sur le mobilier urbain !

gare de Douai, photo prise le vendredi 11/03/2011 vers 17h45Photos prises autour de la gare de Douai le vendredi 11/03/2011 vers 17h45 


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vendredi 4 mars 2011
Chasse, pêche et biture, nouvel épisode
trois morts à LeffrincouckeQuelques extraits d'un article paru dans le quotidien "La Voix du Nord" de ce jour nous apprend qu'Emmanuel Huygelier a tué avec son fusil de chasse semi-automatique chargé avec du 12 mm, son ex-épouse âgée de 41 ans et enceinte de 5 mois et l'amant de sa femme âgé de 23 ans. Celui-ci s'est ensuite donné la mort. D'après des proches, son ex-épouse ne supportait plus l'alcoolisme et le comportement violent de son ex-mari.
mardi 15 février 2011
Le nouveau Vélocité est arrivé
Le numéro 109 (janvier-février 2011) de Vélocité, le journal de la FUBicy, est arrivé dans ma boîte aux lettres.vendredi 4 février 2011
Journée mondiale contre le cancer
Bienfaits d'une activité physique modérée
A l'occasion de cette journée internationale contre le cancer, l'OMS recommande au moins 2h30 d'activité physique aérobie (pas dans une salle de stretching qui pue la transpiration ?) par semaine pour les personnes de 18 ans et plus. Selon le Directeur de l'UICC (Union Internationale contre le Cancer), ces 2h30 d'activité physique comprenant entre autres la marche et le vélo, réduiraient les risques de cancer du sein et du colon de 25%.
Alors, messieurs dames, pourquoi ne pas vous convertir au vélo pour les déplacements quotidiens ? Comme le montrent plusieurs sites comme Copenhagen Cycle Chic, on peut se déplacer à vélo et rester élégant(e) !Julos Beaucarne : interviews
Ce vendredi, c'était la dernière des 4 émissions consacrées au chanteur wallon Julos Beaucarne né en 1936 dans l'émission "A Voix Nue" de France Culture. Vous pouvez réécouter ces interviews sur le site de l'émission.

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dimanche 30 janvier 2011
Prix Pinocchio aux anti-éoliens
Ce dimanche, le magazine Interception de France-Inter consacrait son émission aux éoliennes. Cette émission faisait suite au lancement à projet de 5 sites éoliens en mer (off-shore pour les pros) au large des côtes de Bretagne et de Normandie pour un montant de 10 milliards d'euros. Ce projet a pour ambition d'installer en mer 600 éoliennes de 5 MW (capacité totale de 3000 MW) à l'horizon 2015 (coût de 3,5 milliards €/MW éolien offshore) et devrait induire la création de 10 000 emplois (1 million €/emploi créé).
Dans un souci d'"objectivité", une pluralité de points de vue était présentée, du SER (Syndicat des Energies Renouvelables) aux anti-éoliens.
Suffit-il qu'un argument de mauvaise foi soit répété systématiquement par les anti-éoliens pour qu'il devienne vérité. On a donc à nouveau eu droit à l'argument classique de l'énergie intermittente des éoliennes (l'électricité ne se stockant pas selon les anti-éoliens). Selon ce lobby, les éoliennes tourneraient quand on n'a pas besoin d'électricité. Par contre, quand le besoin d'électricité se fait sentir, les éoliennes ne tournent pas. Ainsi la puissance éolienne installée exigerait la même puissance en centrales thermiques productrices de gaz à effet de serre contrairement au centrales nucléaires parées de toutes les vertus ! Ils n'osent plus dire que l'éolien, c'est du bidon mais que l'éolien n'est adapté qu'aux pays faiblement pourvus en centrales nucléaires et donc fortement émetteurs de gaz à effet de serre.
Une fois de plus, ces arguments contredisent la réalité des chiffres fournis par RTE (Réseau Transport d'Electricité) que toute personne peut consulter. On lira avec attention le document de RTE intitulé :
ANNEXE A L’APERÇU SUR L'ENERGIE ELECTRIQUE
DONNEES PROVISOIRES 2010 DISPONIBLES AU 05/01/2011
Et même les plus curieux pourront consulter les prévisions de production éolienne heure par heure qui figurent sur le site de RTE depuis 2011. Pour les mordus, environ 15 jours d'archives de prévision figurent sur la page http://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/previsions_eoliennes.jsp
Eolienne à Fruges en 2009, © photo Pierre KOKOSZYNSKI
Vendredi 28 janvier 2011
Arrivée de l'Heurovélo n°65
L'Heurovélo, journal de l'ADaV(Association Droit au Vélo) est arrivée dans ma boîte aux lettres aujourd'hui. Première surprise, de nouvelles signatures pour les articles dont celle de Bruno Macke. Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager le texte ci-dessous.Schizophrénie automobile
Je prends ma voiture mais je veux habiter un endroit calme où on ne soit pas gêné par le bruit de la circulation automobile.
Je prends ma voiture pour amener mes enfants à l'école. Avec toutes ces voitures, il serait bien trop dangereux pour eux d'y aller à pied.
Je prends ma voiture car, avec toutes ces voitures, prendre son vélo est devenu beaucoup trop aventureux.
Je prends ma voiture car nous habitons loin de la ville. Grâce aux économies ainsi réalisées sur notre logement, nous avons pu acheter une deuxième voiture (bientôt une troisième).
Je prends ma voiture car, tout le monde prenant sa voiture, nous sommes très mal desservis par les transports en commun.
Je prends ma voiture pour aller faire du sport. Y aller à pied ou à bicyclette serait beaucoup trop fatigant.
Je prends ma voiture car, à force de prendre ma voiture, je suis devenu inapte à la marche à pied et à la pratique du vélo.
Je prends ma voiture pour aller faire le plein d'essence à l'hypermarché où elle est la moins chère.
Je prends ma voiture mais je suis excédé par l'augmentation constante du trafic routier et les embouteillages.
Je prends ma voiture mais je veux respirer un air pur.
Je prends ma voiture mais je ne veux pas de la pollution des plages, des mers et des rivières par les hydrocarbures.
Je prends ma voiture mais je m'inquiète des effets du réchauffement climatique et je suis consterné par l'égoïsme dont ont fait preuve les pays riches au sommet de Copenhague.
Je prends ma voiture mais je ne veux pas de ces guerres dont l'objet réel est la conquête de champs de pétrole.
Je prends ma voiture mais je veux que l'on cesse de soutenir les régimes politiques les plus détestables qui sévissent dans certains pays producteurs de pétrole.
Tout compte fait, je prends ma voiture car je suis un être complètement inconséquent.
(largement inspiré par un texte publié dans le dossier annuel des «Casseurs de Pub», novembre 2002).Bruno Macke
mardi 18 janvier 2011
Arrivée du Ville à Vélo dans la boîte aux lettres
Le Ville à Vélo est le journal de l'ASBL (Association Sans But Lucratif) belge "Le Gracq-Les Cyclistes Quotidiens". Le n°152 est arrivé dans ma boîte aux lettres ce midi. On notera la présence d'un dossier alléchant de 7 pages en page 13 sur les vélos en libre service. Le dossier est malheureusement constitué de courts articles d'une page qui laissent un peu sur leur faim les "accros du vélo au quotidien". L'article à mon avis le plus intéressant est celui consacré à l'alternative "pub contre vls" en page 18. On y découvre que deux petites villes luxembourgeoises ont développé leur propre système de VLS : Dudelange (18000 habitants) avec 40 VLS et Esch sur Alzette (30 000 habitants) avec 150 VLS sur 15 stations et une extension probable à 250 VLS sur 50 stations. Sont citées également comme expériences le Vélospot à Bienne, ville suisse d'un peu moins de 50 000 habitants qui devrait avoir 300 VLS, le système suisse Velopass.L'orignalité de Velopass réside dans la possibilité de louer fin 2010 l'un des 500 vélos répartis sur 7 réseaux présents actuellement dans le sud de la Suisse avec une carte d'abonnement dont la validité est nationale. Enfin le Bicing de Barcelone (société Clear Channel) est évoqué pour son financement original à partir d'une taxe sur le stationnement automobile. ET, cocorico, la ville de Strasbourg et son mode de fonctionnement original sont cités pour son changement dans la continuité avec le système Velhop.vendredi 14 janvier 2011
Les ®Bouchons d'Amour aiment Max le Camionneur
Les cyclistes au quotidien l'ont en horreur !Un article paru le samedi 15/01/2011 sous la plume de Benjamin Duthoit,dans le quotidien "La Voix du Nord" nous apprend la mort d'un nouveau cycliste à Lille sous les roues d'un Poids Lourd le 14/01/2011. Cela fait donc la deuxième victime cycliste d'un camion en moins de trois semaines sur Lille. Cette fois-ci, il s'agit d'un postier de 40 ans qui se rendait à vélo à son travail et qui a été tué par un camion le vendredi 14/01/2011 vers 7h40 (il fait encore nuit à cette heure là). L'accident s'est passé sur la bande cyclable de la rue du Faubourg de Béthune (qui se poursuit jusqu'à Haubourdin) située au milieu des voies de circulation. Selon l'article, cette bande cyclable doit être obligatoirement coupée par les véhicules tournant sur la droite pour se rendre vers le CHR ou le périphérique.C'est malheureusement l'accident fatal qui s'est produit avec un camionneur âgé de 37 ans de Lidl qui venait de livrer à Loos.
LMCU et le Conseil Général
se renvoient la balle !Le Conseil Général est en effet maître d'ouvrage de cette réalisation. Mais celui-ci rétorque que le tracé a été défini par LMCU. On apprend qu'une réunion devait avoir lieu prochainement relative à cet aménagement. Il est malheureusement trop tard pour ce cycliste.

© photo de PIYAL ADHIKARI,photographe à l'agence EPA
(European Pressphoto Agency)
prise à Calcutta le 04/01/2011Réactions des élus de LMCU
Quelques extraits de l'article figurent ci-dessous.
"Éric Quiquet, vice-président (Vert) en charge des transports à LMCU, observe, de manière générale : « Il y a une surreprésentation des camions dans les accidents avec les vélos. Il y a la question de l'angle mort. Il faudrait, en terme de sécurité routière, accroître la visibilité du rétro de droite. » L'ADAV (Association droit au vélo) aimerait, elle, d'abord que certaines attitudes changent, en particulier celles des conducteurs ne respectant pas les aménagements pour vélos, qu'elle souhaite plus visibles. Et d'appeler à verbaliser « les trop nombreux contrevenants ». Vinciane Faber, conseillère municipale - et communautaire - (Verte) déléguée au plan vélo [...]pose une question de fond : « Est-ce que les poids lourds ont une place en ville ? » Et d'imaginer des zones de déchargement à l'entrée de Lille avec des estafettes acheminant les marchandises."- 1 : la victime du 22/12/2010 était une cycliste de 12 ans qui roulait Boulevard Victor Hugo en direction de la Porte des Postes en compagnie de son père et de son frère. Selon l'article du quotidien "La Voix du Nord" du 23/12/2010, au feu rouge, les trois cyclistes se seraient arrêtés sur la piste cyclable. Lors du passage au feu vert, le père et le frère ont démarré les premiers. Le chauffeur routier de 37 ans qui conduisait un camion de livraison (Carvin) a tourné à droite dans la rue de Wazemmes et a percuté mortellement la jeune fille. Sauf erreur de ma part, cet accident a été l'occasion d'évoquer la généralisation des sas cyclistes sur le territoire de LMCU.
mercredi 12 janvier 2011
Surenchère médiatique
Pour la célébrité,
Chronique d'une mort banale, la chronique 24 h du quotidien "LA VOIX DU NORD" nous apprend dan un articulet qu'une piétonne de 68 ans qui traversait sur un passage piéton à Harnes, a été tuée par une voiture le mercredi 5 janvier 2011 au soir. Le conducteur a commis un délit de fuite mais a été retrouvé le lendemain. Mort ordinaire et anonyme. Cette pauvre personne probablement pauvre n'a même pas droit que son nom soit cité dans un article de 80 mots et à peine 400 caractères !
Mieux vaut mourir sous les balles d'Al Quaïda ou des militaires français
que sous les roues d'une bagnole !
Vincent et Antoine deux jeunes nordistes, ont, quand à eux, été tués au Niger le samedi 8 janvier 2011 suite à une poursuite rocambolesque, par l'armée française, des terroristes qui les avaient enlevés. Cette, poursuite a été décidée par l'Elysée au point qu'un journaliste, Antonin Grégoire, écrit dans le cadre d'une tribune du 15/01/2011 sur Rue 89, un article intitulé : "Otages, la nouvelle stratégie terroriste de Nicolas Sarkozy".
Ces deux morts horribles font bien sûr la une du quotidien régional "La Voix du Nord" et seront suivies de nombreux autres articles dans le quotidien régional.dimanche 19 décembre 2010
Quelques réactions d'un internaute
Je me permets de mettre quelques extraits d'un couriel reçu qui montrent que, mis à part les élus, certains constats sont partagés. [....]Zone du Luc
Douai : un commerce sur deux sur le point de déposer le bilan : la zone commerciale du Luc, une zone inutile accessible uniquement en bagnole (Allez faire les 2km à pied pour rejoindre l'autre bout de la zone, sans trottoir parfois) pour rivaliser avec la zone de Noyelles, n'a pas du tout eu l'effet escompté. Cette zone, bondée de grosse enseignes franchisées, a surtout rivalisé avec les commerçants indépendants du centre. La rue de la mairie est d'ailleurs le témoin principal de cette catastrophe.Politique de Mobilité
Concernant les transports, routiers, vélo ou en commun, l'agglo de Douai continue toujours de suivre à la lettre la sacro-sainte phrase de Pompidou : "la ville doit s'adapter à l'automobile". La desserte des transports en commun est très mal foutue (à Râches où l'on me dit qu'il y a 3 bus par heure en heure de pointe, ces trois bus passent à H+17, H+20, H+23), de qui se moque t-on ? Les tracés je n'en parle même pas, les transports ne devrait pas desservir les points stratégiques ? Les zones industrielles et commerciales sont (presque) totalement oubliées !! Les pistes cyclables sont ridicules, et il est parfois dangereux de les emprunter... Que dire par exemple de l'échangeur 23 de l'A21 ? Avez-vous déjà fait Frais-Marais - Douai et vice-versa en vélo ? Vous arrivez à bien monter la pente vers le rond-point ? Moi pas, je vais plus vite à pied ! Et que penser de l'A21, ex RN455 où les pistes cyclables bi-littérales (allant vers lallaing et auby) ont totalement été rayées de la carte ? Alors oui, je prends ma bagnole pour aller à Douai, mais parce que nos élus ne me donnent plus le choix. Et pourtant, ça me fait chier de claquer 40€ d'essence par mois sans compter l'entretien et le coût du véhicule (prière de ne pas me considérer comme un ennemi !). [....]Jean-Jacques DELILLE
Jean-Jacques Delille, je ne le connais pas assez bien, mis à part qu'il annonce le contraire sur son mur Facebook de ce qu'il a déjà fait durant ses précédants mandats. [.....]Johann B.
jeudi 18 novembre 2010
La phrase du jour
"Tu ne dois pas rejoindre le camp des septiques (comme les fosses) qui ne résonnent (comme les cloches) que par leur voiture."Phrase extraite du mur sur Facebook de Jean-Jacques DELILLE publiée dans L'Observateur du Douaisis du 18/11/2010
On espère vraiment qu'il s'agit de fautes de frappe de la part de la rédaction de l'Observateur du Douaisis dans le cadre de la retranscription des passages du mur de Jean-Jacques Delille. Il est vrai que, par ailleurs, cet hebdomadaire consacre pas moins de deux pages à JJD dans lesquelles on apprend que celui-ci assure la direction générale de pas moins de deux filiales du Crédit Agricole (money is money !), l'une à Paris et l'autre dans le Nord tout en habitant à Frais Marais, quartier excentré de Douai. Nobody's perfect. J'ai toujours été fasciné par les personnes capables de bosser 23 h/24 et, lors de leur heure de liberté, de dialoguer sur Facebook ! Dans ce cas, l'écriture est rapide, heurtée et ne s'occupe guère du style.Pierre KOKOSZYNSKI
D'autres extraits du mur, sur Facebook, de Jean-Jacques DELILLE publiés dans ce même hebdomadaire qui précise que "certaines phrases, certains mots, certaines abréviations ont été corrigées par la Rédaction pour plus de lisibilité".-
Gare de Douai
«je regrette aujourd'hui de ne pas m’être plus opposé à la construction des parkings de part et d'autre de la gare. Mais il n'en fallait pas autant à l'époque j'avais proposé la construction d'immeubles de bureau et de logements sur une des deux parties. Aujourd'hui les parkings sont vides enfin le nouveau sous barrières, c'est dommage.»
«Je prends moi aussi le train au moins trois jours par semaine. Le parking à gauche de la gare, le payant, n'est jamais plein et le nouveau celui de droite est presque totalement vide, ce qui démontre qu'il y en a trop. Et l'alternative si les parkings sont réduits ce qui est loin d'être le cas à Douai ce sont les transports en commun.» -
Les transports en commun et le TCSP*
(TCSP(transport en commun en site propre). «Il n'est pas normal qu'avec le nouveau réseau on mette plus de temps qu'avant notamment en dehors de la ligne Tram, puisque les circuits sont moins longs et que surtout ils ne sont plus englués dans la circulation. De toute manière le réseau de TCSP (il faut cesser d'appeler ce transport Tram comme Jacques Vernier le voulait car ce n'est pas et cela ne sera jamais un tram, c'est un TCSP, et c'est ce qu'il faut pour le Douaisis) ressemble à tous les réseaux du même genre. Ensuite il y a deux problèmes : des problèmes sociaux et de management très lourds qui sont réapparus depuis mon départ et un problème de ressources financières lié à la situation économique catastrophique du Douaisis, il manque donc de moyens et surtout de réalisation complète du réseau.»
«Mais la vérité (c'est qu') une bonne partie des décideurs ne sont pas pour les transports en commun, Evéole pour le Douaisis est une chance qu'il ne faut pas gâcher. Toi qui as les convictions que tu as tu ne dois pas rejoindre le camp des septiques qui ne résonnent que par leur voiture, d'autres moyens de déplacements existent il faut les développer. S. Clavet qui a été le directeur d'Evéole et qui nous lit peut peut-être donner son avis.»
(Celui-ci poste d'ailleurs de longs commentaires dignes d'un rapport sur le sujet...)
[....] «Le problème de la ville de Lewarde n'est pas nouveau. Je pensais qu'il avait avancé... Mais es-tu certain qu'il y ait unanimité des conseillers communautaires et syndicaux pour aller à Aniche en priorité ou est-ce le prix d'accords politiques ? L'efficacité du TCSP est très réduite à partir de Masny : toutes les études l'ont démontré et l'urgence me semblait être sur la ligne deux vers le centre hospitalier. Comment pouvons-nous envisager de construire à Douai le premier écoquartier sans TCSP ???? Le vrai débat est là mais pour ça il faut affronter les difficultés de la rue de Cambrai comme nous l'avions fait pour Dechy. Et puis arrêtons de l'appeler Tram ce n'en est pas un mais un TCSP ou Bus Way. Là aussi j'ai eu tort de céder il y a quelques années sur cette dénomination. Ce n'est pas un Tram et pour autant c'est un système de transport moderne adapté à nos besoins et possibilités financières.» -
Etat du Douaisis
>[...]« Ras le bol d'entendre taper sur le Douaisis les travaux du TCSP ont permis de reconstruire 12km de voiries (vous vous rappelez comment était la RN à Dechy, à Guesnain ?)»
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lundi 1° novembre 2010
Douai : extension de la zone 30 dans l'hypercentre-ville
Après Valenciennes et Arras, Le mensuel municipal "Douai, notre ville" n° 102 de Novembre 2010 nous apprend que Douai généralisera la zone 30 sur une partie de l'hypercentre-ville grossièrement délimitée. La zone 30 aura grosso-modo l'allure d'un rectangle grossièrement délimité à l'ouest par la Scarpe, à l'est par l'artère commerçante constituée par la rue Saint-Jacques, la rue de la Madeleine, la rue de Bellain et la partie nord le la rue de Paris, au sud par la rue de la Comédie et au nord par la rue Fortier. Ce rectangle connaît quelques pseudopodes par endroits. Cette zone 30 aura approximativement une superficie de 30 ha ou 0,3 km².Cette zone 30 devrait s'accompagner, comme le veut la loi, de la création de double-sens cyclables.Petits plaisirs
Grosse déception
Compiègne roule à contresens
Repères
Compiègne : 41 700 habitants sur 53 km²(densité de 786 hab./km²).
Communauté d'agglomération de la Région de Compiègne : celle-ci regroupe 14 communes et 74 000 habitants sur 199 km² (densité de 370 hab./km²).
Philippe Marini (UMP), né en 1950, fait partie de ces nombreux élus cumulards : il est à la fois le Maire de Compiègne et le Président de la Communauté d'Agglomération mais aussi Sénateur et Rapporteur Général de la Commission des Finances.
Un article paru dans le quotidien "Le Parisien" de ce jour nous apprend que la ville vient d'adopter un arrêté municipal interdisant la circulation des vélos à contresens sur l'ensemble des voies en sens unique de la commune classées en zone 30 pour des "raisons de sécurité".
Le cumul des mandats laisse mal augurer de l'adoption de double-sens cyclables sur les 13 autres communes. Lles doublesens cyclables se développent dans de nombreuses communes depuis maintenant au moins 10 ans et que ceux-ci n'ont pas montré un surcroît d'accidents. Cet arrêté municipal dénote soit une étroitesse d'esprit, soit un manque de curiosité, soit un surmenage politique. Monsieur Marini ne doit probablement pas être monté sur un vélo depuis fort longtemps et ne semble toujours pas avoir compris que la pratique du vélo n'était pas qu'une activité de loisir mais pouvait aussi être une mode de déplacement alternatif à la voiture.Pierre KOKOSZYNSKI
mardi 19 octobre 2010
"Verdissement" de la zone d'activités de Lauwin Planque
Le quotidien régional "La Voix du Nord" nous apprend (1) que 4 éoliennes d'une puissance totale de 12 MW (3MW/éolienne) devraient être installés en 2011 dans la zone d'activité de Lauwin Planque. L'investissement total de 14 M € (1,17 M€ /MW éolien) est entièrement pris en charge par l'exploitant du parc éolien, Ecoterra (?). Cette société annonce une production annuelle de 25 200 MWh, ce qui correspond à un facteur de charge particulièrement élevé et probablement gonflé de 24%. L'article annonce que l'électricité fournie correspond à la consommation électrique de 7 200 foyers (3500 kwh/foyer/an), soit celle de 12% des ménages du Douaisis. Selon nos calculs, l'électricité fournie correspond à la consommation électrique spécifique, c'est à dire hors chauffage sanitaire et chauffage électrique, de plus de 22 900 personnes (15% de la population de la CAD).Sources
- 1 : Article "Quatre éoliennes devraient voir le jour courant 2011 à Lauwin Planque
- Fiche INSEE consacrée à la CAD (Communauté d'Agglomération du Douaisis) actualisée en juillet 2010 : population de 152 400 habitants ; 59 950 ménages.
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samedi 16 octobre 2010
Quand le corps médical prêche par l'exemple
Valenciennes : un médecin assure ses consultations à vélo
D'après notre sondage sur l'environnement, 53% des Valenciennois estiment plutôt satisfaisantes les conditions de circulation à vélo dans Valenciennes et les communes de l'arrondissement. Damien Lallier fait partie de ceux-là. Adepte du vélo depuis sa jeunesse, ce médecin généraliste de 30 ans utilise très régulièrement le vélo pour aller faire ses consultations à Anzin, Petite-Forêt, Saint-Saulve. Lorsqu'il pleut fort ou que la route est trop glissante, il se replie sur la voiture, mais il a bien compris que le vélo était le moyen le plus rapide pour se déplacer dans des communes souvent embouteillées.Article paru dans l'édition du 16/10/2010 du quotidien "La Voix du Nord"
On aimerait que cet exemple soit un peu plus fréquent, y compris dans les autres professions médicales, en particulier chez les infirmier(ères) à domicile. Qui n'a jamais vu la voiture d'un professionnel de santé garée illégalement avec le caducée sur le pare-brise comme passe-droit ?Les commerçants seraient-ils en majorité des shadoks ?
Armentières : Baisse de la fréquentation dans les magasins du centre
On peut également lire dans le quotidien "La Voix du Nord" de ce jour l'article suivant :
"Quatre mois après l'inauguration du centre-ville, les commerçants constatent une baisse de leur fréquentation. Laquelle serait due, selon eux, à la diminution du nombre de places de stationnement de proximité."
Ainsi, quelle que soit la ville, malgré la crise, malgré les travaux d'aménagement qui ont certainement changé les habitudes de leurs clients, le seul argument des commerçants réside dans le manque de places de parking !La moitié des habitants du douaisis
C'est du moins ce que semble indiquer un sondage effectué auprès de 100 personnes par le quotidien "La Voix du Nord" dans un article publié dans l'édition de ce jour !
satisfaits par les conditions de circulation à vélo ?
Plus exactement, 51% des habitants (1) seraient satisfaits par les conditions de circulation à vélo selon ce sondage ! Certes, c'est mieux que la moyenne régionale (2) qui est de 46%. C'est également un peu mieux que les conditions de satistaction pour la circulation en voiture (3) qui est de 52%.
Verre à moitié vide ou à moitié plein ?
Mais ce chiffre est à relativiser sérieusement. Le sondage ayant été effectué auprès de 10 personnes, le pourcentage de satisfaits se situe entre 46% et 56%. D'autre part, seuls 4% des déplacements étaient effectués à vélo dans le Douaisis (enquête PDU de 1996 qui n'a malheureusement pas été actualisée !). Il y a donc de fortes chances que, sur les 100 personnes sondées, 4 personnes à peine soient des cyclistes au quotidien. Les autres personnes sont probablement des automobilistes indécrottables qui se fient au vert pétard des pistes cyclables du SMTD rares et très mal conçues pour estimer que la circulation à vélo est satisfaisante ou des cyclistes du dimanche qui roulent dans des conditions particulières, en quasi-absence de circulation automobile.
Certes, la journaliste, Mélanie DEMAREST, de la VDN a interrogé le Président de Droit d'Vélo Douaisis, Monsieur Victor SION suite à cette enquête. On aurait aimé cependant que la VDN propose à l'association de confronter ce sondage à un sondage fait auprès des adhérents de cette association qui sont plus d'une centaine. Rien n'interdit d'ailleurs à cette association d'effectuer son propre sondage et de le publier dans le cadre de son journal entre autres.
On peut enfin s'inquiéter que le taux de satisfaction des déplacements à vélo soit plus faible que ceux des déplacements en voiture ce qui n'incite pas à changer de moyen de locomotion (report modal dans le jargon techniciste).Pierre KOKOSZYNSKI
Sources
- 1 : Article de la VDN du 16/10/2010 "Les habitants du Douaisis plutôt partagés sur les conditions de circulation à vélo"
- 2 : Article de la VDN du 13/10/2010 "Votre banc d'essai, point par point"
- 3 : Article de la VDN du 13/10/2010 : "le Douaisis vu par ses habitants : bien mais peut mieux faire"
Marcher préserve des démences séniles
Article paru dans l'édition du 16/10/2010 du quotidien "Le Monde"
Des chercheurs américains de l'université de Pittsburgh viennent de mettre en évidence un lien entre la distance parcourue chaque semaine en marchant et la préservation des tissus cérébraux des individus. Les auteurs de ces travaux ont suivi pendant treize années une cohorte d'environ 300 personnes, qui devaient estimer les distances marchées chaque semaine au cours de déplacements réguliers. Au bout de neuf ans, « l'étude a montré que les gens qui avaient marché environ 9 à 12 kilomètres (soit 1,5 à 2 km/jour ou environ 30 minutes par jour), avaient un volume de "matière grise" supérieur à celui des gens qui ne marchaient pas autant», écrivent les auteurs. Les individus qui avaient marché plus de 12 kilomètres par semaine n'ont cependant pas montré de meilleure condition par rapport aux autres. Quatre années plus tard, 116 des participants à l'étude - soit environ 40 %- ont commencé à développer des troubles cognitifs liés au vieillissement ou des démences séniles. Ceux qui avaient marché le plus ont réduit de 50 % le risque d'apparition des troubles de la mémoire liés à l'âge.Erickson et al., in « Neurology » du 13octobre 2010
vendredi 15 octobre 2010
Le vélo se fraie un chemin en ville
Les pistes à contresens
Depuis trois mois, les cyclistes peuvent emprunter les sens interdits dans l'ensemble des « zones 30 », ces rues où la vitesse des véhicules est limitée à 30 km/h. Mais la mesure demeure encore mal acceptée par les automobilistes. Si les cyclistes comprennent facilement l'intérêt de rouler à contresens pour éviter les longs détours, une partie des usagers des véhicules à moteur (voiture et deux-roues) et des piétons se montrent perplexes et jugent ces nouveaux aménagements dangereux.
sont encore mal acceptées par les automobilistes
Plusieurs municipalités rechignent à appliquer le texte. Lyon, qui se félicitait, voici quelques années, de posséder « la plus grande zone30 d'Europe», a dans un premier temps limité le dispositif à quelques rues du centre-ville. « Nous souhaitons y aller progressivement et en toute sécurité», précise Gilles Vesco, conseiller municipal (divers gauche) chargé des déplacements.
A Paris, où les doubles sens se généralisent dans tous les quartiers, il a fallu, à certains croisements, ajouter des feux de signalisation. En outre, l'opposition UMP a réclamé - et obtenu - que la ville procède à un bilan en matière d'accidentologie à l'été 2011.
Ces rues ne sont pas plus dangereuses que les autres, répond Alexandre Laignel, du Club des villes et territoires cyclables, qui rassemble un millier de collectivités, toutes tailles et couleurs politiques confondues. «On n'a constaté aucun accident dans les voies à double sens depuis trois mois», affirme-t-il. A Lyon, M. Vesco en convient : « On voit le danger en face, cela contribue à pacifierle trafic et notamment à faire descendre les cyclistes des trottoirs. Ainsi, le nombre d'accidents baisse », souligne-t-il. Le Club des villes et territoires cyclables, qui voit dans cet aménagement « un outil majeur» pour inciter les citadins à monter en selle, demande à l'Etat de « prendre sa part de pédagogie ».
D'autres équipements urbains, répandus ailleurs, peinent à voir le jour en France. Dans le nord de l'Europe, les cyclistes circulent sur des « avenues vertes ». Contrairement à ce que laisse supposer leur nom, il ne s'agit pas de pistes serpentant dans la nature, mais de grands axes urbains où les feux de signalisation sont synchronisés en fonction de la vitesse moyenne d'un cycliste et non de celle des automobilistes. A vélo, tous les feux sont verts, tandis qu'en voiture il faut stopper régulièrement.«Culture d'ingénieur»
Aucune ville française n'envisage de modifier aussi radicalement les règles de circulation. «La culture d'ingénieur qui prévaut en France, très marquée par la voiture, peine à envisager le vélo comme un mode rapide et efficace», déplore Véronique Michaud, secrétaire générale du Club des villes et territoires cyclables. Dans l'Hexagone, seuls 2 % à 3 % de citadins pédalent quotidiennement. La proportion (de cyclistes quotidiens) atteint 15 % à Berlin et 37 % à Amsterdam. A Copenhague, où les embouteillages de vélos ne sont pas rares, la municipalité s'emploie avant tout à renforcer « la sécurité et le sentiment de sécurité », affirme Bo Armus Kjelgaard, maire adjoint chargé de l'environnement, qui accueillait, en juin, la conférence Velo-city. Dans la capitale danoise, personne ne peut ignorer les voies cyclables, peintes en bleu ciel lorsqu'elles traversent un carrefour et suffisamment larges pour permettre à deux cyclistes de converser tranquillement tandis qu'un troisième, plus pressé, les double.
La ville de New York a suivi l'exemple nordique. «C'est la copenhaguisation», sourit Janet Sadik Khan, conseillère du maire pour la mobilité, Michael Bloomberg. Plusieurs carrefours emblématiques du cœur de Manhattan, tels que Times Square ou Columbus Circle, ont été aménagés. Les New-Yorkais se sont habitués aux pistes vert pomme qui jalonnent Broadway.
Le livre de Jeff Mapes est paru en mars 2009 aux Presses Universitaires de l'Oregon (Oregon State University Press)
Aux Etats-Unis, certains employeurs incitent en outre leurs salariés à utiliser leur vélo. « Compte tenu du fonctionnement du système de santé américain, c'est une forme d'investissement», commente Jeff Mapes, auteur d'un récent ouvrage (1) au titre choc, "Pedaling Révolution". Et de préciser.- «Les entreprises qui financent une partie de la protection sociale ont intérêt à ce que les employés se maintiennent en bonne santé. »
Article d'Olivier Razemon paru dans l'édition du quotidien Le Monde du 15/10/10
samedi 2 octobre 2010
Stationnement vélo résidentiel et tertiaire :
Un frein à l'usage du vélo
C'est ce qu'indique un article particulièrement dense de Geneviève Laferrère de 3 pages (pp 13 à 15) in le journal de la FUBicy "Vélocité" n°107 d'Octobre 2010.
Douai, petite place, photo prise le 05 septembre 2009
Celle-ci rappelle en préambule que "Si l'enquête transport recense plus de cyclistes résidant en habitat individuel, c'est qu'entre jardin, sous-sol ou garage, ils trouvent toujours un stationnement sécurisé pour leur vélo."
Un article à lire absolument pour tous les militants du vélo et par toutes les associations membres de la FUBicy.Pour aller plus loin
- A l'initiative d'Hubert Peigné, le "Monsieur Vélo", un site internet collaboratif "Vélo et Logement" a été créé au début de cette année 2010.

© Dessin de Serguei illustrant l'article de Rémi Barroux et Hervé Kempf paru dans le quotidien "Le Monde" daté du 02/10/2010 :
"La filère du photovoltaïque française réclame un cadre plus stable"
article dont le sous-titre était :
"Le gouvernement multiplie les mesures pour éviter la "surchauffe" (sic !) du secteur, notamment en diminuant le crédit d'impôt"
© Plantu in le quotidien "Le Monde" daté du 2 octobre 2010vendredi 01/10/2010
Fusion et confusions
Jusqu'ici dans la famille nucléaire, nous connaissions la fission, qui consiste à casser un atome lourd d'uranium pour produire de la chaleur. Problème, l'uranium est un minerai qui se fait rare. D'où l'idée de nos amis nudéophiles de faire fusionner des atomes d'un élément abondant et léger, l'hydrogène, pour jouir d'une énergie « inépuisable ».
© dessin d'illustration de l'éditorial du bimensuel "La Maison Ecologique" n°59 d'Octobre-Novembre 2010
Cette idée se traduit par un nouveau réacteur expérimental, baptisé Iter, en cours de construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône).
Le hic, c'est que le rêve a un prix et que l'addition est salée. Le budget de construction d'Iter a enflé ces derniers mois de 5 à 16 milliards d'euros. Or l'Union européenne est censée régler 45 % de la facture de ce projet international. Si bien qu'en août dernier d'éminents physiciens, pourtant pronucléaires - dont le prix Nobel Georges Charpak - ont réclamé l'abandon du projet, tant qu'il est encore temps*. Parce qu'ils craignent que les budgets de recherche soient vampirisés par un programme un brin mégalomane.
Car Iter n'est même pas un prototype, mais une gigantesque machine de laboratoire pour tenter de maîtriser la fusion nucléaire. Une véritable prouesse technologique qui signifie générer des températures de 100 millions de degrés pour que des atomes d'hydrogène fusionnent... et inventer des matériaux capables de supporter l'irradiation !
I1 y a tant et tant de défis techniques qu'il n'y aura pas de centrale fonctionnelle avant 2080 au moins. Un beau pari sur l'avenir, et beaucoup d'énergie consommée entre-temps.
Le plus cocasse dans l'affaire, c'est que la fusion nucléaire est déjà une ressource largement disponible. Notre bonne étoile le Soleil pratique la fusion depuis 4,6 milliards d'années et nous en fait profiter dès le petit matin. Et justement, Greenpeace et l'association européenne des industriels des énergies renouvelables (Erec) ont publié le 8 juillet la version actualisée de leur étude Energy [R]evolution. Celle-ci établit, qu'avec un peu de bonne volonté, 97 % de l'électricité européenne pourrait provenir des énergies renouvelables d'ici 2050.
Ce qui signifie que, quand la fusion nucléaire sera fin prête - ce qui n'est pas vraiment assuré -, il est plus que probable que nous n'en aurons pas besoin ! Ce serait ballot.Editorial de Vincent Boulanger in "La Maison Ecologique n°59 d'Octobre-Novembre 2010
*Dans Libération du 10 août 2010, voir aussi la campagne et la pétition « Stop Iter » : www.stop-iter.org
©dessin in "La Maison Ecologique n°59 d'Octobre-Novembre 2010 
jeudi 30 septembre 2010
Le stationnement vélo à Douai encore et toujours !
Incivisme des automobilistes
35, Place Carnot, face à la pharmacie : l'incivisme des automobilistes a contraint la municipalité à une redondance d'injonctions et de menaces pour protéger la place de stationnement pour les personnes à mobilité réduite : en plus du marquage au sol, un piquet a été érigé qui comporte pas moins de 3 messages concernant la place réservée aux PMR. Ce piquet réduit malheureusement le nombre de places de stationnement vélo de 2 à une seule place !
On se réjouit de l'absence de stationnement voiture sur le côté ouest de la Place Carnot : 4 emplacements de stationnement voiture sont occupés par des terrasses de bistrot et deux autres sont réservées aux livraisons. On espère donc qu'on ne verra plus la camionette du boulanger stationner sur la bande cyclable comme c'était trop souvent le cas auparavant.
photo prise à Douai en septembre 2010dimanche 24 septembre 2010
Vélos en libre service : Strasbourg soigne sa différence
Le nouveau système est géré par un groupement composé de la CTS (Compagnie de Transports Strasbourgeois), Velocation et Transdev.Ce dimanche, Strasbourg inaugurait son système de vélos en libre service (VLS) : 1800 vls (les Vélhop) devraient être disponibles 24h/24, 7 jours/7 d'ici les vacances de la Toussaint dans 7 boutiques ou stations automatiques. Dans 18 mois, ce seront 4400 VLS qui devraient être mis en service dans 20 boutiques ou stations automatiques.
Un système mixte
pour la gestionStrasbourg possédait auparavant un système de location de 1200 vélos en location sur deux sites, géré par Vélocation, une association intermédiaire. Selon Roland Ries, Maire de Strasbourg, les le système de location reviendrait à environ 1000 €/vélo/an.

Une ville pour tous ?
ça roule peut-être mal pour les automobilistes, mais ça roule encore plus mal pour les piétons, les cyclistes et les personnes à mobilité réduite. On notera d'abord l'absence d'évocation médiatique de cette semaine contrairement à la journée sans voitures dont le slogan peut-être simpliste était cependant plus efficace.Personnes handicapées :
le mépris ordinaire !
Douai, 69, rue Hyacinthe Corne, samedi 18/09/2010 mercredi 19 août 2010
article publié dans L’Observateur du Douaisis du 19/08/2010
Douai : Halte à la vitesse
Le maire de Douai vient d'interpeller le commissaire central Thierry Courtecuisse au sujet de la vitesse excessive rue de Flers.
Sur plusieurs centaines de mètres, la rue est totalement rectiligne. Aucun feu, aucun stop n'obligent les véhicules à modérer leurs allures.
Marie-Paule Venville, conseillère municipale, commerçante dans le quartier [...], ne peut que constater ce qu'elle dénonce depuis maintenant plusieurs mois. « Ici, nous sommes limités à 50, mais la plupart des voitures sont bien au-delà, surtout celles qui viennent de la rocade. » [...] Ce problème de vitesse excessive se pose un peu partout dans le quartier, mais la rue de Flers est bien un point noir.
Plusieurs riverains ont interpellé le maire. Jacques Vernier, dans une lettre datée du 12 août, a sollicité à son tour le commissaire central Thierry Courtecuisse à ce sujet [...].
Malgré ces contrôles, les alertes des riverains ont repris. Jacques Vemier a alors décidé de poser des panneaux radars avec indication de la vitesse pour le conducteur et enregistrement pendant quinze jours, puis un radar plus discret, sans panneau indicateur de vitesse. Les chiffres relevés [...] ont été communiqués au maire (lire encadré). « Ces résultats font frémir et démontrent que le problème de vitesse sur cet axe est bien réel », commente le maire. [...]
Ce sujet a été abordé en commission de circulation du 6 juillet dernier en présence du commissaire Thomas Guibal, notamment sur la question de l'insécurité au débouché de la rue de Raimbeaucourt sur la rue de Flers. Il a été décidé d'installer, dans un premier temps, un stop à ce carrefour pour les véhicules venant du giratoire des quatre chemins. Les élus douaisiens ont également demandé des contrôles fréquents et« d'étudier la possibilité de créer un aménagement incitant à réduire la vitesse à ce carrefour. »
[...] Le commissaire Thomas Guibal a demandé à ses équipes de multiplier les contrôles sur cet axe. Ceux du 1er et le 24 juillet dernier, ont donné lieu à deux interpellations. Plus récemment, le 10 août dernier, 25 véhicules ont été contrôlés.
De son côté, la mairie a décidé de faire l'acquisition d'un radar équipé d'un panneau indicateur de vitesse et d'un autre sans panneau afin de les faire tourner dans les différentes rues de Douai où les riverains font part de problèmes de vitesse excessive. « Lorsque l'impression des riverains sera confirmée par les contrôles, je vous transmettrai les relevés afin que vous puissiez faire effectuer des contrôles ciblés » assure Jacques Vemier. Et le maire de préciser que des riverains ont signalé des problèmes de vitesse rue Gallieni, rue du Parc à Dorignies, boulevard Paul Hayez au niveau des passages piétons entre la rue d'Arleux et rue de l'Hippodrome.
[...] Comme le confirme Thomas Guibal : « Ça roule vite sur tous les boulevards extérieurs. Nous y effectuons des contrôles réguliers la journée et des contrôles alcoolémie la nuit. » Sans compter l'utilisation récurrente d'un radar mobile.Laurent Goudet
Douai, Rue de Flers
Des radars y ont été installés du 11 au 14 mai 2010. La part des véhicules circulant à vitesse excessive est de 32% dans un sens et plus de 40% dans l'autre sens. Durant trois jours, 50 véhicules ont été contrôlés à plus de 80 km/h dont huit à plus de 90 km/h. Les vitesses maximales mesurées sont de 101 km/h dans un sens et de 117 km/h dans l'autre sens en plein après-midi, un jour férié à proximité de l'aire de jeux du quartier.
Contrôlé à 117 km/h en plein après-midi
Commentaires
Nous nous sommes permis de publier cet article sur notre site car il ne figure pas sur le site internet de l'Observateur du Douaisis.vendredi 9 juillet 2010

passerelle côté ouest
passerelle côté estphotos du pont de Neuville sur Escaut sur la D81 mercredi 23 juin 2010
Petits boulots à vélo

photo prise le 23 juin 2010 à l'est de la gare de Lille-Flandres
Jeudi 17 juin 2010
Les sourires de Gayant
Lionel Courdavault serait-il notre Nicolas Hulot local ?samedi 5 juin 2010
Premier coup de chaud, premier coup d'ozone !
L'organisme Atmo Nord Pas de Calais a publié ce jour un communiqué à 15h30 indiquant que l'ensemble de la région Nord-Pas de Calais avait dépassé le niveau d'information pour la pollution à l'ozone soit 180 microgrammes/m3. Nos amis d'Outre Quiévrain ne sont guère mieux lotis puisque la concentration en ozone dépasse 140 microgrammes/m3 sur la quasi-totalité du territoire belge et même 180 microgrammes/m3 sur les régions d'Anvers et de Bruxelles-capitale. Cet organisme invite à utiliser les transports en commun, à pratiquer le covoiturage et à utiliser les modes de déplacements les moins polluants (pourquoi ne pas citer le vélo ?) ou à défaut, de rouler moins vite. Pas vu de changement sur la route si ce n'est des voitures roulant au pas sur l'A21 suite à un bouchon lié à la fermeture de l'embranchement sur l'autoroute A1. Un accident impliquant un camion et deux voitures s'est en effet produit sur l'autoroute A1 le 04/06/2010 à hauteur de Phalempin vers 21h30, accident qui a provoqué la fermeture à la circulation sur l'A1 à partir de Dourges pendant presque 20 h : la circulation n'a été rétablie qu'aujourdhui vers 17h.Source
article sur le site de La Voix du Nord "il aura fallu près de 20 heures pour rétablir la circulation".
lundi 30 janvier 2012
L'autorisation du tourne-à-droite aux feux plébiscité par les cyclistes
Un arrêté du 12 janvier 2012 a enfin créé les panneaux et le feu autorisant les cyclistes à tourner à droite aux intersections avec feux ou à continuer tout droit en cas d'intersection en T (pas de voie sur la droite). Rappelons que cette mesure résulte de la décision des maires et n'a pas, contrairement aux doubles sens cyclables, de côté systématique et quasiment obligatoire.A cette occasion, un article est paru le 30 janvier 2012 dans le quotidien national "Le Figaro" sous le titre provocateur "Les cyclistes pourront bientôt griller les feux rouges à Paris". On y apprend que la municipalité de Paris compte d'abord expérimenter la mesure dans deux zones 30 du X° arrondissement avec l'équipement de 15 intersections pour un coût de 62 000 € (environ 4150 € par intersection). En cas de test positif, cette mesure pourrait être étendue à l'ensemble des zones 30 de la capitale. Le budget estimé serait alors de 488 000 € (environ 120 feux équipés ?), soit un coût ridicule correspondant à peine à 100 mètres d'autoroute et à 27 centimes d'euros par parisien !
Douai : une semaine de la mobilité ratée
Un message de l'association régionale DAV (Droit au vélo) nous apprend l'inauguration du V'Lille le samedi 17 septembre 2011. Cette semaine de la mobilité aurait pu et du être l'inauguration pour la ville de Douai, de la zone 30 de l'hypercentre ville et des double-sens cyclables (DSC) qui y sont associés. Sauf que la création de cette zone 30 avance à pas de tortue ! La cohérence minimale aurait voulu la création de DSC sur l'ensemble de l'axe commercial rue de Paris, rue de Bellain, rue Saint Jacques. Or la portion de la rue de Paris comprise entre la rue de la Mairie et la rue de la Comédie bien qu'en sens unique, ne sera pas munie d'un DSC, ce qui incite les cyclistes à rouler sur le trottoir. Ce fait du Prince est "justifié" par des arguments "scientifiques" (Jacques Vernier est polytechnicien) : un flux automobile probablement trop important dans cette partie de la rue de Paris. Pierre KOKOSZYNSKI |
![]() |
![]() photo prise à Douai, rue de Paris entre la rue de la Mairie et la rue de la Comédie le lundi 13/09/2011 vers 11h30 |
AGENDA
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dimanche 20 mai 2012
10°édition de la caravane vanne
La caravane vanne, ce sont deux groupes de cyclistes gai-lurons qui partent l'un de Lille gare Saint Sauveur à 9h, l'autre de Tournai à 9h30 pour se retrouver à la ville frontière de Baisieux pour un pique-nique festif en commun. Nouveauté cette année : un bal gratuit aura lieu cette année à Tournai à partir de 18h avec la possibilité de revenir avec son vélo par le train.
Cette balade cyclomusicale est organisée par organisée par le Festival Wazemmes l'accordéon (Culture& &Flonflons Flandres) et par le Festival L'accordéon moi j'aime(Association des Accordéonistes Tournaisiens), en partenariat avec les villes de Lille et Tournai, et de nombreux autres partenaires dont Droit au vélo.
© photo 2009 de l'édition de la caravane vanne prise au départ de Lille
par Pierre Kokoszynski -
vendredi 1° juin 2012 au dimanche 3 juin 2012
Fête européenne du vélo
Cette fête européenne est organisée au niveau national par le comité de promotion du vélo.
A cette occasion, l'association DDV (Droit d'Vélo Douaisis) propose une balade familiale le dimanche 3 juin 2012 intitulée "Arboretum Tour" sur le thème des arbres remarquables du Douaisis. Le départ est fixé à Cuincy mais l'heure du départ n'est pas encore connue.
Il y a sûrement une balade vélo près de chez vous. Si vous n'appartenez ni à une association cyclotouristique, ni à une association adhérente à la FUB, un site dédié à cette fête-http://www.feteduvelo.fr/index.html- existe théoriquement mais il était inaccessible ce jeudi 19 juin 2012.





